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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

A Avenir,
Si tu te poses toujours des questions sur ton orientation, tu peux me contacter à belebelebele.xd@gmail.com. Je suis aussi passée par là et je peux peut-être te conseiller, donc n'hésite pas.

730    30 mai 2017  

Tant que j'y suis, je suis une incorrigible feignace, je ne sais même pas comment j'arrive à autant perdre mon temps. J'en ai tellement marre, je n'arrive plus à rien ces derniers temps à cause de ça.
Aussi, j'ai perdue deux amies ces derniers temps, l'une d'entre elle était la personne que j'aimais, et une semaine après l'avoir vu IRL elle m'a viré de tout les sites qu'on avait pour discuter vu que l'on s'était connu sur internet. je n'ai pas tout de suite voulu admettre cette possibilité qu'elle m'ai bloquée... j'ai trainé un mois en blâment sa connexion pourri, et surtout en priant que ce sois ça. Je reconnais avoir perdue l'esprit en la voyant, j'étais extrêmement collante malgré le fait qu'elle m'avais déjà dit qu'elle ne voulais pas avoir ce genre de relation avec moi.... On devais se voire qu'une journée, mais le lendemain, j'ai attendu trois heures devant sa porte avec un chocolat (plus très chaud) en attendant qu'elle se réveille.
J'ai pété un profond câblé avec la seule personne que j'ai aimé et qui m'a renvoyer quelque chose en retour, je ne pense pas pourvoir mené une vie amoureuse si je continus ainsi.
Sinon, je suis une free hugeuse, j'adore les calins. Je ne force pas les gens, je n'ouvre pas les bras pour un oui ou un non, mais j'aime le contact de pouvoir partagé une chose avec des personnes que l'on ne connais pas, si ce n'est qu'elles ont au moins une chose qui les a attiré vers vous.

Mey    17 mai 2015   Châlons en Champagne   

Je ne suis pas forcément quelqu'un qui ait besoin de motivation pour briser le silence... Cependant, il y a une seule chose qui ne sort jamais de moi, et qui va sortir...
Je suis célibataire, depuis plus de 6 ans. J'ai donné de nombreuses raisons différentes à cela, mais jamais la vraie. La voici. J'ai peur... Peur de devoir m'investir dans une relation aussi forte dans le temps, peur de devenir tellement obsédé par cette personne que j'en oublie tou(te)s mes ami(e)s, peur de ne pas satisfaire ma moitié, peur de ne pas être moi-même satisfait.

Tout simplement, j'ai peur de ne pas assurer, de ne pas assumer... Et cette peur a fait que j'ai repoussé des filles qui me plaisaient, que j'ai toujours caché mes sentiments au fond de moi sans jamais les déclamer... Et les rares fois où je les ai déclamées ces six dernières années, la fin de non-recevoir que j'ai eu en réponse m'a toujours assommé... C'est une chose à laquelle je ne me suis jamais faite...

Voilà. Je sais que des soucis autrement plus graves ont été présentés et le seront par la suite, mais voici ma contribution. Et tout le monde doit avoir une contribution... Car tout le monde a ses démons, plus ou moins importants, plus ou moins graves... Et tout le monde a besoin de les laisser sortir.

Mako    2 janvier 2016   Nantes   

Bon, à mon tour. Je m'étais dit que j'attendrais d'avoir tout lu, mais il y a beaucoup de témoignages et j'ai vraiment besoin de me lâcher. Je lirai tout, cependant, promis. Je préviens: ce message sera long.
Donc. Je suis une fille de 15 ans, bientôt 16, merde! Et déjà il me faut dire que j'ai toujours été un peu en marge, sujette aux regards et au remarques pas toujours sympas, depuis l'élémentaire, et pour des raisons diverses.

Durant toute mon élémentaire donc, je suis cette fille vraiment très naïve à coupe au carré et lunettes ovales, qui aime lire, a des bonnes notes, ne fait pas gaffe à comment elle s'habille parce que sérieusement on s'en fout les gens, et vit dans son monde un peu tout gentil tout rose, sans avoir vraiment conscience que es gens sont pas tous si gentils que ça. De mes 6 à mes 10 ans à peu près, je m'en prends pas mal dans la gueule dans la cour de récré. On ne m'a jamais frappée. Mais on me manipule (souvent, plusieurs personnes différentes). On se moque, ça tend vers les insultes des fois. "Intello", "pleurnicharde", "t'es trop dans ton monde de princesses", "t'es conne". Je pleure régulièrement, sans pour autant me considérer comme malheureuse. J'ai quelques amis, une famille géniale, j'aime la vie. Mais pendant certaines périodes je me souviens redouter les récréations.
À cette époque je n'en ai rien à faire des non-hétérosexualités. La mère d'une amie est lesbienne et ça ne me dérange pas du tout, les personnages gays dans les films ne me choquent pas particulièrement. Il faut dire que mes parents ont fait le taf de ce côté là.

Arrivée au collège. Cheveux plus longs, plus de lunettes, je me débarrasse un peu de mon apparence de petite fille modèle. Mais je découvre une autre forme de discrimination. Alors qu'en primaire on me foutait plus ou moins la paix quand à mes fringues et ma tronche, ma sixième me met les points sur les i très vite. Des grands, des grandes surtout me toisent dans les couloirs, se marrent en me voyant ou chuchotent en me pointant du doigt. "Waaah. Quelle coupe élégante jeune fille! Pfffff...", "Ha lol un sac Quechua, le vieux truc quoi!", "Euh, c'est quoi cette robe par dessus ton pantalon?...". J'apprends sur le tas que je dois faire un choix entre mon intégrité et ma réputation. Ce choix m'en fera baver et je le sais, mais je choisis l'intégrité et j'apprends à n'en avoir rien à foutre du regard des autres, encore plus qu'avant. Dans la foulée, la relation entre mes parents se dégrade, mon cocon familial tout joli, musical et baigné de lumière dorée s'effiloche, devient gris, froid, silencieux. J'expérimente le Silence, ennemi jusque là inconnu. En l'espace de quelques mois, je gagne en maturité et je me blinde comme je peux, parce que c'est ça ou sombrer. Première vraie période difficile de ma vie.
Ils finissent par se séparer juste après mon 12e anniversaire. Je ne pleure pas, parce que je le savais et parce que je me dis que ça doit être mille fois plus dur pour eux, surtout pour mon père. Je me tais, j'accepte la garde partagée, pour eux, et parce que ça ne changerait rien que je pète un cable.
Je passe ma cinquième à encaisser et à me chercher. Je me forge un look. Au collège, on me dit moche, plate, chelou, on m'appelle, pas toujours gentiment, la hippie, mais moi j'aime mes pulls bariolés et mes jeans larges, donc je décide que l'opinion publique peut aller se faire foutre. (et en parallèle je découvre doucement la masturbation, oui oui)

Début quatrième, nouveau chamboulement, je perds ma meilleure amie. Elle n'est pas morte, non. Elle a changé d'école, et un après midi où on est sensées se voir, sa mère m'appelle, me fait un discours de plusieurs minutes. Elle ne veux plus que je vois sa fille. Elle a "toujours fermé les yeux sur mon côté insolente", mais c'est fini. Me voyant en larmes, mon père prend le téléphone. Il me dira que d'après ce qu'il a compris, il est possible qu'elle ait cru que j'avais des sentiments pour sa fille. Je tombe de haut. Quoi, parce que je dessine aussi bien des homos que des hétéros, je suis lesbienne? Cette idée ne m'avait jamais traversé l'esprit. Et puis me revient le souvenir d'une nuit quelques mois plus tôt, où cette amie avait dormi chez moi. Où on avait "joué à faire l'amour". Rien de réellement sexuel, c'était pour le délire, pour le jeu. On s'était frottées un peu l'une à l'autre, elle avait un bas de pyjama, j'étais toute nue mais on prenait notre bain ensemble depuis nos 4 ans, quel était le problème? Suite à cet appel, j'allais avoir honte de cette nuit pendant longtemps, et je n'en ai jamais parlé à qui que ce soit. Silence.
La même année, ma grande copine de classe et moi sympathisons avec plusieurs garçons bien geeks, mon goût particulier pour les amitiés garçon-fille nait.
Et puis je tombe aussi amoureuse pour la première fois (pas d'un gars de la bande). Il est beau, il est sympa et populaire, il est dans ma classe... On a rien de commun en fait, mais ce sentiment nouveau me plait tellement que je m'y accroche toute l'année scolaire. En juin, il l'apprend et me fait la gueule. De toute façon il en aime une autre. Premier chagrin d'amour.
Ah! Et puis aussi, je découvre le rock des 60'-70', et c'est la révélation. Je découvre de nouvelles sensations dans cette musique, un truc incroyable, et je demande une platine vinyle pour mes 14 piges (on s'en fout? Ah oui, peut-être... Nevermind, c'est important pour moi, na, si t'es pas content lis pas)

La troisième. Le début de l'année est marqué par une rencontre importante, celle du garçon qui deviendra rapidement mon meilleur ami de tous les temps. On fait connaissance pendant un cours où la prof nous a placés à côté. On aime tous les deux le Visiteur du Futur et What the cut, le cosplay, le dessin et les blagues salaces. Et on est tous les deux victimes de gros clichés bien lourds, ce qui nous rapproche. Moi, la faute peut-être à mes t-shirts trop grands, sweats piqués à mes frères, jeans larges, cheveux anarchiques et goûts musicaux bizarres (plus ma tendance à dessiner des couples d'amoureuses), je me fais régulièrement demander si je suis lesbienne (en plus des traditionnels "t'es bizarre quand même", "pourquoi t'écoute de la musique de vieux?" et autres "t'es super plate, t'es sûre d'être une fille?"). Lui, tout mince, visage émacié, tendance à se recoiffer d'un petit geste délicat, pantalons plutôt serrés ("pour un mec"), un côté sensible (les plus belles rédactions de la classe), plus de copines que de copains et manières efféminées, se fait évidemment taxer d'être gay par tout le monde, tout le temps. Il prend ça avec humour. Et rapidement, il m'explique qu'en vrai il est bi, mais que bon il en parle pas trop. En soit je m'en fous, ça me dérange pas du tout, et j'accueille ce coming out personnalisé avec le sourire.
Plus tard dans l'année, second amour, un garçon aussi. Plus vieux d'un an. Et puis lui, dès que je le vois (rencontre à un anniv), je sais que ses grandes bottes lacées, ses yeux bleus et son tshirt Slayer sous un kigurumi ne vont pas trop me laisser le choix. Je ne peux que craquer. Nouvelles sensations. Plus proche d'un désir physique cette fois. Il est très beau, il est drôle, charmant et charismatique, et pour le coup on a du centre d'intéret commun. On ne se verra que très peu finalement, à des annivs d'amies communes, au mien, pas beaucoup plus. Il m'obsède pendant plusieurs mois, mais aucun signe de réciprocité, ce qui étant donné mon estime de moi-même discutable depuis toujours m'aurait étonnée. De toute façon, il a une copine. Second chagrin d'amour.

La seconde. Cette année, donc. Je débarque dans une classe où je ne connais que deux personnes, pas forcément des potes d'ailleurs. Dès le premier jour, je remarque deux personnes parmi les inconnus. Une fille avec un tshirt Guns n'Roses et des bracelets cloutés, qui deviendra ma grande copine de l'année, et puis une autre. Elle ne me semble pas particulièrement intéressante, contrairement à la première, bien qu'elle semble avoir un style à elle. En fait, en la voyant je me fais simplement cette réflexion:"Merde, je crois que j'ai jamais vu une fille aussi belle." Et c'est tout. Et puis un jour elle me complimente sur mon porte clé M. Jack, parce qu'elle adore ce film. Et le lendemain au premier cours de sport, je la complimente sur son Tshirt, que je trouve beaucoup trop cool et jalouse encore maintenant. Du coup on se met ensemble pour les exercices d'échauffement. Et elle est folle, elle fait des remarques à se plier de rire en permanence, elle n'a pas de limite dans l'autodérision et l'invention constante de trucs absurdes. Elle est drôle. Elle est magnifique. Pendant le premier cours de sport de lycée de ma vie, je tombe amoureuse d'une fille. Les semaines qui suivent, j'apprends à la connaître, je me rends compte que sous la façade de déconnade constante, elle est vachement mature et a des avis très intelligents et réfléchis sur des sujets comme l'apparence, le rôle de l'image renvoyée dans la société, la différence, les identités LGBT+... J'apprends à me faire à l'idée. Je n'ai pas honte, je n'essaie pas de me persuader que c'est une phase, je ne pleure pas. C'est peut-être le fait d'avoir été toujours catégorisée "bizarre", "pas comme tout le monde", et de l'avoir finalement accueilli comme un plus, qui me permet de ne pas me sentir mal à cause de cette "différence". Il faut simplement que cette vérité trouve sa place dans mon petit monde: je suis bie. C'est un vrai déclic en fait. Je me mets à regarder les filles dans la rue, je commence à fantasmer sur des personnages féminins,... J'en parle à mes amis proches, mes frères, un tout petit peu ma mère. Tout le monde le prend très bien.
Génial, non? Tout semble plutôt parfait, là, la joie d'être amoureuse, celle de se découvrir telle que je suis, d'être bien reçue par mon entourage,... Que demande le peuple?
Sauf que le revers de tout ça m'a frappée de plein fouet très très vite. La pilule rouge. Plus jamais tu ne verras le monde comme avant, Girl. La sous-représentation. Les clichés. Les conneries que les gens pensent savoir et débitent sans même envisager que ça pourrait potentiellement blesser quelqu'un, peu être un de leurs amis qui sait. L'absence totale de sensibilisation. Le Silence. Tous plein de trucs dont je savais qu'ils existaient, mais dont je ne me rendais pas vraiment compte. Un peu comme ma prise de conscience féministe, mais en mille fois plus fort. J'ai passé trois mois de mal-être constant. J'ai beaucoup pleuré. J'ai déprimé pour de vrai. Une envie de hurler au monde entier que mon orientation existe, qu'elle est belle, et que j'en suis fière. De sauter à la gorge de qui se sert d'épithètes désignant les homosexuel-le-s comme si c'étaient des insultes. De mourir, même, parfois. Le Vrai Gros Bad. C'était je crois la première fois de ma vie que je pensais au suicide pour de vrai. Ah bah oui, tiens. Le Silence tue. Et puis bien sûr, le point de départ de tout ça, ma jolie folle. Hétéro. Évidemment. Un troisième chagrin d'amour. Et je n'osais pas lui dire. Le Silence, vous vous souvenez?
Je me demande pourquoi l'amour est une telle pute avec moi. Tout le monde sort avec des gens. Et puis l'amour c'est une des sensations les plus magiques du monde. Pourquoi les périodes les plus durablement triste de mon existence l'ont-elles été à cause de l'amour? Celui de mes parents qui est parti voir ailleurs. Celui, exagéré, pour un beau gosse sans intéret à 13 ans. Celui, fasciné, pour un panda sexy à 14 ans. Celui, inconditionnel, sans cesse renouvelé, surpris, inépuisable,démesuré, pour la plus jolie fille du monde, aujourd'hui. Putain.
Entre temps, mon artiste préféré, au monde, est mort. C'était pas assez la misère comme ça, j'ai eu à pleurer le musicien me parlant et m'émouvant le plus sur Terre et ailleurs, de loin. Mon Starman, qui ne savait même pas que j'existais, que je n'avais évidemment jamais rencontré, m'a quand même fait verser beaucoup de larmes pour une seule journée. Elle, Elle majuscule, a été la première à me dire "Je suis désolée, pour David Bowie...". Dès mon arrivée au lycée. Avec un vrai air désolé. Je l'ai aimée très fort, à cet instant.
J'ai fini par lui dire. Dans un même mouvement (du moins j'aime à le penser), je me suis fait de nouveaux piercings aux oreilles (les premiers datant de mes six ans), je me suis teint les cheveux pour la première fois, et je lui ai dit, tout dit,en un long sms que j'ai envoyé presque par erreur. Pour que le Silence ne me tue pas.
Elle a été parfaite. Compréhensive. Incroyablement compréhensive.
Je vais un peu mieux. C'est pas encore ça, je déprime bien par moments quand même, mais ce n'est plus continu. On parle toujours, autant qu"avant", avec Elle majuscule. Elle est vraiment merveilleuse, je passe ma vie à m'en étonner. Je l'aime énormément, je n'ai jamais aimé comme ça. C'est pas facile, bien sûr. Mais je survivrai, je suppose.
J'ai appris à tuer le Silence, ou en tout cas à bien lui faire perdre de sa superbe.

J'aurais encore plein de choses à écrire, j'ai omis de trucs, mais ce texte est déjà bien trop long et cette salope de raison me signale que je devrais dormir depuis deux bonnes heures.
Si vous avez tout lu... Bah vous êtes des putains de Jedi, merci, cette idée me fait un peu plaisir. En espérant que ça aura pu aider quelqu'un. Moi ça m'a fait du bien.
Pour le mot de la fin... Soyez qui vous êtes, pétez tant que vous le pouvez les dents de ce bâtard de Silence (le vrai comme les méchants de Doctor Who, d'ailleurs) (Pardon mais cette blague me trotte dans la tête depuis un bout de temps), et... bah je sais pas, écoutez David Bowie?

Merci d'avoir lu, vous déboitez.

ZoSo    22 mars 2016  

J'ai besoin d'argent. Enfin, pas dans l'immédiat, étant encore une étudiante vivant aux crochets de ses parents. Mais je vais en avoir besoin. Comme tout le monde, quelque part. Il y a toujours ces phrases, ces mots que l'on répète, que l'on se répète : "je ne veux pas me prendre la tête", "je ne veux pas penser à ce que je dépense", "je ne veux pas passer ma vie à compter". On a beau dire que l'argent ne fait pas le bonheur, c'est devenu une formule creuse et insipide quand on voit à quel point il y participe.
J'ai besoin d'argent. En quantité importante. Pour avoir un logement assez grand pour accueillir des amis qui en auraient besoin, pour me nourrir correctement, pour me soigner, pour me vêtir, pour m'acheter des livres et de quoi faire de la robotique. Pour permettre à la personne que j'aime de mener ses projets à bien sans se prendre la tête pour ce genre de chose. Pour soutenir les créateurs que j'apprécie, les causes que je défends. Je m'en fous de n'être perçue que comme une "conasse de bourge" à cause de mon futur salaire à 40K/an, de la position sociale que je peux atteindre facilement grâce à ma naissance dans une famille déjà aisée. Ce qui compte, c'est que mes proches ne soient pas dans le besoin, que je puisse être là pour les aider s'il le faut. C'est une manière comme une autre de soutenir, et si ça permet à mes potentiels futurs neveux et nièces de commencer dans la vie active sans dettes, je mettrai la main à la poche sans problèmes.
Si j'écris ça maintenant, c'est pour me souvenir de pourquoi j'ai souffert, de pourquoi j'ai révisé jusqu'à des heures indues pour de stupides QCMs, de pourquoi je fondais beaucoup trop régulièrement en larmes pour que ça soit normal. De pourquoi je vais prendre encore plus cher l'année prochaine dans cette putain d'école d'ingénieurs. Je dois reconnaître que ça va de moins en moins fort depuis la moitié de la terminale, mais à ce moment-là j'étais entourée de gens qui me remontaient quotidiennement le moral. A l'époque, ce qui me minait, c'était la possibilité de finir en prépa. Rien qu'y repenser me rend triste. Et je sais qu'à un moment, j'en avais des frissons d'horreur et les larmes aux yeux, à m'imaginer dans ce cadre compétitif, à être obligée de me battre pour une place dont je ne voulais pas, pour une place qu'un autre aurait de toute façon plus méritée que moi, et tout ça dans un système scolaire qui me faisait de plus en plus vomir.
Du coup j'ai intégré une école en cinq ans et je survis tant bien que mal depuis un an et demi. Être en période d'accalmie me permet de me souvenir à quel point la Sup a été horrible. Les transports au début, les problèmes avec l'administration, les nouvelles matières et façons de travailler. Evidemment il y avait aussi les points positifs : les rencontres, le jeu de rôle, des matières passionnantes, la fin du rabaissement quand on dit qu'on veut bosser. Mais ça n'efface pas le fait que je me suis sentie comme une loque bien plus d'une fois. Que je n'ai jamais eu autant envie de crier et de frapper tout ce qui m'entourait. Que j'ai perdu la moitié de mes vacances d'été à cause des rattrapages, que d'irritable je suis passée à insupportable avec ma famille. Encore que j'exagère peut-être, si ça se trouve mon mutisme naturel m'a permis de sauver la face avec eux. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je rembourserai mes parents rubis sur l'ongle pour ces études. J'en ai ras-le-bol d'être dépendante, je ne veux plus rien devoir à personne.
Puis est venue la Spé. Ça devait aller mieux, après tout les deux tiers de la promo qui avaient survécu à la Sup avaient les capacités de s'en sortir. Et pourtant, c'est passé à un poil de cul. Mes modules, je les ai validé grâce aux compensations, et j'en connais beaucoup qui auront d'autres rattrapages en juillet. J'ai littéralement eu l'impression de me noyer pendant ce semestre. Le sentiment que je n'allais pas m'en sortir me collait à la peau, me faisait broyer du noir, m'empêchait de me réjouir de la moindre note positive. Agrémentez le tout d'une classe dont la moitié des gens passaient leur vie à faire des blagues misogynes et/ou transphobes, et vous avez un joli cocktail bien toxique.
Est arrivé un moment vers la fin du semestre où j'ai craqué. Un soir, j'ai envoyé chier mes révisions, j'ai pris mes feutres, et je me suis dessinée sur les bras et les mains jusqu'à en avoir marre. Puis j'ai colorié des pages entières dans l'un de mes carnets, et j'ai recommencé. Ce qui me fait le plus peur, c'est qu'après je me suis rendue compte de ce que j'avais vraiment envie de faire à ce moment-là. Ce qui m'aurait soulagé encore plus efficacement, ç'aurait été de me griffer l'intérieur des coudes jusqu'à m'en faire saigner, puis de réitérer sur les avant-bras, jusqu'à ce que la douleur ou la fatigue me fasse arrêter. Je ne l'ai jamais fait avant, et pourtant rien qu'y penser m'emplissait d'une joie terrifiante. C'est la première fois que j'en parle.
Ce troisième semestre est fini, l'actuel n'est qu'une vaste blague. Je suis en Irlande pour un échange, et la réputation de vacances n'est pas usurpée. C'est bien, ça me laisse du temps pour enfin reprendre l'écriture et le dessin. Et mieux que tout, pour me préparer à l'année prochaine. Parce que c'est connu, chez nous c'est la troisième année la pire. La quantité immonde de choses à apprendre et à faire dans des laps de temps beaucoup trop courts, les heures indues de rendus, les rushs projets qui nous tiennent éveillés plus de 48h de suite, le clash par les étudiants des années supérieures qui vont nous encadrer. Et toutes ces choses que je ne connais pas encore.
Pourtant, je compte m'acharner. Je refuse de partir, de me rediriger vers la fac ou n'importe quelle autre école. Je mettrai mes feutres à sec s'il le faut, si ça me permet d'avancer encore un peu. Je sais qu'il va falloir que je m'effondre et que je finisse au moins à l'hôpital avant de lâcher l'affaire. Je crois que j'ai déjà des problèmes avec mes oreilles. J'ai dû porter des boules Quiès pendant un an, et même après être allée voir l'ORL pour enlever les bouchons de cire que ça m'avait formé, j'entends encore du bruit lorsque tout est silencieux. Je devrais prendre rendez-vous pour un contrôle de l'ouïe. Mes proches m'ont aussi dit plusieurs fois que j'avais minci. Ça par contre, ça m'inquiète beaucoup plus. Mais peut-être que c'est simplement parce que je mange moins riche depuis que je ne vis plus chez moi. Je suis solide, il faut que j'essaye d'aller jusqu'au bout.
Ouais, j'ai vraiment besoin de ce fric.

730    27 février 2017  

Me revoila, pour la 3ieme fois je ressens le besoin de vider une partie de mon sac, de présenter un autre aspect de ma personnalité. Et cette fois je vais tenter d'aller au fond des choses, de présenter ma folie et ses causes, de montrer au monde que parfois ce n'est pas q'une queszion de volonté...
Je me présente, partiellement, je suis un homme, 21 ans,physiquement pas mauvais, un peu fluet peut-être mais au visage tout a fait normal, etudiant bijoutier dans une bonne école. Je suis entouré d'une bonne équipe, je fais des soirées de temps en temps avec eux, je rigole beaucoup, j'ai une réputation correct de gars bon vivant assez mature et ayant la blague facile, surtout en ce qui concerne l'humour noir, l'humour osé. Dans mes mauvais jours on pourrait dire que je suis un peu cynique que je m'énerve un peu trop vite...
Tout ça c'est pour la façade. Rien de ce qui est ecrit en haut ne me concerne vraiment, ce n'est que le masque que je porte ocnstament en leur présence. Ce n'est que le rôle que je m'oblige a garder pour pouvoir être accepter un minimum.

Je suis bien un apprenti bijoutier, j'ai bien 21 ans et je suis surdoué. je suis également depressif et suicidaire pour decrire mon état mentale actuel.
J'ai déja ecris sur ce site ma solitude constante, j'ai expliqué déja que ma manière de pensée, que je ne peux controller, me coupe du reste du monde. Je suis peutetre entouré d'un groupe qui me voit comme un ami, comme un membre a part entiere mais ce ne sont pas, ce ne sera jamais mes amis. Je suis incapable de conprendre ce sentiment. Tel un ddaltonien, certaines emotions me sont inconnues ou certaines nuances d'émotions. Je ne comprends pas la confiance ni l'amitié, la haine est tenace en moi et je ne sais pas ce qu'est le remord.
Depuis 2 ans pourtant ma vie a beaucoup changer je pensais que la joie de vivre allait enfin venir en rejoignant une bonne école et etre entouré par une bonne équipe. Mais je suis toujours seul, seul dans une foule, seul parmi des personne qui ne connaissent de moi qu'un masque, qu'un sourire de facade. Je voudrais tellement leur dire ce qui ne va pas en moi, leur hurler à la figure des mots simple mais si lourd de conséquence.
Je voudrais vous aimer mais je ne peux pas. J'aimerai être heureux mais je ne sais même plus ce que cela veut dire. Je me hais comme jamais vous vous hairez, je suis suicidaire et chaque soir je calcule mes chance de me suicider d'ici la fin de ma formation (30% de chance de mettre fin à mes jours pour les intéresser) j'aimerai leur dire qu'en moi vit un monstre, que je suis un monstre que par l'absence de certaine émotions je pourrai beaucoup plus facilement faire beaucoup de mal si je ne controlle plus mes pulsions.
Il y a encore quelque mois je pensais pouvoir m'en sortir, pouvoir remonter la pente meme si la vie ne sannoncait pas belle au moins pourrais-je réaliser quelque un de mes rêves...
Hélas le destin a trouvé drole de me faire ressentir pour la premiere fois un vrai amour. J'aie passionnement une fille de ma classe, je l'aime d'un amour sincère depuis maintenant 6 mois, pour la premiere fois ce sentiment est pur et n'est pas mélé à ma haine, ma colere, mon sadisme et mes pulsions.
Cela aurais été mon salut, ma derniere fhance de soigner la folie naissante en mon esprit. Mais cet amour est a sens unique, je suis un ami, juste un ami. Elle connait mes sentiments à son égard, je fus franc. Cela n'a aps changé la situation mais j'en ressentais le besoin.
Aujourd'hui je n'en peux plus, mon amour me brule, me ronge, il ne se passe pas une heure sans que je pense à elle, pas un cour sans que je tourne la tete èpour la voir, pour contempler son visage, ses qualité et ses défault, pour chercher une faille me faisant comprendre que ce n'est pas elle la "bonne" mais plus je la regarde, plus je discute et travaille avec elle, que je ris avec elle, que je discute de nos vie respective et plus mon amour grandit.
Je n'ai jamais eu de rellation avec qui que ce soit, jamais je n'ai interessé une fille, jamais je n'ai embrassé une fille pas même serré dans mes bras de maniere amoureuse qui que ce soit.
Pour ce soir j'en ai marre d'ecrire, je n'ai posé que le dixieme de ce que j'avais a cracher mais c'est déja ça.

A Pouhiou et à ceux qui l'ont aider pour ce site, merci

tharanos    10 mars 2016   Le Brassus   

Il y a un petit truc qui me tracasse en ce moment.
Je suis pansexuelle, et je l'assume. Mes amis sont au courant, mes parents aussi, je n'ai pas de soucis avec ça.
Mon petit problème, c'est que beaucoup de mes amis sont gays/bi/pan/lesbiennes et que moi j'ai un copain. Je suis donc en relation "hétéro". Et "à cause" de ça je ne me sens pas toujours à ma place. C'est des petites remarques par ci par là pour rigoler. "Ouais mais t'as un copain". C'est pas méchant. Mais j'ai un copain. Et j'ai l'impression que c'est mal. Que je fais "honte" à ma "communauté". Et pourtant, j'aime mon copain. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne, je l'aime plus que tout au monde, et je ne me vois pas avec quelqu'un d'autre. Mais parfois j'ai l'impression qu'on me reproche d'être trop "hétéro". Et c'est chiant, parce que j'aime pas les cases. Je suis pansexuelle, et j'aime pas cette case non plus.
Je ne suis pas hétéro. Je ne suis pas pan. Je ne suis pas bi.
Je suis amoureuse.

Rousse    8 mai 2018   Grenoble   

Une fois de plus, je bouillonne... Je me suis réveillée ce matin, en fulminant. Ma première pensée du jour, c’était le rappel de ces mots, qu’elle a formulés hier : « tu vas être contente ! » Pourquoi ? Parce que le ton employé était grinçant, qu’il n’y avait pas une once de réjouissance dedans, et que c’était très déplacé dans ce contexte... Chaque jour est une bouffée d’angoisse, lorsque je dois m’y confronter. Pas facile d’être coincée seule avec sa patronne. Pas facile, chaque jour de constater ses efforts pour me briser sans enfreindre la loi... Pas facile de ne pas pouvoir quitter son travail aussi facilement. On se déteste cordialement, on se sourit avec réticence, et on se salue avec une hypocrisie consentie.
Je suis ici pour briser le silence, alors : je te hais, grosse morue !
Ça fait du bien, mais j’aimerais le lui crier au visage... Mais ça, ce sera sans doute pour une autre fois !

Rage    10 septembre 2020  

Faire semblant, jour après jour, d’aller bien, faire comme si de rien n’était et se contenter d’être heureux. Aujourd’hui je craque, je laisse les émotions et mon passé me rattraper. Aujourd’hui j’en ai marre et ne montre que ce que je suis à l’intérieur : une coquille vide. Aujourd’hui je n’en peux plus et j’emmerde le monde. « T’es bizarre ». Bah ouais, j’suis pas comme d’habitude. Tu ne comprends pas donc c’est forcément bizarre. Je suis bizarre. Catégorie. Je ne suis pas comme tu voudrais que je sois surtout. Eh bah tant pis, je ne ferais pas semblant pour faire plaisir.

Aujourd’hui je repense à ce garçon, en école primaire. Je l’aimais bien. Mais les garçons et les filles ne se parlaient pas, c’était sujet aux blagues stupides et blessantes. Petite j’étais timide, je ne savais pas parler. Je ne savais pas comment m’exprimer, on ne m’avait pas appris. Communiquer avec les autres, parler de ce qu’on ressentait, ca ne se faisait pas. Je lui courrais après, à la sortie de l’école. C’était un jeu, pour moi. Un jour je l’ai poussé, sans le vouloir, sans réaliser. Je savais que j’avais fait quelque chose de mal, mais je ne comprenais pas.
Le lendemain ses parents sont venus parler aux miens.
Ils se sont excusés, je crois, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé. Mais on n’en a jamais parlé. Ils ne m’ont posés aucune question. Ce garçon et sa famille ont déménagés quelques temps après.
Je le regrette encore et j’aimerai pouvoir dire à ce garçon à quel point je suis désolée. A quel point j’ai été maladroite. On ne m’a pas appris à parler…

Quelques années plus tard, mon père m’a emmené voir un psy pour enfant. Il pensait que j’avais subi des attouchements d’un copain de mon frère. Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi il a cru ça. Aujourd’hui encore, j’ignore ce qui s’est passé ce jour-là, je ne m’en souviens pas. Mais j’ai dis à la psy qu’il ne s’était rien passé. C’était ce qu’on attendait de moi, non ? Peut-être aurais-je dû parler du reste. De ce qui n’allait pas. De mes peurs. Du fait que je ne sache pas parler. Mais on ne m’a pas appris à parler…

En grandissant j’ai développé une peur. Peur des hommes. De ce qu’ils peuvent me faire, d’être blessée. Physiquement ou moralement. Je n’arrive pas à faire confiance intimement à un homme. J’ai eu des relations, j’en ai et en aurais d’autres. Mais je vis toujours dans la peur. J’ai des désirs, des plaisirs, des rebuts. Cachés, au fond de moi, tout au fond, surtout, que personne ne voie, que personne ne sache… Je n’ai pas appris à parler.

J’ai longtemps détesté mon père, et eu peu d’estime pour ma mère. Ignorés mes frères et surestimé ma sœur. J’aimerai dire à mes frères et sœurs que je les aime et que je souhaite être acceptée comme je suis, toute entière et non seulement la surface. Avec mes sentiments et mes idéaux, mes envies et mes peurs. Pas juste parce que je suis la petite sœur et qu’il faut sauver les apparences. J’aimerai dire à ma mère qu’elle est forte, et que je l’aime. J’aimerai dire à mon père que je suis désolée, que j’ai passé trop de temps à le détester sans savoir, et que je le respecte et l’estime. Et je le remercie.
Nous sommes une famille loin d’être unie, mais qui sait sauver les apparences. Qui n’a pas appris à aimer, qui n’a pas apprit à parler…

Aujourd’hui, ca ne changera pas. Mais aujourd’hui je veux apprendre à parler.
Parler, parler encore, parler toujours. Briser le silence, parce que le silence tue.

Miisa.    20 mai 2015   Strasbourg   

Aujourd'hui j'ai 21 ans et je suis Bisexuelle. Je suis presque étonner de ne jamais avoir eu de problème à cause de ça, mes amis me charrie toujours un peu quand je tourne la tête et suis du regard une inconnue dans la rue mais je n'ai jamais eu d'insulte ou de coup.
Tout ce passe bien et je sais que je suis entourer de gens compréhensif et pourtant il y'a toujours le silence.
On a jamais eu LA conversation dans ma famille, je pense leur avoir fait comprendre mais alors que je vis très bien d'aimer les hommes et les femmes, je n'arrive pas a regarder ma famille en face et leur dire "je suis bisexuelle".
Alors je doit écouter les petites remarque qui pourrait presque passer inaperçu. Les "Ah oui il est pédé lui c'est vrai.." par ci, les regards désapprobateur par la. Le plus dur ça a été avec le mariage pour tous. Pour la première fois j'ai vraiment eu envie de hurler contre eux. Et pourtant j'ai pas oser.
Parfois j'aimerais qu'on m'aide a briser le silence mais au fond j'ai peur. Parce que malgré les "ça me dérangerais pas si tu ramenais une fille a la maison un jour" moi je ne pourrais jamais oublier le regard de dégoût sur leur visage après qu'ils aient vu deux femmes s'embrasser...

Hemy    21 mai 2015   CLERMONT FERRAND   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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