La vidéo

Cette vidéo est placée dans le domaine public grâce à la licence CC-0.
Toute diffusion, utilisation, modification ou adaptation est Libre.

Découvrir la Fédération des associations et centres LGBT de France, ses campagnes d'information et ses actualités.

17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

Votre email ne sera pas publié

HTML: a p br i em strong q h1-h6

Verification Captcha

* = Obligatoire

Ajouter une photo?

Vos témoignages

Briser le silence

Je ne sais pas pourquoi je témoingne ici cela fait un bon moment que ce site de partage est ouvert et c'est bien la première fois que je le regarde et me dit que oui le silence tue.Je ne suis aucunement quelqun de malheureux j'ai des bons ami(e)s des parents aimants et une bonne santé.Je n'est pas de grande experience sexuel mais c'est normal je suis plutôt jeune pas excessivement mais je suis encore une ado.Voila en faite jai eu une première experience, je suis encore vierge dans le sens que tout le monde emploi mais bon la n'est pas le propos.J'ai apprécier cette première experience mais disons que j'ai peur,je ne sais pas trop ce que je ressens à la suite de cela.Je n'est personne à qui en parler mes amies n'ont jamais véçu de chose comme cela je sais qu'elles seraient avec moi pour tout mais j'ai peur du jugement,je ne veut pas en parler à ma mère car j'ai peut de ce qu'elle dirait.Je trouve que cette experience était peut-être trop tot quoi que..Je ne sais plus et sa mobesède.J'en parle ici pour me vider le coeur car le silence tue.

Eli    4 décembre 2015    Repentigny   

Aujourd'hui j'appelle Celeste.

Ton texte sur qui nous sommes en fonction du passé, du présent et du futur est très beau. J'aimerais te donner un thème et te laisser écrire un petit texte là-dessus. Le thème est la preuve d'amour . Tu feras passer le résultat par Hélix s'il te plaît.

Inconnue    8 juillet 2015   

Depuis toujours et où que j'aille, on dit de moi que je suis gay car: oui j'aime la mode, non je n'aime pas le foot, oui j'aime regarder des tutos coiffure, non la bière c'est pas ce que je préfère mais franchement, j'aime les femmes. On m'a tellement souvent dit que je suis gay que j'y ai finalement cru. Je me suis forcé s regarder du "porno gay" qui n'en est pas vraiment et j'y ai pris goût. (Les fat bellx men... compliqué à expliquer) je n'ai connu qu'une expérience sexuelle, avec un homme de 9ans mon aîné, j'ai détesté et je me demande si j'aimerais vraiment avec une fille ou si les méchancetés des autres m'ont tué. Car non, je n'ai jamais osé en parler et que oui, le silance tue!

chacal    17 mai 2015    Fribourg   

Salut ! Bon, moi personnellement ma vie est cool, et je pense que c'est une énorme chance d'ailleurs. Je suis très jeune, 14 ans mais je sais déjà écouter mon corps et mes désirs, donc je le sais : je suis très très très attiré par les garçons. Je ne sais pas si je peu dire que je suis homo ou hétéro ou même bi mais peut importe en fait ^^ Comme le dit si bien Pouhiou : les étiquettes ça gratte :D Bref pour moi le silence est déjà brisé avec les personnes qui me sont chères et en qui j'ai toute confiance (mon meilleur ami, l'équivalent féminin et mon grand frère) bon il reste encore mes parents mais eux c'est toujours compliqué. Mais si ma vie est si peu intéressante, me diriez-vous, pourquoi témoigner sur ce site ? Et bien... Je ne sais pas... J'en avais envie tout simplement. Alors que dire de plus ? Tiens je sais ! Je vais raconter comment je me suis découvert cette passion pour les torses velus et la barbe abondante ! Pour résumer : cela a dû se passer vers novembre 2013, donc j'étais en 4ème et j'avais 12 ans, si je ne dis pas de bêtises. Donc un soir, après une longue et chiante journée de cours je me suis dis : "tiens, et si je tape homosexualité sur youtube ?" ce que j'ai fais. Et en regardant les propositions je suis tombé sur ça : un film copyrighté "juste un question d'amour" je l'ai regardé et je vais pas vous faire un résumé non plus, mais en gros l'histoire, c'est un jeune étudiant dans une famille conservatrice qui va tomber raide love d'un mec chez qui il fais un stage. S'en suit tout un tralala bateau et assez peu original : coming out involontaire, les parents sont pas contents ils virent le gamin de la maison et patatipatata etc... Bref un navet téléfilm à la con. Mais n'empêche que à l'époque ce film m'a énormément marqué, en particulier les scènes où les deux zamoureux se font des gros câlins et des bisous... Je n'étais pas du tout choqué, au contraire, c'est là que je me suis dit : Putain ! En fait c'est sa que j'ai envie de faire à chaque fois que je vois ce putain de prof de français ! Parce qu'a cette époque j'avais ce prof qui, à chaque fois qu'il donnait cours à ma classe, me donnais des frissons de DINGUE rien qu'au son de sa voix. C'est d'ailleurs grâce à cet amour inassouvis que je me suis intéressé au français (on s'en fout ? ha ok...). Bref ! Le lendemain je suis allé en cours comme d'hab mais quelque chose avait changé en moi, ça va surprendre mais je ne me sentais pas libéré d'un poids, à l'inverse je sentais une énorme boule au ventre oppressante. Aujourd'hui encore je ne sais toujours pas pourquoi j'ai ressenti ça ce jour là. Le soir même j'ai regardé un autre film sur l'homosexualité : Week-End. Celui-là par contre c'est une tuerie. Avec ce film j'ai compris vraiment le poids des mots "être attiré par les hommes". Ensuite j'ai parlé de ça à mon frère, il a longtemps cru que s'était une blague, ensuite à mon meilleur ami, puis à ma meilleure amie, ils l'on tous très bien pris et m'ont été une aide que je ne peu négliger. Et ensuite la vie a suivie son cours jusqu'à aujourd'hui. A présent la boule au ventre a complètement disparue, malheureusement j'ai changé de prof de français (Nooooooooooon ! Poukwaaaaaa ! T_T) mais j'ai gardé toute l'expérience en français que j'ai aqueri en un an à ses côtés. Je garde cette passion de l'écriture précieusement en moi en souvenir de mon premier amour envers un homme. Voila le silence est brisé :D Et j'espère que ce petit témoignage a intéressé quelqu'un. Bonne soirée, Bonne journée, et merci Pouhiou d'exister.

Vincent    18 mai 2015   

Bonjour ou bonsoir à tous/toutes, je vais essayer dans la mesure du possible de faire le moins de fautes et d'essayer de rédiger de manière convenable, je ne promet rien.
Mon témoignage va sans doute se perdre parmi tout les autres mais au moins, j'aurais réussi l'impossible, briser le silence le temps d'un court instant, il n'est pas aussi grave (à mon sens) que tout ceux que j'ai pu lire, après tout, j'ai tendance à toujours trouver tout le reste pire que ce qu'il m'arrive, une agression d'enfant sera plus grave qu'un viol que j'ai subis, à mes yeux, bien entendu.
Mais ce n'était qu'un exemple.

Si je brise exceptionnellement le silence c'est parce que je suis arrivée à un point de ma vie où j'en ai marre, marre de tout, de vivre, d'être un automate, de ne pas sortir de chez moi, d'être dans un centre que mes parents qualifient de "centre pour fou" (alors que l'ambiance est bien, je dois l'admettre), d'ailleurs, ils n'osent même pas admettre que leur fille est "folle" au point où ils la rejettent merci papa, merci maman, mais vous ne m'aidez pas vraiment.
J'en suis arrivée à un point de ma vie où tout est trop ou pas assez, trop dur à encaisser, trop dur à supporter, pas assez de si, pas assez de ça.
Mais bon, plutôt que faire tout ce bla bla inutile, je vais rentrer dans le vif du sujet, ce qui me pousse à faire ça, à écrire.
(en fait, il y a plusieurs points donc je vais faire .. bah, point par point.)

Pour commencer, j'ai 23 ans, je vais en avoir 24 cette année, j'ai quasiment toute mes dents (rip dents de sagesses) et je suis, comme je l'ais dis plus haut, folle. Je souffre de trouble dissociatif de l'identité et d'une dépression médical. Et aussi d'autres petites choses (annorexie,..) mais ça, ce n'est pas si important. Bref, j'ai pas vraiment eu la vie de rêve comme vous vous en doutez, à l'âge de 2 ans mes parents m'ont abandonnée et je me suis retrouvée dans un orphelinat, j'ai voyagé, foyer, familles.. Personne ne voulait vraiment de moi, hormis à 16 ans où ceux étant censé s'occuper de moi m'ont adopté.
Là, la vie semblait me sourire un peu, juste un peu, j'avais un toit, une famille, tout se passait bien, j'étais même en couple depuis 3 ans, malheureusement, ma maladie me rattrapais, mais je m'en fichais, je savais même pas j'avais quoi. J'ai continué à avancer dans la vie, et là, vers 17 ans, tout ce que je commençais à reconstruire s'est à nouveau écrouler, papa violant, maman triste, parents qui s'engueulent, copine (oui, je suis lesbienne) qui a aussi ses soucis, je ne savais plus où donner de la tête, j'ai cependant essayer de me concentrer dans mes études (et je suis heureuse d'avoir réussi) tout en m'occupant du reste, bien entendu, jamais 2 soucis sans 3, je me faisais abusée par un "camarade de classe", encore maintenant, j'ai l'impression que c'est de ma faute. M'enfin.

18 ans, je quitte le cocon familial et je m'installe avec ma chérie, en collocation bien entendu, je commence doucement les études supérieur, tout semble se passer bien? Haha. Si seulement. IL me suit (celui qui abusait de moi) et nous sommes forcés d'être dans la même classe, le calvaire continue jusqu'à mes 20 ans.

21 ans, j'apprends que je suis "folle" je savais que quelque chose n'étais pas normal chez moi, je savais ce que j'avais, on me l'avait dis, mais on a poser des mots clairs. Ce n'était pas "schizophrénie" ou que sais-je, non, bel et bien TDI. Ce mot qui t'égorge un peu chaque jour. Les traitements ont commencés doucement, psy, autre psy, toujours plus de psy, de médicaments, j'étais fatiguée, je le suis encore.

22 ans, j'apprends que je risque de mourir à 29 ans et mes chances se survie à ce moment sont à peu près 70%. Bon, ça va, ça devrais aller, je fais un peu de sport et tout ira mieux, tout sera joyeux?
Non.
67%. Ah, bah merde, le sport ne change rien.
Le 16/07, je me fiance avec ma chérie, nous sommes heureuse, tout se passe bien, je me dis qu'enfin j'aurais une belle vie, je mourrais peut-être, mais en ayant accomplis quelque chose, je serais heureuse.
3 mois plus tard, elle se fait tuer par un automobiliste un peu trop bourré.
Mes rêves et mes espoirs s'écroulent.

23 ans, aujourd'hui exactement, je suis dans ce centre "pour fou", toujours aussi malade, toujours autant de médicaments, toujours seule, toujours les bras en sang.
59%.
Je suis désemparée.
Mais j'ai réussi l'impossible pour moi, j'ai briser le silence.

(si vous voulez me contacter, on ne sais jamais, mon e-mail est : comte.iuiui90@gmail.com)

Satchiia    19 juillet 2016    Charleroi   

Le désir me tue.
Je désire trop, ardemment, et je n'ai rien ni personne à désirer.
Le désir me tue tellement que ça fait bientôt deux ans et demi qu'il me fait déprimer ponctuellement, que j'ai cette putain d'électricité dans tout le corps qui me fait ressentir ce manque si puissant.
Deux ans et demi que je déprime.
Pas tout le temps, mais assez souvent pour que je vois le désir comme la raison qui me pourrit la vie.
J'ai maintenant 17 ans et demi.
Et quand les autres me voient déprimer, aller mal, je ne peux jamais leur dire la vraie raison.
Je ne peux pas leur dire "Vous comprenez, je désire trop, je suis tellement en manque que ça me pourrit de l'intérieur, ça pourrit ce que je suis et mes journées, mes semaines, mes mois, mes années".
Non, je ne peux vraiment pas leur dire ça.

Parce que dans notre société, parler du désir, de sexe, de ses désirs, surtout quand on est une fille, ce n'est pas possible.
Déprimer parce qu'on désire trop, quand on est une fille, c'est impensable.
Désirer ardemment, quand on est une fille, c'est impensable !

Il n'y a que les hommes qui veulent faire l'amour, voyons.
C'est les gars les obsédés, pas les filles, bien évidemment.

Je ne pense pas que les hommes soient des obsédés.
Je ne suis pas une obsédée.
Je suis une fille, et pour ça je ne peux dire à personne la raison pour laquelle je vais vraiment mal : le désir.
Je suis une fille, aux yeux du monde, je ne peux pas désirer au point d'en être malade.
Je suis une fille, une fille qui désire...
Et malgré le monde, la société dans laquelle on vit, je suis certaine de ne pas être la seule.

J'espère qu'un jour, les mentalités évolueront et que l'homme ne sera plus l'obsédé et que la femme ne sera plus la sainte vierge.

Et si je dois avouer à mon entourage, mes amis, la raison pour laquelle je suis mal, si je dois briser le silence pour faire évoluer les mentalités, je le ferai.
Parce que le désir, le silence qui le tait, me tuent.

(Mail : muppet.boulette@gmail.com)

Jeanne    13 octobre 2015    Paris   

J'avais 4 ans et je me souviens très bien que ma mère et ma grand mère voulaient couper mes cheveux, qui longs comme ils étaient leur faisait dire que "On dirait une fille" et je me souviens qu'alors pour la première fois que j'ai tu cette question "Et alors ? Et si je ressemblais à une fille ?". J'ai posé cette question un jour et l'on m'a expliqué qu'une fille, qu'un garçon... ; je me faisais violence pour essayer de comprendre et je ne pouvais pas leur dire ce que j'en pensais. Que dire alors à ces adultes qui ne semblaient pas comprendre. Comment leur dire alors qu'avoir l'air d'une fille ça n'est pas un problème.
Le silence tue la première fois que l'on regarde des enfants de son age dans une cour d'école en maltraiter un autre, parce que cet autre ne leur ressemble pas. Le silence fait mal, se taire pour être accepter, pour ne pas être rejeter pour continuer "à en faire partie". Puis s'en aller, ne plus vouloir parler à ces gens, et pourtant ne pas avoir ce qu'il faut pour leur dire que c'est à cause de ce qu'ils font que je m'en vais, et simplement rester seul, parce que le silence de la solitude lui au moins ne blesse qu'à moitié.
Le silence tue. La première fois que je me suis coupé, la première fois que pour soulager tout ce que je ne pouvais pas dire j'ai porté une aiguille, puis une lame sur ma peau, j'ai souffert bien davantage de devoir le cacher, et de devoir répondre du crime de ma blessure face à des gens qui ne pouvait pas comprendre ce que la question avait d'humiliant puisque précisément je m'étais coupé pour ne pas parler.
J'avais 15 ans, 16 ans, 17 ans, et je regardais la pression que tous, garçons et filles exerçaient les uns sur les autres et sur moi, parce que le moment du premier rapport approchait, je subissais cette pression et je ne savais pas dire que je n'en avais pas envie.. Que ça ne m'intéressait pas..
Aujourd'hui aussi, le silence tue, le silence fait mal.
Je suis un asex. de 21 ans et personne n'a jamais dit qu'une telle chose existait, il m'a fallut plus de 19 ans pour savoir que ce que je ressens a un nom, qu'il y en a d'autre comme moi dehors. J'ai passé cinq ans de ma vie à me masturber régulièrement, frénétiquement sans en apprécier une minute, juste pour essayer de comprendre ce que j'étais supposé de ressentir, sans jamais en parler à toujours chercher à savoir, j'ai vu le pire d'interner en me demandant si tout n'était pas "too soft", et ça n'est pas le cas. J'ai simulé à travers chaque rapport, en me disant que, non, ça ne me blessait pas finalement, que tout ça m'était égal. Et je me souviens n'avoir rien eu à dire la premiere fois que j'ai eu un rapport "non-enthousiaste", pour le bien d'une autre qui ne voulait pas admettre que je n'avais vraiment pas envie, encore moins que d'habitude. J'ai senti comme son contact me dépossédait de mon corps et que je ne pouvais même pas lui en vouloir. Je possède un pénis, la société, les gens, l'habitude, tout dit que je suis supposé m'en servir, toujours et tout le temps, et que c'est singulièrement anormal de ne pas en avoir envie, de ne jamais en avoir envie.
Le silence des autres tue, le mien est encore plus blessant. Aimer un autre homme et ne savoir le dire. Entendre de la bouche de ses parents une parole profondément homophobe et se rendre compte que s'il savait que mes lèvres, (les mêmes lèvres avec lesquelles je leur parle) se pressaient tout à l'heure sur les lèvres d'un homme - que j'aime et qui m'aime - ils ne pourraient me regarder pareil. Je me suis tu, et j'ai eu honte de mon silence, encore une fois parce qu'ils pourraient peut-être soupçonner quelque chose de la véhémence de mes protestations. Tous les jours se taire fait mal.

Jean    19 mai 2015    Paris   

Le silence tue, certes.
Mais est-il la seule chose à tuer? Est-ce-que le briser aide vraiment à aller mieux, à s'en sortir?

Loin de moi l'idée de remettre en cause le concept de ce site, que je trouve sain et bénéfique.
Loin de moi l'idée de remettre en cause toutes vos histoires, que j'ai lu avec le plus grand respect et la plus grande compassion.

Mais parler suffit-il vraiment?
Parler suffit-il à vaincre nos démons, et à nous accepter tels que nous sommes?

Pour ma part, j'ai déjà brisé le silence, il y a quelque jours.
Pour la première fois de ma vie, j'ai parlé.
J'ai décidé de tout révélé à la femme que j'aime, de dissiper tout les mensonges que j'avais l'habitude de dire pour cacher mon vrai moi que je haïs tant.
J'ai tout dit, dans les moindres détails: pourquoi je ne vais pas bien, pourquoi j'ai un problème avec moi-même, pourquoi je pense que je ne m'en sortirais jamais, etc.
Maintenant faisons le bilan, est-ce que cela m'a aidé de quelques manières que ce soit?
Non.
Je reste toujours le même.
A la différence près que je me sent moins coupable car j'ai enfin dit la vérité à celle que j'aime.

Mais au fond rien n'a changé.
Je suis toujours le même.
Ce qui m'empêche d'aller de l'avant, mes problèmes? Cela fait de nombreuses années que je les ai cerné.
Mais le fait est que j'ai beau avoir pleinement conscience de ces défauts, qui me pourrissent la vie depuis tant de temps, je suis incapable d'y remédier.
Jamais je n'ai été capable de changer, pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé.
J'ai souvent essayé de faire un travail sur moi-même, sans succès.
Moi qui avais pour credo de ne rien laisser paraître, de tout garder pour moi quoi qu'il arrive, je me suis finalement dit "Et si j'essayais d'en parler? Peut-être que cela m'aiderai..."
Puis, grâce à Pouhiou, j'ai découvert ce site, qui m'a conforté dans l'idée que je devais parler.
Chose que j'ai fini par faire.
Et maintenant, qu'en est-il?
Rien.
Encore une fois, j'avais tord, ce n'est toujours pas la solution.
Je suis conscient que cela ai pu aider un grand nombre d'entre vous, mais pas moi.
Je ne m'accepte toujours pas.
Mon sac est toujours aussi remplie.
Mon passé est toujours aussi sombre.
Mon présent est toujours aussi faux.
Mon futur est toujours aussi noir.
Ma tristesse n'a d'égal que ma lâcheté.
Ma vie n'a d'égal que le néant.

Le silence tue.
Mais la parole ne fait pas vivre.

Joseph    20 novembre 2015   

Rebonjour à tous, ceci est mon deuxième brisage de silence.
Après avoir lu de nombreux témoignages, discuté du sujet du genre et de l'orientation sexuelle avec des potes ou sur des forums, je me suis aperçue que l'on ne parlait pas de ce sujet avec des "adultes de plus de 35 ans" (Ceci est une généralité, ne vous fâchez pas si ce n'est pas votre cas. Des cœurs et des cookies) Pour résumer, j’oscille entre la pansexualité, l'asexualité, la semi-sexualité, l'agenrisme (?); bref c'est pas trop clair dans ma tête de fille. Pour mieux comprendre et me comprendre, j'ai recherché sur internet la définition qui me convenait le mieux et j'en ai parlé à ma meilleure amie, qui est je pense asexuelle sans même le savoir. (Son projet de vie étant de finir vieille fille avec pleins de chats ^^) J'en suis venu à la conclusion suivante; pour avoir un renseignement, je demande en général à mes parents, mais pour ce qui est de ce sujet, je sais d'ors et déjà que je suis mieux renseignée qu'eux. A titre d'exemple, il y a un couple qui travaille dans la même boite que ma mère. Récemment, la femme s'est mise en couple avec une autre collègue, laissant le mari avec les enfants sur les bras. Et bien, quand ma mère puis mon père ont appris ça, il y a eu un vent de résolution dans la maison, sous-entendant que c'était pas normal machin, bidule. (Je ne traite pas du fait que ce couple modèle va gâcher la vie de leurs enfants; entre nous soit dit, ils ont 13 et 15 ans, s'ils sont un peu ouverts d'esprit, ils comprendront que si maman couche avec une autre dame c'est exactement pareil que si papa était parti avec une autre femme) Bref, ma Maman exténuée d'avoir consolé son collègue et mon Papa qui fait des blagues douteuses avec un air consterné. On a souvent parlé du sujet de l'orientation sexuelle avec mes parents mais jamais en parlant de moi; ils racontaient qu'un tel a quitté sa femme pour un homme, que le mariage gay s'était une avancée... mais il n'y avait jamais de sous-entendu qui disait "si toi aussi tu l'est, on t'en voudra pas" ou l'inverse. Mais si jamais il se trouvait que je me découvre bisexuelle, par exemple, je sais déjà la tête outrée que va faire mon père. J'avait déjà observé ce tabou (attention ce que je vais dire n'a rien a voir ici) chez les vieux qui habitent dans des trous paumés, qui ne voient que le facteur et encore un jour sur deux, et qui disent "Ouais les arabes [insérer ici cliché de votre choix]" entre deux insultes homophobes/racistes/beauf. Il y a, je pense, un tabou sur le sujet du genre et de l'orientation sexuelle qui ne sert à rien si ce n'est mettre les homo/bi/pan/asex/trans/autres dans un mal-être non négligeable. Il faudrait plus parler de ces formes de la sexualité pour libérer les mentalités et permettre aux gens concernés de vivre plus sereinement. Il y en a marre de vivre dans la case "rejetés de la société car pas assez connus donc fait peur", les gens "normaux" (Diable, que ce mot est laid) vivent sereinement, pourquoi pas nous?! A vous tous, homoamoureux, lesbiennes, bisexuels, pansexuels, asexuels, aromantiques, agenres, bigenres, transexuels, ou même hétéro (même si je vous comprends pas je vous aime sérieusement, c'est en discutant avec des gens différent que l'on renforce son opinion), DÉLIEZ VOS LANGUES!! Parlez de toutes ces sexualités et de ces genres différents aux gens pour qu'ils comprennent à quel point on est normaux! On est tous uniques et semblables à la fois, faites comprendre aux gens à quel point on a besoin de se sentir normaux (et uniques à la fois, encore!)
Faites cela pour qu'un jour, ma petite sœur si elle en ressent le besoin, puisse assumer sa sexualité si jamais elle était différente de ces normes sociales foutrement casse-pieds. Parce que le silence tue et a déjà fait de nombreuses victimes parmi les jeunes qui ont été rejeté par leurs parents à cause de leur genre ou orientation sexuelle. Parce que il y a encore une ignorance trop prononcée autour de ce sujet.
Je suis et reste persuadée au fond de moi même qu'un jour, les clichés ne seront que des blagues que l'on fera pour se souvenir a quel point on a pu être con par le passé.
Aimez vous, putain!

Elo    6 juin 2015    Après le cactus, à gauche.   

Dans deux semaines je vais dire à mes parents que je veux changer mon corps, que je suis transsexuel. Je meurs de peur. Je n'arrive même plus à dormir.

@221Bee_Prince    30 mai 2015    Toulouse   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

Twitter
Facebook
Google+
http://le-silence-tue.fr/">
YouTube
YouTube