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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Salut , j'ai eu 20 ans il n'y a pas longtemps, récemment j'ai vécu un drame , ma mère est morte d'un cancer foudroyant.. Elle avait que 53 piges, et on a diagnostiqué son cancer de l'ovaire péritonéal au stade 3 (comme tous ces cancers). Il a été diagnostiqué en Juin, elle en est morte 4 mois plus tard seulement en Octobre, maintenant je me pose une question : pourquoi m'a t-on arraché ma mère de manière si brutale?? Pourquoi ELLE ?
Elle qui s'est toujours sacrifiée pour moi, pour les autres, elle qui ma tout donné et qui ma toujours soutenu !!
Nous étions une famille de 3, Mon père, Ma mère et Moi, fille unique, j'ai toujours reçu énormément d'affection, ça va être un combat personnel dur mais je compte bien terrasser ma tristesse et éviter le piège d'une dépression ( erreur que j'aimerais ne pas commettre).
Je me dis que mes enfants n'auront pas de grand-mère maternelle.. que plus jamais ma maman ne pourra me réconforter ou me serrer dans ses bras.. et je me dis que parfois la vie est tellement immonde et pleine de contradictions.

voila désolée à celui/celle qui me lira, je sais que c'est pas très joyeux, mais ça ma permis d'exprimer un peu ma peine et ce sentiment d'injustice qui me brûle la gorge.
bisou

Nom/Pseudo *Une feuille perdue    1 décembre 2016  

Aujourd'hui, j'ai vingt ans et la vérité est que depuis un long moment je me sens nul. J'habite chez mes parents, je n'ai pas de travail alors que tous mes anciens potes sont à l'université, je ne veux pas finir mon prigramme pré-universitaire. Je n'ai jamais reussi à porter un grand intérêt à l'école et ne pensant pas avoir un talent quelconque; je n'ai rien fait! Rien excepté le même train-train "école-maison". Et pourtant j'aime la vie, les gens, discuter, mais plus j'y reflechis et plus je me rends compte que la cause de cette routine est que je me suis toujours -inconsciemment- senti différent et quand je me suis rendu compte que ma vie ne me convenait pas, je n'y ai vu aucune alternative. Puisque tout à été dit et fait, nous devons vivre "normalement": aller à l'école, avoir un travail, une famille, etc. En faite, je ne suis pas sûr de ce que je veux faire de ma vie et ce monde m'effraie parce qu'il ne reflète pas des gens comme moi. Même au niveau de l'éducation j'ai le sentiment d'être gavé d'informations qui est justifié uniquement par une hiérarchie. J'ai, une fois, dit à ma soeur:《Comment peuvent-ils (le système d'éducation) nous enseigner la philosophie de Descartes sans penser que nous (étudiants) resteront tranquille.》. Des fois, j'ai envie de devenir anarchiste et de tout casser, puisque nous sommes seulement des payeurs de taxes aux yeux des dirigeants, l'envie de les emmerder me guette souvent l'esprit.
Sans attente particulière, j'ai vu la conférence et la vidéo de Pouhiou, je ne pouvais que lui donner raison. Une chance que internet existevet une chance à toi, cher lecteur, car me lire me redonne l'oxygène dont j'avais besoin pour vivre.

Charly H.    14 décembre 2015   Montréal   

Quand j'étais petite mon père était très fière de sa fille (moi), sûrement trop. Il me trouve tellement belle, il est très fier de m'avoir. Mais le problème c'est que ce surplus de fierté le faisait avoir des gestes particuliers avec moi. Il avait tendance à mettre sa main sur mes fesses ou sur des parties intimes de mon corps. Je me rappel que j'aimais beaucoup me «battre » avec lui, mais ça tournait toujours au vice et je finissait toujours par finir en pleur soit parce qu'il me faisait mal, soit parce qu'il se sentait obligé de me toucher. Je n'aimais pas ça mais j'étais tellement petite et frêle.
Dans ma salle de bain juste à coté de ma douche il y a une fenêtre, un soir lorsque je prenais ma douche j'ai vu comme un éclair par la fenêtre mais cet éclair ne semblait pas naturel. J'ai donc ouvert la fenêtre pour voir et j'ai vu mon père dehors avec son téléphone portable à la main qui avait voulu prendre une photo de moi. Ceci s'est reproduit plusieurs fois, il ne se cachait plus, il rentrait dans la salle de bain, mettait son bras dans la douche pour prendre une photo ou parfois juste mettait sa tête pour me regarder. J'étais tout le temps très mal quand il faisait ça, je criais, je pleurais, j'essayais de le pousser et il disait à chaque fois « Oh c'est bon c'est rien c'est qu'une paire de seins »
Pour moi ce n'était pas « qu'une paire de seins » mais MA paire de seins ! Et puis avec l'âge je me suis musclée, je suis même plutôt musclée pour une fille et cela me permettait de répondre à mon père. Maintenant il a cessé car il est devenu un peu plus vieux et moi plus forte, quand il a des mouvements qui ne me plaisent pas je suis capable de lui faire très mal.
Maintenant j'ai du mal à me laisser toucher ou regarder. Mais grâce à l'internat j'ai sus m'ouvrir plus. Je n'avais jamais réussi à parler de cette histoire jusqu'à l'année dernière où j'ai rencontré une personne incroyable. C'est une histoire dont j'ai très honte et j'ai réussi à lui raconter. Elle m'a permis d'en parler à d'autre gens en-quels j'ai confiance.
Cette histoire me prend une grosse partie de ma vie et comme si les histoires d'amour d'adolescent ne suffisait pas, j'ai ça dont je dois me débarrasser.
Je suis un garçon manqué mais j'aime être attirante, j'aime plaire mais pas être trop approchée, je parle fort, j'aime les filles, j'ai eu du mal à m'en rendre compte mais j'aime les filles et on m'accepte comme je suis j'ai beaucoup de chance. Moi aussi je brise le silence.

C    17 mai 2015  

Au collège je n'ai pas à me plaindre , j'ai de bon résultats , des amis ... Mais il semblerait aussi qu'une petite étiquette commence à se coller sur mon front . Au début j'avais "l'étiquette" plutôt plaisante de "la fille qui dessine bien" mais au fil de l'année mon style vestimentaire s'affirme et j'ose "dévoiler" mes formes si je puis dire ça comme ça . En effet j'ai un physique banal et des complexes comme beaucoup de filles de mon âge . Mettre des slim et de temps en temps me permettre une jupe , oser les baskets compensées, les coiffures originales et le maquillage , néanmoins peu voyant , est une façon pour moi de me libérer de mes complexes cependant cela ne semble pas du goût de tout le monde puisque apparemment je serai vu comme une pute ce qui me révolta quelque peu mes amies et moi . Et je le ressens trop dans le regard et les attentions des garçons qui ne semblent voir que la circonférence de mon fessier et mon bonnet de soutien-gorge . Dès que je rencontre un garçons qui me plaît et qui me semble sympathique je me permet de discuter un peu avec lui par SMS cependant leurs visions d'une relation avec moi se limite à me dépuceler et à vouloir me montrer leurs tirlipinpon soit disant énorme .

Et j'en est assez d'être trompé par ceux que j'aime , j'en est marre qu'on nous colle une étiquette pour mieux nous ranger dans une case et oui j'ose ouvrir ma gueule pour une histoire qui vous paraitra surement minime par rapport à certaines histoires mais je ne veux pas me taire sur ce genres de sujets là .

L'Anonyme    21 mai 2015  

Ceci est mon deuxième témoignage, mais je veux partager cette lettre que j'ai écrite à mes anciens amis du lycée. Je l'ai postée sur notre groupe facebook, et je n'ai reçu que des réponses du type "OH ! Je suis tellement désolée... Si j'avais été là, crois-moi, j'aurais fait quelque chose", par des personnes que j'avais vues, auxquelles j'avais lancé un regard, pendant la scène. Une seule personne est venue me parler, pour s'excuser de ne rien avoir fait. Une seule personne, sur une petite quinzaine que je connaissais.
Je n'en veux à personne, bien sûr.
Mais je poste cette lettre pour que vous agissiez, si vous pouvez la lire, si une situation similaire se passe sous vos yeux.
On peut tous agir.
Je ne cherche pas vangeance, je veux juste que personne n'ait à s'endormir avec ce genre d'images en tête, je ne souhaite à personne de vivre ça.
J'ai écrit ces mots un an après la scène.

"J'ai envie d'écrire. Je sais pas trop sur quoi. J'en ai marre de ressasser tout ça. J'ai tellement envie qu'il se barre de ma tête. Genre vraiment, vraiment.

Et vous tous, là, qui vous dites bien pensants, à plaider la cause de Charlie Hebdo, ya un mois là ! Qui en a quoi que ce soit à foutre parmi vous maintenant ? Plus personne. Ah, ça, pour traiter d'égoïste, ya du monde, pour dire qu'en ces temps graves je suis égoïste à essayer de tourner les événements à la dérision ! Paraît qu'on a le droit de rire de tout, non ? C'était pas pour ça qu'ils se sont fait buter, les mecs ? Merde alors, j'ai pas compris alors. Mais tfaçons, vous êtes beaux vous tous, là, avec vos belles paroles bien pensantes ! Mais en vrai qui agit ? Yen a pas un seul d'entre vous qui bouge son cul quand quelque chose se passe.
Tu t'en souviens ? Mais si, tu t'en souviens, ce moment là, ou il m'a mise à terre à la cafet, devant toi, et devant les autres aussi, ou il m'a bloquée contre le sol , qu'il m'a donné des coups, qu'il a appuyé de ses mains sur ma gorge. Mais si, fais pas l'innocent, tu l'as vu, t'as pas agi, tu nous as regardés les yeux exorbités, mais t'as pas bougé d'un cil, tu regardais la scène, comme tous ces chiens, comme tout le monde, comme la populace. Solidarité française mon cul ouais ! Toi, t'as fait quoi, quand t'as vu que je virais au rouge et que je pouvais plus respirer ? T'as pas bougé ton cul de ta chaise, t'as continué ta ptite vie tranquille pépère, comme si c'était un événement banal. J'aurais pu crever que t'en aurais rien eu à foutre, ptit con. Toi aussi, l'autre là. Et même toi. Vous tous. Vous vous en foutiez à ce moment là hein ? Vous avez assisté à toute la scène. Ouais, c'est ma faute. C'est moi qui suis arrivée vers lui, qui lui ai foutu un gifle. Allez pas me dire qu'il l'avait pas mérité, ce connard. Et moi, à ce moment là, j'aurais bien pu crever, même moi j'en avais plus rien à foutre. Tu sais pas ce que c'est toi, d'avoir vécu tout ça, d'avoir tellement de rage que t'as même pas peur de mourir étouffé sous les mains d'un connard. D'ailleurs, ça les aurait toutes arrangées, les prochaines, que je crève. Il était majeur, il serait allé en taule. Elles auraient pas vécu ce que nous on a vécu. Ça les aurait arrangées, que je crève. Et me faites pas croire que c'était un acte de défense. Je lui ai mis une gifle, il m'a foutue à terre. C'est comme ça. Mais à ce moment là, j'avais envie qu'il ait mal, tu vois, qu'il souffre comme moi, comme ce qu'il m'avait fait subir, alors je me suis débattue, je lui ai donné des coups de pieds, juste pour qu'il ait mal, si je pouvais pas lui faire de douleur morale, il allait en avoir une physique. C'est à cause de ça qu'il a relâché son étreinte, il a eu un coup de pied dans les couilles, ce connard, et putain ce qu'il l'a mérité à les trimbaler dans le cul de toutes ses putes ! C'est pas à cause de toi que j'ai pas crevé ce jour-là, c'est pas à cause de lui, je le voyais dans ses yeux, il voulait de que je disparaisse. Et c'était bon, putain, de voir dans ses yeux cette rage tournée contre moi, alors que j'ai passé 1 an et quart de ma vie à lui obéir et à être son objet. C'était bon de savoir que cette fois, je lui avais fait assez de mal pour qu'il veuille que je disparaisse ! Mais il m'a pas fait disparaître, parce qu'il a reçu ce coup de pied, et c'est pas grâce à toi qu'il l'à reçu. Toi, t'as regardé, t'as rien fait. T'étais complice, et ouais ma gueule, t'étais complice par le silence. Toi, mon ami ? T'en avais rien à foutre, vous en aviez tous rien à foutre, j'étais en train de crever sous vos yeux et vous en aviez tous rien à foutre !!! « Qu'il me tue jm'en fiche. J'en ai rien à foutre ». Vous avez déjà eu cette phrase dans la tête, vous ? Ah, ouais, elle est belle la solidarité. Yen a même pas entre « amis », comment vous voulez me faire croire que yen a pour des gens que vous connaissez pas ? Bande d'hypocrites, tous autant que vous êtes. Vous êtes tous complices. Vous avez tous toujours été complice. Ya quelques jours ya une fille qui s'est faite violer dans le train, bordel ! Me faites pas croire que la rame était vide ! Vous comprenez pas ? Vous comprenez pas ce qui se passe ? Nan, bien sur, vous jouez tous les bien pensants, mais au fond vous pensez tous qu'à votre gueule. Vous faites comme si vous étiez des agneaux tout blancs. La vérité, c'est que vous êtes des loups. Et je suis un loup. On est tous des loups, tout le monde pense qu'à sa gueule. Ya pas de gens tout blancs. Alors arrêtez vos idéaux à la con, arrêtez de faire comme si vous étiez tous tout propres. La vérité c'est que vous ne l'êtes pas. Et moi non plus. Personne ne l'est. Non, vous pouviez pas savoir que ma première fois c'était un putain de viol. Vous pouviez pas savoir que ce mec là il me traînait dans la boue tous les jours, et me manipulait. Enfin, si, vous voyiez que j'avais changé. Mais c'était pas vos oignons, tfaçons le peu de gens qu'ont voulu me « raisonner », je les ai envoyé balader, c'est vrai. Mais personne n'a rien fait, au final. Personne n'a rien fait quand il s'appuyait sur ma gorge pour que je m'étouffe. Personne ne fera jamais rien dans une situation comme ça. Parce que vous êtes tous trop lâches, vous avez tous trop peur. C'est normal d'avoir peur ! Mais me faites pas croire qu'à 20 vous pouvez pas maîtriser un mec qu'est en train d'étrangler sa « copine ». Ou son plan cul, à ce point là, on sait plus.

Bande d'hypocrites.

Ça fait un an ouais. Comment tu crois que ça peut partir comme ça, tout ça ? Hein ? Comment tu peux croire que tout est parti pour de bon ? Bien sur que j'y pense, j'en fais encore des cauchemars parfois, et je suis parano à cause de ça. Je me reconstruis, ouais. Mais c'est pas grâce à toi.

Et toi, l'autre, qu'étais pas là, toi t'aurais réagi ?
Chut, réponds pas.

Bande d'hypocrites."

Mimi    24 mai 2015  

j'ai longuement hésité avant d'écrire,je me sens pas légitime par rapport à tout les autres qui ont de vraies raisons de s'exprimer... peut être qu'au dernier moment je vais effacer se message et retourné vivre ma vie comme d'habitude, ça ne changera pas grand chose... j'ai juste besoin de donner une certaine tangibilité a ce que je ressent.
par ou commencer... j'ai un frère plus jeune que moi, mais qui, par les aléas de la vie s'est retrouvé dans la même classe que moi. Je tiens a préciser que je l'aime fort, mais également qu'il est insupportable et manipulateur de plus Il est précoce, ce qui lui donne droit à un certain traitement de faveur: il a sauté une classe, les profs était plus ou moins indulgent quand il ne prenait pas ses cours et il a été mis dans la même classe que moi.
Sur le coup ça ne me dérangeait pas vraiment, je suis quelqu'un d'assez facile à vivre et c'étais mon frère , tout le monde semblait trouver que c'était une excellente solution... donc je me taisais, mieux, je n'y réfléchissais même pas, évitant de penser qu'il me ridiculisait et se laisser aller comme un poids lourd pour la simple raison que j'étais là. Pourquoi copier ses cours et ses devoirs si j'étais là pour le faire ? puisqu'on étais dans la même classe c'étais tout de même plus facile de se faire réviser entre nous ? peu importe que je doive batailler des heures pour avoir ne serait ce qu'une réponse, qui ne servait qu'a se moquer de moi.
je me sentais responsable de lui, quand on faisait un contrôle j'avais plus peur pour lui que pour moi, puis un jour j'ai craqué, en plein Brevet blanc je me suis mise à éclater en sanglot sans pouvoir m’arrêter parce que je pensais que j'étais responsable de son échec que je sentais arriver, parce que je me disait que j'avais tout foiré que j'aurais pus mieux l'aider que j'étais nulle..
Le prof qui surveillait le test à ce moment là m'a pris à part quelque jours plus tard pour me marteler que je n'étais pas responsable de lui, que je pouvais vivre pour moi. J'ai à nouveau pleuré,( sous ces yeux paniqués)peut être parce qu'au fond c'étais les mots que j'attendais depuis des année et que personnes ne m'avait dis.
Par la suite j'ai commencé à hair tout le monde, parce qu'il faisait tous passer mon frere avant moi, mais je passe la dessus.
après le collège je suis parie en internat, j'avais besoin de prendre du recul. j’étais bien, j'étais loin.
puis en première, ma colocataire, que je jugeais déjà puérile et envahissante à commencé a faire une sorte de dépression . Elle nous parlais comme de la merde, on devait écouter ses problèmes, toujours les même, toujours futiles... On essayait de l'aider de notre mieux, mais c'étais pas suffisant. Au final on a appris qu'elle se faisait vomir et qu'elle se scarifiait. Quand j'ai appris ça j'ai fuis, je pouvais pas être responsable d'un truc comme ça, j'avais l'impression de mettre libérée d'un poids pour en retrouvé un plus lourd... je suis tout juste capable d'être responsable de moi même je supporte plus ça... Donc au final on l'a laissé, et si quelque se demande elle va bien. Pas de tentative de suicide ni rien...
Je me sens un peu comme un monstre des fois... je me dis que j'aurais pu l'aider... puis je me souviens qu'elle nous a dis avec le sourire qu'elle voulait pas etre aider, alors que nous on avait des insomnies parce qu'on savait pas quoi faire... je me souvient environs un mois apres que j'ai changé de chambre du visage de ma meilleure amie revenant de Sa chambre et éclatant en sanglot parce quelle avait du la gérer alors qu'elle étais en train de se bourrer la gueule et qu'elle vomissait partout....

pet être que je suis une mauvaise personne, peut être que je suis un monstre, mais je ne supporte plus d’être responsable ... ça me fais peur... et ça me fait culpabiliser...
Donc voila ... désolée si ce n'est pas très cohérent et s'il y a des fautes... faites juste attention si vous prenez la responsabilité de quelqu'un de pas tomber avec lui...

Amber    11 août 2015  

C'est vrai après tout...le silence tue. Les fêlures se creusent de plus en plus profondément au fur et a mesure que je retient ces sons dans ma gorge. Le silence tue... peut être, mais pour l'instant ce sont les paroles qui me blessent. Cette cacophonie de sons qui me répète que tout va mal... Le silence tue mais parfois j'aimerais ne rien entendre de personne. Etre seule pour ne rien ressentir, fuir et ne rester que tant que tout va bien, puis partir. Le silence tue alors je brise ce silence... Mais j'aimerais qu'il y en ai aussi autour de moi...du silence.

colombe    14 janvier 2016  

Hello, j'ai déjà publié le 30 mai et me revoilà
J'me suis posé des questions sur ma sexualité il y a peu, parce que j'avais jamais fait de coming out et que j'avais jamais du assumé... mais en fait, après réflexion... bah je fais ce que je veux ?
La première fois que j'ai parlé de R (un pote bi avec qui bah... ça pourrait carrément :d), on m'a pas regardé de travers, j'ai su lâcher "J'suis jamais tombé amoureux d'un mec mais R est vraiment cool, célib je le tenterais carrément".
Je suis en couple avec une fille, c'est génial, elle comprend ma sexualité et veut même y participer (avis à tous les mecs : la prostate c'est vraiment cool)
Nan franchement... Faut s'accepter, abandonner ces conneries de "coming out"... on est qui on est, et que je sache un hétéro n'a pas besoin de faire de coming out parce qu'il est hétéro ? Enfin je sais pas ... Certes, faut pas en faire un sujet tabou... Mais moi ce qui m'aide, c'est de vivre ma vie comme elle est, et d'être cool avec ça ...
D'ailleurs ça me rappelle, à une soirée, un pote à ma copine a fait semblant de me chauffer pour la rendre jalouse, surtout que je jouais le jeu à fond... Puis elle est venue lui dire à l'oreille "Il est bi tu sais, bon courage, j'espère que tu as du lubrifiant" et là il a été mal à l'aise... et pas moi ! et j'ai continué à jouer avec, comme un jeu, il a fini par en rire...
Juste, soyez vous-même, les gens ne vous aimeront jamais autant qu'authentiques

Guillaume    7 juillet 2015   Liège   

Je m'appelle Giacomo, français et italien, et j'ai vécu une enfance atroce, et malheureusement mon grand frère n'a pas échappé à ce début de vie.

Nous étions dans une école à forte tendance haineuse, raciste, xénophobe, et durant toute notre scolarité nous avons subis des brimades, des coups, des insultes, des crachats et pour mon cas des pierres, parce-que la lapidation c'était comme le foot: un sport d'équipe

Par chance, je pouvais respirer car mon grand frère me protégeait quand il le pouvait, mais à l'âge de 9 ans, il passa au collège et me disait alors : "Giacomo tu vas être seul, ça va être dur, je pourrais plus te défendre"

Toute la frustration qu'avait provoquer mon frère en se défendant s'était répercutée sur moi, et n'arrivant pas à supporter tout ce mal, toute cette violence, je suis devenu boulimique, mythomane, et par chance bègue (vous comprendrez pourquoi). Et le silence m'a tué pendant 10 ans, ainsi que mon frère, nous avons eu un mal énorme, un complexe, une crise d'identité qui nous a renfermés, même si en apparence on ne pouvait pas penser de nous d'avoir connu une période pareil.

D'autres douleurs, traumatismes m'ont affectés, d'autres pierres à l'édifice du poids quasiment infini que je portais depuis toujours en moi, toujours dans le silence. Au total je ne réalisais pas à quel point j'étais triste, en manque d'amour, je rêvais que je donnais et que je recevais, mais ça restait un fantasme pour moi. Entre l'alcool, la bouffe, les apparences superficielles que je prenais pour donner une bonne image de moi, rien n'a arrangé les choses.

Mais par chance, j'étais bègue, et j'ai donc suivi une thérapie pour maitriser ma parole, chose que je connaissais même pas concrètement et intimement. Mon orthophoniste me disait souvent "Vous savez, un moment il faudra parler de ce qu'il y a en dessous de l'iceberg", et un jour j'ai pris mon courage de toute ma force et j'ai tout raconté à mon meilleur ami, sous les pleurs. Puis de retour chez l'orthophoniste, je lui dis que j'ai tout avoué à mon meilleur ami et là alors elle me de dessiner mon iceberg, et à côté un nuage qui pleut faisant agrandir l'iceberg et un soleil le faisant fondre. Nous avons donc réparti ce qui dans ma vie, dans mon quotidien faisait grandir ou fondre l'iceberg, et surtout qu'est-ce qu'il y avait dans l'iceberg, dans la partie sous l'eau, et là je me suis rendu compte qu'il y avait des termes médicaux à mes problèmes :"mythomanie" "boulimie" "crise d'identité" et j'en passe. Je me rendais compte à quel point le silence m'avait massacré. Et en une phrase, l'orthophoniste a fait remonté à la surface toutes ses souffrances, et jamais de ma vie j'ai autant pleuré, autant senti la douleur aussi vive, puissante, ravageuse. Mon cœur vomissait, déféquer, se soulagea enfin de tout. J'étais vidé, mais au moins j'avais parlé, j'avais dit toute ma peine que je gardais.

Et puis j'ai pu enfin prendre ma vie en main, je souriais profondément, vraiment. Parler m'a libéré, et la libertéc'est la base du bonheur, alors parlez pour être heureux, pour être libre !

A vos mouchoirs, vos amis, vos frères et soeurs et parler !

Un homme heureux,

Giacomo

Giacomo    17 mai 2015   Vence   

Pourquoi est-ce qu'on a pas le droit de vivre comme tout le monde ?

une personne qui souffre comme tant d'autres    4 janvier 2017  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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