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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Il y a quelques années, j'ai été sous l'emprise d'un fou, passionné, posséssif. Je l'ai aimé un temps, puis quand de trop de passion il a commencé à être violent j'ai voulu m'en séparer. C'est là que ça s'est compliqué, je me suis retrouvée enfermée pendant plus de six mois, attachée à un radiateur ou au lit quand il allait travailler, il essayait de me formater et de me faire accepter la situation, mais je subissais ses ardeurs et violences jours et nuits. J'ai crié à en perdre la voix, j'ai appelé à l'aide, je me suis battue tout ce que j'ai pu, quand il me violentait et m'époumonais de plus belle quand il n'était pas là, je voulais que l'on me sorte de cet endroit... mais jamais un des voisins n'a fait quoi que ce soit. Je les entendais pourtant au son de ma voix arrêter de faire la vaisselle ou de se déplacer, monter le son de la télé pour ne pas m'entendre et feindre. Leur silence, leur indifférence me faisait mal, me rendait folle, je leur criais tout ce qu'il me faisait pour qu'ils réagissent puis un jour j'ai arrêté de crié, du moins quand il n'était pas là, leur silence me faisait mal et ça ne changeait rien ..

Au final je suis sortie de ce cauchemar et au jour d'aujourd'hui je vais bien, mais le silence et l'indifférence me font toujours penser à ces voisins, qui ont préféré faire la sourde oreille, se taire, et se mentir à eux mêmes. Je ne sais pas si eux, avec le temps, ils se rappellent encore de moi et de mes cris.

Lucie    20 mai 2015   Toulouse   

Je me souviens de quand j'étais petit et que je me posais beaucoup de questions, comme tout le monde. Entre autres choses, je me demandais comment c'était le sexe, comment ça fonctionnait. Mais les seules fois où ce sujet était abordé, c'était quand des gamins répétaient des blagues, et je ne pouvais pas trouver les réponses à mes questions à cause des tabous. Ben oui, c'était pas de mon âge, c'était pas bien. Alors je me suis tu, j'ai tout gardé pour moi, j'ai fait comme si ces questions n'existaient pas mais il y en avait toujours plus. A côté de ça, j'étais pas du genre complètement équilibré à cause du harcèlement scolaire, et j'étais pas du genre à appliquer des règles que je comprends pas. Et un jour, j'ai tenté d'agresser ma soeur, de la déshabiller pour voir son sexe et le toucher. Juste pour voir comment c'était, mais ça me taraudait tellement. Heureusement, elle a pu se défendre, sans quoi ce souvenir serait bien plus douloureux.
J'ai fini par m'éduquer avec le porno au collège, comme tous les autres gamins qui faisaient des blagues. De toute façon, le semblant d'éducation sexuelle qu'ils avaient à l'école, c'était ridicule et complètement stéréotypé. Je chie dessus. Ça en apprenait pas plus que YouPorn.
Je suis partagé entre la rage et la honte quand je pense à tout ça. Merci de nous offrir cet espace. Et merci à tous ceux qui brisent le silence.

A    17 mai 2015  

Bon, voilà, alors, tâchons d'écrire tout ce qui s'entasse en moi depuis ces vingt années de vie.
Je suis une femme, cis, pansexuelle.
Mais voilà mon problème : j'ai beau aimer l'amour, aimer l'acte d'aimer, ne pas pouvoir m'en passer, le sexe me fait peur.
Je ne suis pas asexuée... J'ai du désir. Je le ressens, j'éprouve du plaisir, mais j'ai peur.
Je suis terrifiée.
Je ne sais pas pourquoi.

J'ai essayé de retracer ma vie, étape par étape, pour comprendre d'où venait ce malaise, cette angoisse sourde et épuisante.
Enfant, déjà, je me touchais beaucoup. Ce n'était pas un acte consciemment sexuel, mais il n'empêche, je me masturbais. J'ai, parallèlement à cela, pris vaguement conscience de mon attirance pour les deux sexes représentés autour de moi. Je ne l'ai pas formulé avant plusieurs années, parce que c'était quelque chose qu'en tant qu'enfant, je ne comprenais guère. Toutefois l'évidence était là : j'éprouvais de l'amour, autant pour des filles que pour des garçons.
Quand j'ai grandi, que j'ai pris pleinement conscience de ce qu'était la sexualité, je me suis naturellement dit "bah je dois être bisexuelle alors". D'un, je me trompais, et de deux, cette affirmation a été bien plus mal acceptée que ce que je pensais. On m'a dit "ah bon...?" d'un air faussement indolent, on m'a dit "mais tu peux pas savoir, t'as jamais été avec une fille" sur un ton définitif, on m'a dit "boah c'est normal tu veux tester des trucs à ton âge" comme si ceux qui disaient cela avaient déjà tout vécu... Ils avaient tort, si tort. Et moi aussi, de croire que ma petite incartade à la norme amoureuse et sexuelle ne me poserait pas de souci. Parce que ce n'était pas qu'une question de sexualité, mais également - et définitivement - une question d'amour. Je ne peux pas avoir de relation sexuelle sans amour, et je n'aime pas quelqu'un parce que j'éprouve du désir pour lui.
Durant ma première relation sérieuse, je me suis vite aperçue que mon corps refusait catégoriquement une quelconque relation sexuelle si je n'éprouvais pas d'amour. Comme vous l'aurez peut-être compris, cette relation a fini en eau de boudin, parce que mon corps réagissait avec violence, douleur, j'avais peur du sexe parce que je n'en voulais plus avec cette personne. Si bien que jusqu'à il n'y a pas si longtemps, je n'avais jamais fait l'amour par pénétration.
J'avais grandi, alors. J'ai appris ce qu'était la pansexualité et je me suis définitivement débarrassée de l'étiquette "bisexuelle" que je m'étais moi-même collée sur le front. C'était un pas en avant : les conditions de fonctionnement de mon attirance désormais définies, je pensais réussir à gérer mes futures relations amoureuses et sexuelles avec plus de calme, appréhender l'acte d'amour plus posément. Ca, au moins, c'est une chose que je sais : mon attirance est guidée par l'amour, et lui-même est guidé par la personnalité de l'individu en face de moi. Je ne distingue ni sexe ni genre - j'aime, c'est tout. De cela a découlé une modification de l'image que j'avais de moi-même : je m'identifie au genre féminin, toutefois, je ne reconnais aucune norme définissant ce genre. C'est juste que j'ai un vagin et des boobs, et je les accepte. Si je veux porter les cheveux "à la garçonne", faire du bricolage ou tout autre cliché pseudo-viril, ça me regarde. Idem si je veux manger des Ben&Jerry's devant un film romantique, le tout en pyjama nounours. Ce n'est pas cela qui fait de moi une femme.
Tout va bien, donc ?
Que nenni.

Je suis aujourd'hui, depuis longtemps, avec un homme, que j'aime de tout mon être. Nous n'allons pas toujours bien, la vie n'est pas l'exemple même du fun intensif, mais je l'aime, je suis folle amoureuse de lui, et j'ose croire, sans prétention, qu'il m'aime également. Je suis heureuse auprès de lui.
Et pourtant...
Nous avons fait l'amour, lui et moi, de nombreuses fois et de nombreuses façons. J'ai cru m'être libérée de mes angoisses, de mon incapacité à me laisser aller au corps de l'autre. Je me trompais. Depuis peu, la peur revient et je ne sais plus comment fonctionne mon corps, mon désir. Je ne sais plus qui je suis. Mais bordel, j'aime cet homme, à en crever, je le veux, je veux me perdre à nouveau dans ses bras, mourir un peu plus de désir et de plaisir contre lui, oublier un instant de penser, perdre le contrôle encore, je ne veux plus avoir peur.
J'ai peur de faire l'amour avec lui. Du coup, vous savez comment ça fonctionne, cette machine qu'est l'esprit : j'ai peur, donc j'ai mal. Donc j'ai peur. Donc j'ai mal. Le cercle.

Qu'est-ce que j'ai raté ? N'ai-je pas assez "d'expérience" ? N'ai-je pas assez été conseillée, écoutée, aidée ? J'aurais aimé entendre que j'étais normale, que je n'avais pas à m'inquiéter, ni de me masturber, ni d'être "un peu trop proche" d'une amie, ni de vouloir aller lentement, ni de regarder - ou de ne pas regarder - de porno. J'aurais aimé qu'on me dise, ne t'en fais pas, toi qui tremble, toi qui te fais briser sous les assauts de ce monde auquel tu ne parviens pas à appartenir : il existe ton Salut, ta Vérité, ton Bonheur.
Mais on ne m'a rien dit.
Je n'ai eu que moi. Moi, et mes maigres grappillages sur le Net pour trouver des témoignages, des preuves.
Moi, mon Silence, et l'angoisse grandissante du temps perdu à ne pas comprendre.
Et encore, s'il n'y avait que ça...
Je suis une femme, terrifiée d'être une femme. J'ai peur des hommes, et pourtant, Dieu sait que j'aime le mien.
Je suis féministe, mais n'ose plus l'assumer. Pas face au monde. Pas face aux rires, aux moqueries, aux "tout est de ta faute". Pas face à ceux qui m'agressent parce que je suis une femme ; je suis incapable de me défendre seule, parce que j'ai peur du sexe et que presque tout autour de nous tourne autour de cela. Un monde où les femmes sont responsables d'être violées ? Où il est normal de flipper en sortant de chez soi ? De culpabiliser de porter une jupe ? De boire un verre de trop ? Un monde où être un homme signifie être viril, ne pas pleurer, ne pas montrer la "faiblesse" du sentiment ? Où choisir de porter une jupe plutôt qu'un jean inconfortable est un véritable attentat ?
Mais c'est quoi, ce monde ? Je n'en veux pas.
Je ne peux pas aller seule dans la rue - j'ai trop peur des regards coulants, des remarques qui m'objectifient ; je me perds, comment me défendre si je ne sait même pas gérer ma vie sexuelle moi-même ?
Tout se confond pour moi. Tout se lie.

Effectivement, le silence tue. Il cause l'ignorance. Et l'ignorance elle-même engendre la mort lente et intérieure de ceux qui savent et ne peuvent parler.
Brisons le silence.
Apprenons aux autres la vérité.
Car moi aussi, je veux ma place dans ce monde.

Raven    19 mai 2015  

Aujourd'hui, je parle.Je parle pour toutes ses personnes qui n'ose pas parler.Je parle pour toutes ses personnes qui on peur de parler, d'exprimer leurs points de vues, leurs envies, leurs désires... leurs souffrances.
Je suis un jeune adolecent de 14 ans. Je suis bi
J'ai mis du temps à accepter qui je suis, à accepter le fait que je ne suis pas plus étrange qu'un autre,que j'aime les gens du même sexe que moi, et que ça n'a rien de mal.Depuis peu je l'accepte et je le revendique. J'explique aux gens que ne pas être hétéro ça n'a rien d'étrange, qu'il faut se laissé aller à ses désires, qu'il ne faut pas les réfoulés par peur du jugement des autres. Malgré le fait que j'essayer de faire une action qui me semble nécessaire, je n'ai droit en retour, qu'à des brimades,des regards désapprobateurs, et de l'ignorance. Personne n'ose parler personne, n'ose se drésser contre l'ignorance des gens, et surtout personne n'ose contredire ce que je dis par des arguments constructifs...Je pense qu'il est nécessaire de parler et de ne pas se taire...car le silence tue.

Goma19    25 mai 2015   Bordeaux   

Je suis genderfluid. Pas grand monde ne comprend ce que ça signifie, ni même ne me prend au sérieux.
C'est compliqué, je n'arrive pas à expliquer ce que je ressens.
Est-ce que à vous, on vous demande d'expliquer pourquoi vous êtes une femme ou un homme ?
Je le fais quand même, parce que je sais que le silence tue. J'en parle, je le revendique, pour que d'autres autour de moi, d'autres comme moi, osent en parler eux aussi.
Parlons en, c'est pas très compliqué.
N'oublions pas que le silence tue. Et je sais que si je n'avais pas parlé à 16 ans, je serais morte.

Erwen    17 mai 2015   Paris   

tu vas me reconnaître. Je le sais.
Mais je m'en fou.
C'est toi qui m'as montré ce site.
Et c'est à toi que je l'ai montré.
Êtes deux. Et vous aller vous reconnaître.
Et je m'en fou.

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Même de ma chambre je vous entends...
Arrêtez. arrêter de criez !
arrêter vous. arrêter ça !
peut importe le sens ça fini toujours pareil. Toujours la même chose. Que ce soit l'un ou l'autre. Que ce soit une raison ou une autre. Toujours la même chose. L'accumulation en plus. De jour en jour. De soir en soir...
Là encore je vous entends. alors même que j'écris. Et ne peut me concentrer sur autre chose. Je ne peut m'enpêcher d'écouter. Est-ce qu'il parle de moi ? Est-ce que j'ai encore fait un truc de mal ? Oui. Peut importe qu'il parle de moi ou pas. Que je serve d'argument ou pas. J'ai tords. Toujours. Systématiquement. Que je pète un truc que je déplace un magazine ou que je parle à ma soeur. J'ai tords et je dois m'excusez. Mais je m'en fou. J'en ai marre. Et j'ai beau dire ça...j'écoute. Encore.
Je vous entends... Vous ne pourriez pas...communiquer ?
A chaque fois je remonte dans ma chambre. Parfois j'ai même un sourire: on a pas trop crié.
Mais les jours où je n'ai pas de sourire...tout à déjà merder... Et j'espère. Si ils s’engueulent bien ce sera bon. Au moins ils s'entendront...Et bas non.
Encore ce soir. ça n'a pas manqué. Toujours la même conversation. Toujours la vision blanche et noir de ma mère. Toujours le même sénario.
Je le connais hein ! Les seuls moments ou je descends (hormis quelques très rares)... on crie. on s'engueule. Pour tout, pour rien.
Et j'essaye de passer. Mais prendre la mouche c'est bien parfois. Même si après t'en prends encore plus. Et tu te barres. Mais t'écoute. Pourquoi? Pourquoi j'écoute...?
Quand je parle à mon frère je le critique. Quand je parle à ma soeur, je l'a critique. Quand on parle avec ma soeur, je la critique. Oui ! Non! On ne communique pas comme toi maman ! c'est tout! oui on ce bat. Mais non. Tu ne nous à jamais vu nous battre.
On pourrais trouver un tas de raison pour expliquer la manière dont on communique...Au milieu d'un repas ou l'on engueule et tu fais -maman- comme si tout était du bon sens, nous deux on arrive à rire et à ce chamailler. Mais non ! Non ! Il faut que t'ouvre ta putain de gueule pour me dire de la fermer et que je critique tout depuis le début du repas ! depuis que je suis descendue! "Tu critiques tout depuis que t'es descendue ...!" avec ton air d'évidence. De mépris...? Je ne sais même plus.......... "t'arrête pas de critiquer ta soeur depuis le début du repas !" ...Demande lui déjà. Tu ne nous comprends pas. Il n'y a qu'a voir sa tête quand tu me dis ça.
Et je me tais. Je me tais parce que tu m'as énervé. encore. Parce que tu m'as blessé. Encore. Parce que j'en ai marre et parce que je n'ai rien critiqué. Encore. Il suffi que j'ouvre la bouche. "C'est quoi ? " dis-je en regardant le plat. Et je fais attention. Pas de dégout. Et je regarde le plat. Rarement toi. Ou alors je te regarde avec curiosité et là tu réponds gentiment. Sauf qu'en vrai la plupart du temps j'men fou. (Déjà de base j'voulais même pas descendre. Youtube c'est mieux. Mais tu me manquais...c'est con hein ? tu me manques mais je me fais rembarré parce que je "critique tout" )
Je disais: la plupart du temps j'men fou de ce qu'on mange temps que ça donne assez envie pour me motiver. J'veux juste pas manger un truc que j'aime pas. Déjà que j'ai faim que parce que ça fait au moins six heures que je n'ai pas manger... Mais il y a faim et envie de manger, de se nourrir. Et être capable.
Je n'ai jamais vraiment aimer manger... Sauf quand je suis heureuse. Je mange lentement, je suis toujours la dernière. Ou presque dans certain cas. Jamais une très grande envie de manger de toute façon. Je mange pour ne plus avoir faim. A l'exception de quelque truc. Je mange parce que mon corps ne vas pas le supporter. Je mange parce que je sais que si je prends cette habitude de merde c'est l'habitude de ne pas avoir faim de ne pas manger que je vais prendre. Et de lutter contre moi même juste pour me nourrir. Mais je ne suis pas anorexique. J'ai envie de manger. Mais je n'ai pas faim. Vous avez déjà eut l'impression d'avoir tellement de nourriture ou je- ne-sais-quoi dans votre bouche que votre corps n'a d'autre automatisme que de le rejeter ? ca me fait ça au bout de trois pomme de terre ou de trois cuillère de puré ..allez cinq. Mais quand je n'y pense pas -et j'vous jure fait pas laisser un blanc très long- je peux finir une moyenne assiette de pomme de terre ! Et j'suis fière ! Par contre la puré fait pas y penser...j'avais déjà ce réflexe à huit ans sur la puré. L'impression de te forcer à manger. Et pas qu'une impression.
J'écris beaucoup là...je ne sais plus quoi écrire.
Mais je sais que je n'ai pas fini. Je ne veux pas m'arrêter.
Ca me fait souvent ça. Je continu un truc. Ou je ne commence à pas un autre... Je ne sais pas pourquoi. je ne cherche pas la raison...C'est juste que j'en ai besoin.
Parfois je sais pourquoi j'ai est besoin. La plupart du temps je ne fais une chose que lorsqu'elle est spontané. ou parce que je sais que je dois le faire. Certain diront que je trouve des raisons pour justifier ma flemme. D'autre me parleront de destin...ou d'instinct...j'm'en fou.

Voilà. J'ai est marre. Et je ne sais plus quoi dire. Je réécrirais sans doute dans pas très longtemps. Peut-être demain. Peut-être dans deux semaines. Peut-être jamais.Peut-être dans deux heures...
Pour l'instant je vais trainer sur youtube. Sans démêler ma tête. Parce que je n'ai trouvez que deux moyens de le faire et les deux sont à double tranchant. Voir triple ? Et je vais arrêter de réfléchir. Essayer. Et arrêter de penser.

Il s'agit de ma vie alors ne me laisser pas m'enfermer derrière mes propres murs.
Fall away- Twenty one Pilots
Goner - Twenty one Pilots
et Take me to church -Hozier | Parce que le chant est un de mes exutoire. Et parce qu'il s'agit de la première chanson qui m'ait venue à l'esprit quand j'en avais besoin.

Avez-vous déjà monter le son pour ne plus entendre ? Et avez-vous déjà écouter en montant le son ...?
Don't let me switch off the light on my life

a japanese little bird...je sais que tu m'as reconnnue. Tu connais très bien ce nom.    1 octobre 2016  

Je suis sexuellement épanoui et j'ai pourtant un plan cam régulier... beaucoup plus jeune que moi... j'ai un problème je crois, le sexe c'est trop compliqué

Quelqu'un    20 juillet 2015  

Pendant mon enfance, pendant mon adolescence aussi, j'ai subi des remarques sur mon corps, mon corps féminin qui se doit parfait comme ils disent. "Enfin, regarde ton ventre, il n'est pas assez plat, pas assez musclé" "Tu as vraiment beaucoup trop de seins" "t'es gaulée bizarrement...". Je l'ai tellement intériorisé, et que, grande maniaque du contrôle, je suis tombée malade. Oui, l'anorexie mentale, la boulimie, tout ça, sont des maladies, pas un caprice. Pendant longtemps, je ne l'ai pas assumé, maintenant que j'en parle un peu, ça va, je vais même mieux (même si mon rapport avec mon corps et la nourriture n'est pas encore serein). Parles de ce qui tu tue, s'il te plais, laisse pas ce silence te tuer. Que l'on cesse de blâmer un corps imparfait, c'est pas si important: quand tu manges une orange, est-ce de la peau que tu te préoccupe ? Non. Fais de même avec les gens, aime leur cœur pas leurs corps, s'il te plais.

Seven    17 mai 2015  

Juste un petit post pour répondre à Kanata : t'excuse pas, moi j'aime bien te lire, comme j'aime lire tous les témoignages ici.
Merci à toi et merci à tous ceux qui postent, je suis heureuse de lire vos témoignages.
Kanata, si tu veux parler : jeanne.candy@outlook.fr

Victoire    5 mars 2016   Paris   

Je me suis dis que ça allait passé, comme les autres fois. Mais pas cette fois. Une semaine que je regarde mes bras en m'imaginant recommencer, prendre n'importe quoi et ouvrir ma peau. Je pleure de plus en plus, pour rien et n'importe quand. Je suis contente que tout mes amies soient occupés ou qu'ils m'aient oublier, comme ça j'inquiète personne. J'ai du mal à rester debout, à ne pas pleurer, à imaginer le futur. J'ai rien à dire, juste que le sommeil éternel me semble bien, comme ça je fais du mal à personne. J'ai peur. Au revoir, ou à bientôt

Kyrlie    27 octobre 2018  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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