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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je viens ici pour essayer de me libérer de ces chaînes qui m'enferme dans une personne que je ne suis pas.

Déjà étant petite j'ai été victime d'une terrible injustice qui me sépara de mes parents, ayant été accuser de m'avoir volontairement briser les os à ma naissance. Si je retrouvais les salauds qui ont fais ça, je ferais en sorte de leur raconter la misère qu'ils m'ont causer ensuite. J'ai du donc vivre chez ma grand-mère paternelle, elle était aussi méchante que gentille, aussi douce que violente. Elle m'a forcer avoir des cheveux longs, a m'habiller comme ELLE le voulais, me contraignais à faire de l'équitation et dès que je n'étais pas assez "gentille" elle me tirais les cheveux de toute ses forces. Ce qui a développé chez moi des troubles comportementaux, je me battais au poings et au dents, je me coupais les cheveux en cours, j'insultais autant mes maîtres et maîtresses que mes camarades, j'étais exclus. On me disais: Sale moche, sorcière, suicide toi, tu n'auras jamais de copain tout ça jusqu'à la 5eme a peut près ensuite les gens ce sont un tout petits peu lasser, puis j'ai décider de revoir mon père les week-ends, très grosse erreur, il est violent, manipulateur et alcolique. Souvent après le week-end je revenais chez moi avec des bleus, j'ai décidé de tout plaquer et de revenir vivre avec ma mère dans ma ville natale.

Là où je suis les gens me regardais bizarrement et me traitais de menteuse pour mon histoire. Dans ma classe je flirtais avec un garçon puis un jour il me proposa de sortir avec lui, je lui dis non, il me harcela pendant 5 mois, il me crachais dessus, m'insultait, me frappais, le cauchemar avait sonner a ma porte. Puis ensuite vins le temps où je rencontra le garçon avec qui je le dis pour la première fois, je pensais que c'était le bon mais il me quitta peu de temps après le temps de bien profiter de moi sexuellement, depuis les gens me juge car j'ai eu des relations sexuelle jeune alors cela m'affecta beaucoup j'ai eu des chantages contre des prestations sexuelles, pour ne pas que ces personnes n'en révèlent plus sur moi j'ai du envoyer des photos. Je me sentais tellement mal, j'ai tenter de me suicider a multiples reprises, car je ne voyais pas le bout du tunnel. Alors désormais je vis dans la crainte car ces gens méchants m'on rendu:
-schizophrène
-Anorexique
-Suicidaire

Alors je vous en supplie, je vous parle de bientôt les 16 ans, je ne connais pas toute la vie mais à tous ceux qui viendrait ici que ce sois par la publicité ou par curiosité, s'il vous plaît. Essayer de vous battre contre ces ignorants, moi je n'en ais plus la force mais si nous nous réunissons tous ensemble peut-être qu'un jour nous donnerons un avenir meilleur au gens qui nous entours.

anonyme   3 juillet 2015

Parler c'est mon truc, mon hobby. Raconter des histoires un peu folles, sans queue ni tête. Inventer sur la base de détails quotidien des explications capillotractées. Dire des bêtises énormissimes. Tout ça pourquoi? Pourquoi parler si c'est pour ne rien dire?
Je parle pour essayer de dire. Car au fond, même si je parle encore est toujours, je ne dis jamais ce que je souhaite dire. Je parle et j'invente en même temps un monde où tout est tellement absurde et logique en même temps. Avec un ami on parle comme ça à deux, à haute voix, n'importe où. Et au fond on s'en fout que tous nous entendent débattre sur une pseudo prophétie ou réinventer les causes de l'existence des chewing gum. Au fond je m'en fous que tout le monde m'entende d'un coup chantonner ou siffler un air d'opéra. Au fond je m'en fous car au fond je me tais et c'est ce silence là qui me pèse. Car oui, il y a tellement de choses importantes ou non, à mes yeux, que je voudrais dire, de questions que je voudrais poser et que je garde silencieuses. Tout ça je le tais, pour ne pas m'exposer, car dire des bêtises c'est à l’extérieur de soi, alors qu'exprimer un tabou c'est permettre au gens de nous voir à l'intérieur. Ainsi:
J'aime la vie, la vieille dame qui est montée dans le tram ce matin est magnifique, je dors avec mon doudou, j'ai peur de la mort des autres, comment on fait pour entamer une discussion avec un inconnu, je fantasme sur quelqu'un d'inexistant, les gens sont beaux, combien me faut il de secondes pour réagir en cas d'agression, plus tard je voudrais écrire un livre sur deux femmes qui s'aiment, hier j'ai joui en pensant à Elle, pourquoi on tue, j'ai envie d'être en couple avec quelqu'un, est ce que tu peux me masser le dos... Mais aussi la phrase de V pour Vendetta "Mais d'abord et par dessus tout, je veux que vous sachiez que même si je ne vous connais pas et ne vous connaîtrai jamais,que nous n'ayons partagé ni rire, ni larme, ni baiser, je vous aime, de tout mon cœur, je vous aime"

Ehal   9 décembre 2015

J'aimerai bien,
Pouvoir ouvrir ma gueule moi aussi,
Hurler à pleins poumons pour me libérer de cette angoisse étouffante, de cette chose horrible qui m’oppresse la gorge, qui m'empêche de parler.
Mais je ne peux pas, et d'un côté je ne veux pas non plus.
Pourquoi ?
Parce que je me dois de protéger.
Ça va paraître un peu bête, mais il faut que je protège mon frère et ma sœur contre ma réputation.
Faut dire que je n'ai jamais été quelqu'un considéré comme très normal,
Je pense que vous le connaissez, cet homme, cet intello qui sors vite des cours pour se réfugier dans des coins isolés,
Celui dont on ri parce qu'il est un peu bizarre, qu'on regarde se faire frapper et insulter par 600 personnes.
"Monstre, Crétin, Détraqué mental" je pense que vous les avez déjà entendus ces mots non ?
Eh ben ce sont ceux que je suis tout les jours, depuis que je suis arrivé en Corse depuis 7 ans.
Je prends un gros risque, en révélant où je vis, parce que on pourra me retrouver, mais peu m'importe.
Pour tout résumer, oui j'ai une réputation d'infâme saloperie, mais je n'ai pas le droit de me rebeller, je n'ai pas le droit de faire le moindre faux pas.
Mon frère et ma sœur, sont dans le même collège et école où je suis allé jadis.
Et on le sait, cette famille n'est pas normale.
Que ce passerai t-il, si jamais je me rebellais, que je montrais qui j'étais vraiment ? Un homosexuel ?
Que se passerai t-il, pour ma famille, pour mes si précieux amis ? Je suppose que la fierté des Corses ne l'épargnerai pas.
Je vis dans une peur, une immense peur, celle que la vie de ma famille tourne mal à cause de moi.
Je ne veux pas que la vie de mon frère et de ma sœur et ceux que j'aime deviennent un enfer comme la mienne.
Tout ce que je veux...c'est qu'ils puissent avoir des amis ! Qu'ils puissent vivre normalement ! Qu'ils puissent simplement, être heureux..
Alors voilà,
Je vis avec une angoisse au ventre que leur vie soit comme la mienne, moi j'ai l'habitude et ça ne changeras pas, cette réputation me survivras toute ma vie.
La seule chose que je souhaite, c'est que ce que je suis n'ait pas d'impact sur les gens que j'aime !
C'est pas grave sur moi, j'ai l'habitude des boulettes de papiers, des crachats ou des coups, ce ne seront que quelque uns parmi tant d'autres..
Je veux juste les voir heureux, si il le faut je suis prêt à me scinder en 2,3,4, 5000 !
Mais voilà, je dois assumer tout ce qu'on me fait, avec cette boule au ventre que d'autres prennent à me place.
Voilà pourquoi je suis ici,
Pour dire que le silence que j'ai fait pendant mes années de collège, là où on aurait pu empêcher que cela se produise, ça m'as tué,
Plus jamais je ne serais vraiment moi,
Je suis mort à l'intérieur, avec pour seule compagnie la peur, celle de mes jours futurs.

Skydyros   17 mai 2015   Ajaccio

Pour l'euphorique chouette, la mort est une fête.
Pour le serpent belliqueux, la mort est un jeu.
Pour la mante absoute, la mort est une pute.

J'étais bien trop jeune pour me perdre dans la scélératesse humaine, et après de nombreuses péripéties portant atteinte à mon corps comme à mon âme, je suis encore loin d'avoir retrouvé le sentier battu. Mais en attendant, j'aide ces vieilles gens, parfois oubliées mais bien souvent mal éclairées à retrouver le chemin qui leur corresponde.
Mon passé sombre dans l'oubli, ne me laissant pas d'autres choix qu'une rédemption agrée pour ceux méritant punitions et lamentations.
J'ai aimé, j'aime et je souhaite encore aimer mon existence... alors je demeure ma propre source de miséricorde.

Ne niez pas l'interdépendance entre votre sérénité personnelle et celle d'autrui.

La Méduse   19 mai 2015   Toulouse

J'ai lu quelque part , qu'il y avait trois types de silence , le simple , d'une conversation , tout en aillant les bruits

des passants ou des feuilles sous le vent , le complet , celui ou l'on est seul , dans un endroit sans bruit , a entendre

ses propres battements de cœur , et enfin le réel , celui de l'intérieur , quand on s'entend penser seulement , mais ne

ressentant rien du tout , ni douleur , ni émotion , ni son . Cet auteur dont je n'ai plus la référence , a retranscrit

quelque chose que je ressens par moment . Et c'est un silence violent , le plus violent qu'il sois .J'en ai un peu parler

a ma "mere" ( génitrice quand je ne suis pas capable d'atténuer mes pulsions de méchancetés )mais qui me dit qu'il faut

que j'arrete , que se sont des betises . Bref j'avais besoin de faire un peu de bruit , et vu que cela fait un moment que

je connais cette platforme , bien que je n'ai commencé a lire des témoignages que aujourd'hui ( avant je ne me sentait pas

capable) , je me suis dis que moi aussi j'avais envie de savoir que n'importe qui pourrait lire mes questions :)

Je me fais nommer Sardine ou CaptainSardine sur internet . Dans la réalité , je suis Pierrick .
Je suis un garçon , de 20 ans depuis peu et que vient a peine de sortir du lycée avec un bac L .Cela n'a pas été sans

peine et je suis fier de moi .J'ai eu une vie "chargé " , "lourde" comme disent certain , mais bien moindre que certain

d'entre vous .Je n'ai pas subit de viole , n'y rien de si horrible .
Je vais vous racontez ma vie , car c'est le source de beaucoup de mes problèmes je pense , et se soir j'ai besoin de

parler .
Je suis né avec un pere et une mere lambdas . J'ai aussi une petite soeur .Ma vie digne d'un téléfilm commence a mes 2 ans

. Ma soeur est née handicapée (Disphasie de fonctionement : trouble du langage , motricité , apprentissage ;retard mental

, et autre petit problème). Ce qui implique une aide superieur que la normal et j'ai donc été un peu delaissé par ma mere

, ce qui je pense est normal , bien que petit j'ai pris ca mal. Mon pere etant peu present a la maison entre son boulot et

ses amis du bar , je n'avais que ma mere qui devait s'occuper de ma soeur . Mais l'évolution de l'intrigue de ma vie est

que ma mere a fait un AVC a mes trois ans .Elle a developpé une maladit proche de la sclerose en plaque en plus , mais

sans les plaques au cerveau et non evolutive .Ce qui fait que a mes 3 ans , je m'occupais de ma soeur et de ma mere , qui

est sortie de l'hopital émiplegique , donc nous mangions des cereales , dans des bols que je lavais dans la salle de bain

grace a ma petite estrade . Ma mere donnait quand meme a manger a ma soeur , car je n'y arrivais pas .Mon pere quand a lui

rentré a la maison tous les trois jours pour ranger les courses dans les placards .Bien que ce fut une periode courte ,

elle est gravée dans ma mémoire comme le début des emmerdes .
Ma mere c'est remit assez bien de son emiplegie , avec une legere insensibilité a droite , mais rien de bien mechant ,

elle lave juste la vaiselle avec de l'eau trop chaude pour moi .Mais elle avait cette maladie qui sclerose sa jambe gauche

. Ce qui a fait que j'ai du aidé ma mere autant qu'elle aidé ma soeur , et j'ai donc appris très vite des choses , et

surtout la debrouillardise .Mon pere n'etant pas beaucoup plus absent , il se rappelait quand meme quelque fois qu'il

avait une fils de 5 ans , et venait planter des fleurs avec moi , faire de la confiture , etc ...Environ 3 fois par mois.
Je ne parlerai pas ici de ma soeur , c'est mon moment a moi , sachez juste qu'elle a bien reussit par rapport au

esperance du debut , elle est actuellement en étude dans un IME pour devenir serveuse .
Et ce qui a commencé a mettre le feu au poudre , ce fut la séparation de mes parents en 2003 , le 15 aout .
Cette soirée me fait encore cauchemarder . Ma mere avait fermé tous les volets , portes , pour rendre la maison étanche a

mon pere .Elle nous avait dit de dormir ensemble , dans le meme lit , avec du coton dans les oreilles , et surtout de

rester habillé , ce que je n'ai pas fais. J'ai dormis au sol , et n'avais gardé que mon tee shirt .( je me demande

pourquoi je raconte que j'étais cul nu mais bon). Malgrès la ouat dans mes oreilles , j'ai quand meme entendu mon pere

defoncer la porte pour rentré, les mots qui fusaient , des bruits de bois se cassant ,et enfin des bruits de bouteilles ,

s'éclantant contre quelque chose qui n'était pas le sol ou les murs .J'ai alors décidé de me lever et de voir ce qui se

passait . Mon pere eclatait tous les objets qui trouvait sur ma mere , qui ne disait rien . Je me suis approché , et me

suis mit entre eux .Je me rappelle que le verre m'avait ouvert les pieds et que mon pere m'a remarqué que quand j'ai dit "

Aie , ca pique" ...Il m'a ensuite repoussé d'un coup d'avant bras vers le canapé . J'ai donc pris le téléphone et crié

"J'appel la police " , et j'ai courut dehors . Mais mon pere ne voulait pas , alors il m'a balancé dans la piscine , ou ma

tete a cogné contre le fond et je me suis evanoui . C'est ma petite soeur de 5 ans , qui tenait a peine debout a cause de

son handicap qui m'a sortit de l'eau . En me reveillant j'ai vu ma mere dehors , se balancant d'avant en arriere avec mon

pere qui l'a frappé en lui disant " Vas y , comporte toi comme la faible que tu es , incapable !" C'est la que j'ai

emmené ma soeur dans la voiture , que je l'ai assise et attaché , que j'ai courut chercher les clés , et que je me suis

enfermé avec elle dedans ,comme si cette voiture était une cage contre le requin . Mais mon pere m'a demandé les clés que

j'ai donné et nous a dit de sortir . C'est la que ma mere a envoyé un rocher sur la tete de mon pere , qui c'est effondré

.Ma mere m'a vaguement engueulé car j'était a moitié nu , et nous a emmene sur la route de notre "banlieu" campagnarde .

Nous nous dirigions vers la seule maison encore allumé , c'est a dire notre ancienne nourrice , et nous nous sommes caché

derriere des arbres quand nous avons entendu la voiture de mon pere arrivé .Ma soeur a meme dit" Pierrick il est trop fort

a cachcach , il gagne toujours , papa nous trouvera pas" , et ensuite nous sommes allé chez ma nourrice , qui était

absente mais dont le fils nous a aidé ( si par chance tu passes par la , je te remercie du fond du coeur ) , j'ai ensuite

voyagé entre mon oncle , ma tante , et enfin mes grands parents , avant de devoir retourner en cours , en CE2.
La separation a été faite en justice , et enfin , notre pere a eu le droit a 1 WE sur 2 ...Ca faisait beaucoup pour moi !

J'ai appris qu'il aimé les BD , voyager ,les cigares et Walker Texa Ranger . Truc de ouf .
Mais c'était trop pour lui , alors au bout de 3 ans il a arreté de nous voir ...Le probleme c'est que je m'étais attaché a

mon pere . VOILA CECI ETAIT L'ETINCELLE .
J'ai donc commencé a sombré dans la dépression a 11 ans .Je parle de la dépression diagnostiqué , et mes thérapeute

étaient étonnés que a mon age on puisse avoir un mal etre aussi profond et réfléchi .Ce qui as suivit fut une

déscolarisation , j'étais de plus en plus "malade" , voir des gens me terrifiais , leurs jugements encore plus .Je voulais

rester chez moi .J'avais de mon corps et de ma faiblesse d'esprit . Suite a l'abandone total de mon pere , j'ai pris

enormement de poid .Je suis passé de maigre a obesité en 3 mois .Et sans manger plus gras n'y rien , et je n'ai jamais

reussis a perdre .Ce surpoid a donc participé a mon éloignement du collège ou j'étais . Car durant ma CM2 m'a mere a

rencontré un homme ...Un homme que j'ai détesté des que je l'ai vu .Vous savez un instant surement .Cette haine viscerale

qui monte en vous sans savoir pourquoi .C'etais horriblement violent . Ils se sont mit ensemble , et il nous a fait

demenager , donc j'étais depressif , très timide et affreusement seul , dans ce monde , en 5 eme . Cette homme , dont je

ne cacherai clairement pas le prénom , Hubert, me détéster aussi .Car je n'étais pas un vrais homme .Je dessine , je lis ,

je geek , je m'informe de truc plus ou moins utile , et je m'insurge de truc futile celon lui( Oui le safari humain est

futile) .Mais cette homme reste quelqu'un de cerebrale , assez intelligent , et m'a donc fait souffrir dans le dos de ma

mere , en me traitant d'incapable des les premieres années . Je me suis donc retrouvé en 5 eme , seul , manquant quasi 3/4

jours par semaine , n'écoutant et ne faisant aucun devoirs .Et si un professeur osait me dire quelque chose , il se

prenait un jolie " A quoi me sert d'apprendre votre magnifique equation , a quoi ca va me servir serieusement , donc 30 ou

40 ans , je vais mourir , et comme 90% de la population sans laisser de trace , n'étant qu'un grain de sable comme vous ,

alors laissez moi vivre ma vie comme je l'entend ". Cette logique morbide était le resultat de nombreuse reflexions mais

surtout en malheureusement mit cette prof de math en depression .Donc j'étais dangereux pour moi et pour les autres , et

c'est a partir de ce jour ou je me suis dit ca , que j'ai manqué l'école pendant un mois . Et j'ai enfin alerté quelqu'un

, ma prof de francais/prof principal . Elle a reussis a me faire revenir en cour , a démarché aupres de tout mes profs

pour qu'ils me fassent des photocopies et surtout a dit a un garcon de ma classe de s'occuper de moi ...Notre amitié fut

fulgurante pour moi ...J'avais enfin quelqu'un de gentil avec moi . J'ai donc beaucoup étais absent , mais beaucoup moins.
S'en ai suivit la 4 eme , ou Raphael etait devenu un monstre de mechancete , ainsi que toute ma classe ,ou j'étais le

bouc emissaire (14 mecs , tous plus beau les un que les autres , et 1 petit gros , pas tres intelligent et qui se laisse

faire et le reste de la classe était aussi des belles filles .) Mais cette année fut marqué par une hostilité horrible

avec le beau pere , car je n'ai jamais rien dit et me laisser rabaisser moralement par lui , il disait que la depression

etait pour les faibles , etc .J'ai donc vu une therapeute , qui a voulu que je reprenne contact avec mon pere ...Qui n'est

pas venu malgre une promesse signée de sa main . Donc je chutais encore . Et enfin la 3 eme , ou avec Raph on est redevenu

ami , ou je passais quasiment plus de WE chez lui que chez moi , et si j'étais pas chez lui , il était chez moi . Bref ce

sont que de bon souvenir ! L'année au college fut meilleur bien que toujours très absent , et j'ai eu le Brevet avec

mention ( Dans tes dents la prof d'histoire qui ne le croyait pas !)
Et la commence le lycée ...La periode la plus horrible de ma vie . J'y arrive a 15 ans .Dans une classe similaire a celle

de ma 4 eme , mais sans Raphaël .Et avec un beau pere qui maintenant ne se caché plus pour mes maltraiters

psychologiquement . Rapha quant a lui c'est fait de nouveaux amis , et moi non . Et j'suis donc retombé .Absence ,

descolarisation , haine de l'humain , et j'ai arrete le jeu du deprimé qui appel a l'aide , car j'en avais pas recus .Donc

refermement sur moi meme .Si bien que au bout de 6 mois de ce traitement , j'ai developpé une jolie maladie

"Physiopsychopatologie somatoforme inconnue" ...en gros des que j'ai peur , migraine , colere , vertige , tristesse ,

migraine auditive , etc etc etc . Mais dans l'autre sens aussi ...Des que j'ai une migraine , je suis terrife , et j'ai

attrapé un debut d'autite , donc a peine douloureux , mais je me retenais de pleurer . Bref la maladie de la joie . Mais

la bonne nouvelle ce fut la separation entre mere et beau pere .Truc moins bien ,j'ai developpé une phobie scolaire ,qui

combiné a ma maladie qu'on a toujours pas reussis a traiter , vous vous doutez bien que me manquait beaucoup de cours .

J'ai donc été refusé en L , donc j'ai redoublé , ou j'ai encore été en L , donc on m'a mit en STI2D, sans mon avis , et

pendant ce temps la a la maison , ma mere , ma soeur et moi vivions dans un salon .Car le beau pere ne voulait pas

demenager et a carrement prit toute la place pour lui . Donc nous dormions dans la meme piece , nous mangions dans la meme

piece , etc . Hubert a meme donné notre chien et tué nos chats . ( That isn't a joke).Pendant toute mes secondes et ma

STI2D , ce faisait dans des condictions horribles , car nous ne pouvions pas demenager , ma mere ne touchant que la

retraite qu'elle a du prendre a 35 ans .Je suis tombé dans le plus bas de ma depression , scarification , 5 tentatives de

suicide que personne n'a remarqué (raté , ce qui est depressif veut dire globalelement " Je suis meme trop nul pour me

tuer") , associal avec peu d'amis, descolarisé ( actuellement je réapprend les conjugaisons que j'ai oublié a force )

...ET VIENT L'ANNEE DE MES 18 ANS :D
Durant mes 17 ans , j'ai rencontré un ami internet , Hipplayer .CE MEC M'A SAUVE LA VIE !! Il me faisait rire , reflechir

en bien , et me garder en vie .Et le 10 juillet fut une journée magique .On a demenagé ! et on fetait mon anniversaire ce

jour la ( qui est normalement le 27) avec Raphael et son petit copain Pierre ( que j'adore , tellement il m'a aidé ),

Margaux , une amie geniale que j'aime de l'amour fort fort , et donc Hipplayer qui a dormit chez moi .C'était génial !! De

plus durant l'année passé , j'ai rencontré des gens en or , des amis aussi pour moi via internet !J'ai aussi repris un peu

le dessin , etvoulant en faire mon métier (toujours d'actualité meme ses mes dessins sont pas tres beau)...et je suis

rentré en L...donc second redoublement .
Et la L , plus belle periode de ma vie ! Developpement humain , intellectuel , reprise de confiance en moi , des amies ,

(coming out meme si c'est pas le sujet) , j'ai retrouvé chez cette classe , une petite famille , des profs en or aussi ,

les plus gentils du monde ! Je me suis ouvert a la langue anglaise (Mr Stuart , j'ai eu 13 au bac grace a vous ...Alors

que j'avais 4 avant).
Et la plus belle année de ma vie fut celle ci .J'ai eu la chance/malchance de pas avoir de Pc pendant 1 an ...quittant

ainsi des amis.Raphael quand a lui a demenagé a Lyon .On se parle peu , mais c'est toujours mon meilleur ami .
Mais en L j'ai recontré Virginie , petite femme très complexe , trop intelligente et sacrement canon , ma meilleure amie,

Marine , fille d'un genie immence , belle , gentille mais comme personne , j'ai retrouvé de ma premiere Margaux et Alexis

qui est aussi passé de STI2D a L et qui est devenu un ami genial ! Bref une brochette de pote . J'ai lutté ferocement

contre ma maladie cette année , car nous avons eu une année tres dure ( que je vous conterai seulement en privée , car ca

va doubler se temoignage) , mais un prof de philo(Mr Chery , je vous aime fort !), qui m'a tellement fait grandir . Cet

homme est la personne avec Raphael et Virginie , qui m'a fait le plus évolué . J'ai donc decouvert la philo , matiere

prefere apres l'art P. Ou j'excelle en oral ...l'ecrit on oublie . Et j'ai eu le bac contre toute attente , et au grand

desespoir de notre proviseur , 100 % de reussite en L ( oui desespoir , c'est compliqué !)
Et je suis sortis de ma depression je pense .Aussi grace a Aurelien , un ami internet aussi .Bref j'avais besoin de

raconter ma vie . Une vie pas géniale , pas interessante , mais que j'ai appris a aimer .Bon j'ai encore des problemes ,

comme mon corps , ou avec l'ancien beau pere , mais j'ai enormement evolue .Je vais en fac l'année prochaine , j'ai peur

et si ca se trouve je reviendrai témoigner en bien de cette futur année .

Et pour parler un peu du coté sexuel(Je n'ai aucune experience physique , donc je parle psychologiquement et socialement),

j'ai eu peu de probleme avec mon homosexualité ,j'assume pleinement , ma mere est en froid avec moi a cause de ca , ma

soeur , mes amis , ma famille l'a très bien prit , juste ma mere n'aime pas trop ca . J'ai quelque ami qui se sont éloigné

de moi car n'appreciant pas cette orientation , mais ce n'est pas une grande perte , car si il vous aime vraiment , il

vous accepterons comme vous etes .Virginie était homophobe , maintenant , elle gueule sur "Le Mariage pour tous " et autre

!
Bref j'arrete avec ma vie peu interessante .Merci d'avoir lu , si vous avez lu en entier , desole pour les fautes , j'ai

fait comme j'ai pu ,comme j'ai dit , je reapprend a ecrire car j'ai beaucoup perdu . Si vous voulez me parler , j'ai un

mail : CaptainSardine@hotmail.fr et c'est tout . Je vous donne plein d'amour et de courage dans vos vies , car elle est

dure , cruelle , mechante , mais quand meme bien sympa quand on la partage avec les autres :)

Sardine   2 août 2015   Tours / Romorantin

à 17 ans j'ai eu une histoire avec un garçon de 32 ans. Croyez le ou non mais j'ai vraiment cru que c'était quelque chose de beau et de sincère, j'ai accordé ma première fois ( et la seule jusqu'à présent ) à cet homme. Après quelque temps j'ai trouvé ça malsain et ai rompu mais je n'ose le dire à personne. Personne dans ma famille n'accepterai le fait d'avoir pu éprouver quelque chose et d'avoir partagé quelque chose avec quelqu'un de plus âgé que moi. Et maintenant je me sens bien perdue, ces gens autours de moi ne me voient pas vraiment, je dois consoler ceux qui se disent mal et en attendant je ne sais plus vraiment vers qui me tourner. Par dessus le marché j'ai embrassé une fille et je suis maintenant catégorisé de lesbienne aux yeux de certains qui compte bien me le dire à chaque fois qu'ils me croisent, qu'ils me voient...

Je ne sais pas encore bien ou je suis ni ce que je ressens réellement. Tout ce que je vois autour de moi ce sont des couples mais je ne comprend même pas moi même comment je pourrais vivre ça....

Cela fait du bien de mettre quelques mots sur ce que je ressens,pouvoir le dire sans avoir des regards glacés ou mal à l'aise, ça fait quelque chose ....

sally   17 mai 2015

Le silence tue. Peut être que je devrais commencer par dire ça. Peut être que ce que je vais dire n'a rien à voir avec la véritable thématique du silence tue s'il y en a une. Mais ce qui m'ait arrivé provient de mon silence. Dans mon enfance (car je n'ai pas de date précise) je ne sentais pas moi même. Comment je dois réagir ? Qu'est ce que je dois faire ? telles étaient mes questions quand les trois frères du village s'en prenait à moi. Au début ce n'était pas des coups que je recevais mais bien des paroles, des insultes, et les mots sont puissants. Ils me traitaient de "pd" bien que je ne connaissais rien à la sexualité, j'étais encore innocent, à chaque fois qu'une scène érotique passait à la télé je devais détourner le regard. Mais contre ces insultes je ne faisais rien, je me taisais, j'avais peur. Peur de ces trois frères, dont l'un avait 5 ans de plus que moi, j'avais peur qu'ils s'énervent et que les coups fusent. Donc je me suis tue. Puis les insultes ont changés, c'était devenu des moqueries sur ma couleur de peau. Je suis bronzé, mi-péruvien mi-français. Encore une fois je me suis tus, par peur de représailles. Mais le pire dans ça c'est que mes amis de mon village se taisaient quand je subissais ces insultes. Et puis c'était le bouquet quand mes amis ont grandit, ils ne se sont plus tue. Ils se sont ralliés aux trois frères pour se moquer de moi allant jusqu'à des fois s'amuser a me donner des coups de pied visant mon bas ventre. Je ne voulais toujours pas me battre, donc je me suis tus. Le silence tue. C'est à partir de là que je me suis enfermé chez moi, je ne sortais plus, je n'avais plus aucun contact avec l'extérieur hors scolaire. Je restais devant la télé, devant l'ordinateur, devant mes devoirs. Je ne sortais jamais. Pourquoi devrais-je employer l'imparfait maintenant ? Cela dure encore aujourd'hui. Le silence tue. Je me suis créer un cocon dans ma chambre, j'ai commencé à devenir...ça me coûte d'en parler mais il faut le faire. J'ai commencé à imaginer, le monde, mes relations jusqu'à ce que je crois en cela, je ne savais plus différencier le rêve de la réalité. Je me suis tus, jusqu'à une ultime engueulade que mes parents avaient l'habitude depuis mon enfance, j'ai demandé à voir un psychologue. Je lui ai tout dit et avec son aide je me suis guéris, je continue à prendre un médicament neuroleptique mais je me sens mieux dans ma peau. Alors la parole guérit.
Cependant tant que nous acceptons le silence, nous nous tuons. Cette année j'ai fait la connaissance d'une fille qui a voulu entamer une relation avec moi. Nous l'avons donc entamer mais elle ne voulait pas que les gens le sachent donc nous nous sommes cachés, même si on voyait qu'il y avait quelque chose, je devais me taire. On m'avait conseillé de ne pas engager une relation avec elle, j'aurais du les écouter. J'ai découvert qu'elle avait une relation avec un autre du lycée en même temps, disons que j'étais arrivé après. En me taisant tout le long les personnes qui ne savaient pas ont décidé de me harceler à chaque cours pour avoir ce qui se passait, et à chaque question je me taisais plus encore. Mais le pire c'est que la fille en question a raconté à ses amies que c'était moi qui l'avait détourné du droit chemin (alors que c'est elle qui est venu vers moi). Du coup les amies à la fille ont répandu cette rumeur faisant de moi le fautif, le monstre qui a cassé une relation (alors que j'ai découvert qu'il y en avait eu 4 autres avant moi alors qu'elle sortait avec un mec du lycée). Et je me tais encore. Plus je me taisais, plus le silence est tenace. J'aimerai tellement que la vérité surgissent mais que ce soit la fille qui la dise. Mais c'est impossible, alors ma blessure grandit peu à peu, et le silence avec lui. Le silence tue. Mais la parole guérit.

M_Polo   17 mai 2015   Grasse

J'ai longtemps cru que jamais personne ne s'intéresserait à moi, toute mon adolescence, et maintenant j'ai compris pourquoi : si je suis tout-à-fait féminine dans mon corps (et dans ma tête : je suis cis), j'adopte des comportements habituellement réservés aux hommes, j'échappe au conditionnement social qui veut que les femmes soient douces et faibles et les hommes forts et insensibles, je pioche mes qualités et mes défauts dans les deux genres ; et ça, ça fait peur aux hommes.
Mais pas à tous, les plus intelligents, les plus sensibles (les mieux en fait, ceux qu'ils faut, ceux qu'on veut vraiment !) ne sont pas gênés par ça, pas enfermés dans leurs stéréotypes. Et j'aime les femmes aussi, je n'ai encore jamais rien vécu avec une femme, mais je suis confiante, je sais que ça arrivera, quand il faudra. Alors croyez-moi, on peut être heureux et aimé comme on est, toujours. En commençant par s'accepter. Faites-vous confiance. Oui, vous avez de la valeur.

joiejoiejoie   18 mai 2015   Nantes

Depuis plusieurs années maintenant, je suis témoin. J'assiste à ma vie comme si je regardais un film. Je n'existe jamais vraiment, je vis par les autres pour les autres.
Depuis le début de cette année, enfin les 4/5 mois, j'essaie de faire un petit "coucou, moi c'est Joh', j'existe les gars". J'ai un caractère bien trempé, ça déplaît beaucoup. J'aime bien le sexe, parce que c'est un univers extrêmement vaste, mais surtout j'aime en parler, pouvoir échanger autour du sexe. Que ce soit avec des garçons où des filles, que ce soit au sujet de garçon ou de fille. Aussi j'aime le SM, je ne l'ai dit qu'une fois, on m'a regardé comme si je disais que j'avais pris du plaisir a tuer quelqu'un. Alors je n'en parle pas. Je ne dis pas que j'aime le sexe parce que sinon je suis une pute. Je suis un miroir sans teint, la Joh' sage, un peu branleuse, et puis l'autre pute de Johanna qui fait sa petite soumise et qui se vendrait presque pour ça, cette espèce de salope qui saute sur tout ce qui bouge, fille ou mec, "tu lui donnes un chien en chaleur elle arrivera a te le sauter" disent-ils.

Et dire que je suis libertine. C'est dire que je veux du sexe du sexe et encore du sexe.

Pas besoin des mots des gens, le silence tue. Leurs regards tuent.

(Si jamais vous voulez parler de tout et n'importe quoi : johanna160247@gmail.com)

Johanna   15 juin 2015

Sortir du silence.. J'ai toujours songé que c'était simple. A 15 ans j'ai regardé ma mère droit dans les yeux et je lui ais dit "maman je suis bisexuelle". Une vérité qui vibre dans chaque pore de ma peau. Plus tard j'ai compris que j'étais plutôt pansexuelle puis j'ai haussé les épaules. A quoi bon mettre des mots sur sa sexualité, y mettre une case ? Je suis ce que je suis. Parfois la fatigue pèse sur mes épaules : devoir me justifier, sans cesse. Faire mes preuves. Affirmer que je n'ai pas à "choisir mon camp". Mais je le fais, je relève la tête, j'affiche un drapeau gay dans ma chambre et je dis haut et fort que j'emmerde le reste du monde.

J'emmerde le reste du monde ? Ah bon ? Dieu que c'est si simple de se construire un personnage. De prétendre être libérée, sans attaches, sans secrets. Sans aucune honte et sentiment d'anormalité. Comme c'est facile d'expliquer qu'on est seule parce qu'on en a envie, d'esquiver les questions et de faire croire à une sexualité épanouie parce qu'on a mis un mot dessus. Est-ce qu'il y a des choses que je n'ai jamais dit à personne ? Oui. Moi aussi j'ai mon silence.

Il y a ce sentiment de malaise quand mes amis parlent d'orgasme. Quand on me vend le sexe comme un paradis accessible sur une simple caresse. Ce subtile changement de sujet ou ce flou que je tisse quand on me demande si je suis vierge. Cette tension dans mon être quand ma famille me demande quand est-ce que je vais me décider à sauter le pas. Cette sensation d'injustice en moi, cette incompréhension par rapport à moi même.

Parce que voilà, mon sexe je l'ai caressé, dorloté, câliné, frotté. Je l'ai haïs aussi. J'aurais aimé être asexuelle, pouvoir l'ignorer lui, ignorer le mot désir. Mais il est là, il coule dans mes veines. J'ai envie de lèvres sur ma peau, de frôlements qui me donneront envie de gémir. J'ai des fantasmes, bien présents. Quand ils sont là, je sens mon entrejambe qui chauffe, me brûle, réclame des contacts.. Et puis ce rien. Cette déception innommable. Ces sensations qui ne viennent pas. L'orgasme ? Un mot qui a pour moi un goût d'inconnu. Une main entre mes cuisses ce n'est pas désagréable. Rien de plus.

Perdue dans une société qui sacralise le plaisir sexuel, comment parvenir à le dire ? Cette douleur, cette honte : "je ne jouis pas. Ce n'est pas mon esprit qui bug, ni mes hormones, ni mes envies. C'est juste mon corps qui ne répond pas et je ne l'ai pas choisis". Alors je me tais. Je me créer un rôle. Je sais mon corps fin, sensuel et je le sexualise. Je m'invente fille libérée... Et jamais je ne laisse quelqu'un dépasser la barrière de quelque baisers. J'ai peur du couple, j'ai peur de m'engager dans une relation sexuelle ou, pire, amoureuse, et de ne rien ressentir. D'avoir à affronter ma déception et celle de l'autre.

J'aimerais vivre ma sexualité. Pouvoir être une jeune fille de 19 ans "normale", qui découvre son corps et celui des autres. Profiter d'étreintes et d'enlacements. Mais à la place, il y a ce silence entre mes cuisses, cette zone sombre sans mots que je porte avec moi chaque jour. Triste ironie que celle d'être née dans une famille qui parle de sexe comme du repas du jour et de ne pas savoir dire "à moi, ça ne me fait rien".

C'est juste un sexe. Un ensemble de chaire et de nerfs au bas de mon ventre. Un rien dans l'ensemble du corps, un atome dans l'ensemble de la vie. Mais aujourd'hui je le dis : le mien gâche ma confiance en moi, ma vie et mon avenir. Il est mon silence, ma douleur, ma honte.

Et il me tue.

Filleduvent   10 juillet 2015   Brie Comte Robert

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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