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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

De retour après un an sans rien dire, je ne vois qu'ici pour dire ce que j'ai à dire. Que ce soit l'expression de ce manque d'amour venant de ma mère et de l'absence de reconnaissance de sa part ainsi que le fait qu'elle n'exprime jamais le fait que moi aussi je suis capable de faire quelque chose de mes dix doigts, que je sais conduire, la preuve, quand je conduis en auto-école ma conduite est pas parfaite mais elle est complimentée alors qu'avec toi c'est limite si à chaque seconde tu me dis pas que ce que je fais c'est inutile, dangereux et qu'il faudrait que je gare la voiture pour arrêter de conduire.

Je suis un être humain de 17 ans, pas une machine conditionnée à gérer cette foutue maison alors que je pourrais avoir une vie sociale, voire même de temps en temps un merci. Pas me faire gueuler dessus parce que au lieu de passer la serpiere correctement, j'ai préféré faire mes devoirs parce qu'en fait je vise une carrière d'ingénieur voire de chercheuse. Mais ça c'est pas un vrai projet puisque c'est pas ton enfant préféré qui veut le faire. Si je suis en internat, c'est pour te fuir, pour fuir mon enfoiré de frère, parce que le seul endroit où je suis chez moi, c'est dans un internat à 80 kilomètres de la où tu vis. Je n'en peux plus de vivre sous le même toit que toi. Je n'en peux plus de ta façon que tu as de te mettre en avant pour montrer que, toi, tu sais. Cette façon que tu as de considérer que je suis la fille imprévue, celle qui s'est cachée, en somme, l'accident. Et quand mon frère qui a 23 ans (et moi 17) ne me respecte pas depuis 17 ans en me disant que je suis une connasse, une salope, que de toute façon je suis bonne qu'à faire le ménage et la bouffe, que je suis inutile, que je suis idiote, que je ne sais rien. Bah évidemment que je ne sais rien, j'ai 5 ans de formation de moins que toi ! Et pourtant moi je viens pas te marcher sur les pieds avec ce que je sais. D'autant plus qu'au fond de moi je sais que j'ai des milliards de fois plus de capacités que tu n'en aura jamais. De toute façon, on a tellement peu cru en moi que la notion de confiance en moi elle n'existe que chez les autres.
Mes profs d'itec ont bien plus de bienveillance et croient tellement plus en moi que tu ne l'as jamais fait. (M. Brottes et Mme Chapuzet si vous passez par là, merci pour absolument tout, je vous jure une gratitude éternelle.)

Et puis papa, je t'aime, je t'aime de tout mon cœur mais je ne sais pas comment te le dire. J'ai claqué la porte il y a un peu plus de 6 mois mais je t'aime.

Je voudrais savoir pourquoi je ne suis pas apte à penser normalement. Pourquoi quand on me dit 1+1 je pense au fait qu'en algorithme ça peut faire 1 ou 0, en binaire ça fait 10, et enfin que ça peut aussi faire 2.

J'ai mal aux yeux, à la tête, mais je me sens repue de m'être exprimée.

Adiou.

Senja    30 octobre 2016   

C'est vraiment au bon moment que je tombe sur ce cite car j'avais vraiment besoin de parler, de briser le silence.
Voila cela fait maintenant plusieurs jour que j'ai rencontré un mec de mon age, très sympa, cultivé, bien plus mur que la plupart des mec de son age et plutôt mignon. Oui je suis tombée amoureuse de lui.
Le problème ? Il veut devenir prêtre.
Il me l'a dit clairement il ne veut pas donner sa vie a quelqu'un d'autre que dieu.
A chaque fois que je le vois j'ai l'impression qu'on est en tout point pareils mais on évolue dans des mondes totalement différents. Lui vit dans un monde guidé par la religion ou le sexe avent le mariage est tabou et ou dieu prend une place centrale, et moi même si on m'a appris les bases de la religion je ne pratique pas et je continue a penser que l'église est vraiment pourrie.
ça fait maintenant plus de trois jours que je ne l'ai pas vu et que je ne suis pas entrée en contact avec lui. Je pensais que sa m'aiderai a réfléchir mais même en ne le voyant plus je n'arrive toujours pas a me le sortir de la tête.
J'essaie quand même de me persuader que ce n'est qu'un ami car ce serait vraiment dommage de perdre contact avec lui.

Méluzine    3 juin 2015   

Comment peut on vivre à l'adolescence ? Je parle de cette vie pleine et véritable dont tout le monde parle autour de moi.
Pour eux, ça a l'air d'une évidence. Mais quoiqu'ils aient vécu, ils ont tout oublié une fois passé l'âge adulte, et ils finissent pas ressortir les mêmes conneries aux plus jeunes du genre: "Profite. À ton âge il faut s'amuser."
Comment peut-on profiter, ou s'amuser à cet âge ?
C'est peut-être dû à mon inimitable manque de confiance en moi, mais je n'arrive pas à ne pas avoir peur.
Je ne vois que mes différences, ma différence surtout d'ailleurs.
J'ai 17 ans et moi aussi, dans quelques années je dirai aux plus jeunes de profiter de leur vie. Est ce que c'est ça finalement l'adolescence ? Un défilé de jeunes qui ne profitent pas, et qui hurlent, une fois le supplice passé, aux nouveaux jeunes de profiter.

Jesuis    3 novembre 2016    Paris   

Bonjour, aujourd'hui je copte faire un truc peut-être inédit, mais désespérée, je ne peux m'empêcher de désespérer les autres.
Hélix, ton témoignage m'a touché. J'ai un petit ami merveilleux, une petite bande d'amis, mais le sourire ne vient pas. Je me cache derrière un masque, comme ceux des vieux théâtres. Je ne montre jamais mes vraies émotions sauf à mon petit ami, mais je n'arrive pas à parler, à personne. Que dois-je faire pour retrouver espoir ? Je te demande conseil à toi, car mon histoire est similaire à la tienne : harcèlement allant loin parfois, je ne supporte pas mon image (malgré que je n'ai pas vécu l'obésité). Je veux être moi et pouvoir m'exprimer là-dessus au moins pour mon copain qui s'inquiète pour moi car il ne comprends pas mon état. Aide-moi, je t'en prie.

Inconnue    12 juin 2015   

Je suis ce qu'on appelle quelqu'un de libérée. Une femme, plus exactement. Quelqu'un qui considère que lorsqu'on est en couple, nous ne sommes pas forcément obligés d'être monogames, ni obligés de considérer qu'être Amoureux permet de dire que le corps et les désirs de l'autre nous appartiennent entièrement.
Je pense que je ne pourrais jamais être dans ce modèle fermé, stricte, exclusif, ou l'on ne connaît qu'un corps et qu'une saveur, qu'une relation très intéressante et sensuelle, alors qu'il en existe tellement à découvrir, sentir et ressentir.
Alors oui je "baise". Je suis libre, et je baise. Quand j'ai envie de m'envoyer en l'air, quand j'ai envie de réaliser mes fantasmes, je le fais. Quand je parle avec quelqu'un d'intéressant, j'ai souvent envie de flirter, de faire passer cette relation à ce stade charnel si important et si bienfaisant. Pas toujours, évidemment, et je suis bien consciente qu'il n'y a pas que le sexe qui soit important dans les relations, mais cette sensation grisante de plaire et de séduire soi-même est incroyable.
Et quand j'explique ce désir, ces pulsions, ces plans futurs pour ma vie, je n'ai pas beaucoup de remarques qui Comprennent. "J'espère que ça te passera", "oh, mais c'est malsain ça non?". Les gens sont malades de savoir que certains envisagent l'Amour autrement, en laissant libre le corps de l'autre, en imaginant que oui, il est possible d'aimer Sincèrement quelqu'un en étant "libertin". Je ne sais pas si ce mot est le mot juste pour définir mes pensées, mais en tout cas, c'est celui qui s'en rapproche le plus, et l'un des plus incompris.
Non je ne saute pas sur tout ce qui bouge. Je suis juste une amoureuse des relations totales, des corps et des esprits humain, des peaux et des caresses, de la séduction et des êtres sensuels. "Pardonnez-moi".

Terpsichore    17 mai 2015    Paris   

Je sais que tu vas me lire. Tu m'as trouvée, me suis-je vraiment cachée ? Tu as raison, j'avais envie que tu me trouves. C'est ironique non ? De t'écrire anonymement alors que je suis au téléphone avec toi. Je t'avoue que j'avais tout prévu dans mon esprit, chaque mot, chaque phrase mais là, je me perds, comme à mon habitude non ? J'aimerais te haïr, tout serait plus simple mais à la place je ne peux que te remercier. De quoi exactement ? Je ne sais même pas. De m'avoir arraché à quelque chose qui voulait me garder éternellement mais qui continue d’être constamment derrière moi comme une ombre retirée. Quelque chose qui attend le moindre signe de faiblesse de ma part pour me sauter dessus, et Toi, Toi tu la retiens. Tu me retiens de retomber dans ses bras, les tiens sont mieux. Tu as dis que tu m'aimais (pas d'amour, non, c'est impensable ça), et je n'arrive pas à y croire. "M'aimer" cela semble irréel, je ne te crois pas, je ne te comprends. Je ne te comprends pas pour beaucoup de choses.. Tu me fais peur. Tu me fais peur parce que tu pars. Parce que je suis seule, que je l'ai toujours été et que je vais le redevenir. Tu pars, tu pars et j'aimerais devenir invisible. Je ne vais pas dire tout ce que tu sais déjà, j'aimerais que tu comprenne à quel point tu es important pour moi. Et je crois que même moi je ne comprends pas. Comment le pourrais-je ? C'est la première fois que quelqu'un comme décide de s'incruster dans ma vie, et d'y occuper une si grande place en si peu de temps. Et c'est effrayant. Je viens de me rendre compte que tu vas me lire, et que ce serait peut-être une erreur de publier ça, tant pis. Tu n'es pas la meilleure chose qui me soit arrivé, tu es arrivé et je t'en remercie, infiniment. J'aimerais te dire que je t'aime, mais j'ai trop peur de ces mots, idiot non ? J'ai briser le silence, mais je suis trop lâche et je vais m'y re-calfeutrer aussitôt, en sécurité. S'il te plait, si tu me lis (et tu le feras) ne me parles pas de ces mots, laisses-les dans les abîmes de la nuit, ils y sont en chaud. Pardon à tous les autres, qui ne sont pas Lui, d'avoir à voir tout ça, j'en suis navrée. Merci, beaucoup, pour tout.

Maëlle    9 mai 2016    From hell to freedom   

Le silence tue, et l'on se tait sans doute bien plus qu'on ne le croit.... Je suis d'un naturel bavard et pourtant il y a bien des choses que je ne dis pas.... J'ai la vingtaine, plus jeune, j'ai cru que j'étais emprisonnée dans un corps de femme qui n'étais pas le mien. Moi, je me trompais, je ne suis ni homme, ni femme je suis les trois à la fois ! Je suis pansexuelle, et même pas sûre que mon copain, avec qui je suis depuis deux ans, le sache... Comment lui dire que je rêve de femme tous les soirs, et qu'il me manque quelque chose ? Que ce n'est pas le premier à qui je pense dans mes plaisirs solitaires ? Je me tais, comme toujours.... D'autres part, je suis en fauteuil roulant, je peux bouger un peu mais je suis très fragile, dans la vie de tous les jours, je vis très bien le handicap et je n'hésite pas à le dire... Mais sous la couette... Quand on doit s'arrêter parce que je me suis fait mal quelque part, quand je tremble, quand je suis trop fatiguée, quand je n'ose pas de peur de m'abimer quelque chose, quand c'est lui qui n'ose pas, quand j'ai peur qu'il souffre, qu'il ne soit pas épanoui... Je voudrais aimer plus, aimer sans limite. La maladie est lourde est silencieuse : mais comment en parler ?

skullnroses    18 mai 2015   

J'ai appris très récemment que deux de mes amis pratiquaient le SM et je respecte tout à fait ça. Cependant je ne sais pas pq je ne fais que penser à cela, comme si ça me.me choquait et que je ne pouvais m'empêcher d'avoir une pensée là-dessus.

Groa    5 avril 2016    Paris   

je te parle à toi là.
à toi-même
la fille à l'intérieur !
J'sais pas trop où t'es . Partout sûrement.
J'me fou. t'es là c'est tout.
Laisse toi vivre!
Oui toi j'sais pas trop où t'es parties mais tu reviens stp.
Tu reviens vite fais, tu ramènes ton cul et tu remontes.
Qui t'as dit que prendre les boulets des autres était une bonne idée ?
Prendre le boulet des autres sans être capable de les lâcher après ?
Le boulet de gens que tu ne connait même pas ? Des fictions ?!
Qui t'as dit que c'était une bonne idée ? La séduction ? Celle de qui ? La mort ? Le danger ?
J avais même pas prévue de t'écrire autant.
J'avais pas prévu d'écrire autant.
J avais à peine deux trois phrases dans la tête.
Mais j suis fière j'ai réussi à toutes les retenir en écrivant.
Bref ça à rien a voir la
tu reviens. t'es déjà là je le sais.
Alors tu souris et vite fais.
tu souris fière
combattante
et tu restes avec ce sourire
parce que 'il sera irrépressible
un vrai
un beau
Sourire

C'est internet    9 novembre 2016    dans ton cul . Ouais c'est récurrent comme blague et alors ?   

Je vais bientôt avoir 23 ans et autant d'années de célibat. Il y a pourtant des hommes qui me tournent autour mais à chaque fois que quelqu'un devient trop proche de moi je me met à paniquer ( stress, mal de ventre etc..). La cause de tout ça sont sûrement mes parents ils se sont séparés quand j'avais 6 ans et c'est à partir de là que j'ai vu mon père tel qu'il était vraiment: un monstre manipulateur, menteur. A chaque foi que l'on sortait avec ma mère il y avait des chances pour qu'il nous suive en voiture, quand il venait nous chercher à l'école et que ma mère était là les insultes pleuvaient, bref c'était du stress 24h/24H. De plus en CP notre prof à moi et ma sœur nous avait prises en grippes, surtout ma sœur qui a passée la majorité de ses récrés enfermée à faire des punitions, on ne devait pas dire quand des élèves copiaient sur nous parce que c'était mal de dénoncer, il ne fallait pas colorier en rose parce que le stylo rouge de la prof ne se verrait pas... De plus mon père a tenté de nous enlever à deux reprises. Depuis cette époque je n'ai aucune confiance envers les adultes et je répugne à en devenir une, je me suis renfermée sur moi même, a 7 ans je voulais déjà mourir. Pendant toute ces années ma mère a dressée un portrait peu glorieux de mon père et lui ne me dira jamais "je t'aime" ou "je suis fière de toi" et n'a pas beaucoup de geste tendre. Le seul homme qui ait joué le rôle de mon père était mon grand père maternel mort en juillet dernier, mes grands-parents paternels nous considèrent moi et mes sœurs comme la cinquième roue du carrosse, pendant des années sous étions des bonnes à rien et des faignantes et en ce moment ils sont dans une phase où ils nous aiment bien, où on existes. Maintenant mes sœurs ont leur copains, moi je reste seule avec ma peur et j'essaie de faire bonne figure en cachant toujours à ma famille les idées noires qui me viennent de temps en temps encore. Ma mère ne s'est jamais remariée et les homme pour elle sont rare car elle a peur elle aussi. Comment avoir confiance envers les hommes et s'autoriser à aimer?

claire    19 mai 2015    Strasbourg   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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