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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

C'est la deuxième fois que je viens faire un témoignage, j'ai sûrement encore plus d'hésitations que la première fois , sûrement parce que là c'est pas un coup de gueule que je vais faire, et c'est bien connu que la colère est bien plus supportable que le désespoir. Et là, je pense être désespérée. Je parle bien de l'absence d'espoir hein? Pas de dramatisme, juste ma vie pathétique.

Je m'appelle Kanata (du moins sur internet) et j'ai 14 ans. Je crois que c'est important de se présenter. J'ai envie de raconter ma vie, sûrement parce que je suis égoïste, parce que soyons clair ma vie est inintéressante au possible, au moins autant que moi. Estime de soi? Je ne connais pas, et d'ailleurs ça se voit bien !
La plupart de mes amies ont beaucoup de problèmes, enfin, trois en particulier, entre une tentative de suicide, deux dépressions, des pères alcooliques qui les battent et enfin une de mes amies dont le père est mort dans un accident de moto dont elle a vu le cadavre et qui culpabilise de sa mort depuis maintenant un an, bref la joie. Et comme on est dans une société individualiste, on laisse ces personnes se démerder toutes seules, avec des problèmes qu'elles ne peuvent, bien évidement pas gérer. Je l'ai dit au début, je n'ai pas d'estime de moi alors dans ma tête c'est "Déjà que tu n'es rien, au lieu d'être un boulet pour le monde entier va aider ces gens" J'aide ces personnes dont tout le monde se fout parce que "quand même c'est chiant des gens avec des problèmes". Ouais, c'est bien... Sauf que moi j'ai pas l'équilibre mental qu'il faut pour aider ces gens... Je suis instable émotionnellement... Du coup, à chaque fois que c'est filles me racontent leurs problèmes je meurs un peu plus de l'intérieur. "Bah ouais, t'as vu leurs problèmes à ces filles? Et toi tu continues de te plaindre? Tes problèmes ne valent rien, TU ne vaux rien à côté, tu mérites seulement de te taire, de finir ta vie seule, écarter de tout humain, tu ne mérites même pas de vivre mais je te rassure, tu mérites encore moins de mourir. Certes tu ne mérites rien de ce que tu as, mais si tu fais souffrir les gens autour de toi, tu seras encore moins que ce que tu es aujourd'hui, tu seras un boulet pour l'humanité." voilà ce que me dit ma conscience.
Parmi ces trois fille, il y en a une qui cumule plus que les autres, celle qui a perdu son père, ouais juste elle. Parce qu'elle na pas que perdu son père, elle se faisait battre par son père avant, elle a fait une dépression, ils ont eu des problèmes financiers, sa mère bosse tout le temps pour gagner de l'argent donc elle doit s'occuper de son petit frère qui est juste une horreur. Cette fille a dû murir beaucoup trop vite, comme les deux autres d'ailleurs, mais elle, particulièrement. Et puis le pire c'est quand elle me voit et qu'elle me dit "Tu sais Kanata, tu as de la chance, tu as une belle maison, tes parents t'aiment, tu n'as pas de problèmes dans ta vie, j'aimerais bien avoir une vie comme la tienne" Quand elle m'a dit ça, je me suis effondrée de l'intérieur.
A chaque fois que ces filles me parlent de leurs problèmes, je me tais un peu plus, à chaque fois je meurs un peu plus.
Je m'occupe des problèmes de tout le monde mais personne ne s'occupe des miens, et pour moi c'est bien normale parce qu'au fond j'ai deux types d'amis pour ça, celles qui ont des problème et celles qui n'en ont pas. C'est impossible que j'en parle à la première, elles ont déjà bien à faire avec les leurs. Et pour la deuxième, je ne veux pas les souiller, je ne veux pas leur transmettre un peu de ma folie, parce que oui, je suis sûrement une folle de toute façon, je ne veux pas qu'elles murissent trop vite, parce que la dernière partie de moi, un tant soit peu humaine qu'il me reste refuse de les faire souffrir, et puis au fond je ne mérite pas d'aide, enfin c'est ce que je me dis parfois.
Alors je me tais. Parce que se taire c'est mourir de l'intérieur et c'est ce que je mérite selon ma conscience. Mais je sais qu'au fond je ne veux pas mourir de l'intérieur parce que je suis égoïste, mais il n'existe pas de remède magique, donc je suis dans une impasse, parce que d'un côté ma conscience me dit de me taire et de l'autre je veux m'en sortir.

Je vis en banlieue parisienne, dans un collège remplit de gens qui sont des "thugs" enfin je pense que tout le monde voit de qui je parle, de ces petits cons qui font genre, qui fument des joints et qui écoutent du Kaaris, "nan mais parce que tu vois on est trop des rebelles dans notre tête!" La plupart des filles de mon âge deviennent des pots de peinture et regarde de la téléréalité, la principal préoccupation des gens est leur réputation. Et puis c'est vrai qu'il y a moi au milieu, je suis un peu la tarée de service, celle qui raconte de la merde H24, parce qu'au final ma réputation c'est bien la dernière chose qui me préoccupe, parce qu'au final dire et faire n'importe quoi c'est un peu ce qui me permet de me détacher de tous les problèmes autour de moi. Je vois souvent les gens dirent qu'il ne supporte pas être dans le moule et tout ça, moi ce n'est pas que j'aime pas, mais c'est que je n'y arrive pas. Il n'y a qu'à voir quand je pars en colo, il ne se passe même pas 5 jours sans que je ne fasse quelque chose de bizarre. Parce que rien que ma façon de parler, la musique que j'écoute ou tout simplement mes goûts sont différents. C'est vrai quoi, qui à 14 ans, s'intéresse à la philosophie et à la poésie? c'est vrai quoi, il m'arrive même de m'endormir avec des recueils de poésie de Verlaine dans les bras!
Peut-être qu'au fond ça aurait été mieux que m'interesse à de la téléréalité bidon, quoi que, comme disait Vald dans Aulnay sous bois "C'est nocif de glorifier la merde" donc non, finalement c'est mieux que je n'apprécie pas ça!

En fait, à chaque fois que je crois m'en sortir, je replonge encore plus bas, c'est un constat plutôt triste je trouve, moi qui était presque arrivée à la surface, j'étais fière, mais tout s'est envolé en une demie seconde, tout à volé en éclats.
Parfois me manque de confiance en moi provoque chez moi ce que j'appelle "des crises de manque de confiance en soi", pour faire bref c'est quand mon manque de confiance en moi atteint son paroxysme, que ma conscience n'arrête pas de me rabaisser, de me faire culpabiliser, de me rappeler à quel point je suis pitoyable, bref de me démolir, pour au final me dire "Je suis toi, donc en fin de compte tout ce que je viens de dire c'est toi qui l'a pensé, tu te démolis toute seule, t'es pas un peu dingue?" Croyez moi qu'à la fin la seule chose que j'ai envie de faire c'est de me planter un paire de ciseaux dans la main pour essayer de faire taire cette voix, m'enfin je ne l'ai jamais fait.

Bref en ce moment j'ai l'impression que tout part en vrille chez moi, j'ai eu un suivi psychologique pendant toute cette année et pourtant j'ai l'impression que ma psy ne me comprends pas, mais je n'ai pas envie d'annoncer à ma mère qu'elle a payer 50 euros chaque semaine cette année pour au final rien. Mes "crises de manque de confiance en soi" sont de plus en plus forte, à tel point que je ne sais pas comment je vais faire la prochaine fois que ça va m'arriver. Je n'arrive plus à écouter les problèmes de mes amies, sans avoir l'impression que je vais exploser et pour finir avec les vacances qui sont arrivées mes nerfs sont complètement entrain de lâcher. Je pleure pour tout et n'importe quoi comme les gosses de 3 ans qui font des caprices, exactement comme ça, je peux pleurer parce que je n'aime pas ce que je mange, parce que je n'ai pas envie de sortir acheter du pain, un rien m'enerve et j'ai l'impression que limite, si je n'arrive pas à mettre mes clés dans la serrure je vais m'effondrer.

Bref, c'est l'été!

P.S: Si quelqu'un veux venir me parler, parce qu'il aura eu l'immense patience de lire ce pavé inintéressant, je laisse mon adresse mail. micio@outlook.fr

kanata    15 juillet 2015   quelque part en région parisienne   

Morgan.e, 15 ans, viens d'entrer au lycée.
Je suis biologiquement une fille, mais j'ai souvent l'envie qu'on me parle au masculin, qu'on me donne un nouveau prénom ou qu'on retire tout simplement le "e" à la fin du miens. Ma mère est au courant, mais ne me prend pas au sérieux. Je suis, d'après elle, trop jeune pour avoir une opinion et cette idée "folle" finira par me passer. Je ne suis pas en train de dire que je resterai un homme pour le restant de ma vie, je voudrais juste que l'on me considère de temps en temps comme tel. Ça me passera ou non, tout ce que je veux c'est vivre pleinement l'instant actuel sans trop me poser de question sur l'avenir. Je veux juste être heureux. Pour ce qui concerne mon père, c'est beaucoup plus compliquer. Il ne comprend rien et, pire, il ne veut rien comprendre. Il a pleurer quand je lui ai annoncer que j'étais peut-être un homme, et il en a parler à beaucoup de monde dans son entourage. Ça m'a beaucoup touché car j'estime que c'est ma vie privée et qu'il a déjà de la chance d'être au courant au vu des relations très mauvaises que nous entretenons lui et moi. Pour moi, il n'avait pas à tout balancer aux premiers venu pour se plaindre de sa "fille" qui lui mène la vie dur.
J'avais, au mois de Mai de cette année, trouvé un superbe endroit où aller. Le Centre Gay Bi Lesbien Trans de ma ville, qui se réuni tous les mercredi soir. C'est une soirée très conviviale où l'on peut parler de nos problèmes ou, au contraire, de ce qui va bien dans nos vie. Aucun jugement ne peut nous être porter là-bas, nous sommes tous plus ou moins pareil. Mais très rapidement, ma mère m'a retirer l'autorisation d'y aller. Elle ne veut pas, je cite, que je traîne avec des dégénérés dans ce genre. Je n'ai plus d'endroit ou me confier, je n'ai plus la possibilité de voir les premiers vrai amis que je me suis fait, en bref je me sens perdu. Je ne sais plus où trouver le peu de réconfort que je demande.

Morgan.e    13 septembre 2015   Rennes   

Salut ! Je viens de me refaire la chaîne de pouhiou, et j'ai regardé celle qui parle de ce site, j'ai pas vraiment hésité longtemps..

Alors voilà, je suis plutôt jeune, j'ai 14ans, et dans ma famille, le sexe est un tabou total, l'homosexualité et tout autre orientation sexuelle sont absurdes. Moi je me considère comme pansexuel, je n'apporte aucune importance au sexe des personnes, et je pense également qu'un couple, oui, c'est deux êtres qui s'aiment, mais je veux garder la liberté de pouvoirs coucher à droite à gauche. Pour se qui est de la vie "sexuelle" j'ai déjà fait une fois des préliminaires avec un garçon, mais quand je suis seul, je joue avec ma prostate, ma bite et je le fais des papouille par-ci par-là. J'ai l'impression d'être le seul de mon âge à faire ça. J'ai commencé ma puberté très tôt a 9ans, et aller parler de ça avec les autres garçons, c'est trop tabou, c'est trop pédé de se doigter le cul. Donc je n'en parle pas, je l'enferme dans une bulle. Aujourd'hui je brise le silence, car le silence tue.

Txdwy    14 février 2016  

Je suis heureuse que ce site existe toujours.
Pour faire court, j'ai fait une dépression que j'ai longtemps niée jusqu'à ce que ça aille mieux. Ça fait trois ans maintenant que je m'en suis "remise".
Mais en réalité j'angoisse encore, je me sens mal, je culpabilise... Je me suis rendue compte que c'était comme une deuxième peau dont je n'arrive pas à me débarrasser.
Récemment (il y a moins d'un an), je me suis enfin sentie prête à aller voir quelqu'un. Étant étudiante, je n'avais pas le choix que d'aller à un centre de santé universitaire. J'ai donc commencé à voir un psy mais dans le même temps j'ai ressorti la tête de l'eau, en me démenant comme une folle pour ne pas replonger. Au bout de 3 séances, le psy m'a dit que mes demandes n'étaient pas assez "incarnées". Il m'a fait comprendre que je ne souffrais pas assez par rapport à d'autres patients, et les services étant saturés, il m'a dit que nous devions espacer les séances.
Au final il a arrêté de me suivre car il a fini par savoir que la personne avec qui j'avais une relation était un de ses patients. Je ne vois plus de psy en ce moment. Les autres centres sont saturés et je n'ai pas assez d'argent pour m'en payer un.
J'espère que ça va vraiment aller mieux, mais parfois ça sort de nulle part, ces idées noires qui me détruisent, qui me bouffent. Je pense à me faire du mal une semaine sur deux, pour aucune raison.
J'ai peur de moi-même et j'ai honte d'être mal comme ça pour rien.
J'ai besoin d'aide, d'une vraie aide professionnelle, et je ne sais pas vers qui me tourner.

Esin    19 mars 2019  

Qu'est-ce qu'il me prend de venir ici, sur ce site, une nuit de novembre, écrire un témoignage que certainement peu de gens liront. C'est vrai, après tout, tout le monde a ses problèmes mais le jour tout le monde s'orne d'un masque sociétal pour cacher ses bas instincts, ses pulsions, ses peurs qui les hante. Le jour, nous rigolons, nous discutons, bref nous échangeons. Notre interaction sociale est souvent teinté de légèreté presque d'insouciance. Mais la nuit venue, lorsque nous rejoignons notre lit, le sommeil approchant, des larmes coulent, des souvenirs reviennent. Ces souvenirs, on pensait les avoir oubliés. Ces larmes, on se croyait assez fort pour les contenir et les ravaler. Mais nous redevenons une créature faible, nos démons reviennent et les sentiments ressortent. Pour les cas les plus graves, une idée de quitter la surface de la Terre commence à s'installer furieusement dans notre esprit.

Ce "nous" j'en fais partie. Je suis de ces gens qui le jour, font des blagues, agissent dans la douce connerie et dans l'immaturité la plus totale mais je ne peux dormir si la dépression ne me fait chialer et angoisser pendant de longues minutes avant.

Pourquoi je suis triste me direz-vous ? Eh bien...

- Je perds peu à peu mes proches dans des conditions tragiques. Voir ses proches perdre leur santé est un traumatisme dont toute la psychanalyse du monde ne saurait pleinement m'en débarrasser.
- La crainte de l'abandon, le besoin d'attention, l'envie qu'une personne douce et affectueuse veuille me prendre dans ses bras, me murmurant à l'oreille qu'elle sera toujours là pour moi, que je connaitrai des jours meilleurs pour ensuite profiter avec elle du silence et me bercer de rêves en humant son parfum.
- La non-acceptation familiale, mon entourage souhaitait que je sois belle, intelligente, sportive, cultivée, bonne élève, complaisamment ancrée dans une routine patriarcale auprès d'un petit ami sportif, entreprenant des études en économie par exemple pour avoir un vrai job. Manque de bol, votre petite soeur est ronde, déteste le sport, est lesbienne, progressiste, engagée dans les causes féministes et LGBT+, communiste, a entamé sans grand succès des études dans le cinéma dans le but de justifier sa soif de créer et son titubement incertain tel un besoin d'incarner une caricature de saltimbanque.
- La fille que j'aime depuis 3 ans sans que ce soit réciproque. Oui, cela parait fortement dérisoire mais c'est une souffrance provoquée par une frustration purement égoïste ainsi que par le sentiment d'impuissance face à ses larmes et à sa détresse.

Je veux être heureuse. Donnez moi un peu de bonheur. Laissez moi croire que je ne suis pas qu'un membre de cette masse grouillante enfermée dans son déterminisme. Je suis complètement dégoutée d'être dans un monde où le bonheur se mérite, se gagne. Etre heureux n'est pas un but, ce n'est pas un dû ce devrait être la condition et la définition même de l'être humain.
Je vous laisse, je dois aller dormir...

Clarisse    25 novembre 2015   Lyon   

Aujourd'hui, grâce à pouhiou, nous brisons le silence qui nous a enfermé tant d'années.
Je suis bisexuelle, mais cela ne m'a jamais vraiment posé de problème car mon entourage l'a accepté. Ce qui m'a posé de nombreux problèmes par contre, c'est la notion de consentement. Dans les films, en famille, avec les amis, personne n'en parle. On parle de la personne avec qui on a couché, des fois on est fier d'en avoir convaincu de nous céder! On parle aussi du viol, mais que de celui que l'on voit à la télé : la nuit, l'homme violente la femme, celle-ci qui se défend. Sauf qu'en réalité ça n'est pas toujours comme ça.
Pour moi ça a été bien différent. J'étais avec mon copain depuis plusieurs mois, j'avais 17ans, on s'aimait plus que tout. Mais si je refusais de me donner à lui, il menaçait de me quitter. Alors je me laissais faire sans rien dire, je cachais mes larmes. Je ne voulais pas, j'avais mal, et si je disais stop il arrêtait. Oui mais je ne voulais pas qu'il me quitte, alors je me suis murée dans le silence. Et le silence tue.
Plus tard, avec un autre garçon, j'ai accepté un rendez-vous. On c'est retrouvé à s'embrasser dans la voiture, mais je ne voulais pas aller plus loin. Lui oui, donc je n'ai rien dit. Il m'a touché, m'a forcée à le faire, m'a frappée et étranglée. Moi je ne disais rien, je me laissais faire, tétanisée par la peur et le manque d'air. J'ai même accepté de le revoir plus tard (c'était un bon manipulateur). Comme quoi, encore une fois, le silence tue.
Pareil pour mon copain actuel, qui m'a doigtée alors que je lui avais clairement dis non. Mais j'ai décidé d'entreprendre une démarche : celle de nous apprendre cette notion si importante qu'est le consentement. Aujourd'hui c'est même qui refuse parfois, même si c'est un homme qui est donc censé avoir une libido débordante!
J'ai décidé de briser ce silence, malgré ma honte. Parce que si on m'avait parlé de ce qu'est une relation sexuelle consentie plus tôt, je n'aurais pas besoin qu'on me rassure avant chaque passage à l'acte. Je n'aurai pas cette sensation d'une main qui entoure mon cou en permanence. Et mon copain ne saurait toujours pas ce qu'est un "non".

Lucie    18 mai 2015  

excuser mois pour les fautes qui pourrais se trouver dans mon témoignage

j'écrie se petit texte tout t'an sachant qu'il ne séviras probablement a rien mais j'en ais envie et besoin

en bref j'ais parle de mes doute sur ma séxualiter il y a 1 ou 2 mois a une amie (elle est bi) et depuis jais l'imprésion que tout s’intensifie (positive comme négative)
disons que c'est compliquer car je ne ressent que des sentiment amoureux pour les garçons (pour le moment) mais que le corps d'une femme me donne "envie" alors que le corps d'un garçons (ou homme) ne me fais pas vraiment beaucoup d’effet même si je peut les trouver beau
tout sa peut aller jusqu’à m'n faire malle a la tête le fait de ne pas pouvoirs et ruisire a comprendre mes envie/sentiment... (je vais même a me demander si tout selas n'est pas juste une de mes invention que je m'éforce de croire)
d'un autre coter je pense que un jours je pourrais peut-être en parler a ma mère car elle ne ma pas laire fermer sur se genre de chose (de se coter j'ais de la chance)
mais j'ais peurs de parler de sa (que se soit pour la réactions des gens de leurres préjuger clicher... ou bien la peurs d’avoirs des problème par la suite du harcèlement ou autre)

lanna 14ans    18 mai 2015   Toulouse   

Le silence tue, et l'on se tait sans doute bien plus qu'on ne le croit.... Je suis d'un naturel bavard et pourtant il y a bien des choses que je ne dis pas.... J'ai la vingtaine, plus jeune, j'ai cru que j'étais emprisonnée dans un corps de femme qui n'étais pas le mien. Moi, je me trompais, je ne suis ni homme, ni femme je suis les trois à la fois ! Je suis pansexuelle, et même pas sûre que mon copain, avec qui je suis depuis deux ans, le sache... Comment lui dire que je rêve de femme tous les soirs, et qu'il me manque quelque chose ? Que ce n'est pas le premier à qui je pense dans mes plaisirs solitaires ? Je me tais, comme toujours.... D'autres part, je suis en fauteuil roulant, je peux bouger un peu mais je suis très fragile, dans la vie de tous les jours, je vis très bien le handicap et je n'hésite pas à le dire... Mais sous la couette... Quand on doit s'arrêter parce que je me suis fait mal quelque part, quand je tremble, quand je suis trop fatiguée, quand je n'ose pas de peur de m'abimer quelque chose, quand c'est lui qui n'ose pas, quand j'ai peur qu'il souffre, qu'il ne soit pas épanoui... Je voudrais aimer plus, aimer sans limite. La maladie est lourde est silencieuse : mais comment en parler ?

skullnroses    18 mai 2015  

Ca y est, cette autre fille a enfin pris la place que j'aurai dû moi-même occuper. Et oui, quelque chose ne tourne pas rond chez moi, je n'arrive jamais à obtenir ce dont j'ai besoin; quelque chose est cassé, brisé, anéanti en moi. J'étais pourtant folle amoureuse de lui, lui aussi d'ailleurs. Mais rien, le néant, le silence nous séparait. Il a dû voir que quelque chose clochait chez moi, il n'a jamais réussi à laisser sa fierté de côté et venir me comprendre. Il a compris qu'il valait mieux pour lui d'attendre une autre, qui finirait forcément par arriver. Parce que oui, au final il ne s'est rien passé entre nous parce qu'il a dû sentir que le problème venait de moi, et non pas de lui. Mon coeur est meurtri, je hais cette fille, j'ai l'impression qu'elle m'a volé ce qui aurait dû m'appartenir au moins pour un temps. Ca y est, j'ai de nouveau ce sentiment d'être toujours en concurrence avec les autres, qu'une autre fille sera toujours mieux que moi, que je n'aurai jamais ma place. Lui aussi je lui en veut. Parce qu'il a réussit à tourner la page, et que moi je suis toujours coincée à la même page, brassant le même air, en désespoir de cause.
Je suis aujourd'hui blasée, fatiguée, exténuée, vidée de toutes les désillusions que j'ai vécues jusqu'à présent. J'ai de plus en plus de mal à avancer. La solitude commence à me glacer le sang. L'incompréhension. Le ras-le-bol. Le manque d'amour tue à petit feu. Les personnes qui arrivent à aimer et à recevoir de l'amour ne comprennent sûrement pas la chance qu'ils ont.

Noxie    9 octobre 2016   Paris   

Je trouve que mon témoignage fais bidon contrairement à certains mais bon ..
Sa à commencer à 6-7 ans je jouait avec des garçons mais on avait des jeux assez bizarre (a caractère sexuel ^^)
Nous jouions des rôle et je fesais souvent la fille (voire tout le temps). Avec eux je me sentais moi même j'étais heureux mais un jour il on déménager .
J'ai fait une long dépression . à 11 ans je suis entrer au collège et j'ai rencontré des gens ... Pas très ouvert .
Pour eux les gay, les lesbien et les transsexuels sont comme le démon ou la peste.
Tout mon année de 6 ème j'ai eux très peur je pensais qu'il découvrirait qui j'étais réellement et qu'il me défoncerai
Mais ça va ils étaient assez con .
L'autre année j'ai fais la connaissance d'un gars super sympa , je ne voulais pas qu'il es peur de moi donc j'ai jouer un rôle ( que je joue toujours).
Quand je rentrais chez moi je me travestisai (enfin j'enfilais juste une culotte de ma mère ^^) je fesais en sort qu'il n'y ai personne dans la maison pour éviter que l'on me vois .
Puis durent mon année de 4 ème j'ai arrêté de faire ça car j'avais rencontré un fille que j'aimais du plus profond de moi et je me suis dit pour elle je deviendrait "normal" mais sa à fait l'inverse , je me sentais plus femme avec elle car elle es assez garçons manqué mais ayant redoubler ma 3 ème on a du ce quitter ... J'ai eux une grosse dépression encore une fois mais mon autre année j'ai pu faire la connaissance de mec super sympa il mon fais reprendre goût a la vie ^^ sans eux j'aurais sûrement été encore en dépression .mais il y a quelques jour j'ai dit à ma mère que je voulais devenir une femme ,elle c'est mis à pleurer et à me dire que j'étais pas normal "t'es trop jeune !! Tu n'es pas efféminé " mais si j'aurais été comme elle me la dit elle m'aurait montrer comme un monstre ,j'ai donc l'aisser dire ne voulent pas lui faire plus de mal. Maintenant elle croit que j'ai dit une conneries que c'est "l'adolescence, il fera jamais ça" ect.
Maintenant j'attends de me prendre un appartement pour pouvoir me travestir totalement et pouvoir aller voir un endocrinolog , je suis sur de ce que je suis mais j'ai peur que mes proche l'apprennent et qu'il vien me défoncer mais j'ai juste à me dire plus que 2 ans à tenir.

Orgara    24 août 2015   Angers   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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