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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je me souviens de quand j'étais petit et que je me posais beaucoup de questions, comme tout le monde. Entre autres choses, je me demandais comment c'était le sexe, comment ça fonctionnait. Mais les seules fois où ce sujet était abordé, c'était quand des gamins répétaient des blagues, et je ne pouvais pas trouver les réponses à mes questions à cause des tabous. Ben oui, c'était pas de mon âge, c'était pas bien. Alors je me suis tu, j'ai tout gardé pour moi, j'ai fait comme si ces questions n'existaient pas mais il y en avait toujours plus. A côté de ça, j'étais pas du genre complètement équilibré à cause du harcèlement scolaire, et j'étais pas du genre à appliquer des règles que je comprends pas. Et un jour, j'ai tenté d'agresser ma soeur, de la déshabiller pour voir son sexe et le toucher. Juste pour voir comment c'était, mais ça me taraudait tellement. Heureusement, elle a pu se défendre, sans quoi ce souvenir serait bien plus douloureux.
J'ai fini par m'éduquer avec le porno au collège, comme tous les autres gamins qui faisaient des blagues. De toute façon, le semblant d'éducation sexuelle qu'ils avaient à l'école, c'était ridicule et complètement stéréotypé. Je chie dessus. Ça en apprenait pas plus que YouPorn.
Je suis partagé entre la rage et la honte quand je pense à tout ça. Merci de nous offrir cet espace. Et merci à tous ceux qui brisent le silence.

A    17 mai 2015  

Je n'ai pas réellement d'histoire à raconter, il ne m'est jamais rien arrivé de spécial... sûrement parce que je n'ai jamais parlé de moi aux autres. J'écoute, je conseille, mais je ne parle pas. Quand je parle, c'est sur le ton de la vanne, ou je fais mon possible pour passer à autre chose la seconde d'après. Peut-être que je me trompe, mais ce n'est pas parce que la société veut que je me taise; mais plutôt parce que je n'en vois pas l'utilité. Je n'aime pas parler de moi, ça me donne le sentiment d'être égocentrique. De faire perdre du temps aux autres avec mes histoires inintéressantes.

J'ai 16 ans, je suis hétérosexuelle, mais au plus profond de moi, je me sens homosexuelle. Je ne suis jamais tombée amoureuse d'une fille, ni même sentie attirée par une, au contraire. J'ai toujours été attirée par les garçons. Le seul truc, c'est qu'au fond de moi, j'ai l'impression d'être un garçon enfermé dans un corps de fille.
J'aime le foot. J'aime les gros mots. J'aime les blagues de cul. J'aime les vidéos pornographiques (hétéro, gay ou lesbien). J'aime m'asseoir en ayant les jambes légèrement écartées. J'aime les jeux où on tue plein de gens et où on conduit des belles grosses bagnoles. J'aime mater des postérieurs. J'aime traîner avec des hommes en règle général. Je déteste les personnages féminins dans les films et les jeux vidéos (quitte à me demander si je ne serais pas un peu misogyne sur les bords).
Et pourtant. J'aime m'habiller élégamment. J'aime me maquiller. J'aime me trouver belle après m'être préparée pour sortir. J'aime mettre un léger décolleté. J'aime toutes les grandes femmes féministes qui ont marqué ou non notre Histoire.
Tout ceci semble être une liste de clichés sexistes, mais c'est comme cela que je le ressens. J'ai l'impression d'être un garçon. J'aurais adoré être née avec un service trois pièces, ne pas avoir à me trimbaler avec des nichons, pouvoir porter des costards et des vêtements de ville pour homme, me tailler une jolie barbe ou une jolie moustache, pouvoir offrir un verre à une personne qui me plait, pouvoir me marrer avec des garçons sans passer pour une cagole qui ne cherche qu'à se faire déglinguer.

Parce qu'être une femme, c'est chiant. Une femme, sans maquillage, c'est moche. Une femme, avec un décolleté ou une jupe courte, c'est putassier. Une femme, un peu ivre, c'est vulgaire et pas "digne d'une dame".
C'est bien ça, qui me dérange. Cette volonté de faire des femmes des poupées Barbie. C'est parce qu'on a des boobs et un clitoris qu'on doit forcément se trimbaler avec une robe à fleurs (attention ! une robe ni trop courte parce que ça fait salope, ni trop longue parce que ça fait frigide) et fondre devant Baptiste Giabiconi ou autre Bertrand Chameroy ?!
Je suis une femme et j'aime bien les joggings un peu larges, j'aime bien les soirées romantiques à base de bières et de pizzas, j'aime bien Giroud même si je ne le trouve pas si beau que ça (oui oui, des filles comme ça, ça existe !), j'aime bien les blagues d'Antoine Daniel, j'aime bien les super-héros, j'aime bien les scènes de bastons dans les films ou les livres, je DÉTESTE les scènes de cul dans les fanfictions (alors que j'adore les fanfictions en soi), et j'aime être une fille, bordel.

Alors, non. Je ne suis pas une fille enfermée dans un corps de garçon. Ça, c'est ce qu'on a toujours voulu me faire croire. En réalité, je suis une fille qui ne rentre pas dans les codes, et ça, ça fait chier les gens. Ça énerve les gens, les filles qui vont dans des boutiques geeks au lieu d'entrer dans les Zara juste en face d'elles. Ça énerve les gens, les filles qui rient bruyamment dans la rue. Ça énerve les gens, les filles qui écoutent du Metallica un peu trop fort sur leur iPod. Ça énerve les gens, les filles qui bavent devant l'affiche du Hobbit alors qu'il y a celle de Fifty Shades of Grey juste à côté. Ça énerve les gens, les filles qui disent d'autres "elles sont jolies" sans paraître jalouses. Ça énerve les gens, les filles qui trouvent qu'AdopteUnMec.Com c'est juste le site de rencontre le plus débile de l'histoire. Ça énerve les gens, les filles qui ne trouvent pas normal que les femmes peuvent entrer dans les boîtes de nuit sans payer et pas les hommes. Ça énerve les gens, les filles qui tiennent la porte à des garçons. Ça énerve les gens, les filles qui doivent être prises au sérieux. Ça énerve les gens, les filles qui appellent "connard" ou "enfoiré" des personnes à qui elles tiennent fort.

En fait, ça énerve les gens, les filles qui sont comme elles sont. Et les gens comme ça, bah moi, ça m'énerve.

Chatoune    17 mai 2015   Marseille   

Vous pouvez m'appeler Shiirei. J'ai 14 ans et mon histoire est bien risible par rapport aux vôtres, mais je vais quand même vous en faire part.
Je crois qu'elle a commencé aux alentours de mes 6 ans lorsque mon père s'est mis à me battre. Mais avant, je trouvais ça normal, je me disais que s'il le faisait, c'est que je l'avais mérité. Alors je me laissais faire, je me taisais et obéissais. Mes parents vivaient, et même encore maintenant, séparément. Alors quand je rentrais, je ne disais rien à ma mère, de toute façon, elle n'y faisait pas attention. Oui, là aussi, je pensais que son ignorance envers moi était de ma faute. Les années passaient et j'ai toujours eu envie de vouloir changer les choses avec ma famille. Mais je me disais toujours que je n'avais pas le droit de les changer, car, après tout, pour une raison qui m'échappait, c'était de ma faute, je l'avais mérité. Alors, je ne disais rien et je me renfermais de plus en plus sur moi-même. Et puis, je me suis dit qu'il fallait que je répare ma faute. Donc, pour qu'ils s'intéressent à moi, j'ai commencé à tout faire pour devenir une fille dont ils seraient fièrs. Mais peu importe ce que je faisais, rien ne marchait. Je commençais à jalouser mes ami(e)s, qui étaient si heureux, tout comme je commençais à me détester pour ça. Alors j'ai demandé directement à ma mère et la vérité m'a brisée.Tout ce temps où j'ai essayé de me faire aimer était inutile car je n'étais pas voulue, car je n'étais qu'un préservatif qui a craqué. J'ai perdu mon estime et ma confiance en moi, ainsi que l'envie de me battre. J'ai aussi arrêté de me donner à fond pour l'école. J'ai commencé à porter un masque. J'étais devenue l'incarnation de mes mensonges. J'ai commencé à haïr mon père. Si je n'étais pas voulue, m'as-tu reconnue en tant que ta fille juste pour me battre ? Me détestais-tu à ce point ? Et puis un jour, vers la moitié de mon année de CM2, tu es rentré saoul et m'as laissé cette cicatrice qui ne veut pas partir, qui, à chaque fois que je la vois, me rappelle tout ce que j'ai subi. Et puis j'ai essayé de me suicider en avalant divers médicaments que j'avais mélangés à de l'eau, mais ça n'a pas marché, je me suis juste retrouvée à l'hôpital avec un traitement à prendre. Et je l'ai rencontrée. Dans la même chambre que moi, pour la même raison, mais avec une histoire différente. Elle m'avait aidé à remonter la pente. Je me confiais à elle et elle faisait de même. J'allais mieux, même si je n'oubliais pas, j'aillais mieux car je n'étais plus seule. Mais, un jour, elle a été renversée devant mes yeux, sans que je n'aie rien pu faire. Résultat, elle a failli perdre l'usage de ses jambes. Je m'en suis toujours voulu, même maintenant. Malgré le fait que tu m'as pardonné, moi, je n'arrive pas à le faire. J'ai commencé à m’éloigner des gens, à les éviter, de peur qu'il se produise la même chose. Quant à mon père, je ne l'ai pas revu depuis ma tentative de suicide, mais j'ai décidé de le revoir à cause de mon demi-petit frère que j'avais là-bas pour l'aider à ne pas se pourrir la vie comme moi, même si je dois prendre le risque de me faire battre à nouveau. Et Elle a déménagé et ce cercle vicieux à recommencé. Et puis, en 4ème, je t'ai rencontré toi, tu es devenue presque aussi importante qu'Elle et je te remercie, tu m'as beaucoup aidé. Tu m'es devenue précieuse. Mais j'ai peur de me rapprocher de toi, malgré le fait que je le veux. J'ai toujours le pressentiment que si je tentais de me rapprocher davantage, ça m'échapperait à nouveau…
Malgré tout, je veux aller de l'avant. Vais-je pouvoir le faire ? Même si la peur me paralyse, même si je ne sais plus où j'en suis, je veux le faire, sans regret, ni honte.
Si vous voulez me parler: Shiirei@outlook.fr

Shiirei    22 août 2015   Vincennes   

Je vais essayer de faire vite, car l'histoire est longue. J'ai déjà écrit sur ce site. J'y ai trouvé des personnes qui m'ont beaucoup aidé. J'ai déjà écrit sur ce site, mais pas comme il le fallait. À l'époque, je n'avais pas le recul nécessaire pour comprendre que j'ai trop pensé, beaucoup trop. J'ai angoissé sur des sujets qui n'avaient pas lieu d'être. Mais un seul d'entre-eux persiste encore, et encore.
Pour faire simple, disons que je n'ai pas une adolescence géniale. Je vis depuis des années avec un décalage, un fossé entre moi et les gens de mon âge. Je les trouve vraiment puérile. Alors la solitude a commencé à me gagner. Et de cette solitude, et de cet ennui constant, sont nées des angoisses, assez irrationnelles.
Mais, comme je l'ai dit, aujourd'hui j'ai pris assez de recule pour comprendre que c'était idiot. Et donc tout ça pour dire que je n'en ai gardé qu'une seule de ces angoisses: celle de ne pas me reconnaitre, de ne plus me reconnaitre. Je m'explique: à l'époque je disais que j'avais peur d'avoir "perdu ma personnalité". C'est stupide, j'en conviens, mais je me suis rendu compte que ce n'était pas exactement ce qui me faisait peur. Ce qui me terrorise c'est de voir à quel point le monde autour de moi semble s'être "accomodé" de ce qu'il pense être mon nouveau "moi", soit un mec discret, réservé, alors que je me sens être tout l'opposé, j'ai toujours été ce comique un peu surexcité mais toujours de bonne humeur. Que ce soit mes "amis" (des gens qui ne me connaissent pas du tout, et avec qui je porte un putain de masque) avec qui je ne suis pas moi même parce qu'on est tellement différent et qu'ils sont tellement immature que je n'y arrive pas, ou ma famille puisque ma sœur a l'air d'être plus heureuse dans cette situation puisqu'elle peut enfin avoir un peu d'attention sur elle (ce que je comprend/pardonne complétement), je ne peux plus être moi-même.
Je me rend compte que ça dépend surtout de moi, que je n'ai qu'à être moi-même et puis basta. Mais le problème c'est que je n'ai pas la tête à ça, pour redevenir ce "clown" il faut d'abord être heureux et je ne le suis pas, parce que la solitude me colle à la peau, parce que je m'effraie moi-même à être aussi mature à 16 ans. Ça ne tient qu'à moi d'aller chercher ce putain de bonheur, mais en attendant d'en avoir le courage, il faut que je supporte cette situation dérangeante, où j'ai la sensation de ne plus savoir qui je suis.
Voilà, je crois que c'est ça, j'ai surtout peur parce que j'ai parfois la sensation de ne plus me reconnaitre.
Voilà. Putain que ça fait du bien de parler. Parler m'a beaucoup aidé. Je sais que ça ira une fois que je n'aurai plus peur, et que je rencontrerai des gens sensibles, et avec qui je serai moi-même. Merci à vous, parce que lorsque je vous lis, j'ai la sensation de les avoir devant moi ces gens que j'attends. Merci à Dounia, et à Guillaume que je n'ai pas remercié et qui m'a fait comprendre beaucoup de choses.
Et enfin, merci à Pouhiou pour ce site.
Ça y est c'est fait pour moi. Le silence ne me fera rien.

Pyves    19 octobre 2015   Paris   

Bonjour
Je suis pas bien certain que mon témoignage ait totalement sa place ici, mais alors, où ?
Ce n'est pas un témoignage précis, d'ailleurs, il ne s'agit pas de souvenirs, ou d'histoire à raconter, mais plutôt le témoignage d'une haine, le témoignage d'un amour, et le témoignage d'un espoir.
Je suis un garçon de 26 ans. Comme beaucoup, je me suis posé la question de l'orientation sexuelle, et même si jusqu'à présent je ne suis attiré que par les femmes, je refuse de me fermer des portes pour l'avenir. Voilà, ça c'est pour que vous puissiez avoir une caricature rapide de la personne derrière les mots.
Je vois, au quotidien, la haine sous-jacente que de nombreux "hétéros" (putain, que je déteste ces termes de classement étriqués !!!) ont pour tous ceux qui sont sexuellement différents d'eux. Très souvent, je lis le malaise dans les yeux d'une personne qui m'apprend qu'elle est homosexuelle, au fil d'une conversation, autour d'un verre, en attendant le bus ou en sortant du ciné. J'entends, dans le langage courant, des mots comme "pédé", "padale", "tantouse". Parfois, même, je les emploie, sans arrière pensée, en tant que simples jurons, en oubliant tout le mépris à l'origine de leur création, et je me méprise pour ça.

A chaque fois, j'aimerais pouvoir dire.
Dire que ce qui se passe dans le slip du voisin ou de la voisine ne te regarde absolument pas, toi, pauvre crétin aux idées préconçues, aux dogmes séculaires et au raisonnement aussi moyenâgeux qu'égocentrique.
Dire que tu n'as pas à avoir honte de ce que tu es, toi qui me parles, et que j'ai juste envie de te serrer dans mes bras pour te donner de l'amour humain, pour te confirmer que tous les hétéros sont pas tous des monstres, et que toi, toi surtout, tu n'en es pas un.
Dire que je suis désolé de t'avoir offensé en utilisant des mots sans réfléchir à quel point ils pouvaient se montrer blessants pour toi, qui n'es pas dans ma tête et qui ne peux pas deviner que je ne te veux aucun mal, que tu es juste,
comme moi,
comme le voisin, comme la voisine,
comme nous tous,
un simple Être Humain.

Je veux, moi aussi, que ce silence soit brisé, parce que je n'aime pas voir un humain souffrir.
Je veux dire à tous les plus jeunes, collégiens, lycéens, et débutants-dans-la-grande-vie, que si on parle, si on communique, on finit toujours par trouver des gens qui nous comprennent et nous ressemblent : si vous êtes au fond du seau, gardez toujours espoir; vous n'êtes pas seuls, vous n'êtes pas anormaux, vous n'êtes même pas différents. Si vos amis vous persécutent, si vos familles vous rejettent, ne vous fermez pas : communiquez, même si c'est sur le web, et constatez que d'autres gens comme vous souffrent, que d'autres gens comme vous s'en sortent, et que d'autres gens comme vous se battent pour que vous n'ayez plus à vous cacher et que vous puissiez vous aimer vous d'abord, et l'Autre ensuite, qui que ce soit.
Je veux dire à tous les plus vieux, nos seniors, que ce nouveau siècle n'est pas si différent des précédents, au fond, il est simplement plus curieux et ouverts d'esprit, et qu'il n'y a pas d'âge limite pour la curiosité, qu'elle soit physique ou intellectuelle. A ceux qui se battent déjà, à ceux qui se sont battus toute leur vie malgré les insultes, les menaces et les coups, je dis merci, car tout changement commence quelque part, et je partage avec vous l'espoir de voir un jour cette discrimination disparaître.

Briser le silence, donner de l'amour et de l'espoir, n'est pas uniquement le droit de ceux qui sont directement concernés, c'est aussi le devoir de chaque humain qui croise la route de la misère. Apportez votre touche de lumière, une parole, un mot, un geste, autant que vous en aurez la force : l'amour qu'on met dans un simple sourire coûte peu cher à produire, et les bénéfices qu'il apporte peuvent faire la différence entre lumière et obscurantisme.

Korgann    9 septembre 2015   Bordeaux   

Je suis Jules. J'ai pas eu d'emmerde pour ce que je suis: pas de coup, d'insultes etc. Mais pas grand monde est au courant, je suis bien, et je ne suis ni un homme ni une femme. Disons plutôt les 2. J'arrive pas à le dire. Maintenant c'est fait. Merci.

Jules    19 mai 2015  

Ça faisait des années que je me posais des questions sur mes penchants homosexuels. Et pas seulement parce que j'avais les cheveux longs, hein. Même si... ça a sans doute joué. Bon, on va reprendre du début.

Après quelques mois de CP, je suis directement arrivé au CE1. Je savais déjà lire, compter... En fait, j'étais même pas mal en avance. Je ne tire pas vraiment la couverture à moi, disons plutôt que je m'inspirerai de l'éducation de mes parents le jour où je procréerai. Ça a été le début de longues années de martyre. Les autres garçons de l'école ne supportaient, ni que je sois "meilleur qu'eux", ni que j'ai les cheveux plus longs qu'eux (oui, déjà, à l'époque), ni que je préfère lire pendant les récrés que jouer au foot. Certains d'entre eux m'attrapaient par le col et me traînaient le long de la cour de récré, souvent en me traitant de pédé, et personne ne disait rien. Ils me laissaient tous crever à petit feu, les deux ou trois qui me violentaient, mais surtout les cent, deux cents qui ne disaient rien.

C'est peut-être pour ça qu'arrivé au collège, j'étais devenu farouchement misanthrope. C'était aussi, peut-être, une façon de me protéger, car après tout, seuls ceux qui nous aiment peuvent nous faire du mal, pas vrai ? Pas vrai ? (Non, pas vraiment, mais tu as raison, petit, protège-toi comme tu peux.) La décision de me laisser pousser les cheveux est venue toute seule : le crâne rasé, que j'ai eu une fois, et pas pour les meilleures raisons, me dérangeait totalement ; les hommes que je voyais exhiber leurs chevelures impressionnantes, particulièrement les chanteurs de certains groupes que j'adulais alors, étaient superbes (c'était un jugement d'esthète plus qu'autre chose... je suppose...) ; et les opinions des autres, bien que m'atteignant encore un peu, ne m'empêcheraient pas de le faire. Au contraire, si mes choix capillaires et autres pouvaient me démarquer de ce tas de cons, alors tant mieux.

Au lycée, je commençai donc à me muter en metalleux stéréotypique : les cheveux poussaient, les rangers et la veste en cuir remplaçaient les baskets et les pulls. Je me mangeais encore quelques "pédale" ou "tarlouze" dans la gueule, mais on passait outre, hein. Je ne répondais pas, parce que j'avais peur de me faire frapper et d'être incapable de réagir. Je me taisais. Douloureusement.

Ma vie sentimentale était inexistante, et ma vie sexuelle débordante. Dans l'obscurité de ma chambre d'ados, je rêvais de partouzes opulentes et de perversités à l'eau de rose, et malgré ma créativité parfois bridée par les images des pines (al) de la pornographie, c'était l'Alex d'Orange Mécanique qui déroulait ses films dans ma tête. C'était à la fois plaisant et... je sais pas, glauque ? Je devais avoir un problème. En plus, je n'étais pas toujours le seul homme impliqué dans ces fantaisies : double problème. Je réalisai même vite que mon plaisir était encore différent lorsque je m'insérai quelque chose dans le rectum. Des pratiques honteuses, vouées à rester cachées du vrai monde, celui des gens normaux aux plaisirs orthodoxes et aux pratiques saines. L'homosexualité, c'était les insultes, pédé, tarlouze, bouffeur de bites. C'était le mal. Je ne savais pas ce qu'était la prostate, et même lorsque je le découvris, un peu plus tard, je doutais qu'il fût moral de se la chatouiller en passant "par là". Peut-être était-ce moi le dégénéré. Le psychopathe, l'individu à la moralité déconstruite.

Quelques années plus tard. J'ai eu quelques copines, avec qui ça s'est plus ou moins bien passé, mais dont j'ai été follement amoureux. Les pratiques sexuelles hétérosexuelles me satisfont pleinement. Je prends même un pied fou à faire l'amour, le cunni est une de mes passions, j'aime entendre l'aimée gémir, la sentir se mouvoir, ses muscles se contractant indépendamment de sa volonté quand monte en elle le plaisir que je lui offre sur un plateau. Et pourtant, là, au fond de moi, une voix me dit encore et toujours que je passe à côté de quelque chose. Est-ce qu'à force de me faire traiter de pédé, j'ai fini par y croire ? Ou est-ce que j'ai toujours eu cette envie en moi ? Parmi mes amis, les premiers que j'ai, que j'adore, qui font preuve de réflexion, d'esprit critique et (surtout) de tolérance, le sujet de la bisexualité latente n'est pas abordée. Nous sommes tous hétéros pur jus. Les homos, ils sont... à part. On n'a rien contre eux, hein, mais ils sont à part. L'un de ces amis, un soir de grande ivresse, viendra nous raconter l'histoire d'un homme sur qui il a pratiqué une fellation. Dès le lendemain matin, il niera les faits, jurant qu'il avait juste envie de faire sa petite pièce de théâtre. Il continuera de nier en bloc.

Un soir, je retrouve un ami pour boire "un petit verre" avec lui. Nous buvons bien plus que cela, puis rentrons chez mes parents, où nous cherchons à concevoir le cocktail le plus radical possible à partir des alcools que mes parents ont dans leurs placards. Nos discussions sont personnelles, réfléchies, ouvertes. Et puis, fatigués et ivre-morts, nous entreprenons d'aller nous coucher. Le désir caché, soudain, me prend. Je me penche vers lui, commence à le caresser, puis je défais sa braguette, baisse son caleçon et commence à le sucer, sans rien dire.

Au bout de 30 secondes, il échappe à mon emprise buccale et se lève, comme en sursaut, pour aller vomir.

Le lendemain, je me réveille avec une gueule de bois monstrueuse, et des souvenirs globalement flous de cette soirée... sauf des 30 secondes où le pénis d'un autre homme a été dans ma bouche. Je suis seul dans le lit, avec mon caleçon baissé. La honte m'envahit, d'autant plus que la réaction "toute en nuance" de mon ami me fait me sentir coupable de viol. La bête est remontée, celle qui est née du silence. Je me rhabille, me lève, et me dirige vers la table de petit déjeuner, où mon ami est installé, en train de boire un café avec mes parents. Impossible d'aller le voir directement, de lui parler de ce qui s'est passé, de lui présenter mes excuses. Obligé de me taire. Obligé de reprendre des discussions ordinaires, tandis que la culpabilité me dévore de l'intérieur.

Il m'avouera, plus tard, qu'il avait envie de faire l'expérience de toute façon, et qu'il ne m'en veut pour rien. Ce n'est pas pour ça que je parle de cette expérience avec mes proches, même mes très proches. Ça reste "notre petit secret", parce qu'au fond de nous, nous y trouvons toujours quelque chose de plus ou moins honteux ? Non, je ne pense pas. Surtout parce que nous avons peur du regard des autres. L'expérience homosexuelle, c'est le truc que tout le monde a fait mais que personne ne reconnaîtra avoir fait. Et ça me ferait mal au cul d'être humilié en public par des gens qui ont probablement déjà vécu des choses similaires.

N'empêche, ça aurait pu se passer différemment. Si j'avais eu des gens avec qui en parler, qui auraient pu m'expliquer que ce n'est pas anormal d'avoir ces désirs, tout aurait pu être beaucoup plus sain. Notre société du silence nous rend malsains. Parlez, et le monde entier est libéré.

---    17 mai 2015  

j'ai 22 ans et ça va faire 1 ans que je sais que j'ai la maladie de Crohn. pour ceux qui ne savent pas ce que c'est sachez que ce n'est pas ne maladie si rare ni si grave que ça (vous seriez étonné de voir le nombre de personne qui l'ont, a croire que tous le monde connais au moins une personne qui l'ont..) elle est juste un peu contraignante... c'est justement l'une de ses contrainte qui me pourrie la vie. le traitement que j'ai pour la maladie s'appelle humira, ce sont des piqûres que je m'injecte toute les semaines. en somme le fait de m'injecter le produit ne gène pas plus que ça (mis a part le fait que je déteste prendre des piqûres ><) ce qui me dérange c'est sont prix.. le médicament coute près de 900euros la seringues et je dois en prendre 4 par mois soit près de 43 200 euros par ans. je ne paye pas le traitement car je suis pris en charge par l'ald (affection longue durée) qui me rembourse a 100%..
c'est vrai vue comme ça ou est le problèmes ? ma maladie est entierement pris en charge, on peut parfaitement vivre avec. c'est justement ce qui me dérange, je n'aime pas ça. pourquoi est ce que je mériterait qu'on mette plus de 40 000 euros dans ma propre survie, cette somme pourrait servir a tellement plus de monde. je pourrais évidemment ne pas suivre le traitement mais je ferais souffrir mes amis et ma famille qui ne veulent pas me voir agoniser (mon grand père est mort a 40ans de cette maladie, je pense qu il devrait me rester 20ans a vivre si je me soigne pas, ou 20 ans d'agonie) pour ne pas nuire a mes proches je prend le traitements mais ça me gène , je n'apporte rien d'utile a la société, je ne suis pas quelqu'un qui changera le monde : je n'aime pas la politique et je n y comprend rien je ne pourrais donc pas aider notre pays a se sortir de la crise, je ne suis pas suffisamment courageux pour me lancer dans une lutte humanitaire quelconque, tous ce que je pourrait vouloir c'est avoir une vie simple en temps que vendeur en animalerie ou grossiste pour animalerie. rien de très glorieux; alors que des personnes bien meilleur que moi meurt chaque jour et n pourrait largement les sauver si on leur donnait l'argent qui sert a me soigner
ce que ej voudrais c'est mourir, tous simplement mais je ne veux déranger personne dans ma mort, ça ne les regardes pas je ne vois pas pourquoi je viendrais les déranger. je ne peux donc ni me jeter sous un train ou du haut d'un pont, pas non plus dans une riviere (elles sont bien assez pollué). je ne peux pas me jeter sous un véhicule ni me tirer une balle dans la tete. je ne suis as non plus un partisan de la douleur et si mes proches apprennes que j'ai souffert avant de mourir , mon décès risque de les affecter beaucoup plus. je voudrais que l’hôpital , alors qu il est prés a creuser un peu plus le trou économique soi aussi prêt a accompagner les personnes qui comme moi souhaite mourir et qui ne sont pas utile pour l humanité.

c'est triste quand même , je suis pas un dépressif suicidaire comme beaucoup pourrait le penser, j'ai une vie sociale très vivante (bon pas de copine, mais ça c'est par choix, on me fait pas chier avec mes habitudes libertines) j'ai pas a me plaindre du coté de mon activité sexuelle, je passe un bts management des unité commerciales et ça se passe très bien, j ai de bon rapport avec mes profs, on ne me pourchasse pas a longueur de temps a cause de mes hypothétiques différence. je m'entends bien avec ma famille. non en somme j'ai une belle vie et je suis heureux mais ça me gène qu'on cherche me maintenir en vie alors qu elle n'as rien qui m'intéresse vraiment et que je n'ai rien a apporté a ce monde, je préfère laisser ma place a quelqu'un qui pourrait faire quelque chose de sa vie. j'en ai parlé a mon médecin mais il ma demandé d aller voir un psychiatre .. que je ne suis pas allé voir, on me donne assez de médicaments comme ça ! mais voila, on n'est pas libre de vivre sa vie comme bon nous semble et on est pas non plus libre de la finir quand bon nous semble.. sommes nous libres de quelque chose ou somme nous emprisonné dans une cage plus grande que la moyenne ?

si j'en parlait a quelqu'un il penserait tous de suite que j'ai l intention de me suicider alors que non, ils me regarderait comme un dépressif alors que je ne le suis pas, au contraire je suis tous ce qui a de plus lucide, je considère juste que je n'ai rien a faire dans ce monde : il n' as rien que je trouve attrayant, rien a m'apporté et je n ai rien non plus a lui offrir .. pourquoi vivre si ça ne nous intéresse pas ? et pourquoi ne pouvons nous pas mourir en paix, pourquoi faut il que cette décision appartiennent aux autres et pas nous ? n'est ce pas notre vie et donc notre mort ? ne nous appartiennent t'elles pas ?

tous ce que je veux c'est mourir en paix, sans faire de tort a personne et ne plus pomper de l'argent qui pourrait être utilisé tellement plus éfficacement. si pour ma mort on pourrait en sauver 10 cela vaudrait le coup non ?

la majorité passe avant toute minorité, car la survie de notre espèce est une priorité, voila ma vision des choses..

Scaul    2 août 2015   Toulouse   

Je ne supporte plus ni les relations sexuées ni le tout-sexe obligatoire. Enfant, j'avais des amiEs, mais jamais d'amis. Il fallait sortir avec un garçon et être ami avec DES filles. Alors j'ai fait pareil. Quelle triste erreur ! Quel ennui que ces sept années de collège et lycée ! Un même établissement, dans une même classe, à être dans une bande de fille dont je ne partageais pas les goûts et à fuir les garçons parce que je n'étais pas attirée sexuellement par eux. Dans le plus grand des secrets j’employais mes nuits à jouer à des jeux vidéo masculins, à regarder des films d’action et lire des livres de fantasy. J’étais fille discrète le jour, garçon débordant de virilité la nuit. J’avais une apparence de fille. Une apparence négligée. De longs cheveux, des habits simples mais féminins (sans toutefois porter de robes). De la musique de fille. Pas de personnalité. Mais j’étais fille. Cela suffisait. Il me fallait un copain. D’urgence. La pression devenait trop intense. Pourtant je n’en ressentais aucun désir. Quand j’ai posé ma main la première fois dans ce grand inconnu de l’entrecuisse, j’étais déjà âgée. Je n’ai pas eu de plaisir particulier, si ce n’est la surprise de premières caresses. J’ai vite arrêté. Un plaisir intense provoqué par ma seule prouesse ? Je n’ai jamais connu cela. Seul le théâtre me permettait de m’exalter, d’être quelqu’un que je ressentais, de vivre, de comprendre, d’être belle. Puis j’ai quitté ce gouffre du lycée où j’avais dû être fille et assumer ce rôle. J’ai appris à être une fille par ma volonté seule. J’ai même acheté quelques robes (elles me vont d’ailleurs très bien). Mais j’ai aussi assumé mes goûts masculins. Une fille qui n’aime pas les « trucs de filles » : rien de très surprenant à cela ! A condition de le faire accepter. Puis on m’a embrassé pour la première fois. J’ai passé de beaux moments avec ce copain. J’ai même parfois pris plaisir au lit. Mais ce n’était pas non plus l’apothéose qu’on avait voulu me vendre dans les magazines. J’aimais surtout les câlins et les caresses. Le reste me fatiguait. Ou me plaisait un très court instant. Quitter ce copain a finalement été un soulagement. Je l’aimais beaucoup mais n’étais sortie avec lui pour ne pas le quitter plus que par amour. J’ai connu le plaisir charnel par intermittences. Tout comme j’ai connu l’amour en fragments. Rien de continu, aucun manque par la distance. Je pouvais enfin disposer à nouveau de mon corps. Je fuis aujourd’hui les recherches amoureuses. Je vis ce qui vient et aime qui j’aime. J’ai trouvé, après 20 ans, la relation dont je rêvais depuis si longtemps : un ami, très proche, qui aime le contact et les secrets autant que les délires et les partages musicaux. Et surtout (surtout) : aucune ambiguïté. Pouvoir exalter une personnalité sans réserves avec quelqu’un sans être obligé de finir dans son lit. J’aime les gens. J’aime me confier. J’aime les câlins. J’aime les filles autant que les garçons. Mais les relations amoureuses m’ennuient. Et je veux être amie avec tous ceux que j’aime et embrasser ceux que j’aime. Peu importe les sexes. L’amour n’est pas dans le sexe, l’amour est spirituel. Le sexe n’est qu’un plaisir supplémentaire à l’amour qu’on a interdit à quiconque n’a pas le titre de « copain(ine) ».

Suzy    20 juillet 2015  

C'est en lisant tous les témoignages de ce site que j'ai voulut moi même parler. Je suis une personne qui ne me démarque pas énormément mais j'ai moi même eu mon passage à vide. Je n'ai jamais été très sociable, j'étais surtout extrêmement naïve et mes anciens amis on en bien profité je dois dire. J'ai mis du temps pour comprendre le monde autour de moi, mes parents ne parlent pas beaucoup des expériences de la vie et c'est plutôt difficile d'aborder certains thèmes avec eux.
Arrivée au collège j'ai cru que ça irait mieux, que ce serait un rêve mais je me suis vite retrouvé avec des personnes que je ne comprenais pas. Leurs centres d’intérêt n'était pas les mêmes, et je ne trouvait personnes pour partager les miens. Je me suis mis a devenir transparente dans le groupe où j'étais, sans pouvoir dire quoi que ce soit, je m'ennuyais, mais j'avais peur de me retrouver toute seule alors je restais. Et j'ai eu la chance un jour de rencontrer une personne qui partage mes goûts. Toutes deux nous découvrions a peine le monde dans lequel nous nous étions lancé et nous en discutions pendant des heures. Mais à ce stade (en 3eme plus précisément) je me suis retrouvé avec un nouveau problème: mes envies sexuelles. Je disais qu'il est difficile d'aborder certains sujets avec mes parents, et la sexualité est surement le plus compliqué d'entre eux. Je me suis retrouvé seule avec mes fantasmes que je pensais mal. J'étais encore "pur" et je me trouvais tordue, étrange a cause de ce que je pensais. Je ne faisais part que d'une toute partie de mes pensées a mon amie et je me suis retrouvé seule, dans le silence avec des tonnes de questions auxquelles je ne pouvais répondre. Des questions sur mon orientation sexuelles entre autre qui mon fait passé dans une longue phase de déprime où j'avais l'impression que mon cœur s'était transformé en un désert aride. J'ai longtemps traîné ce lourd poids derrière moi, je ne pouvais m'en défaire et je me contentait de faire comme si il n'existait pas.
Puis au lycée j'ai rencontré encore de nouvelles personnes partageant mes passions. Et une plus particulièrement qui à su me faire délier ma langue. J'ai pu parler avec elle de beaucoup de tabou dans notre société et je me suis rendue compte que je n'étais pas seule et que ce à quoi je pensais était tout a fait normal ou en tout cas pas si horrible et honteux que ça . A présent j'aime bien montré mon coté un peu excentrique quand je parle, je m'affirme en tout cas j'essaye. J'essaye de me prouver a moi même que je suis capable de m'assumer parce que sortir du silence n'est pas chose facile. Il a faillit me tuer mais j'ai eu la chance d'avoir des amies de confiance.
Il est vraiment très dommage que dans les familles, avec les amis et les proches des sujets soient gardés secret, cela peut faire énormément souffrir. J'ai rencontré beaucoup de personnes ayant eu des problèmes, restant dans le silence, ne pouvant pas dire ou faire ce qu'elles voulaient. Surtout, parlaient, car ont a souvent de drôles de surprises. Il n'y a pas si longtemps ma sœur a parler de sexe a table avec ma grand mère ma mère et moi, ça me faisait un bien fou de voir que nous n'étions pas si différente et de voir surtout que nous pouvions en parler ensemble. Il est difficile de parler, on a tendance a se faire rejeter lorsqu'on le fait avec la mauvaise personne, mais c'est aussi un soulagement lorsque le poids que nous portons sur les épaules peut être partagé.

Kanlhan    17 mai 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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