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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

[ Bonjour, ceci n'est pas vraiment un témoignage, mais plutôt un flot de pensées contenues depuis quelques semaines, enfin je crois. J'ai tout écrit d'un coup, relu ensuite et posté, sans réfléchir. ]

J'en peux plus.
Je vais bien, et dans le même temps, je me sens mal. J'ai des amis. J'ai l'impression d'en avoir. Je leur parle pas trop, à vrai dire. Je suis aimée, je pense, mais je ne suis pas indispensable. Parfois, quand je les regarde comme hier, s'éloigner et sortir ensemble, j'ai l'impression que je ne pourrai rien apporter à ce petit groupe.

Et puis. Je fais des conneries de type sexuelles avec un ami. Avec mon meilleur ami. Que j'aime plus que tout, que je ne désire pas. Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Je sais pas, parfois, je me dis qu'il est tellement génial que c'est logique que "ça" se produise avec lui. Et dans le même temps, je me dis : "Non mais c'est mon pote, faut que j'arrête. Mais je suis seule, j'ai personne d'autre à qui faire des câlins, personne pour me donner du plaisir... Bon je continue... ?".

Aussi. J'essaye d'oublier quelqu'un. De me débarrasser d'une relation qui me ronge. Et dans le même temps, je m'accroche encore à elle. Enfin, à Lui.
Lui qui m'a dit qu'il pouvait m'aimer, qui m'a dit deux semaines plus tard qu'Il n'était pas bien avec moi. Sous-entendu : je ne suis pas assez bien pour lui.
Sous-entendu : c'est moi le problème, pas lui.
Je ne suis pas stupide, je sens bien que c'est faux mais quelque part dans mon coeur, 4 mois après, ça fait toujours mal.
Surtout que je suis obligée de le voir. Même groupe d'amis oblige.

J'ai des milliards de trucs dans la tête. Ça se bouscule, je suis fatiguée, j'arrive plus à faire le tri.
Je fais n'importe quoi, je ris à l’extérieur, je suis convaincue que ça va bien et quand je réfléchis, je pleure.

Je suis perdue. C'est le bordel. Le gros bordel.
Dans 5 semaines, j'irai plus jamais à l'école. Enfin au lycée. Je vais passer ce truc qui s'appelle le bac. Je ne sais même pas si je vais l'avoir. Ma propre mère, plutôt confiante habituellement, n'y croit plus.

Je me sens bizarre, je pourrais faire l'amour avec n'importe qui, laisser n'importe qui que je connaisse me toucher, me donner du plaisir... Je crois que ça ne me ferait rien.
Je ressens une sorte d'indifférence triste vis à vis de tout quitter.
Vis à vis de ma sexualité inexistante.
Vis à vis de ma relation de couple inexistante.
Vis à vis de mes "relations" amicales au lycée.
J'en peux plus du lycée.
J'en peux plus des gens du lycée.
Je les aime pourtant.
Ils m'aiment pourtant.
Mais je sais pas, je suis inutile, en trop, jamais sur la bonne note, toujours sur la réserve, silencieuse, on ne m'entend pas ou lorsqu'on m'entend, j'ai juste dit une connerie pour qu'On n'oublie pas que je suis là.
Je dis de la merde pour exister, parce que je ne suis pas sûre d'être vraiment là.

Voilà.
J'ai bazardé toutes mes pensées. J'ai tout écrit à chaud, avec mon coeur et non ma raison. Peut-être reviendrai-je sur ce que j'ai dit plus tard. Peut-être pas. Car je sais qu'en vérité, je ne suis pas à plaindre.
Mais qui n'a jamais d'idées noires et ce besoin irrépressible de les écrire, de les partager ?
Voilà, cette fois, vraie conclusion. Merci de m'avoir lue.
Et courte vie au silence, ce salaud.

Sweet Jane    13 avril 2016    Quelque part dans Paris   

Je vais essayer de faire vite, car l'histoire est longue. J'ai déjà écrit sur ce site. J'y ai trouvé des personnes qui m'ont beaucoup aidé. J'ai déjà écrit sur ce site, mais pas comme il le fallait. À l'époque, je n'avais pas le recul nécessaire pour comprendre que j'ai trop pensé, beaucoup trop. J'ai angoissé sur des sujets qui n'avaient pas lieu d'être. Mais un seul d'entre-eux persiste encore, et encore.
Pour faire simple, disons que je n'ai pas une adolescence géniale. Je vis depuis des années avec un décalage, un fossé entre moi et les gens de mon âge. Je les trouve vraiment puérile. Alors la solitude a commencé à me gagner. Et de cette solitude, et de cet ennui constant, sont nées des angoisses, assez irrationnelles.
Mais, comme je l'ai dit, aujourd'hui j'ai pris assez de recule pour comprendre que c'était idiot. Et donc tout ça pour dire que je n'en ai gardé qu'une seule de ces angoisses: celle de ne pas me reconnaitre, de ne plus me reconnaitre. Je m'explique: à l'époque je disais que j'avais peur d'avoir "perdu ma personnalité". C'est stupide, j'en conviens, mais je me suis rendu compte que ce n'était pas exactement ce qui me faisait peur. Ce qui me terrorise c'est de voir à quel point le monde autour de moi semble s'être "accomodé" de ce qu'il pense être mon nouveau "moi", soit un mec discret, réservé, alors que je me sens être tout l'opposé, j'ai toujours été ce comique un peu surexcité mais toujours de bonne humeur. Que ce soit mes "amis" (des gens qui ne me connaissent pas du tout, et avec qui je porte un putain de masque) avec qui je ne suis pas moi même parce qu'on est tellement différent et qu'ils sont tellement immature que je n'y arrive pas, ou ma famille puisque ma sœur a l'air d'être plus heureuse dans cette situation puisqu'elle peut enfin avoir un peu d'attention sur elle (ce que je comprend/pardonne complétement), je ne peux plus être moi-même.
Je me rend compte que ça dépend surtout de moi, que je n'ai qu'à être moi-même et puis basta. Mais le problème c'est que je n'ai pas la tête à ça, pour redevenir ce "clown" il faut d'abord être heureux et je ne le suis pas, parce que la solitude me colle à la peau, parce que je m'effraie moi-même à être aussi mature à 16 ans. Ça ne tient qu'à moi d'aller chercher ce putain de bonheur, mais en attendant d'en avoir le courage, il faut que je supporte cette situation dérangeante, où j'ai la sensation de ne plus savoir qui je suis.
Voilà, je crois que c'est ça, j'ai surtout peur parce que j'ai parfois la sensation de ne plus me reconnaitre.
Voilà. Putain que ça fait du bien de parler. Parler m'a beaucoup aidé. Je sais que ça ira une fois que je n'aurai plus peur, et que je rencontrerai des gens sensibles, et avec qui je serai moi-même. Merci à vous, parce que lorsque je vous lis, j'ai la sensation de les avoir devant moi ces gens que j'attends. Merci à Dounia, et à Guillaume que je n'ai pas remercié et qui m'a fait comprendre beaucoup de choses.
Et enfin, merci à Pouhiou pour ce site.
Ça y est c'est fait pour moi. Le silence ne me fera rien.

Pyves    19 octobre 2015    Paris   

Bonjour,

C'est la première fois que je me confie sur Internet, je ne sais pas si je vais bien m'y prendre... Je m'excuse déjà si cela peut être maladroit.

Quand faut y aller, faut y aller...

Depuis un moment, j'ai des émotions et une orientation sexuelle assez versatiles et compliqués.

Je suis tombée amoureuse d'une fille, c'était tout nouveau, je me suis remise en question, j'ai discuté, compris, pleuré, espéré... Finalement, je ne l'aime plus, je me suis rendue compte que c'était une personne sotte et dédaigneuse. En tout cas, j'ai beaucoup appris et compris sur les LGBT et sur l'homophobie et juste pour ça, je ne regretterai jamais cet amour. Pendant quelques mois, je me suis proclamée lesbienne. (Et au jour d'aujourd'hui, je me considère plus en tant que bisexuelle ou de sapiosexuelle.)

Ensuite, ça s'est tassé. Depuis quelques temps, j'ai l'impression (presque oppressante) qu'une personne va débarquer dans ma vie, un adulte. Que cette personne va changer ma manière de penser, qu'elle va m'apprécier et me bouleverser. C'est la première fois que je ressens ça, c'est parfois très pénible, je trouve que j'embellis trop mon futur et que je mens à moi-même.

Aussi, je souhaite embrasser quelqu'un. Juste pour savoir qu'est-ce que ça fait, pourquoi on en dit tant de louanges etc... Je n'ai trouvé personne, je me suis résignée à attendre que j'ai un amour réciproque, mais je ne sais pas si c'est possible car j'ai le sentiment que personne ne m'aimera.

Désormais, je suis davantage gentille et "câline" avec une amie proche. Je ne sais pas si c'est parce que je sais qu'on va s'éloigner (à cause d’événements antérieurs) et que donc je veux profiter pleinement du peu de temps qu'il nous reste (en tant qu'ami) ou parce que je commence tout bonnement à l'aimer...

Voilà, j'ai franchi le pas et j'ai brisé le silence. Je remercie Pouhiou de m'avoir fait découvrir ce site formidable grâce à ta vidéo si touchante. Merci. Vraiment.

Wiki    17 mai 2015   

Aujourd'hui je craque, je n'ai plus personne à qui parler réellement.
C'est encore une nuit où je vais peu dormir, par manque d'envie, ou trop de pensées fluctuant sous mon crâne, voire les deux, tout dépend des jours.
J'ai trop de choses à raconter, trop de sacs à vider, un immense cataclysme cérébral à dompter.

Je n'en peux plus de me détester à tel point d'avoir envie de crever à chaque fois que je croise mon reflet abject dans le miroir.
Je n'en peux plus de ressasser tout ces souvenirs douloureux, ces 3 dernières années de dépression, d'anorexie, de boulimie ; ces échecs amoureux, ces tromperies, ces mensonges, ces manipulations ; ces harcèlements, ces regards, ces mots qui restent plantés dans la chair et ne cicatrisent jamais...
Je n'en peux plus de pleurer chaque soir dans un appartement dont je n'ouvre même plus les volets.
Je n'en peux plus de me cacher, de jouer un rôle auprès de mes amis, dont je ne suis même pas moi même convaincue, au point de déblatérer des conneries que je ne pensent pas, juste pour me faire remarquer, je ne suis même plus honnête avec moi même.
Je n'en peux plus de ne pas réussir à sauver les gens que j'aime, ne pas être suffisamment là.
Je n'en peux plus de ne pas réussir à oublier, ne pas cesser d'aimer même les personnes qui m'ont le plus détruite.
Je n'en peux plus de ne plus me reconnaitre.
Je n'en peux plus de ne plus rien apprécier de la vie, ne plus prendre le temps d'aimer quelque chose.
Je n'en peux plus des tornades vaporeuses d'idées noires qui tourbillonnent dans ma tête, des reproches, des remises en questions et des exigences envers moi même.
Je n'en peux plus de ne jamais être à la hauteur, de toujours tout foirer dans n'importe quel domaine, de décevoir, encore et toujours.
Je n'en peux plus de ne pas savoir me défendre aussi bien verbalement que physiquement.
Je n'en peux plus de ne pas être capable de prendre un téléphone pour appeler quelqu'un, de ne pas être capable de faire des choses par moi même.
Je n'en peux plus de me sentir mourir chaque jour un peu plus.

Je me sens prisonnière d'une vie que je n'ai pas voulue, mais que j'ai construite moi même.

J'ai été rejetée par mes semblables du CE2 à la 3ème, et j'ai développé peu à peu une méfiance envers les autres, je me renfermais chaque jour un peu plus sans m'en rendre compte. Arrivée en seconde, mal dans ma peau, la solitude me rongeant de l'intérieur, j'ai découvert des blogs avec des photos de filles qui avaient tout ce que je voulais , un style assumé, un corps "parfait" (le culte de la maigreur à son paroxysme) , une aisance et un charisme assurés. Mais avant de travailler mon charisme, il fallait que je m'attaque au physique, parce que s'assumer ne veut rien dire quand on est "moche".
J'ai donc commencé à sauter des repas, et à me faire vomir ceux qu'on me forçait à manger (le soir chez mes parents principalement). Puis période de boulimie, j'ai tout repris, crise de nerfs, tentative de suicide. Dépression, puis périodes d'anorexies mentales alternées avec des épisodes boulimiques, me voilà 4 ans plus tard. Dépressive, le coeur confettis, un relationnel désastreux, une opinion de moi exécrable. Mon corps porte encore les cicatrices du passé. J'ai réussi à sortir de l'anorexie et de la boulimie , même si les pensées restent ancrées en moi. Mais je suis totalement détruite, et chaque échec de plus me renvoie à la cruelle réalité d'une existence gâchée. Je rêve seulement de ne plus avoir peur de vivre.

Si je vous raconte ça ce n'est pas forcément pour me plaindre d'une vie fade et triste. C'est une simple catharsis. Un exutoire .

Un cri de rage contre cette société qui nous formate dans des modèles de vie, de beauté, de pensées, résumant la différence à une verrue dont on voudrait se débarrasser. Si j'ai bien appris quelque chose durant ma solitude, c'est qu'il ne faut plus absolument vouloir se conformer à des idéaux sociaux , pour se faire aimer ou même pour s'aimer. Acceptez vous. Que vos envies de changer restent toujours raisonnables.

A.
http://ethearal-soul.tumblr.com/

Ethearal-Soul    30 janvier 2016    Semin   

Hétérosexuel, bi de coeur, qui a toujours voulut croire à la différence, à l'individualité, comme une force.
Je veux juste dire, parce que je l'ai vécu dans la souffrance, que l'on n'est ni plus ni moins que ce que l'on est. Avec ses joies ses peines mais surtout ses doutes, ses peurs, ses désirs et ses angoisses. nous sommes tous différents donc, montrons-le. Laissons voir nos différences, nos goûts, notre timidité ou notre extravagance. Partager pour ne pas ce taire.

Bird    17 mai 2015    Paris   

Ce silence. Cette obligation du silence. A cause d'elle j'ai toujours eu peur d'être juger. Qu'on découvre tout ce que je cache. Qu'on découvre le monstres en moi. Peur d'apprendre qu'au final j'était différent. pas comme les autres. Et quand on s'enferme dans le silence, c'est dur de le briser.
Mais quand finalement on se rend compte qu'on est tous pareil, qu'on se cache tous derrière un silence pesant, alors on parle. Pourquoi se cacher et se taire, quand on peut se montrer, s'aimer tel qu'on ai, et partagé avec les autres.
Se taire et s'enfermer dans le silence, c'est la mort. Parler, partager, et s'ouvrir aux autres, c'est la vie.

La petite bouteille    21 mai 2015    Serris   

Encore un poids sur le ventre. après 4 ans, toujours le même.

Elle était charmante, gentille, belle, pimpante, jeune et dynamique, bien plus jeune que mon père, mais les différences comptent-elles quand on aime? Pas selon moi.
Quand mon père nous l'a présenté, à moi et mon grand frère, on ne pouvait que l'apprécier, elle dégageait une telle chaleur, une telle présence, une telle beauté... Elle illuminait mon père de l'intérieur, comment ne pas l'accepter en voyant sa capacité à réchauffer un vieux coeur et un sourire que l'on pensait momifié?

Une façade. Juste une façade. Un double jeu. Autant pour elle et pour moi. Je suis Adèle, et j'ai eu mal. Et je refuse que quelqu'un fasse des choses aussi stupides que cette adorable femme.

Ce n'est pas ma mère qui m'a accompagné dans ma puberté, et la découverte de ce corps nouveau, c'était elle.
Aujourd'hui, chaque mois, je me souviens. Pour elle je n'avais pas le droit de saigner, pas le droit d'avoir un corps qui évolue. "Et bien?" me diriez-vous? Et bien j'ai du supporter un an de règles sans la moindre protection, mon père soutenant la pensée de cette femme. Sa petite fille n'avait pas le droit de grandir. Elle restera petite fille. Elle saignera, en silence, n'ira pas en cours pour fuir la bêtise adolescente, mais peu importe, tant qu'elle reste dans un état de minette de CE2.

Ah, le premier copain. La première relation sexuelle. le premier papier dans la poubelle et les premiers SMS parlant de mes doutes, et mes peurs, adressés à mon copain. UNIQUEMENT mon copain.

"pute"
Elle a réussi à m'en persuader. Elle a vraiment réussi, et mon père, aveuglé, le pensait.
Silence. A personne, jamais, je ne souhaite de voir le regard noir de son père qui découvre que sa fille vend son corps telle un ignoble et repoussante traînée. Elle qui voulait juste Aimer.

Je mangeais mal. Je trouvais mon corps repoussant, et elle était d'accord. 100% d'accord. Insultes. Tristesse, bouffe.

J'ai toujours mal. J'ai toujours mal quand j'ai mes règles, j'ai toujours mal quand j'aime, j'ai toujours mal en regardant mon corps, aujourd'hui épais, certes, mais musclé, et même séduisant.
J'ai mal de voir le regard de mon père, qui a bien vu que quelque chose de mal c'était passé entre lui, cet ange blond et moi, mais qui se dit que ce n'est probablement pas très important, puisque sa fille sourit, à des amies et des bonnes notes.

Ses beaux yeux bleus me hantent, et me font toujours aussi peur. Après 4 ans, ça ne changera pas.

J'ai toujours mal, Pour peu de choses, mais j'ai toujours mal.

Adèle    20 mai 2015    Blois   

Témoignage* Oui , le silence tue , la preuve : copier et coller https://www.youtube.com/watch?v=wUcjBeEHPsM
( parce que la photographe a été internée en écoutant au casque les musiques de anthony and the jonhson , et amanda palmer et le triste fassbinder . Désolée , le son a subi une légère correction virale ) ( j' espère que le photographe et le modèle de la photo le silence tue sont plus doués que moi pour se protéger ). ( mon ordi est encore dyslexique selon les jours! )
En médecile légale , il manque une liste de médecins d' urgences pour l' entre deux .

sarah    23 mai 2015   

Je comprends pas pourquoi j'arrive pas à être heureuse, pourquoi j'arrive même pas à essayer. Je comprends pas pourquoi je rejette et je désire le bonheur en même temps. Pourquoi je passe mon temps à me plaindre, à noircir le trait, pour me croire plus malheureuse que je ne le suis ?
J'ai toujours eu l'impression d'être inintéressante quand je suis heureuse.
Sauf que maintenant la tendance s'inverse. Maintenant, je me rende à quel point je suis terne, transparente, à quel point j'ai eu tort. Quand je vois mes ami.e.s, iels sont si vivants, vraiment, eux. Et je comprends pourquoi la plupart des gens ne me voient pas, ou seulement comme un fille bizarre qui essaye d'être ce qu'elle n'est pas.
J'ai peur.
Je suis désolée pour ce texte si brouillon et mal construit, merci d'avoir lu.

Orchidée    11 mai 2016   

J'ai 16 ans aujourd'hui. Et je regrette.
Je regrette d'avoir été ce monstre intolérant dans le passé, dans ma "jeunesse", à cause de tous les clichés cisgenres que l'on m'avait enseigné.
Je regrette d'avoir dit devant la télévision "Si elle s'est faite violée, c'est de sa faute", ou encore "Elle devrait prendre ça comme un compliment !".
Je regrette d'avoir considéré les personnes de sexe féminin comme des objets, comme des soumises.
Je regrette d'avoir jugé des gens sur leur sexualité, leur sexe, et non sur leur personnalité.
Je regrette d'avoir considéré les autres orientations et genres comme des "déviances mentales".
Je regrette d'avoir dit "Hey regardez là-bas, il y a deux petites tarlouzes qui s'enculent" en me moquant un couple d'hommes homosexuels qui a eu le courage de s'embrasser en public.
Je regrette d'avoir hué la LGBT Pride à la télévision, de les avoir insulté, d'avoir demandé à ce qu'on les enferme ou qu'on les tue.
Je regrette de ne pas être intervenu pour aider une personne qui se faisait agressée par un caïd, car je la considérais comme une "tarlouze".

Il aura fallu l'intervention d'une personne extérieure, qui est aujourd'hui l'une des meilleures rencontres de ma vie, pour que je comprenne que je devais changer.
Un jour je me suis affranchi de ces clichés cisgenres, quitte à perdre des amis, pour comprendre que chacun devrait avoir le droit d'être libre de son genre et de son orientation. Et depuis ce jour là, je me rend compte du mal que j'ai pu faire à ces humains.

Alors à toi que j'ai insulté, sous-considéré, jugé, exclu, hué, abandonné, je viens te demander mon pardon. Je regrette énormément le mal que j'ai pu te faire. Je te prie d'accepter mes pathétiques excuses, et de faire table rase de mon passé d'intolérant et de monstre.
Et à toi, ami qui m'a ouvert les yeux, qui lira peut-être ce témoignage, je te dois une reconnaissance éternelle.

Applebarn    17 mai 2015   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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