La vidéo

Cette vidéo est placée dans le domaine public grâce à la licence CC-0.
Toute diffusion, utilisation, modification ou adaptation est Libre.

Découvrir la Fédération des associations et centres LGBT de France, ses campagnes d'information et ses actualités.

17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

Votre email ne sera pas publié

HTML: a p br i em strong q h1-h6

Verification Captcha

* = Obligatoire

Ajouter une photo?

Vos témoignages

Briser le silence

Je veux briser un silence pesant, très pesant qui je pense me bouffe un peu plus de l'intérieur chaque jour.
J'ai 14 ans, oui, juste 14 ans, mais vous prierai ne pas me juger sur mon âge, j'ai un cerveau moi aussi (ne l'oubliez pas s'il vous plaît ;) )
Et aujourd'hui je veux parler d'un sujet tabou; la masturbation chez les filles.
Oui, c'est un sujet tabou, une fille qui se masturbe? Impossible n'est-ce pas? Bah si, je me masturbe et je suis une fille et ça depuis que j'ai 9 ans. Pendant combien de temps me suis-je répété que j'étais immonde, dégueulasse, perverse. Demandez à une fille de 9 ans de ne pas penser ça alors que des gens bien plus âgés le pense toujours! Ridicule.
Mais franchement si ça s'arrêtait là encore je me serais senti mieux dès que j'ai appris que c'était normal, mais voilà, la vie c'est pas forcément ce qu'on voudrait. Je fantasme sur les grosses poitrines, oui comme la plupart des garçons de mon âge, oui parfois je regarde les poitrines des autres fille, oui j'aime bien voir mes seins à travers un tee-shirt un peu décolleté et oui je pense à des personnages de mangas stéréotypés de ecchi quand je me masturbe et non, le corps d'un beau mec musclé ne m'excite pas.
Et ça, depuis que j'ai 9 ans, à l'âge ou je jouais encore au barbie et que secrètement je louchais sur la poitrine de Nami quand je regardais One Piece à la télé.
sérieusement si j'arrive à envoyer ce témoignage je serais fier de moi, parce que franchement ce truc me bouffe à force de garder le silence, parce que même 5 ans après avoir commencé je me trouve toujours aussi ignoble, à un tel point qu'à un moment pendant 6 mois j'ai lutté contre moi même pour ne pas me masturber, oui j'en étais à ce point de me dégoutter moi même. Alors oui même anonymement j'en ai honte, parce que dans notre société une fille qui se masturbe, c'est pas normal, c'est dégueulasse, c'est immonde, ça donne envie de gerber. C'est pas un peu ironique quand on pense qu'au final c'est tout à fait normal, bah ouais mais en même temps y'a plein de trucs ironiques et cyniques dans ce monde et ça ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autre, mais c'est un truc qui m'a bouffé de l'intérieur et qui continue un peu aussi je pense.
Merci d'avoir lu ça, surtout d'avoir pris le temps lire ça d'un gamine du haut de ces 14 ans qui ne connaît au final rien de la vie mais qui se révolte quand même!

kanata    16 juin 2015   

Je suis une fille de 20 ans, cis genre, hétéro-flexible, rien de bien "extraordinaire". Mais je sens le besoin de vous écrire, ici.
La dépression me suit depuis un peu moins de deux ans, il y a des jours où je me sens mieux et d'autres beaucoup moins. Les jours où je me sens le mieux sont des jours où je suis aveuglée par le fait de constater que je plais à la gent masculine... Malgré ça, mon problème reste le même : j'ai besoin d'amour et plus le temps passe, moins j'y crois. La dernière vraie relation romantique que j'ai eu date d'il y a plus de trois ans, on s'est séparé en mars 2012. C'était "LE" premier grand amour : celui qu'on partage à deux, celui qui te fait voir la vie en rose sur une longue durée. Je ne suis plus amoureuse de ce garçon, on se parle toujours un peu et on est resté en bon terme. Depuis cette rupture, j'ai beaucoup travaillé sur moi-même, j'ai beaucoup souffert mais j'ai réussi à énormément grandir et à être fière de la personne que je suis aujourd'hui. Je me suis amusée avec quelques garçons durant ces derniers mois (sinon c'était le vide complet), mais je me rends compte que l'amusement sans sentiment n'est pas pour moi, il ne m'enrichit pas, il ne me satisfait pas. Je sais que je suis compliquée mais je suis déjà retombée amoureuse depuis cette rupture, une fois, c'était un amour non partagé mais je le vivais bien. Je ressens une attirance pour quelqu'un assez difficilement, qu'elle soit physique ou bien "psychologique" et quand c'est le cas, je me sens incapable d'exprimer mes émotions et mes sentiments avec justesse. Je me sens incapable d'ouvrir complétement mon cœur à une personne qui m'attire. Je ne sais pas de quoi j'ai peur exactement, je n'ai pas peur du rejet, je n'ai pas peur de la "perte", je sais me relever rapidement et pourtant, je me sens incapable d'assumer ma sensibilité à ce besoin d'amour.
J'ai l'impression de ne plus être une personne dont on peut tomber amoureux et pourtant je n'ai pas une faible estime de moi. Je me suis toujours considérée comme la "bonne copine", celle avec qui on parle, rigole, se confit, couche... Mais pas celle avec qui on construit quelque chose. Il est vrai qu'aux premiers abords et même quand on me connait un peu mieux, on ne peut pas deviner que je ressens autant l'envie d'aimer et d'être aimée. Est-ce le vrai problème ? Même quand je manifeste mon intérêt ou mon attirance pour une personne, elle n'est pas contre l'idée d'essayer mais je n'arrive même pas à décrocher un baiser. Je m'en sens incapable.
Je pense qu'après avoir expérimenté des relations, avoir connu certaines personnes, on peut avoir peur facilement, que ce soit en amour et en amitié (qui selon moi, reste une forme d'amour), on devient méfiant et chacun ouvre son cœur plus ou moins rapidement et facilement. Est-ce-qu'il reste des personnes qui croient encore en l'amour ? Comment vous faites pour compter vos jours et les supporter sans ressentir la passion au plus profond de vous même ? L'amour fait vivre, je le ressens à travers certains amis, certaines œuvres artistiques mais tout le monde sait que l'amour passionnel partagé avec une personne se ressent d'une quantité totalement multipliée comparé à celle qu'on peut ressentir à travers des amitiés et des passions...
Mon cas est sûrement très commun, si vous êtes dans la même situation que moi (quelque soit votre genre et votre orientation sexuelle), je vous soutiens de loin et anonymement dans le combat contre la peur d'ouvrir son cœur...

C    6 septembre 2015   

Je m'appelle Alexis. Mon témoignage est tout à fait sérieux. Je tiens à le préciser car ce que je vais dire n'est pas pris au sérieux habituellement. J'y viens donc : j'aime les filles grosses. Il ne s'agit pas d'un fantasme ou d'une folie passagère mais bien d'une réalité. Une préférence qui est en moi, ancré des mes tripes depuis ... depuis fort fort longtemps ! Je sais que ça a explosé en moi à la puberté, j'avais 13 ou 14 ans, j'en ai 20 aujourd'hui. Ce sont sincèrement ces filles là qui me plaisent, les autres, les minces, enfin celle qui ne sont pas assez rondes pour moi, n'ont pas d'effet sur moi. C'est important ! C'est comme si on présentais un homme à un hétéro ou une femme à un homo ! je n'ai d'attirance que pour les filles bien, enfin très bien en chair.

Bon et le silence dans tout ça ? C'est simple, durant toute mon adolescence il m'a été impossible de parler de filles avec mes amis, toute tentative tombant forcément dans la moquerie et l'incompréhension ; les filles qui me plaisent sont considérées comme moche par tous(parents inclus n'est-ce pas, ça fait tellement plaisir quand vous entendez vos parent dire entre eux que vous sortez avec un monstres !) ; quand on sort avec une fille comme ça on entend ces commentaires pesants :"Qu'est-ce-qu'il fait avec ça ?", "Il a perdu un pari ?" qui font autant mal au cœur à la fille qu'au garçon croyez moi. Donc durant mon collège j'ai essayé de me soigner, quand même ! Je suis sorti avec des filles qui ne me plaisaient pas mais bon, ça faisait bien... Mais non ! Rien à faire, le programme est déjà écrit et il est inaliénable.J'étais incapable de toute attirance physique ou sexuelle pour ces filles alors j'ai décidé de faire comme je l'entendais et là ce fut une grande libération ! Avec le temps j'ai fini par l'accepter et par faire ce qui je voulais et choisir les filles qui me plaisent, mais sans jamais le dire. Au moins j'ai arrêté de me mentir et je me sens bien déjà.

Bref je le vis plutôt bien au final, mais là où je voulais surtout briser le silence, c'est sur ce point : Il y aura toujours quelqu'un pour vous trouver attirant(e) tel(le) que vous êtes. Ne cherchez pas à vous transformer pour plaire, la beauté est TRÈS subjective. Comme dirai l'autre : "vous êtes baisable" !

PS : On m'a dit plusieurs fois que j'étais de bon conseil donc bon, au besoin : fougassefr@gmail.com

Alexis    22 juin 2015    Solliès-Pont   

Bonjour ou bonsoir à tous/toutes, je vais essayer dans la mesure du possible de faire le moins de fautes et d'essayer de rédiger de manière convenable, je ne promet rien.
Mon témoignage va sans doute se perdre parmi tout les autres mais au moins, j'aurais réussi l'impossible, briser le silence le temps d'un court instant, il n'est pas aussi grave (à mon sens) que tout ceux que j'ai pu lire, après tout, j'ai tendance à toujours trouver tout le reste pire que ce qu'il m'arrive, une agression d'enfant sera plus grave qu'un viol que j'ai subis, à mes yeux, bien entendu.
Mais ce n'était qu'un exemple.

Si je brise exceptionnellement le silence c'est parce que je suis arrivée à un point de ma vie où j'en ai marre, marre de tout, de vivre, d'être un automate, de ne pas sortir de chez moi, d'être dans un centre que mes parents qualifient de "centre pour fou" (alors que l'ambiance est bien, je dois l'admettre), d'ailleurs, ils n'osent même pas admettre que leur fille est "folle" au point où ils la rejettent merci papa, merci maman, mais vous ne m'aidez pas vraiment.
J'en suis arrivée à un point de ma vie où tout est trop ou pas assez, trop dur à encaisser, trop dur à supporter, pas assez de si, pas assez de ça.
Mais bon, plutôt que faire tout ce bla bla inutile, je vais rentrer dans le vif du sujet, ce qui me pousse à faire ça, à écrire.
(en fait, il y a plusieurs points donc je vais faire .. bah, point par point.)

Pour commencer, j'ai 23 ans, je vais en avoir 24 cette année, j'ai quasiment toute mes dents (rip dents de sagesses) et je suis, comme je l'ais dis plus haut, folle. Je souffre de trouble dissociatif de l'identité et d'une dépression médical. Et aussi d'autres petites choses (annorexie,..) mais ça, ce n'est pas si important. Bref, j'ai pas vraiment eu la vie de rêve comme vous vous en doutez, à l'âge de 2 ans mes parents m'ont abandonnée et je me suis retrouvée dans un orphelinat, j'ai voyagé, foyer, familles.. Personne ne voulait vraiment de moi, hormis à 16 ans où ceux étant censé s'occuper de moi m'ont adopté.
Là, la vie semblait me sourire un peu, juste un peu, j'avais un toit, une famille, tout se passait bien, j'étais même en couple depuis 3 ans, malheureusement, ma maladie me rattrapais, mais je m'en fichais, je savais même pas j'avais quoi. J'ai continué à avancer dans la vie, et là, vers 17 ans, tout ce que je commençais à reconstruire s'est à nouveau écrouler, papa violant, maman triste, parents qui s'engueulent, copine (oui, je suis lesbienne) qui a aussi ses soucis, je ne savais plus où donner de la tête, j'ai cependant essayer de me concentrer dans mes études (et je suis heureuse d'avoir réussi) tout en m'occupant du reste, bien entendu, jamais 2 soucis sans 3, je me faisais abusée par un "camarade de classe", encore maintenant, j'ai l'impression que c'est de ma faute. M'enfin.

18 ans, je quitte le cocon familial et je m'installe avec ma chérie, en collocation bien entendu, je commence doucement les études supérieur, tout semble se passer bien? Haha. Si seulement. IL me suit (celui qui abusait de moi) et nous sommes forcés d'être dans la même classe, le calvaire continue jusqu'à mes 20 ans.

21 ans, j'apprends que je suis "folle" je savais que quelque chose n'étais pas normal chez moi, je savais ce que j'avais, on me l'avait dis, mais on a poser des mots clairs. Ce n'était pas "schizophrénie" ou que sais-je, non, bel et bien TDI. Ce mot qui t'égorge un peu chaque jour. Les traitements ont commencés doucement, psy, autre psy, toujours plus de psy, de médicaments, j'étais fatiguée, je le suis encore.

22 ans, j'apprends que je risque de mourir à 29 ans et mes chances se survie à ce moment sont à peu près 70%. Bon, ça va, ça devrais aller, je fais un peu de sport et tout ira mieux, tout sera joyeux?
Non.
67%. Ah, bah merde, le sport ne change rien.
Le 16/07, je me fiance avec ma chérie, nous sommes heureuse, tout se passe bien, je me dis qu'enfin j'aurais une belle vie, je mourrais peut-être, mais en ayant accomplis quelque chose, je serais heureuse.
3 mois plus tard, elle se fait tuer par un automobiliste un peu trop bourré.
Mes rêves et mes espoirs s'écroulent.

23 ans, aujourd'hui exactement, je suis dans ce centre "pour fou", toujours aussi malade, toujours autant de médicaments, toujours seule, toujours les bras en sang.
59%.
Je suis désemparée.
Mais j'ai réussi l'impossible pour moi, j'ai briser le silence.

(si vous voulez me contacter, on ne sais jamais, mon e-mail est : comte.iuiui90@gmail.com)

Satchiia    19 juillet 2016    Charleroi   

Aujourd'hui je parle mais à visage couvert, sous un pseudonyme. Parce que le silence tue mais les mots des autres font aussi mal.
Je suis une femme et je suis bi. Personne dans ma famille ne le sait, sauf ma soeur. Merci, petite soeur, merci de m'écouter même si tu ne me comprends pas toujours. Depuis un an, j'ai trouvé des amis qui le savent, à qui j'ai pu le dire. Merci, merci de ne pas m'avoir jugée. J'ai mis beaucoup de temps à me rendre compte que j'aimais aussi les filles et pourquoi ? Parce que les lesbiennes sont des malbaisées ? Des camionneuses ? Pas des vraies femmes ? Des filles qui ont eu des problèmes avec leur père ? Je connais maintenant des lesbiennes et non, je ne pense pas que tous ces ragots soient ne serait-ce qu'un peu vrais. Désolée papy, mais tu parles sans connaître ton sujet. Je t'aime de tout mon corps mais tes pensées sont parfois vraiment trop étroites. Non maman, le but de la vie d'une femme n'est pas forcément d'enfanter. Et ce n'est pas parce que je veux des enfants qu'il me faut absolument une bite dans mon lit

J'ai détesté le silence autour du sexe pendant mon adolescence. Envie de sexe ? Pour une femme ? Mon Dieu, mais quel horreur ! Le désir, c'est pour les mecs, la testostérone, tout ça ! J'ai longtemps eu honte de me masturber, de regarder du porno, de lire des histoires érotiques et du yaoi. Parce que je pensais qu'une fille ne devait pas faire ce genre de choses. J'ai eu honte de mon désir, on m'a traitée de tous les noms "salope", "chaudasse" ... Pourquoi ? Devrait-je être une putain de poupée gonflable asexuelle qui n'a le droit au sexe que pour vider les couilles de son mec ? Au final, non je ne crois pas mais j'ai toujours du mal à assumer mon appétit ... Avec des amiEs, oui un peu mais devant un homme ... Certains mots font trop mal et quand on me dit "toi t'aurais besoin d'une tournante pour te calmer" ... Oui me proposer un viol collectif, quelle idée ...

En parlant de désir, j'ai déjà laissé échappé entre amis en voyant une jolie brune "la vache, elle a un super cul !" et la réaction d'une fille m'a choqué "Putain, tu parles comme un mec ! On dirait un putain de connard macho ! La résumer à son cul ..."
Et là, j'ai pas compris. Je n'ai pas eu l'impression de la résumer à une partie de son corps, j'ai juste dit qu'elle avait un beau cul. Pourquoi me suis-je pris cette déferlante de violence face à cette petite remarque ? Je n'ai pas le droit de regarder les gens dans la rue ? Je ne l'ai pas agressée pourtant ...

Aelya    25 mai 2015    Limoges   

Quand j'avais quatorze ou quinze ans, j'étais une gamine plutôt solitaire. Je n'avais qu'une seule peur -ou du moins était-ce la plus grande- : c'était mourir seule, et en plus de ça, mourir vierge. Je n'étais pas très bien dans ma peau, peu d'amis, et si j'avais tendance à avoir des "crushs" pour tous les hommes qui me témoignaient un minimum d'attention, c'était bien loin d'être réciproque. C'était aussi la glorieuse époque des skyblogs, et de son système de chat.
Etant un individu de sexe féminin à l'époque (et peu importait mon âge), je recevais déjà par message privé des mots peu ragoutants, vulgaires et choquants. Mais j'y ai trouvé là une sorte de réconfort : quelqu'un pouvait s'intéresser à moi. Je me suis mise à fréquenter le chat, et évidemment les demandes de vidéo conférence pleuvaient. J'avais en plus rajouté un ou deux ans à mon CV (ce qui ne faisait jamais que 16-17 ans, mais passons), et j'acceptais presque instantanément toutes les demandes. J'échangeais quelques mots au départ, mais je n'ai que rarement refoulé quelqu'un (surtout les hommes très âgés, ou ceux qui paraissaient encore plus bizarres que les autres. Un exploit !). Et les choses s'emballaient très vite : se déshabiller, se montrer derrière la caméra, se toucher... Utiliser des objets même, obéir à des directives... A chaque fois que j'éteignais le pc, je me sentais mal, je me sentais honteuse, j'avais encore plus envie que d'habitude de trouver un endroit éloigné de tout et mourir. Et pourtant, je recommençais. Ca a duré plusieurs mois, plusieurs années peut-être, mais aujourd'hui ces souvenirs sont flous. J'essaie d'oublier, mais j'ai toujours la crainte qu'un jour, une de ces vidéos fasse surface. Je ne l'ai avoué qu'à une seule personne jusqu'ici, parce que je n'arrive pas à me regarder en face à cause de ce que j'ai fait... J'ai peur que les gens me jugent, me traitent de salope, de trainée.
J'entendais parfois à l'époque des témoignages similaires dans des reportages télévisés. Des jeunes filles dont les vies étaient brisées par des vidéos... Et j'entendais mes parents soupirer, dire que la fille était stupide, dire que c'était sa faute, qu'elle n'avais qu'à pas faire ça... Et je m'enfonçais encore plus dans le silence : qu'est-ce qu'ils diraient de moi ? Est-ce qu'eux aussi, comme tous mes camarades de classe, allaient se mettre à me détester, ou pire, à m'ignorer ?

Aedis    17 mai 2015    Schwenheim   

Aujourd'hui, j'ai eu un cours de philo bien sympathique sur le genre et le féminisme mais qui me fait replonger dans de profondes pensées. Moi je suis quoi ? Une simple fille ? Une meuf qui cherche à définir son orientation sexuelle et qui se considère comme bi sans jamais avoir eu de copine ? Agenre peut-être ? Oui, je voudrait bien ne pas me demander si je n'aimerais pas être un mec tout les matins ou si cela était plus facile dans la vie de tout les jours... Jusque là je me considérais comme bi ou même pansexuelle mais au final, je veut pas choisir entre aimer une femme ou un homme. Ce cours de philo m'a fait réfléchir sur la question "Comment cela se passerait-il s'il n'y avait plus de genre, plus d'homme ni de femmes rien que des humains" et maintenant je sais. Agenre est ma solution, plus de discrimation genre "c'est l'homme qui doit demander la femme en mariage, un homme peut être torse nu mais pas une femme, gnagnagna" J'en ai marre de rester dans ce silence, on est tout égaux merde. Si certains ont des phallus et d'autres des vulves, c'est pour pondre des mômes c'est tout! On est pas prédisposées à s'occuper de nos enfants et ils ne sont pas prédisposés à porter des sacs de sables ! Le problème c'est que... ben c'est inscrit dans la société depuis que l'homme existe quoi. C'est pas parce que je clame haut et fort mon envie de ne pas mettre de soutif et d'aller ploutcher mes mains dans la terre en même temps, que je vais faire changer tout ça. Du coup bah je vais continuer ma vie avec cette étiquette de fille aux cheveux courts pas tellement féminine qui a des convictions ultra sérieuses mais qui continuera de ne pas en parler parce qu'elle est trop timide et qu'elle ne trouve pas de personnes qui puissent comprendre. Bah oui au lycée, sur surement de très nombreux homo ou bi, UN SEUL couple de filles s'assume et se roule des pellouzes dans les couloirs. Dites madame la société, un jour vous pourrez faire comprendre au gens que les différences c'est ce qui nous rends unique et que si on était tous les mêmes ce serait pas drôles ? Parce que y'a des jours j'aimerais bien m'exiler au Pérou...
Pour porter des vêtements en laine sans soutifs dessous et mes éternels cheveux courts. Ouais.
A bas les clichés sur le genre et vive le téton libre!!

Elo    21 mai 2015   

Je ne sais pas pourquoi je témoingne ici cela fait un bon moment que ce site de partage est ouvert et c'est bien la première fois que je le regarde et me dit que oui le silence tue.Je ne suis aucunement quelqun de malheureux j'ai des bons ami(e)s des parents aimants et une bonne santé.Je n'est pas de grande experience sexuel mais c'est normal je suis plutôt jeune pas excessivement mais je suis encore une ado.Voila en faite jai eu une première experience, je suis encore vierge dans le sens que tout le monde emploi mais bon la n'est pas le propos.J'ai apprécier cette première experience mais disons que j'ai peur,je ne sais pas trop ce que je ressens à la suite de cela.Je n'est personne à qui en parler mes amies n'ont jamais véçu de chose comme cela je sais qu'elles seraient avec moi pour tout mais j'ai peur du jugement,je ne veut pas en parler à ma mère car j'ai peut de ce qu'elle dirait.Je trouve que cette experience était peut-être trop tot quoi que..Je ne sais plus et sa mobesède.J'en parle ici pour me vider le coeur car le silence tue.

Eli    4 décembre 2015    Repentigny   

Je n'ose pas en parlé , je ne veux pas voir le visage dégouté des gens, je ne sais pas comment ni quand ni a qui. OK je suis pas un sex symbole ni un dieu du stade, mais voilà, j'en ai raz le cul du stéréotype du mec protecteur qui baise qu'en levrette. Je ne demande qu'un conseil : quand sauter le pas, quand faire le suicide sociale, le coming out .

Oui j'ai 13 ans et hésite à déjà tout foutre en l'air.....

Mr.Mout'Sheep    17 mai 2015    Vouillé   

J'aime le contraste des poils d'aisselles de femme noirs sur leurs bras pâles. Je ne me raserai plus.

PI    19 août 2015   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

Twitter
Facebook
Google+
http://le-silence-tue.fr/">
YouTube
YouTube