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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Bonjour à toutes, à tous, et bienvenus au cœur de mes entrailles. Bien sûr, le pur résumé d'une vie ne tient dans aucune autobiographie... donc je vais vous raconter de façon concise ma petite histoire. Si vous arrivez à tout lire, vous avez tout mon respect et ma particulière attention. Prenez ça comme un livre, pour ne pas vous emmerder.

Tout commence en maternelle. Dès cette époque, je subissais déjà des moqueries. Bien sûr, à cette période de la vie, ça ne choque pas, mais cela suffit pour déjà implanter une tendance triste à un enfant. Cette tendance triste naquit alors en moi. J'étais à l'époque le premier de l'école, et après quelques tests de QI par des psychologues, je me retrouvais avec un taux largement plus élevé que la masse. Alors bien sûr, étant gamin, on se vante toujours de ces choses, on déforme la vérité, on l'hyperbole. On me prenait alors déjà pour un intello qui se la pétait (déjà que je portais les mêmes lunettes que Marc Lesggy, mais en rouge), et c'est alors que mes premières bastons commencèrent. Nous sommes toujours en maternelle, et j'ai d'ailleurs une "petite copine". On se tenait par la main, on se promettait l'amour perpétuel et le mariage dès le premier jour, bref, normal. Mais une fois la grande section finie, la fille est partie -j'insiste là-dessus, car je me souviens très bien de ça, preuve que ça m'a traumatisé- et tous les soirs, seul dans mon lit, je murmurais en regardant le plafond "Oh Marie, si tu savais..." (je ne connaissais guère d'autres artistes, désolé !) Oui, elle s'appelait Marie. Et nos chemins se sont donc séparés jusqu'en 6ème. Mais je vais y venir.

Primaire. Je porte toujours des lunettes, donc toujours cet air "intello". Pour couronner le tout, j'étais vraiment devenu prétentieux. Pourquoi ? Car je souffrais. Je voulais que l'on m'écoute, je voulais un ami (je n'en avais pas un seul) donc pour ne pas admettre être seul, je me disais différent, supérieur, trop mature (j'avais vraiment une longueur d'avance niveau maturité). Mais je restais un enfant, et je souffrais de ma solitude, de plus que je ne me défendais plus lorsque l'on me frappait, car pas moyen de se défendre quand on t'attend à 12 devant la sortie, et, de plus, des CM2 pour la plupart (cela a commencé alors que j'étais en CE2). Il y avait deux sorties, j'essayais de m'enfuir par l'autre mais c'était celle des professeurs, donc je n'y avais pas le droit. Je parlais de tout cela à mes parents, à mes proches, mais on croyait qu'en tant qu'enfant je grossissais la chose, que j'abusais, jusqu'au jour où je revins chez moi la gueule en sang. Ah ça, des coups, j'en ai connu (je parle comme un vieux). J'avais développé depuis tout petit une sensibilité pour la nature et pour la vie, pour le bien-être et la paix. Et ces tannées m'ont rendu carrément pacifiste. A cette heure-ci même, je serais incapable de vous coller une mandale, j'aurais un blocage. Cet aspect fragile n'échappait pas aux filles, elles qui n'étaient attirées que par les caïds et empereurs des connards. J'étais amoureux d'une fille. Agathe. Elle était extrêmement intelligente, et passait une classe à chaque année. Elle avait la même tête qu'une certaine "Opale" que nous avions étudiés en cours (dans une BD je crois) et elle était pour moi belle comme le jour. Un jour, je lui ai avoué mon amour sur une belle lettre (j'étais carrément super méga timide) que j'ai glissé pendant la récréation dans son casier de table. Revenu de récréation, mon cœur faisait un roulement de tambours, autant pour la rapidité que pour le suspens. Je m'étais caché sous la table. Pendant la récréation de l'après-midi, je viens la voir, assise sur un rebord de fenêtre avec ses copines et plein d'autres personnes. Cet effort était pour moi surhumain, mais elle m'a répondu un sec "De toutes façons t'es trop bête." suivi d'un ricanement de belle-mère. Tout le monde autour s'est moqué, m'a humilié. Ce qui a renforcé et gravé en moi une image de dégoût envers la société, c'est avec quelle gratuité un "ami" (j'étais très naïf, je ne croyais pas aux faux-culs) a écrasé un grillon que j'avais attrapé quelques jours avant dans mon verger, grillon qui était mon seul ami. Je me revois en train d'ouvrir la boîte et lui montrer, il me demande de le poser par terre pour voir comment il marche, et d'un coup, PAF grand impact résonnant dans la rue et dans ma tête (zeugma !), vision de l'insecte en bouillie, les viscères éparpillées, inanimé. Malgré ma fuite à la maison pour pleurer auprès de ma mère, j'ai eu au même moment de l'impact un déclic : il y a des gens pourris sur Terre. Partout.

Me voilà en 6ème, et je me fais toujours maraver la tronche. A la sortie, aux récréations, au gymnase, partout. J'étais le bouc émissaire idéal pour les insultes ou toute sorte de défoulement de haine. Et de la haine, ça j'en avais. Mais je ne savais pas comment l'extraire, je stockais tout (je parle à l'imparfait mais actuellement c'est toujours la même chose) et du coup jamais je n'évacuais ma rage et ma tristesse. J'avais déjà un tout autre regard sur le monde : alors que certains découvraient leur sexe et rêvaient de culbuter toutes les filles, casquette et clope à 10/11 ans, j'observais déjà notre environnement d'un air triste et déçu. Je pensais à des solutions pour sortir sans recevoir la tannée quotidienne. Je me confiais à mes premiers amis, qui pour la plupart m'ont abandonné. Seul un est resté jusqu'à présent ami avec moi, et je lui dois énormément. Il a écrit un long article sur ce site même, m'ayant donné l'idée d'écrire le mien. Mais passons. En bref (car je m'éternise réellement trop) j'étais déjà adulte dans ma tête, dans un monde de petits cons irraisonnables. Marie. Oui, elle était revenue. D'ailleurs, le jour de la rentrée, je la vois dans ma classe. Quelle joie immense. Je m'assois à côté d'elle, lui adressant un "Marie !! Tu te souviens de moi ??" Ou quelque chose du genre. Mais elle me regarde avec dégoût, et me dit "dégage, et ne m'adresse plus la parole." suivi d'une moquerie sur mon nom de famille, le tout d'un ton sec. Quel choc. Quelques temps après, une autre fille, que j'avais rencontré à la "ruche" pendant les vacances d'été d'avant la rentrée, était hyper proche de moi. On se mettait toujours l'un à côté de l'autre, on avait choisi exprès les mêmes matières, on se souriait tendrement quand nos regards se croisent longtemps, bref on était quasiment en couple. Mais un jour, je viens en classe, personne à côté de moi. Je regarde tout autour, et la vois, plus loin devant, avec une autre fille, ne m'adressant pas un seul regard ni attention. Elle avait décidé de m'abandonner. Je savais pourquoi : car les très nombreuses personnes qui se moquaient de moi inventaient toutes sortes d'histoires malsaines, des choses répugnantes, et même gores. Tout le monde y croyait. Tout le monde restaient à une distance minimum de 2 m de moi, en disant clairement "beuuuh... beurk !". J'avais envie de mourir, parce que ce ciel bleu que j'observais des heures durant par la fenêtre semblait être tellement accueillant, et la nuit je voulais rejoindre ces étoiles qui sont infiniment loin des cons d'ici. J'avais malgré tout des amis, 4 au total, et eux aussi étaient des marginalisés. Pour deux d'entre eux, je suis venu les protéger ou aider un jour dans un moment de difficulté, et l'amitié en découlait directement. Cependant, on ne se voyait qu'à certaines récréations, et ils ne purent rien faire face à ma souffrance : à 12 ans, j'attrape une RCH (rectocolite hémorragique) à cause de mon quotidien lamentablement triste. J'avais vite la preuve que le silence tue, car je prenais les coups sans les redonner ou broncher, et cette maladie pouvait (et peut toujours) me tuer sans médicament. Oui, c'est une maladie à vie. De violents maux de ventre te prennent, à t'en mettre à genoux, et tu pisses le sang à chaque selle. Ma réputation s'est encore plus dégradée, lorsque j'ai commencé à faire du rap. Mais attention ! Pas du rap à la con, MA version du rap : aucune insulte, aucune provocation, aucun ego trip, seulement un message de paix. Justement, les autres auraient tellement aimé que je véhicule cette fausse image de nos HLM comme un quartier chaud... tu parles... c'est tout le contraire. Alors, on s'est encore plus moqués de moi, l'humiliation dépassait des seuils énormes, que je ne dirai pas ici. Nous avions aussi reçu des lettres de menace de mort et de destruction du mobilier de la part de lâches, anonymes et dactylographiées avec énormément de fautes d'orthographes. Pour vous donner une idée. Le lycée pour moi était aussi une catastrophe en amour. J'ai eu environ une trentaine de râteaux à l'effectif, de quoi devenir sans étapes intermédiaires le patron de Jardiland.

(grosse ellipse car trop nombreux sont les détails, et j'ai déjà perdu les 3/4 des lecteurs)

Le lycée. Beaucoup le regrettent, mais moi non. (Je fais vite) Seconde, je suis content de tomber sur des inconnus pour la plupart, c'est l'occasion de tout recommencer à zéro et de mieux se taire. Je suis dans la même classe qu'une fille que j'avais aimé pendant 4 ans (je l'ai aimée 6 ans au total) et qui se contentait de me faire parfois espérer, mais pour mieux me mettre ensuite un râteau, et qu'un petit mec imbu de sa personne, très vantard (mais vraiment intelligent) qui me cassait les couilles depuis le collège à toujours se la ramener dans des cours comme la Section Européenne. Hors mis ces deux-là, personne d'autre. Pourtant, la gangrène m'a quand même suivie, car bon nombre de saloperies du collège se sont retrouvées dans le même lycée, continuant de me casser du sucre sur le dos. Pire encore, ayant redoublé mon année, je me retrouve dans une classe calme, remerciant le ciel de ne connaitre personne, l'appel se déroule bien, du moins jusqu'à mon tour, car la prof dit que la classe ne prend pas en compte les Sections Euro allemand et Lv3 espagnol. Devant alors changer de classe, elle me dirige vers une porte. J'ouvre la porte : des rangs complets des pires personnes du collège m'accueillent avec la moquerie sur mon nom de famille. Je me dis : ça y est, le cauchemar continue. Une année effroyable. Aucun ami, seul dans mon coin, entendant des murmures moqueurs à chaque heure. Je connais tous les noms, toutes les histoires par cœur, car les filles n'étaient pas de simples "cibles" comme beaucoup le pensent, je trouvais en elles (car je répète que j'ai une grande sensibilité) une grande poésie de l'âme et des yeux. Je m'étais trompé, car leurs masques chutaient lorsque l'outil de jardinage remontait vers ma gueule au premier pas, même si certaines on été très malsaines avec moi en jouant avec ma naïveté. Puis arrive la moitié de l'année de deuxième seconde, je rencontre enfin le vrai amour (je ne citerai pas mon nom). Je vis des jours heureux avec elle, je l'aime, elle m'aime, nous nous aimons.

Arrive ce certain 13 septembre 2012. Il est 17h30, je rentre d'une longue journée de lycée, le sac sur les épaules, et j'approche de ma maison. Des couleurs bleu clair apparaissent derrière les fenêtres, il y a l'air d'y avoir du monde. Je rentre, et d'une voix enjouée appelle ma mère. J'avais toute cette nouvelle journée à lui raconter. Me déchaussant, je me dirige vers le salon : des gendarmes, mes parents, ma grand-mère. "Qu'est-ce qu'il se passe ?"dis-je, à ma mère en pleurs. "Christian s'est pendu." dit ma mère d'une voix indescriptible... Et de mes deux frères, avec lequel j'ai toujours partagé la même chambre, les mêmes délires et bons moments, qui m'écoutait et me comprenait, s'était pendu. Le matin même, nous étions en train de chanter un morceau de rap avant que je prenne mon bus. Rien que de vous écrire ça, ça me décompose le visage. Je n'en dirai pas plus, car je me ferais du mal.
Au début de l'année, je m'étais rompu les ligaments croisés du genou. Les autres élèves, bien que me voyant avec des béquilles, croyaient que je simulais pour ne pas aller en cours. Je m'étais pourtant réellement et salement amoché. Ma copine venait me voir, et repartait en pleurs de la chambre d'hôpital. Je faisais tous mes devoirs, rendais les DMs, respectait tout. J'avais appris que l'on me cassait encore plus du sucre sur le dos, et qu'on me prenait pour un branleur. Je ne vous dis pas le mal que j'ai eu pour tout de même obtenir mon bac mention AB avec un genou fragile et un frère défunt depuis peu.

La fac et ses histoires d'amour.... Sans rentrer dans les détails, j'ai eu une vie très dure et mouvementée amoureusement. Et mon ex m'a quitté au bout de deux ans et demi de relation suite à un flirt en douce avec un autre. J'ai beaucoup souffert de cela, j'ai voulu à la fin tout faire pour la récupérer, et en larmes sur le canapé j'ai écouté sa décision : la rupture. J'ai pété un câble (pas avec elle, bien sûr, car je respecte filles et garçons à la même ampleur) et ai voulu la récupérer maintes et maintes fois. J'ai procédé aux plans cul pour essayer de ne plus y penser, alors que ça ne me ressemble absolument pas et que je bloque si je fais l'amour justement sans amour, mais je pensais toujours à elle. Rêvais d'elle. Bref, la grande souffrance. Les choses s'arrangent maintenant, mais j'ai d'autres grands problèmes, des problèmes qui ne figureront pas dans ce méga pavé.

Merci à celles et/ou ceux qui ont eu le courage et le temps de lire tout cela, et dites-vous que vous n'avez pas fait cela pour rien, car vous êtes invités à me parler de vous et de ce que vous pensez de mon texte en privé à cette adresse : seb88hunter@hotmail.fr.

Bonne continuation à toutes et à tous !

M203    9 juin 2015   Somewhere only we know   

Je n'ai pas réellement d'histoire à raconter, il ne m'est jamais rien arrivé de spécial... sûrement parce que je n'ai jamais parlé de moi aux autres. J'écoute, je conseille, mais je ne parle pas. Quand je parle, c'est sur le ton de la vanne, ou je fais mon possible pour passer à autre chose la seconde d'après. Peut-être que je me trompe, mais ce n'est pas parce que la société veut que je me taise; mais plutôt parce que je n'en vois pas l'utilité. Je n'aime pas parler de moi, ça me donne le sentiment d'être égocentrique. De faire perdre du temps aux autres avec mes histoires inintéressantes.

J'ai 16 ans, je suis hétérosexuelle, mais au plus profond de moi, je me sens homosexuelle. Je ne suis jamais tombée amoureuse d'une fille, ni même sentie attirée par une, au contraire. J'ai toujours été attirée par les garçons. Le seul truc, c'est qu'au fond de moi, j'ai l'impression d'être un garçon enfermé dans un corps de fille.
J'aime le foot. J'aime les gros mots. J'aime les blagues de cul. J'aime les vidéos pornographiques (hétéro, gay ou lesbien). J'aime m'asseoir en ayant les jambes légèrement écartées. J'aime les jeux où on tue plein de gens et où on conduit des belles grosses bagnoles. J'aime mater des postérieurs. J'aime traîner avec des hommes en règle général. Je déteste les personnages féminins dans les films et les jeux vidéos (quitte à me demander si je ne serais pas un peu misogyne sur les bords).
Et pourtant. J'aime m'habiller élégamment. J'aime me maquiller. J'aime me trouver belle après m'être préparée pour sortir. J'aime mettre un léger décolleté. J'aime toutes les grandes femmes féministes qui ont marqué ou non notre Histoire.
Tout ceci semble être une liste de clichés sexistes, mais c'est comme cela que je le ressens. J'ai l'impression d'être un garçon. J'aurais adoré être née avec un service trois pièces, ne pas avoir à me trimbaler avec des nichons, pouvoir porter des costards et des vêtements de ville pour homme, me tailler une jolie barbe ou une jolie moustache, pouvoir offrir un verre à une personne qui me plait, pouvoir me marrer avec des garçons sans passer pour une cagole qui ne cherche qu'à se faire déglinguer.

Parce qu'être une femme, c'est chiant. Une femme, sans maquillage, c'est moche. Une femme, avec un décolleté ou une jupe courte, c'est putassier. Une femme, un peu ivre, c'est vulgaire et pas "digne d'une dame".
C'est bien ça, qui me dérange. Cette volonté de faire des femmes des poupées Barbie. C'est parce qu'on a des boobs et un clitoris qu'on doit forcément se trimbaler avec une robe à fleurs (attention ! une robe ni trop courte parce que ça fait salope, ni trop longue parce que ça fait frigide) et fondre devant Baptiste Giabiconi ou autre Bertrand Chameroy ?!
Je suis une femme et j'aime bien les joggings un peu larges, j'aime bien les soirées romantiques à base de bières et de pizzas, j'aime bien Giroud même si je ne le trouve pas si beau que ça (oui oui, des filles comme ça, ça existe !), j'aime bien les blagues d'Antoine Daniel, j'aime bien les super-héros, j'aime bien les scènes de bastons dans les films ou les livres, je DÉTESTE les scènes de cul dans les fanfictions (alors que j'adore les fanfictions en soi), et j'aime être une fille, bordel.

Alors, non. Je ne suis pas une fille enfermée dans un corps de garçon. Ça, c'est ce qu'on a toujours voulu me faire croire. En réalité, je suis une fille qui ne rentre pas dans les codes, et ça, ça fait chier les gens. Ça énerve les gens, les filles qui vont dans des boutiques geeks au lieu d'entrer dans les Zara juste en face d'elles. Ça énerve les gens, les filles qui rient bruyamment dans la rue. Ça énerve les gens, les filles qui écoutent du Metallica un peu trop fort sur leur iPod. Ça énerve les gens, les filles qui bavent devant l'affiche du Hobbit alors qu'il y a celle de Fifty Shades of Grey juste à côté. Ça énerve les gens, les filles qui disent d'autres "elles sont jolies" sans paraître jalouses. Ça énerve les gens, les filles qui trouvent qu'AdopteUnMec.Com c'est juste le site de rencontre le plus débile de l'histoire. Ça énerve les gens, les filles qui ne trouvent pas normal que les femmes peuvent entrer dans les boîtes de nuit sans payer et pas les hommes. Ça énerve les gens, les filles qui tiennent la porte à des garçons. Ça énerve les gens, les filles qui doivent être prises au sérieux. Ça énerve les gens, les filles qui appellent "connard" ou "enfoiré" des personnes à qui elles tiennent fort.

En fait, ça énerve les gens, les filles qui sont comme elles sont. Et les gens comme ça, bah moi, ça m'énerve.

Chatoune    17 mai 2015   Marseille   

Bonjour,
J'ai 15 ans,je suis né mâle, je vis dans une famille heureuse, j'ai quelques amis avec qui je m'entends bien au lycée et scolairement, ça va. Ma vie semble donc assez banale et plutôt joyeuse.
Mais ce n'est pas vrai. S'il est vrai que ma vie actuelle est plutôt "normale" (tout est relatif), je ne me sens pas pleinement épanoui, et ce pour plusieurs raisons.
Au collège, je n'avais que deux amis, et pas d'autre vie sociale. En effet, un de mes camarades de classe, "populaire", a tout fait pour m'exclure et pour me faire souffrir mentalement. Le pire, c'est qu'il y est arrivé. J'ai plusieurs fois pensé au suicide et à me faire du mal. Mais le temps a passé et j'ai pu quitter ce collège pourri pour me retrouver dans un lycée ou l'on m'accepte et m'apprécie.
Enfin, pas totalement, car il y a autre chose. Depuis quelques années, je doutais de ma sexualité et de mon genre. Je ne sais plus combien de fois je me suis retrouvé prostré dans mon lit à me demander si j'étais "normal", si j'aimais les filles, les garçons où les deux, si j'étais un homme ou une femme. Ajoutez à cela le fait que l'on me persécute mentalement et m'exclue au collège, j'ai failli entrer en dépression. Mais j'ai réussi à sortir de cet enfer.
Aujourd'hui, il ne me reste plus qu'un seul problème, et pas des moindres: Le fait est que je sache au fond de moi que je suis une fille (mais j'ai longtemps hésité entre les deux genres). Je dirai que je suis plutôt une fille qui aime être féminine mais aime aussi se déguiser en garçon. Je suis totalement pansexuelle et polyamoureuse( je suis amoureuse de mon meilleur ami et d'une de mes amies). Le problème, c'est que je n'en ai parlé à personne, car je connais (ou peut être crois connaître) mes parents, mes amis, et mon entourage. Je ne sais pas comment il réagiraient si je leur avouais (sûrement mal). Et j'ai peur, peur de les perdre mais aussi peur de me perdre en restant dans cette situation entre les deux genres, me cachant uniquement en tant qu'homme sans pouvoir montrer au monde que je suis femme au fond de moi.
Ainsi, ma famille, mes amis, mon entourage me croient hétéro et en plus homme.
C'est pourquoi, comme je ne peux pas leur en parler(tout du moins pas maintenant), j'écris ici mon histoire et mes sentiments. En espérant que ma situation puisse évoluer dans le bon sens, je vous en parle, je ne peux plus garder tout cela au fond de moi, car je me sens mourir à l'intérieur.
Pourquoi? Parce que le silence tue.
Merci de m'avoir écoutée et merci Pouhiou pour nous avoir parlé et pour ce site.

Drenoygan    2 juin 2015  

Une musique contre le slutshaming qui j'espère pourra aider :
https://vimeo.com/209063702

N'hésitez pas à visionner d'autres de ces musiques notamment contre les différences-phobies, le harcelement, le viol et autre choses super joyeuse que lnous pouvon subir ou avons déjà subi <3 <3 <3 <3 <3 <3

TOI    19 mars 2017  

Le silence tue, il bouffe les tripes et sape l'espoir. J'étais la petite fille en tutu et masque de batman que des adultes regardent d'un mauvais oeil. Maintenant je suis la bi qu'on ne prend pas au sérieux, parce que "c'est qu'une passe". Entre les deux, j'ai été plein de personnes différentes qui n'ont jamais su trouver les mots pour en parler. J'ai été l'intello qu'on essaie de rabaisser. J'ai été l'ado trop geek pour être une vraie fille mais trop fille pour frapper comme un mec. Puis j'ai été la salope qui osait prendre du plaisir avec qui bon lui semblait. Maintenant je suis la bi a qui "ça" passera, parce que ça fait mauvais genre d'en avoir une dans sa famille, dans son cercle d'amis. Je suis celle a qui on dit "c'est spécial" pour ne surtout pas me heurter ni m'encourager. Je me suis tût, je n'ai pas fait de vagues pour me fondre dans le paysage, pour me faire accepter. Mon silence et celui des autres. Et maintenant, je suis aussi la dépressive qui lutte contre tout ces vieux démons. Le silence tue, vraiment.

"Quand on dit "c'est spécial", c'est qu'on a pas l'intelligence de comprendre la différence, ou de l’apprécier, ou d'avoir le courage de dire qu'on haïs ça." X. Dolan

Caly    18 mai 2015  

Bonjours/Bonsoir je ne suis pas douer en orthographe pardonnais moi d'avance .
Commencont ,je suis en 2de au lycée Jean monnet et au début de cette année j'ai appris ce que c'est d’être trans et intriguer j'ai chercher des témoignages et j’étais surpris tout abord de me reconnaître dedans certain ,Puis j'ais réfléchi et je me suis rappeler d'un soir de 4éme dans le bus du retour m’être poser la question âpre m’être pris de insulte homophobe de "cancre des bac a sable" s’appuyant sur le fait que je ne traîné qu'avec des fille a un age ou les enfant sont plutôt tenter de rester avec les personne de même sexe : que se passerait t'il si je j’étais née une fille et a ce moment la j'ais eu un sourire je me souviens même qu'une fille de mon bus ma poser la question si j'aller bien car elle n'avais pas l’habitude de me voire sourire et je lui ai répondu que oui je panser a quelque chose puis elle ma demander a quoi et je lui ai répondu a rien aillant trop peur de la réaction des gens . Aujourd'hui mon père est mort et cela ma permis de parler de mais sentiment a ma mère(elle l'a bien pris j'ai eu de la chance) peu de temps après j'ai fais mon comming out a certain de mais amie et d'une magnanière ou d'une autre des gens de ma classe (la pire du lycée) on entendu des rumeur me concernant et sont venues me poser la question je leur ai répondu que oui ils on était très surpris que je leur réponde sans hésitation et on commencer a me poser des question et je leur ai répondu .Bref tous ça pour dire n'ailler pas peur il y a toujours des histoires qui ce passe mal mais il y en a aussi des histoires qui se passe bien j'en suis la preuve alors prenais cette chance aussi infime soit elle et dit le au monde "je suis moi et si ça te plais pas vas t faire foutre" . je n'ai pas encore commencer ma transition j’espère commencer ma MtF le plus vite possible

passer une bonne journée . ;)

julia    17 mai 2015   cognac   

C'est aujourd'hui la 18ème IDAHOT :journée mondiale de lutte contre l'homophobie que l'on appelle plus désormais lutte contre les LGBT phobies. J'ai publié pour le compte de la fédération le communiqué de presse que vous retrouverez un peu plus bas sur mon mur. Pour vous rendre un peu mieux compte de ce qu'est l'homophobie ordinaire, presque plébiscitée dirais-je, un petit exemple de grande proximité.
Je suis dans ma maison depuis 19 ans. J'ai toujours eu de bonnes relations avec mes voisins. Président du Conseil Syndical de la copropriété pendant 9 ans, toujours membre de ce conseil je suis impliqué la comme ailleurs dans de nombreuses structures et surtout associations qui luttent contre les stigmatisations de tous ordres. Très soucieux du mieux être collectif et ayant un sens politique aiguë (au sens du vivre ensemble dans la cité). Hé bien il y a quelques semaines j'ai surpris une conversation entre un de mes voisins et son épouse. Le premier disait à la seconde : "Tiens regarde maintenant, il s'habille comme une tapiole !"
Oui j'avais mis un jean moulant, j'avais des baskets de couleur vive, mais surtout je ne vis pas comme ce voisin l'aimerait. Je reçois oui je m'en accuse publiquement d’autres "tapioles", je m'habille parfois de façon voyante, je fais attention a mon corps que j'entretiens par le sports et une alimentation choisie et équilibrée. Je fais parfois la fête différemment de boire de l'alcool. Je pourrai encore citer bien d'autres choses que je fais différemment des autres. Est ce pour autant que j'ai nuit à ce voisin ? Je ne crois fondamentalement pas !
Alors pourquoi ce changement d'attitude ? Ou bien ne serait-ce que le naturel de ce voisin qui resurgit malgré lui ou même de façon parfaitement calculée et voulue ?
C'est cela l'homophobie ordinaire, alors vous me direz que cette homophobie la ne tue pas ! Oui sans doute, mais même un vieux militant affichées endurcit elle peut le blesser profondément. Et tuer n'est pas que tuer physiquement et instantanément. On peut tuer à petit feu psychologiquement, alors on ajoute à la tuerie, la torture. Oui oui je dis bien la torture car psychologiquement ces éléments d'homophobie ordinaire sont bel et bien de la torture.
Alors moi ça ne me touche guère plus que cela parce que comme je le dis plus haut je suis un vieux militant endurci et qui a appris à se prémunir de ce genre de bassesses. Mais je voulais écrire ces lignes pour faire prendre conscience à ceux que j'appellerais les "imbéciles ordinaires" que leurs propos qu'ils ne pensent pas méchants adressés à par exemple un jeune qui découvre son homosexualité, sont en fait des propos qui tuent.
A bon entendeur....

Dominique Ganaye    17 mai 2015   Dijon   

Le silence tue, et l'on se tait sans doute bien plus qu'on ne le croit.... Je suis d'un naturel bavard et pourtant il y a bien des choses que je ne dis pas.... J'ai la vingtaine, plus jeune, j'ai cru que j'étais emprisonnée dans un corps de femme qui n'étais pas le mien. Moi, je me trompais, je ne suis ni homme, ni femme je suis les trois à la fois ! Je suis pansexuelle, et même pas sûre que mon copain, avec qui je suis depuis deux ans, le sache... Comment lui dire que je rêve de femme tous les soirs, et qu'il me manque quelque chose ? Que ce n'est pas le premier à qui je pense dans mes plaisirs solitaires ? Je me tais, comme toujours.... D'autres part, je suis en fauteuil roulant, je peux bouger un peu mais je suis très fragile, dans la vie de tous les jours, je vis très bien le handicap et je n'hésite pas à le dire... Mais sous la couette... Quand on doit s'arrêter parce que je me suis fait mal quelque part, quand je tremble, quand je suis trop fatiguée, quand je n'ose pas de peur de m'abimer quelque chose, quand c'est lui qui n'ose pas, quand j'ai peur qu'il souffre, qu'il ne soit pas épanoui... Je voudrais aimer plus, aimer sans limite. La maladie est lourde est silencieuse : mais comment en parler ?

skullnroses    18 mai 2015  

Désolé pour le pavé, le but ici est de ne pas se taire et j'ai trop de choses à dire...

Je suis une fille qui ne s'est jamais sentie comme les autres, sans jamais comprendre pourquoi. Je ne me suis jamais vu comme les autres me voyaient. Quand j'étais jeune, on a fait une pièce de théâtre. Alors que les autres filles voulaient toutes avoir le rôle de la princesse, j'ai décroché celui du prince charmant. J'ai joué devant une salle remplie de parents en laissant parler cette personne au fond de moi qui n'avait jamais eu l'occasion de se faire voir, et tout le monde a adoré la pièce. Je m'en souviens encore aujourd'hui, même mes parents en parlent avec le grand sourire et me disent que j'étais resplendissante.
Il m'a fallu plusieurs années avant de comprendre en quoi j'étais différente des autres. Au début de l'adolescence, je voulais être féminine, parce que je voyais toutes ses star qui sont magnifiques et je voulais être comme elles. J'étais une ado complexée qui se cherchait sans se trouver. Encore une fois, je ne me voyais pas comme j'étais réellement, pas comme les autres me voyaient. Je m'idéalisais sans comprendre que je ne pourrais jamais être comme ses stars de magazines. Je ne l'ai compris que quelques temps après, quand j'ai commencé à vouloir réellement être moi-même et cesser d'être le mouton derrière qui suit les autres.
Puis j'ai compris. Il y a à peine quelques mois, complètement par hasard, je me suis imaginé vivre une autre vie. Être le contraire de ce que j'étais à ce moment-là. Être plus fort, autant physiquement que mentalement; avoir mon propre avis et ne pas suivre celui des autres; dire ce que j'ai envie de dire, sans qu'on me le restraigne; être la personne que j'avais toujours voulu être. C'est là que je me suis imaginé être un garçon. Pas un homme comme on en voit dans les magazines, musclé et bronzé avec une grosse voix. Non, je voulais juste être un homme, un vrai, celui qui n'est pas retouché mais qui sait plaire au naturel. Je voulais être fort, je voulais laisser tomber mon image de petite adolescente soumise et faible. Alors j'ai pris une décision, j'ai décidé de vivre pour moi-même et de mener ce rêve jusqu'au bout. En devenant un homme, en devenant ce que j'aurais dû être depuis la naissance.
Ma mère ne m'a pas compris. Elle ne me comprend toujours pas. Parfois je me demande si quelqu'un me comprend réellement. Changer de sexe, c'est presque tabou. Tout le monde est censé être heureux dans son sexe d'origine. La majorité des gens ne peuvent pas comprendre ce que ça fait de se regarder dans le miroir et de se dire ''Ce n'est pas moi, ce ne sera jamais moi''. De se trouver affreux, de penser être un monstre, une erreur de la nature, une atrocité qui ne mérite pas de vivre en ce monde. Parce que je ne suis pas normal, parce que je ne vais jamais l'être, parce que je ne l'ai jamais été.
J'ai chialé pendant la vidéo, chialé en repensant à toutes ces années de peur et de mensonge, chialé en me disant que tout le monde, sans s'en rendre compte, me voit déjà comme un homme. J'ai continué le théâtre et jamais je n'ai eu de rôle féminin, pourtant ma mère s'entête à me dire que je ne suis pas un garçon, que j'ai toujours été une fille et que ce n'est qu'une passe de l'adolescence où on se cherche et on ne se trouve pas. Je crois que seul le temps pourra nous dire lequel de nous deux a eu raison, mais pour le moment, c'est encore dur pour moi de me taire et de ne pas crier au monde entier que je ne serai jamais la petite fille charmante qu'ils ont voulu que je sois.

J'ai 15 ans, je suis un homme piégé dans un corps de fille qui souffre de dépression et qui est victime d'incompréhension de la part de la société.

Kuromitsu    18 mai 2015  

Je suis ici grâce à la vidéo de Pouhiou, 'Le silence tue', une vidéo qui m'a fait extrêmement de bien et qui m'a rassuré.
J'ai donc décidé, moi aussi, de briser le silence, même si plusieurs personnes sont au courant de mon cas, ce n'est pas par exemple le cas pour mes parents.
C'était il y a plus de deux ans, j'avais alors 16 ans et je ne m'étais pas véritablement questionnée sur ma sexualité, surtout qu'à cette époque, j'étais amoureuse d'un garçon. Je savais juste que les garçons ne m'intéressaient pas trop et que lui, c'était le premier à me faire quelque chose. Le cours de la vie a fait que l'on ne s'est jamais mis ensemble. Je me disais juste à cette époque, que si j'étais un garçon, je serai sûrement homosexuel; parce qu'à l'intérieur de moi, je me sentais plus homme que femme et enfin, je ne savais pas trop comment expliquer ça, je ne comprenais pas tout, je ne savais pas ce qui était vrai ou pas. Quelques mois après la "rupture" avec le garçon dont j'étais amoureuse (oui, je mets entre parenthèses car on n'a jamais franchis le pas mais on s'est en quelques sortes perdus de vue), j'avais fait un Skype avec une fille que je venais de rencontrer quelques jours plus tôt par blog, avec qui je m'entendais bien, une bonne connaissance qui allait en fait devenir la personne que j'allais le plus aimer dans le monde... A son appel, elle se mit à parler, et je suis restée scotchée, bercée par sa voix, alors que je ne la voyais pas. J'ai décidé de m'empresser d'enregistrer sa voix tellement je la trouvais belle et particulière. Quand elle a raccroché, je me sentais comme ailleurs, transportée. J'avais le sentiment de vivre quelque chose de nouveau. Alors, les jours suivants, je me passais l'enregistrement de sa voix en boucle. A vrai dire, je ne me posais pas la question du pourquoi du comment je faisais cela. J'ai commencé à comprendre quand cette fille me faisait quelques avances et qu’étrangement, j'y répondais. En temps normal, je refuse de parler comme ça à des gens que je rencontre sur Internet, je bannis même tout contact et encore plus pour ce qui est des rencontres amoureuses. Je me suis demandée si je lui parlais à elle et que je répondais à ses attentes parce que j'étais triste que ce garçon m'avait laissé mais à vrai dire j'ai vite abandonné cette idée. J'ai compris que c'est elle qui m'a fait découvrir que j'aimais les filles, et ce, sûrement plus que les hommes. Mon amour grandissait de jour en jour, à chacun de ses "je t'aime", des fleurs avaient éclos dans mon coeur, les papillons s'activaient durement dans mon ventre et ma tête connaissait un vertige enivrant. J'ai ensuite compris plusieurs choses. De pourquoi je préférais regarder les filles plutôt que les garçons, de pourquoi les couples homosexuels m'attiraient, que j'avais le sentiment d'avoir un proximité avec eux et que je les enviaient, de pourquoi j'avais parfois de mal à dire un "je t'aime" à certaines de mes amies, de pourquoi je repoussais la plupart des garçons, de pourquoi quand je rêvais, jamais un garçon n'apparaissait dans mes rêves, mais que c'était toujours une fille, de pourquoi mon cerveau disjonctait quand je devais parler à certaines filles, de pourquoi il se passait des trucs étranges dans mon corps quand je regardais des photos d'homosexuelles alors qu'une relation hétérosexuelle me laissait de marbre. A l'heure actuelle, je ne sais pas réellement me définir, dire ce que je suis. Je sais que j'aime les filles, ça, j'en suis persuadée. Mais aussi, j'ai certains désirs envers certains hommes (qui sont pour la quasi totalité homosexuels) et une relation avec un(e) transexeul(le) ne me gênerai nullement. J'ai 18 ans. J'ai déjà été amoureuse mais je n'ai jamais eu d'expérience. La découverte de mon éventuelle homosexualité m'a terrifié et m'a fait connaître la dépression dont j'ai connu plusieurs stades et où aujourd'hui j'en suis réduite à lutter contre des troubles alimentaires. C'était peut-être un désir refoulé que je n'aurais jamais dû découvrir... Quoiqu'il en soit, même si je suis passée par le pire et des heures très noires, je me sens mieux dans le sens où je me comprends mieux et que je sais que oui, je peux avoir des désirs et que surtout, il ne faut pas que je m'en interdise. J'ai un peu peur de l'avenir, dans le sens où j'ai peur de m'être trompée et de réaliser que je ne me faisais que des illusions. Mais au fond de moi, je reste tout de même convaincue et persuadée que je peux peut-être tout mais pas hétérosexuelle.

K.    2 juin 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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