La vidéo

Cette vidéo est placée dans le domaine public grâce à la licence CC-0.
Toute diffusion, utilisation, modification ou adaptation est Libre.

Découvrir la Fédération des associations et centres LGBT de France, ses campagnes d'information et ses actualités.

17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

Votre email ne sera pas publié

HTML: a p br i em strong q h1-h6

Verification Captcha

* = Obligatoire

Ajouter une photo?

Vos témoignages

Briser le silence

Pendant mon enfance, pendant mon adolescence aussi, j'ai subi des remarques sur mon corps, mon corps féminin qui se doit parfait comme ils disent. "Enfin, regarde ton ventre, il n'est pas assez plat, pas assez musclé" "Tu as vraiment beaucoup trop de seins" "t'es gaulée bizarrement...". Je l'ai tellement intériorisé, et que, grande maniaque du contrôle, je suis tombée malade. Oui, l'anorexie mentale, la boulimie, tout ça, sont des maladies, pas un caprice. Pendant longtemps, je ne l'ai pas assumé, maintenant que j'en parle un peu, ça va, je vais même mieux (même si mon rapport avec mon corps et la nourriture n'est pas encore serein). Parles de ce qui tu tue, s'il te plais, laisse pas ce silence te tuer. Que l'on cesse de blâmer un corps imparfait, c'est pas si important: quand tu manges une orange, est-ce de la peau que tu te préoccupe ? Non. Fais de même avec les gens, aime leur cœur pas leurs corps, s'il te plais.

Seven    17 mai 2015   

Je suis actuellement lycéen de 17 ans bisexuel n'ayant jamais connu le moindre rapport de couple. j'ai toujours peur que un jour mon attirance pour l'autre sexe (Qu'il soit homme ou femme) soit découvert par mon partenaire. De plus l'ambiance de mon lycée envers les LGBTs s'est rapidement fait connaitre et j'ai peur que un jour ils sachent qui je suis. Mais ces derniers temps cette peur s’atténue car je sais que je n'ai pas à avoir honte de qui je suis. Cependant je n'arrive toujours pas à passer le pas, ma peur étant fortement ancré en moi suite à certains événements (Débat sur le mariage pour tous que j'ai défendu une dizaine de personne du lycée que je connaissait depuis des années me sont tombé dessus et a voulu me faire changé d'avis en me menaçant. Alors avouer que je suis en partie homosexuel...). Cependant je sais que cette période est bientôt terminé et dorénavant je sais "que le silence tue".

Jules    17 mai 2015   

Morgan.e, 15 ans, viens d'entrer au lycée.
Je suis biologiquement une fille, mais j'ai souvent l'envie qu'on me parle au masculin, qu'on me donne un nouveau prénom ou qu'on retire tout simplement le "e" à la fin du miens. Ma mère est au courant, mais ne me prend pas au sérieux. Je suis, d'après elle, trop jeune pour avoir une opinion et cette idée "folle" finira par me passer. Je ne suis pas en train de dire que je resterai un homme pour le restant de ma vie, je voudrais juste que l'on me considère de temps en temps comme tel. Ça me passera ou non, tout ce que je veux c'est vivre pleinement l'instant actuel sans trop me poser de question sur l'avenir. Je veux juste être heureux. Pour ce qui concerne mon père, c'est beaucoup plus compliquer. Il ne comprend rien et, pire, il ne veut rien comprendre. Il a pleurer quand je lui ai annoncer que j'étais peut-être un homme, et il en a parler à beaucoup de monde dans son entourage. Ça m'a beaucoup touché car j'estime que c'est ma vie privée et qu'il a déjà de la chance d'être au courant au vu des relations très mauvaises que nous entretenons lui et moi. Pour moi, il n'avait pas à tout balancer aux premiers venu pour se plaindre de sa "fille" qui lui mène la vie dur.
J'avais, au mois de Mai de cette année, trouvé un superbe endroit où aller. Le Centre Gay Bi Lesbien Trans de ma ville, qui se réuni tous les mercredi soir. C'est une soirée très conviviale où l'on peut parler de nos problèmes ou, au contraire, de ce qui va bien dans nos vie. Aucun jugement ne peut nous être porter là-bas, nous sommes tous plus ou moins pareil. Mais très rapidement, ma mère m'a retirer l'autorisation d'y aller. Elle ne veut pas, je cite, que je traîne avec des dégénérés dans ce genre. Je n'ai plus d'endroit ou me confier, je n'ai plus la possibilité de voir les premiers vrai amis que je me suis fait, en bref je me sens perdu. Je ne sais plus où trouver le peu de réconfort que je demande.

Morgan.e    13 septembre 2015    Rennes   

Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression d'avoir tant besoin d'en parler aujourd'hui. C'est arrivé il y a, quoi ? Un an et demis ? Mes parents m'ont envoyé le psy' que ma mère fréquentait. Quand j'ai voulu lui parler de tout ce foutoir qu'il y avait dans ma tête au niveau de mon identité sexuelle, il m'a regardé avec mépris, m'as dis que c'était des conneries et a changer de sujet pour me parler de la communion de ses enfants.

I.T    2 décembre 2015   

Le silence a failli me tuer. J'ai vécu toujours dans le mensonge, dans le non-dit familial, la tête baissée a l'école, le cœur verrouillé à double tour.

Le silence a failli me tuer, parce qu'a 20 ans, on n'ose pas dire à ses parents qu'on a foiré, qu'on ne va plus en cour depuis longtemps, on n'ose pas dire les crises d’angoisse, les pulsions de mort, la phobie sinueuse qui ligote et entrave le quotidien morne et répétitif, le vidant petit à petit du peu de substance qui lui reste.

Mais le pire, c'est quand j'ai brisé le silence pour me heurter a un mur. On me disait, vas-y ! Parle ! Les gens comprendront, ils te tendront la main ! S'ils ne le font pas, c'est parce que tu ne leur parles pas. Alors j'ai parlé, j'ai dit à mes parents tous ca, a mes amis, a mes proches... Et rien ne c'est passé. J'ai brisé le mur et ils en ont construit un nouveau.

J'avais beau hurler, expliquer ma dépression, ne plus cacher les marques sur mes bras, réveiller mes parents quand l'angoisse venait la nuit me griffer la peau sous les couvertures, elle ne regardait pas, indifférente, ma propre mère me laisse crever sur le bord de la route plutôt que de briser le silence de son coté.

Le silence a failli me tuer, parce que a 13 ans, comment on est censé dire à ses parents qu'on se fait tabasser deux fois par jour, que vivre est un enfer, que des envies de mort, de fuite vers le vide, que la lame qui tranche les veines nous semble plus facile a dompter que les sauvages sans cœur dans le bus qui nous amène a abattoir scolaire.

J'avais beau fouger, me battre, escher les cours pour échapper a cet épreuve, me cacher toute la journée, personne n'as oser me sortir de la : pour contrôler une classe, c'est plus simple qu'il y ai un bouc émissaire, c'est même tellement simple de le designer à la foule bête et méchante, tellement simple de faire pression pour ne pas qu'il s'en sorte, tellement pratique d'intervenir au conseil de classe pour empêcher son transfert dans une classe plus calme.

Pourquoi briser le silence, alors que même si je le fais tout le monde met des boules quies pour continuer a vivre comme si de rien n'était ? Parce que même si j'ai renoncé a pouvoir un jour être comprise et admise au sein de ma propre famille en étant vraiment moi-même, je n'ai pas renoncé à assumer le fait d’être moi, je n'ai pas renoncé au fait d'aider d'autres qui eux, me voient et m'acceptent, ont parfois besoin que je dise les choses.

Je ne suis pas parfaite, je ne crois pas qu’être parfait soit important, et c'est pour ca qu'il est important de briser le silence : nous ne disposons que de modèles de perfection, et des que nous ne sommes pas à la hauteur de cette perfection, nous complexons, nous pensons que nous sommes des monstres, des anomalies, des rebuts de la société.
Il est important de parler de nos différences, problèmes de santé, particularité plutôt que de vouloir les gommer a tout prix. Combien d'entre nous seraient moins complexer si une grande chanteuse a la mode expliquait avoir des TDA? Combien d'autres auront moins honte si une star expliquait vivre avec la maladie de Chronn et racontait en riant comment elle a dû s’échapper en pleine cérémonie des oscars à cause d'une diarrhée subite ? Combien d'autres auront le réflexe d'aller voir un médecin si une actrice célèbre expliquait en directe a la télé s’être choppé une MST et nous dire "faites, gaffe, les crêtes-de-coq s’attrapent même avec une capote ! Si vous avez des petits boutons bizarres sur la vulve, allez consulter!"?

Briser le silence, c'est devenir ce-tte heroin-e du quotidien, celui-celle qui ose dire "oui, je suis dépressive, ancienne droguée, polyamoureuse! J’emmerde ceux que ça dérange ! N'ayez pas honte de vous !".

Alors oui, je suis dépressive, phobique sociale, ancienne accro au benzo, j'ai fait un TS et je m'auto mutile, je suis grosse, je n'aime pas me laver les cheveux ni me raser sous les bras, je suis neuroatypique, dyslexique, j'ai des trouble de l'attention, une hanche bousillée, des douleurs chroniques, j'ai tendance a pleurer pour un rien et de graves troubles du sommeil, oui, je suis une bâtarde, oui, je suis moi, entièrement, pas à moitié !

Je suis aussi écrivain, dessinatrice, féministe, j'aime cuisiner, fabriquer des objets, papoter avec mes amies, me balader en forêt, faire du vélo, j'aime l'histoire et la science, j'aime lire, j'aime jouer au jeu vidéo, j'aime mon copain et oui, malgré les préjugés sur les polyamoureux, je lui suis fidèle parce que c'est notre façon de fonctionner, oui, je me masturbe, oui, j'aime la domination, oui, j'aime qu'on me dise des mots cochons, j'aime écrire des fictions érotiques et ca ne fait pas de moi quelqu'un de dégoûtant, oui, je suis déjà tombée amoureuse de filles, non ca ne veux pas dire que je ne suis pas hétérosexuelle, oui, je n'ai pas honte d'avoir eu des aventure, de dire aux gens que je les aime, d'envoyer chier les gens qui me pourrissent la vie, non, je ne baisserais pas la tête, non, je ne dirais pas que je ne suis pas polyamoureuse pour ne pas vous choquer, non, je ne maigrirai pas, oui, je met des robes et des tenues de mec, oui, j'aime bien draguer dans des bars, oui j'aime me saouler, oui j'aime raconter des blagues de culs, oui j'aime prendre des photos érotiques de moi, oui je me balade a poil chez moi, non je n'ai pas honte!

Je me prendrai tous les coups dans la gueule qu'il faudra, si ça permet juste a une personne après moi de se sentir plus libre, je suis prête à assumer ça.

Sombre    17 mai 2015    Belgique   

Parler. Tous les jours un petit peu. Reprendre, systématiquement, les paroles tangentes, celles qui sont juste à la limite de l'homophobie, du sexisme, du racisme... Celles juste à la limite de l'exclusion des autres.
Je ne suis pas gay. Je ne suis pas victime de racisme. Je ne suis pas victime tout court (à part peut-être de sexisme ordinaire). Mais je parle. Je veux parler. Je veux dire NON, ce n'est pas anormal de ne pas être comme "tout le monde". Mis bout à bout, "tout le monde", c'est personne, parce que chacun a une (ou plusieurs) différence(s). C'est CA la richesse du monde.

Vouloir que tout le monde se ressemble, c'est triste.
Et si certains veulent que tout le monde leur ressemble, c'est juste parce qu'ils ont PEUR de la différence, peur de l'inconnu.

Alors je parle. Je fais partie des empêcheurs de tourner en rond. Je distille mes idées, des pistes de réflexion, sans juger les autres. Chacun son rythme. Seulement des "pourquoi tu dis ça ?", "PD, c'est pas une insulte. Si ? En quoi ?", "mais cette idée, tu ne la trouves pas dangereuse ?"...

Peut-être que ça germera, peut-être que ça fera tâche d'huile...

Personne ne devrait avoir à se cacher parce qu'il/elle aime d'autres personnes, consentantes.

KMiye    18 mai 2015   

J'écris ces lignes à 1:25, il se peut que quelques fautes ainsi que des erreurs dans la formulation des phrases soient présentent.

J'ai toujours été quelqu'un de très anxieux. Je pense souffrir d'anxiété sociale ( même si je ne me le suis jamais fait diagnostiquer) et ça devient de plus en plus handicapant chaque jour. Je suis un lycéen, 16 ans, et mes interactions sociales sont tout bonnement artificielles. Je suis sur qu'aucun de mes amis ne se doute de la souffrance que j'ai en moi. Des fois j'aimerais fuir le lycée, fuir les discussions qui sont devenus source de stress. J'ai peur d'être jugé, que les gens se disent " Enzo est lourd" , " Oh pas lui ! "... Je me sens constamment rejeté mais je dois faire mine que tout va bien pour que personne ne le remarque; justement pour que personne ne se dise " pfff il est parano ça en devient chiant ". C'est un cercle vicieux, un cauchemar éveillé. J'aime passer du temps seul et lorsque j'en parle tout le monde commence à s'indigner en me disant que"j'ai besoin des gens quand même ! ". J'adore être en présence de mes amis, je les aime plus que tout au monde et c'est bien ça le problème. Je me dis que peut-être ils sont tout pour moi mais je ne suis rien pour eux ? Des fois mon anxiété me pousse à refuser des sorties de groupe et je dois me trouver une excuse du genre " oh j'suis malade aujourd'hui " , " je dois aider ma mère à faire un truc " . J'aimerais tellement pouvoir tout leur dire, que quand je refuse ce n'est pas contre eux, quand je ne parle pas ce n'est pas signe que je m'ennuie ou que j'en ai marre d'eux, que quand je me vexe par ce que me sens rejeté il ne faut pas mal le prendre. Désolé si je me plaint souvent, désolé si tout ce que je fais est absurde, désolé d'être aussi peu extraverti, désolé d'être aussi possessif, désolé de rester seul des fois, désolé pour tout.

Je sais que je traînerais mon anxiété toute ma vie, peut-être s'atténuera-t-elle peut-être pas. Pour le moment j'ai peur de tout perdre, de perdre une des personnes qui compte le plus pour moi. Avant-hier mes nerfs ont lâché, un trop plein de tout. J'en avais marre de me sentir mis de côté comme ça alors j'ai tout envoyé chier. Demain, j'espère pouvoir recoller les morceaux. D'extérieur ma furie semble n'être qu'un délire d'ado mais c'est beaucoup plus profond que ça, que je sois adolescent , adulte ou même enfant en bas âge l'anxiété me rongera et altérera mes relations ainsi que mon entourage.

Enzo    17 décembre 2015   

j'ai longuement hésité avant d'écrire,je me sens pas légitime par rapport à tout les autres qui ont de vraies raisons de s'exprimer... peut être qu'au dernier moment je vais effacer se message et retourné vivre ma vie comme d'habitude, ça ne changera pas grand chose... j'ai juste besoin de donner une certaine tangibilité a ce que je ressent.
par ou commencer... j'ai un frère plus jeune que moi, mais qui, par les aléas de la vie s'est retrouvé dans la même classe que moi. Je tiens a préciser que je l'aime fort, mais également qu'il est insupportable et manipulateur de plus Il est précoce, ce qui lui donne droit à un certain traitement de faveur: il a sauté une classe, les profs était plus ou moins indulgent quand il ne prenait pas ses cours et il a été mis dans la même classe que moi.
Sur le coup ça ne me dérangeait pas vraiment, je suis quelqu'un d'assez facile à vivre et c'étais mon frère , tout le monde semblait trouver que c'était une excellente solution... donc je me taisais, mieux, je n'y réfléchissais même pas, évitant de penser qu'il me ridiculisait et se laisser aller comme un poids lourd pour la simple raison que j'étais là. Pourquoi copier ses cours et ses devoirs si j'étais là pour le faire ? puisqu'on étais dans la même classe c'étais tout de même plus facile de se faire réviser entre nous ? peu importe que je doive batailler des heures pour avoir ne serait ce qu'une réponse, qui ne servait qu'a se moquer de moi.
je me sentais responsable de lui, quand on faisait un contrôle j'avais plus peur pour lui que pour moi, puis un jour j'ai craqué, en plein Brevet blanc je me suis mise à éclater en sanglot sans pouvoir m’arrêter parce que je pensais que j'étais responsable de son échec que je sentais arriver, parce que je me disait que j'avais tout foiré que j'aurais pus mieux l'aider que j'étais nulle..
Le prof qui surveillait le test à ce moment là m'a pris à part quelque jours plus tard pour me marteler que je n'étais pas responsable de lui, que je pouvais vivre pour moi. J'ai à nouveau pleuré,( sous ces yeux paniqués)peut être parce qu'au fond c'étais les mots que j'attendais depuis des année et que personnes ne m'avait dis.
Par la suite j'ai commencé à hair tout le monde, parce qu'il faisait tous passer mon frere avant moi, mais je passe la dessus.
après le collège je suis parie en internat, j'avais besoin de prendre du recul. j’étais bien, j'étais loin.
puis en première, ma colocataire, que je jugeais déjà puérile et envahissante à commencé a faire une sorte de dépression . Elle nous parlais comme de la merde, on devait écouter ses problèmes, toujours les même, toujours futiles... On essayait de l'aider de notre mieux, mais c'étais pas suffisant. Au final on a appris qu'elle se faisait vomir et qu'elle se scarifiait. Quand j'ai appris ça j'ai fuis, je pouvais pas être responsable d'un truc comme ça, j'avais l'impression de mettre libérée d'un poids pour en retrouvé un plus lourd... je suis tout juste capable d'être responsable de moi même je supporte plus ça... Donc au final on l'a laissé, et si quelque se demande elle va bien. Pas de tentative de suicide ni rien...
Je me sens un peu comme un monstre des fois... je me dis que j'aurais pu l'aider... puis je me souviens qu'elle nous a dis avec le sourire qu'elle voulait pas etre aider, alors que nous on avait des insomnies parce qu'on savait pas quoi faire... je me souvient environs un mois apres que j'ai changé de chambre du visage de ma meilleure amie revenant de Sa chambre et éclatant en sanglot parce quelle avait du la gérer alors qu'elle étais en train de se bourrer la gueule et qu'elle vomissait partout....

pet être que je suis une mauvaise personne, peut être que je suis un monstre, mais je ne supporte plus d’être responsable ... ça me fais peur... et ça me fait culpabiliser...
Donc voila ... désolée si ce n'est pas très cohérent et s'il y a des fautes... faites juste attention si vous prenez la responsabilité de quelqu'un de pas tomber avec lui...

Amber    11 août 2015   

Je dois me taire.
Je dois rien laisser paraitre.
Je dois me cacher
Je ne dois pas dire qui je suis.
C'est un devoir ou un droit?
Je dois être ce que la société me dit d'être.
Je dois être ce que j'ai toujours été.
Je dois pas pleurer.
Je dois être"fort".
Je dois être dur et sans émotions.
Je dois aimer me battre.
Je dois boire comme un trou.
Je dois être un connard.
C'est ça un mec non ?
Au final ça coûte quoi de dire"il". Pour vous dire elle c'est rien. Alors le il ça va de même. Pourquoi je dois me soumettre aux choses qui m'achèvent ?
Le silence tue. Ravage. Détruit. Arrache des vies. NON je veux plus me taire. NON je veux plus me cacher. OUI je veux être moi même.
Petit message d'un jeune trans.

Danathan    28 septembre 2015    Narbonne   

J'avais 4 ans, je lui tenais la main. Juste pour jouer en fait, on ne s'aimait pas, on ne savait pas réellement ce qu'était l'amour.
Il s'appelait Mathias, il voulait juste jouer aux adultes en me tenant la main.
J'acceptais, je trouvais ça marrant.
Un jour sa maman est arrivée dans sa chambre, outrée, elle nous a séparés.
On lui a demandé pourquoi on ne devait pas faire ça, elle nous a dit mot pour mot « Parce que deux garçons n'ont pas à se tenir la main, c'est pas normal de faire ça ».
Pas normal…
Mathias a déménagé depuis.
Un jour, j'ai rencontré un garçon, on s'est d'abord vu 2 ou 3 fois et puis un jour, alors que j'allais monter dans le train pour retourner chez moi, il m'a pris dans ses bras et je l'ai embrassé, comme ça sur le quai de gare.
Des gens souriaient, d'autre ont préféré prendre l'autre wagon…
Et puis un jour, il a pris le train avec moi, on se tenait la main. 2 réactions en face de nous : le sourire d'un monsieur avec un signe de tête approbateur, et la dame à côté, outrée, qui nous a demandé d'arrêter.
On s'est tenu la main, encore.
Puis en descendant du train, on se tenait encore la main, et là deux gars nous ont craché dessus.
Puis on s'est dit qu'on allait continuer comme si de rien n'était. En fait, il n'y a réellement rien de spécial, on s'aime juste.
Et puis j'ai fait une dépression récemment parce que je gardais ce secret pour moi, personne ne sait que j'aime les garçons, à part ma meilleure amie à qui j'en ai parlé… Et le silence tue réellement, j'ai tenté de me suicider il y a 2 ans. Je connais des gens qui se sont suicidés parce qu'ils n'ont pas parlé.
Alors je parle. Coucou, j'aime les garçons, et les filles aussi, je suis bi, et je fais ce que je veux.

NJV    21 juin 2015   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

Twitter
Facebook
Google+
http://le-silence-tue.fr/">
YouTube
YouTube