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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

"Mais putain arrête d'être renfermer sur toi, et arrête d'être timide" Ceci doit être la phrase qu'on m'a plus balancé a la gueule pendant quasiment les 17 ans de ma vie. Tout allait bien, je suis la petite dernière de 3 enfants. Quand j'étais petite on a apprit que j'avais des difficulté pour parler, que je confondais des sons que j'arrivais mal a les dire et compagnie, parce que pour quelqu'un de 4 ans, je ne parlais pas correctement. Tout allait bien, jusqu'à mon CP. Il y avait des gens qui se moquaient de moi et m'imitais. Bon, c'était pas la majorité des personnes et a l'époque ça me fessait pas grand chose. Mais ça a empiré en 6ème. J'allais chez une orthophoniste, et ça allait beaucoup mieux pour parler, j'avais moins peur pour parler en publique même si c'était vraiment dur par moment. Mais on avait su que j'avais une maladie aux cordes vocales, qui rendait ma voix grave. Mais comme ça c'était fait petit a petit aucun membre de ma famille s'en été rendu compte. Et en 6ème, tout le monde me sortait des "Tu as la voix grave spece de conne.", "Mais... Tu es une gogole non ? Tu sais pas prononcer plein de mots !","Tu es moche de toute façon", "Tu es Homo ou lesbienne ? Pour savoir si j'ai ma chance" ou des "Enfaite tu es un mec non ?" ou d'autre joyeuse phrases du genre. Et on s'amusais a faire des paris sur mon attirance. Car je ne suis JAMAIS tombé amoureuse de quelqu'un, et e le vie bien, parce que l'amour ça viens comme ça et ça ne se contrôle pas. Mes parents on l'air d'avoir pas ce même avis que moi, ils s'inquiètent un peu du fait que j'ai pas de petit copain / Copine [sur le coup, j'ai de la chance mes parents sont ouvert a ça], parce que ma soeur parlait d'un type qu'elle aimait a mon âge et a 18 ans elle est sortie avec ce type.

Pour les insultes, ça a duré ça pendant tout mon collège, tout le monde se moquaient de moi, ils me poussaient en gueulant limite "elle le m'hérite". Et... Je me souvient d'un cours de maths en 5ème, la prof m'avait demandé de corriger une question vu que j'avais eu une sale note... Et j'avais répondu, et j'ai entendu tout le monde rigoler devant la prof. Et elle n'avait rien dit. Et tout ce qui c'était passer au collège m'a encore plus renfermer sur moi même, rendu timide, et j'ai commencer a me détester. Et en plus j'avais les remarques de ma mère genre "Ah oui, essaye de ressembler un peu aux autres, maquille toi, habille toi bien". Non. Je veux pas ressembler aux autres. Je ne veux pas être dans le même moules que c'eux qui m'ont insulter. Durant mon collège je me suis fait des amis sur internet. Oui, des amis, je leurs parle encore, aux personnes que je parle le plus je leurs envoie des cadeaux pour noël leur anniversaires.... Je pense que c'est grâce a eux que j'ai tenu le coup. Puis je suis arrivé dans un nouveau lycée, vu que je suis arrivé en 2nd. Le jour de la rentrée juste avant d'avoir ma classe j'étais heureuse il n'y avait pas des gens que je connaissais, un nouveau départ comparé au collège ça allait être mieux. Lorsque j'ai entendu mon nom pour aller dans une classe je me suis mise dans le fond, et j'ai bien regarder tout le monde puis, sur le coup je me suis dit "... Merde merde merde comment je vais faire pour leur parler? Je ne les connais pas, et eux ils se connaissent".. Et cette timidité et cette peur m'ont bloquer pendant 3 Mois... Et il y avait aussi un voyage de classe qu'on a fait... Au début je ne voulais pas y aller, parce que je ne connaissais personne, a quoi bon ? Pourquoi partir avec une classe ou on ne connait personne ? Le jour ou j'ai dis la raison pour la quelle je n'y allais pas a mon professeur Principale ma dit que j'avais le temps encore de réfléchir et m'a dit que personne n'était seul, et que je me fessait des idées. Il avait raison, et c'est le premier qui m'avait fait pleurer de joie et tout évacuer. Maintenant, grâce a mes profs, mes amis au lycée, a mes amis que j'ai sur internet la... J'ai appris a avoir un peu plus confiance en moi, même si ce n'est pas la joie encore, il y a du progrès depuis la gamine qui se laissais faire au collège

S. Harmonia    20 mai 2015   Lille   

Je viens de découvrir ce site, cette superbe initiative. Je parle ici sous pseudonyme, une habitude sur internet, mais je pourrais tout aussi bien donner mon vrai nom, car je n'ai pas honte de ce que je suis. J'ai 17 ans, je me pense bisexuelle, j'ai un petit ami, et j'ai aimé longtemps une de mes amie. Aucun membre de ma famille n'est au courant de cette orientation car je n'ai jamais ressenti le besoin de leur dire, et la grande majorité de mes amis le savent et l'acceptent, plus ou moins bien selon leurs éducations. J'ai eu la chance immense d'être éduquée dans une famille ouverte d'esprit et aimante, qui m'a appris à tout et tous respecter, et qui m'aime quoi que je sois. Autour de moi, au lycée, il y a généralement deux types de point de vue, d'éducation. Ceux qui me ressemblent, qui acceptent tout, et qui n'ont pas de problèmes avec ça. Et ceux qui ont généralement une famille catholique, conservatrice, qui leur a appris que les pratiques LGBT étaient contre nature. Ce que je trouve beau, encourageant, c'est que nombreux de mes amis ont reçu cette éducation, ils avaient appris que c'était dégoûtant, pas naturel. Et pourtant, quand je leur ai dit, on en a parlé, je leur ai expliqué que ce n'était pas ce que leurs parents leur avaient vendu, et, sans pour autant embrasser ma cause, ils ont compris, ils ont accepté, et les mentalités changent petit à petit. Ici, je vois s'enchaîner les témoignages douloureux, tristes, et terriblement vrais. À vous tous qui avez eu ou qui ont toujours une situation délicate, difficile, ne perdez jamais espoir, jamais. Les mentalités changent, les gens commencent à comprendre. Notre corps nous appartient, notre désir aussi, et l'on fait ce que l'on veut. Si je veux coucher à tous vas, c'est mon droit. Si je veux rester vierge jusqu'au mariage, c'est mon droit. Si je veux aimer une femme, un homme, un ou une transgenre, c'est mon droit. Je fais ce que je veux car c'est mon corps, il m'appartient, et personne n'a le droit de me dicter quoi faire, personne n'a le droit de me faire changer. Et ça vaut pour chacun, quelque soir son histoire, quelque soit les motifs qui lui attirent des problèmes et des difficultés quotidiennes.

Ethel    26 mai 2015   Paris   

Bonjour
J'ai 18 ans je suis dans un lycée dans le 95. Je suis gay j'ai eu la chance d'avoir des parents qui mon pas jugé mais ma mère ma donné le conseil quand j'étais petit de ne rien dire au autres car tout le monde ne comprend pas et je pourrai avoir des problèmes en gros vivons heureux vivons caché c'est se que j'ai fait mais petit ta petit un mal-être c'est installé je ne pouvait pas dire quand j'étais heureux se qui me rendait malheureux. Au bout d'un moment je me suis mis a détester les autres qui pouvait montre leurs bonheurs leur joie je devenait antipathique, méchant, hais sable. Une fois je me suis mi avec une fille pour avoir le droit de monter mon bonheur mais la haine que j'ai en moi ma fait déteste les filles et je lui et fait beaucoup de mal. Tout sa pour dire que le silence ne détruit pas qu'une personne mais peux aussi faire du mal au autre.

Désolé pour les faut en plus je suis dyslexique

Tristan    22 mai 2015  

Bonjour.
Je ne sais pas si je dois me présenter. Mon histoire n'a rien d'extraordinaire, elle est même horriblement banale, pourtant j'ai besoin de la raconter.
C'est la première fois que je "brise le silence".
D'ailleurs je trouve ça très ironique, de briser le silence, alors que j'aimerais en avoir un peu, du silence.
Dans ma tête c'est le bruit constant, la nuit je ne dors plus à cause de ça, et si j'arrive à dormir un peu, je ne me repose pas.
Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça.
Je suis sur les nerfs, je fais semblant, tout le temps semblant. Quand je rigole j'ai la peur cachée de me mettre à pleurer.
Et puis, comme toutes les filles de mon age je pense, je suis amoureuse d'un garçon, plus vieux. Éternelle banalité : il ne m'aime pas.
Ça fait un an que je suis la, que je gise, à ne plus vouloir rien faire, à avoir peur de le croiser, peur d'aller au lycée. Peur d'être dépressive, peur de décevoir.
J'ai envie de mourir, mais j'ai tellement peur d'oublier...
J'ai peur de pas être à la hauteur, peur d'être remplacée, peur qu'on preféré un autre que moi, je suis égoïste, jalouse, peureuse. J'ai des défauts, et je suis certaine de n'avoir aucune qualité. Il n'y a que la couleur de mes yeux que j'aime bien chez moi.

Avant je me faisait du mal. Je ne me mutilais pas, non, mais je faisait exprès de me cogner contre les meubles, je frappais mais cuisses et mes bras le plus fort possible, et d'autres choses comme ça...

J'ai le sentiment d'être incomprise, que personne n'a les même centres d'interêt, et puis de toutes façons, dès que j'ai une amie proche (ou un ami) je déçois, je ne sais rien faire, du tout, sauf ça.

Aloes voila, j'ai surement dit la moitié, voir le quart. Mais j'ai pas forcemment besoin de parler du reste.

Si certaines personnes veulent me parler, pour se confier, ou si ils ressentent le besoin de m'aider, je laisse mon adresse mail : "ab.mayleen@gmail.com"

La vague    19 février 2016   Marseille   

Salut,
Je vous écris. Je t'écris pour te dire que je vais bien.
Il y a deux ans, j'étais en première, et j'ai découvert ce site.
Je me pensais alors fille (le mot "cis" n'existait pas) hétérosexuelle.

Aujourd'hui, je reviens. J'ai plusieurs posts, trois ou quatre, tous sous des noms d'emprunt, des noms différents. Un sous mon prénom de naissance.
Aujourd'hui, je t'écris sous mon vrai prénom : je m'appelle Raphaell. Sous ma vraie identité, pas celle choisie arbitrairement à ma naissance, sans mon consentement, sur la base de mes organes génitaux.

Eh oui, je suis trans ! Je suis non-binaire et je suis bi.
Et je suis heureux.

Deux ans après mon dernier post. Je reviens vous écrire. Que je suis. Heureux. Au masculin.

Je voulais vous dire, ma vie n'était pas si terrible que ça : j'avais de l'argent, un toit, une famille, des ami-e-s.
Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir encore tout cela.

Bref, je poste pour toustes celleux qui perdent l'espoir, ou qui l'ont perdu, pour vous dire : Il y a deux ans, j'étais mal, extrêmement mal. Je ne m'aimais pas, je n'arrivais plus à me faire d'ami-e-s, j'étais perdu.
Aujourd'hui, je me suis trouvé, je me suis fait des ami-e-s et j'ai une copine.

Voilà, courage à toustes, vous êtes toustes merveilleux-ses.
Merci encore et infiniment pour ce site, qui m'a tant sauvé durant mes années lycée.

Raphaell    7 octobre 2017   J'ai retrouvé mon chemin dans Paris   

Eh, salut Pouhiou, salut les gens.
La vie n'a pas été si dure avec moi. Sérieusement. J'ai un toit, une famille, des amis, de quoi faire des études.
Même si maintenant, tout va bien, ça n'a pas toujours été le cas.
J'avais 13 ans, j'étais un peu stupide et je commençais à découvrir ma sexualité. Des hormones, partout. L'envie qu'on me regarde, qu'on me touche. C'était assez affreux parce que mon comportement s'en ressentait et je passais pour une grosse allumeuse. Mais je ne m'en rendais pas compte. Je voulais me sentir bien dans mon corps et Dieu sait qu'à l'époque c'était difficile. Mes seins poussaient, j'étais minuscules, j'avais de l'acné, des cheveux gras. Comme tout le monde, mais ça m'a mené à des trucs qui me font honte.
J'ai rencontré ce type sur internet. Il avait 20 ans. Enfin c'est ce qu'il m'a dit. Je l'aimais comme une folle. Parce que ses mots étaient doux, parce qu'il me trouvait belle. Et il vivait très loin, et il ne fallait surtout pas le raconter à mes parents, tu comprends, ils ne pourraient pas saisir la nature de notre amour...
C'est comme ça que je me suis retrouvée à me masturber devant une caméra, à 3h du matin, avec un profond sentiment de honte. Je voulais lui faire plaisir. Alors quand il m'a demandé de lui envoyer des photos, je n'ai pas hésité.
Deux semaines sans aucun contact, suivies d'un mail, froid, où il exigeait d'autres photos, sinon il enverrait les premières à ma famille et mes amis. J'ai paniqué. Je lui ai dis que j'avais envoyé son mail à la police. Je ne l'ai pas fais, mais je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Les photos n'ont jamais été envoyées, mais ça m'angoisse de savoir qu'elles sont toujours là, quelque part.
J'ai peur parfois. De le croiser, maintenant que j'ai grandis, que je me sens bien et que je suis heureuse. Que tout revienne et que ma vie vole en éclat.
Mais je marche la tête haute.

Edelweiss    17 mai 2015  

Bonjour, j'ai 19 ans, je suis lesbienne et j'aime les animaux mignons, autrement dit, j'aime les chattes et les chatons.
Je n'ai pas grand chose à dire en fait, j'avais juste envie de parler ( " de briser le silence " ) et tout simplement de dire sur internet ( anonymement ) ce que je ne dis pas souvent devant des inconnues, ce que je suis, je suis une fille, normale, lesbienne qui aime les animaux mignons.
Et ça fait du bien :)

PADE    17 mai 2015  

Une musique contre le slutshaming qui j'espère pourra aider :
https://vimeo.com/209063702

N'hésitez pas à visionner d'autres de ces musiques notamment contre les différences-phobies, le harcelement, le viol et autre choses super joyeuse que lnous pouvon subir ou avons déjà subi <3 <3 <3 <3 <3 <3

TOI    19 mars 2017  

Je préfère préciser d'avance que je me trouve dégueulasse et que ce que je dis est parfois imagé, ce que je demande seulement c'est que vous compreniez que j'ai envie de déverser mon aspect dégueulasse.
Je briserai peut être le silence sur d'autres évènements qui se sont passés dans ma vie, mais aujourd'hui, je vais parler de sexualité :)
- Wow, quelle originalité !
Oui, ben... Désolée, hm. Mais laissez moi parler, j'en ai marre de taire cette chose ;-; Et je doute pouvoir en parler autre part qu'ici, pour la raison simple que... J'en ai un peu honte, oui oui.
Bien, j'ai fini cette intro !

Je suis une femelle de 17 ans, j'assume pleinement le fait d'être attirée par les corps masculins, féminins (et hermaphrodites, mais j'avouerai être un peu moins curieuse de ce côté là), et bien évidemment pouvoir tomber amoureuse de n'importe quelle conscience.
Maaaaaaaaaaaais j'ai toujours eu des problèmes au niveau de la masturbation, disons que je considère la mienne comme bizarre, déviante ou n'importe quoi d'autre.
C'est certainement lié au fait que j'ai perdu ma virginité à quatre ans avec mon frère qui en avait treize, ce qui a duré un an, mais passons.
A cause de ce petit désagrément de l'enfance, j'ai un rapport au corps qui est assez particulier. Disons que j'ai compris très vite que si mon esprit m'appartenait, mon corps appartient plus aux autres, même si je suis la clé qui permet de dire si je souhaite que l'on me touche ou non. J'ai donc très tôt expérimenté le sexe, d'abord avec mon frère, et ensuite à six ans, avec une fille qui en avait cinq. Il s'agissait de la petite soeur de l'amie d'un de mon frère. Ce n'était pas très folichon, il s'agissait plus d'un jeu. Elle m'a demandé si j'étais "cap" de lui toucher les parties génitales, en prenant le soin d'enlever son pantalon et sa culotte avant, ce à quoi j'ai dit que oui, et je l'ai léchée à la manière de mon frère, quand j'étais plus jeune. Dans le jargon scientifique, on appelle ça un cunnilingus. Cette petite expérience n'a pas duré, on a toqué à sa porte ensuite et elle s'est rhabillée avec précipitation tandis que je suis partie de chez elle pour ne plus jamais la revoir par la suite, mon frère et son ami s'étant éloignés.

Un peu plus tard, je devais avoir 7 ans, un garçon que je voyais lorsque j'étais en vacances, et qui en avait 10 tandis que son petit frère en avait 7, m'a plus ou moins forcée à lui montrer mes parties génitales, en échange de quoi il me montrait les siennes et il arrêtait de m'embêter.

Suite à ça, j'ai continué seule à me faire plaisir. Pour ça, j'utilisais des ceintures. Oui, des ceintures, enfin, des ceintures de judo. Je les attachais sur mon corps nu de manière à me faire mal, tout en m'excitant follement. Je ne connaissais pas le BDSM ou le bondage, à cette époque... Je devais avoir quoi, 8-9 ans à tout casser. C'était pas quelque chose de quotidien, je le faisais quand l'envie m'en prenait, que ce soit deux fois par mois ou deux fois par an, le délai entre les deux fois n'était pas important.
Mais à chaque fois que je le faisais, je voulais oublier juste après.
Dans mon adolescence, au collège, je commençais à me dire qu'il fallait que je l'assume intérieurement, et je croyais que je l'assumais, mais à chaque fois que je le refaisais, j'avais honte.
Ma honte s'est amplifiée quand j'ai commencé à me pénétrer. Pas avec mes doigts, ça ne me faisait rien ressentir et je croyais que seule la pénétration pouvait apporter le plaisir, alors que les caresses font généralement du bon boulot, de ce côté là.
Tout a commencé quand, en quatrième, on a eu une conférence sur la sexualité. A la fin de la conférence, on nous a donné un sac avec quelques dépliants, des informations et un préservatif. Et savoir que j'avais un préservatif en ma possession me donnait envie de me faire pénétrer. Mais je n'avais pas forcément envie de coucher avec quelqu'un, je voulais juste être pénétrée par quelque chose, de préférence gros. J'ai donc, le soir même, mi le préservatif sur une brosse à cheveux. Sauf que je ne voulais pas me faire mal, que j'avais 12 ans et que c'était visiblement un objet trop gros qui risquerait de me faire souffrir.
Donc à la place, j'ai utilisé des brosses à dent. C'est immonde. En fait, c'étaient des brosses à dent que l'on devait jeter à la poubelle, mais je les ai prses en douce. Le principe était que j'en mettais une dans la capote, je me l'insérai, faisais le mouvement de va et vient puis j'en rajoutais d'autres, jusqu'à ce que cela me fasse mal. Cette merde m'a faite saigner :(
Mais ce n'est pas pour autant que j'ai arrêté. A chaque fois, je me dis que je ne recommencerai plus, que c'est trop dégueulasse et que je suis une perverse immonde, mais rien n'y fait. Ce n'est pas devenu plus quotidien qu'avant, je me masturbe toujours de manière aléatoire dans le temps, et il m'arrive de ne pas le faire pendant des mois, mais... Ca ne disparait pas. Les ceintures et les brosses à dent. On fait avec ce qu'on trouve, hein ? :')

Enfin, est-ce qu'on peut guérir de ça ? Je veux bien m'assumer sado-masochiste, mais me toucher simplement avec mes doigts (j'ai enfin découvert les caresses !) ne me procure pas autant de plaisir que "ça". Et ça me tue, parce que j'aime pas cette partie de mon être...
"- Tu fais quoi avec ta brosse à dent ?
- Je me brosse les dents, bien sur !
- Ah, moi je me masturbe avec"
Avouez que ça ne le fait pas... Mais je n'ai encore jamais eu de rapport sexuels depuis, disons, mes traumatismes d'enfance, donc je me dis que ça ira peut être mieux quand ça m'arrivera :) Je suis amoureuse d'une personne formidable qui m'aime en retour, que demander de plus ?

Je ne sais pas si je suis seule dans mon cas, mais c'est quelque chose dont je ne parlerai surement jamais à personne mis à part au vide d'internet, mais ce n'est pas une chose que je me coltine tous les jours, cela ne m'handicape pas tant que ça. J'espère juste m'en sortir ou trouver un moyen de pallier à cela.
Sur ce, au revoir ! Ecrire m'a fait du bien, merci pour ce site, Pouhiou :)

Cornichon    31 juillet 2015   quelque part dans la banlieue parisienne   

Bonjour
Je me suis beaucoup retrouvé dans un récent commentaire et c'est ce qui m'a motivé à m'ouvrir.. l'anonymat aidant beaucoup aussi
Alors voilà j'ai 20 ans et suis tombé dans la dépression pour diverses raisons à 11 ans, j'ai souvent eu envie de mourir mais j'ai jamais eu le courage d'agir par peur de la mort.
Du coup je me suis fait du mal, je me suis frappé à en avoir les cuisses bleues je me suis interdit de vivre au point de finir par avoir peur de la vie, de la vraie vie, pas celle que je croyais être la vraie. Quand quelque chose de bien m'arrivait je me disais tout le temps que quelque chose de mal suivrait forcément, comme une punition pour avoir été "heureux", même une petite seconde.
L'an dernier j'ai "touché le fond", j'ai pété un câble, après le décès d'un ami (avec qui j'avais perdu contact, comme avec beaucoup d'autre par peur qu'ils découvrent qui je suis vraiment derrière le masque du mec qui sourit h24), en fait à ce moment j'essayais de remonter la pente et il faisait parti des personnes à qui je voulais tout déballer alors j'essayer timidement de reprendre contact avec et le 22 juin, lendemain de mon anniversaire, il est mort dans un accident de la route. Après ça ça a vraiment été dur j'ai toujours été quelqu'un d'assez calme qui s'énerve jamais, qui pleure jamais mais pendant presque 2 mois je suis devenu irritable, toujours en colère. J'ai commencé à pleurer tout les soirs, puis tout les jours. J'en ai même fini par perdre le sommeil et un soir après avoir passé 3h à chialer j'ai connecté 2 neurones, j'ai pris mon portable et j'ai tout déballé à ma meilleure amie, ça m'a fait un bien fou, je me sens tellement bête aujourd'hui de pas l'avoir fait plus tôt alors que je savais que je pouvais tout lui dire.
Bien que je reste incapable de me concentré à cause du bordel dans ma tête j'ai réussi a m'apaiser en trouvant réponses à mes questions ou en pardonnant les gens à qui j'en voulais.
Aujourd'hui je vois la lumière à la surface, j'arrive à rire sans avoir peur de ce qui va m'arriver ensuite car j'ai compris que j'en avais le droit et que tout le monde connait des hauts et des bas et qu'ils ne sont absolument pas liés entre eux. Je pensais qu'il m'arrivait que des sales trucs mais en fait c'est juste que je me focalisais sur eux parce que les bons me faisaient peur, je me sentais bien dans la noirceur, j'm'y sentais dans mon élément, en sécurité
Mais c'est des conneries on vaut tous mieux que ça, on a tous droit au bonheur et c'est surtout par peur de ce bonheur que je broyais du noir.
Même si c'est dur de se relever, ça en vaut vraiment la peine.
J'ai toujours pas la vie toute rose que j'espérais naïvement mais celle que j'ai me convient et il me reste encore du chemin à faire pour l'améliorer sans oublier d'où je viens.
Il y a un an j'étais incapable de dire "dépression" tellement ce mot étais lourd de sens pour moi alors aujourd'hui j'parle de mon expérience parce que je vais mieux, par le déballage que j'ai fait mais aussi grâce aux témoignage que j'ai lu, écouté.. Ça fait du bien d'en parler, énormément alors si vous avez quelqu'un qui peut vous écoutez et comprendre n'hésitez pas. J'espère que mon témoignage aidera, ne serait-ce qu'un peu.
Maintenant le plus dur, le dernier gros poids que je traîne, j'espère que tu me reconnaîtra, ça fait 7 ans que t'es ma meilleure amie tu es celle a qui j'ai pu vider mon sac, t'en sais beaucoup sur moi mais voilà j'ai beau y penser tout le temps et essayer j'arrive pas à t'avouer que je suis gay les yeux dans les yeux, c'est vraiment quelque chose que je vis pas super bien ayant une famille assez homophobe mais voilà cette année avec l'entrée à la fac j'ai vraiment découvert un autre monde et rencontré des gens qui m'ont rassuré sur ce sujet, y a quelques mois juste le mot gay me rendait malade, aujourd'hui je me permets d'aimer quelqu'un, il s'appelle David (pas celui que tu crois^^) et bien que je lui ai jamais parlé il a vraiment l'air super sympa et j'aimerai vraiment trouver la force de te faire mon coming out pour pouvoir avancer et pourquoi pas arriver à aller lui parler.
EB

chidori.    27 février 2016   dijon   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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