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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je suis une adolescente, et ce soir, je veux briser le silence.
Oui je n'ai pas spécialement grand chose à dire. Mais je le dis quand même.
Selon mes proches, je suis une femme et je suis hétérosexuelle.
Selon moi, je suis GenderFluid et je suis bisexuelle. Pour info, un(e) GenderFluid c'est quelqu'un qui se sent soit ni homme ni femme, soit entre les deux, soit les deux en même temps, soit qui pense, agit et s'habille, des fois comme une femme, et d'autres fois comme un homme (ça c'est moi, cc). Ou du moins, c'est ma définition propre de ce terme, de cette étiquette que l'on doit porter pour s'identifier, se donner un nom. Après ça varie selon les gens.
Personne n'est au courant.
Certains hommes m'attirent fortement, et d'autres femmes m'attirent tout autant.
Des fois je regarde les femmes et je m'efforce de ne pas trop le montrer, car oui, je pourrai avoir des ennuis, ce qui est scandaleux mais pourtant basique en France.
J'aimerai tellement m'habiller comme une femme un jour, et comme un homme le lendemain. Je voudrai m'habiller comme je le veux, avoir les manières qui me plaisent, et aller demain dans mon lycée sans me faire regarder de travers. Mais je n'ai jamais osé. Devant ma glace, très souvent je me vois femme, et de plus en plus je me vois homme. Cette identité me plait. J'aime savoir que je ne suis plus obligée de choisir entre homme et femme, comme la société me l'a fait croire auparavant. Je peux être ce que je veux, au dépend de personne, au regard de tout le monde.
C'est grâce à ce site que j'ai repris confiance en moi. Je remercie chacun de vous pour avoir témoigné et m'avoir éclairé sans le vouloir. Certains témoignages sont forts et émotionnellement durs. J'espère en aider d'autres malgré mes petits mots.
Contact pour ceux qui veulent parler, avec des petits ou grands mots -► pickywebi@gmail.com

Picky    9 octobre 2015   Vers le Nord   

quand j’étais petit (8-9 ans), j'ai eu une expérience sexuelle avec un autre garçon . On a pas fait grand chose (fellation, masturbation) .
Le problème c'est a cette époque la j’avais déjà été attiré par des filles . j'ai eu super peur, on m'avait toujours parlé de l'homosexualité mais jamais de la bisexualité du coup je ne savait pas que ça existait. a ce moment la je pensait être bizarre j’avais peur qu'on découvre ce que j’avais fait. pour moi c’était inconcevable d'aimer des hommes et des femmes . ce n'est qu'au collège que j'ai découvert les mouvements LGBT et que j'ai eu une amie bi . c'est comme ca que j'ai decouvert enfin que j'était pansexuel et que je n'ai plus a culpabiliser quand je fantasme sur des personnes d'autres sexes et d'autres genres.

louis malbequi    17 mai 2015  

Ce que j'aime aujourd'hui c'est qu'on ne montre jamais aux enfants qu'il existe autre chose que le prince et la princesse. C'est vrai que je préfère mille fois attendre d'être au collège pour me faire insulter de gouinnasse parce que je me bagarre un petit peu. Et c'est tellement plus amusant d'aller sur internet pour savoir ce que veut dire "PD" et "trans". Aaah ya pas à dire ça forme la jeunesse.

Et puis cachons le plus longtemps possible aux enfants que le genre n'est pas lié au sexe ou à l'orientation sexuelle. Parce que sinon ils nepourront plus rentrer dans le moule que la société a formé pour eux, et ça c'est vraiment triste.
Oui, parce que ce qui est bien avec leurs conneries c'est qu'on finit pas croire que oui : tu n'as pas le droit de jouer avec cette petite voiture car tu n'as pas de pénis. Et même pas besoin que tes parents te le disent personnellement. La télé fait si bien le travail !

Alors on se retrouve comme des cons à ne plus rien dire.

Parce que se taire c'est plus facile que d'annoncer à ses proches que l'on va entreprendre une démarche de transition car tu n'en peux plus de vivre dans la prison qu'est ton corps.

Parce que se taire c'est plus facile que de dire "Non" à cette personne qui balade ses mains sur toi. Parce que de toute façon personne ne comprends qu'un attouchement n'a pas besoin d'être sexuel pour te traumatiser.

Parce que se taire c'est plus facile que d'expliquer que tu es asexuel et que tu ne vois pas en quoi "être amoureux et ne pas envisager pas de coucher" est un problème . D'ailleurs tu trouves aussi stupide de se limiter à un modèle binaire. Pourquoi être forcément 2 dans une relation amoureuse ?

Et que de toutes façons, avec ta voix d'adolescent qui n'a jamais mué, avec cette voix trop haute qui passe mal au téléphone, tu n'as plus envy de parler.
Parce que tu n'es pas assez "vrai" pour parler avec les cis comme un cis. Parce que pour eux, un homme sans pénis, ça n'a pas le drot d'être en couple avec un homme gay. Parce qu'au fond, c'est vrai, c'est pas du jeu.

Et moi je trouve ça vraiment bien de voir une communauté, opprimée à cause de son "orientation sexuelle déviante", opprimer une autre communauté pour son "identité déviante". C'est tellement cool autant de solidarité. Je me demande si les déportés juifs crachaient sur les déportés gays tiens.

Heureusement, dans ce monde perdu et sur l'immensité d'internet on trouve parfois une bouée. Et cette bouée ce sont des gens qui osent dire des trucs à travers des projets, montés sur le web en cachette, des gens qui osent parler.
Cette bouée pour moi c'est la communauté bronies, une masse de gens qui regardent My Little Pony, en s'en foutant pas mal de leur genre, de leur sexe et de leur orientation sexuelle. Et voir tant d'ouverture d'esprit, croyez moi, ça fait du bien.

Alors aujourd'hui je tue un peu le silence. Parce que ça fait du bien.
De parler.

SuperPony    17 mai 2015  

Vous pouvez m'appeler Shiirei. J'ai 14 ans et mon histoire est bien risible par rapport aux vôtres, mais je vais quand même vous en faire part.
Je crois qu'elle a commencé aux alentours de mes 6 ans lorsque mon père s'est mis à me battre. Mais avant, je trouvais ça normal, je me disais que s'il le faisait, c'est que je l'avais mérité. Alors je me laissais faire, je me taisais et obéissais. Mes parents vivaient, et même encore maintenant, séparément. Alors quand je rentrais, je ne disais rien à ma mère, de toute façon, elle n'y faisait pas attention. Oui, là aussi, je pensais que son ignorance envers moi était de ma faute. Les années passaient et j'ai toujours eu envie de vouloir changer les choses avec ma famille. Mais je me disais toujours que je n'avais pas le droit de les changer, car, après tout, pour une raison qui m'échappait, c'était de ma faute, je l'avais mérité. Alors, je ne disais rien et je me renfermais de plus en plus sur moi-même. Et puis, je me suis dit qu'il fallait que je répare ma faute. Donc, pour qu'ils s'intéressent à moi, j'ai commencé à tout faire pour devenir une fille dont ils seraient fièrs. Mais peu importe ce que je faisais, rien ne marchait. Je commençais à jalouser mes ami(e)s, qui étaient si heureux, tout comme je commençais à me détester pour ça. Alors j'ai demandé directement à ma mère et la vérité m'a brisée.Tout ce temps où j'ai essayé de me faire aimer était inutile car je n'étais pas voulue, car je n'étais qu'un préservatif qui a craqué. J'ai perdu mon estime et ma confiance en moi, ainsi que l'envie de me battre. J'ai aussi arrêté de me donner à fond pour l'école. J'ai commencé à porter un masque. J'étais devenue l'incarnation de mes mensonges. J'ai commencé à haïr mon père. Si je n'étais pas voulue, m'as-tu reconnue en tant que ta fille juste pour me battre ? Me détestais-tu à ce point ? Et puis un jour, vers la moitié de mon année de CM2, tu es rentré saoul et m'as laissé cette cicatrice qui ne veut pas partir, qui, à chaque fois que je la vois, me rappelle tout ce que j'ai subi. Et puis j'ai essayé de me suicider en avalant divers médicaments que j'avais mélangés à de l'eau, mais ça n'a pas marché, je me suis juste retrouvée à l'hôpital avec un traitement à prendre. Et je l'ai rencontrée. Dans la même chambre que moi, pour la même raison, mais avec une histoire différente. Elle m'avait aidé à remonter la pente. Je me confiais à elle et elle faisait de même. J'allais mieux, même si je n'oubliais pas, j'aillais mieux car je n'étais plus seule. Mais, un jour, elle a été renversée devant mes yeux, sans que je n'aie rien pu faire. Résultat, elle a failli perdre l'usage de ses jambes. Je m'en suis toujours voulu, même maintenant. Malgré le fait que tu m'as pardonné, moi, je n'arrive pas à le faire. J'ai commencé à m’éloigner des gens, à les éviter, de peur qu'il se produise la même chose. Quant à mon père, je ne l'ai pas revu depuis ma tentative de suicide, mais j'ai décidé de le revoir à cause de mon demi-petit frère que j'avais là-bas pour l'aider à ne pas se pourrir la vie comme moi, même si je dois prendre le risque de me faire battre à nouveau. Et Elle a déménagé et ce cercle vicieux à recommencé. Et puis, en 4ème, je t'ai rencontré toi, tu es devenue presque aussi importante qu'Elle et je te remercie, tu m'as beaucoup aidé. Tu m'es devenue précieuse. Mais j'ai peur de me rapprocher de toi, malgré le fait que je le veux. J'ai toujours le pressentiment que si je tentais de me rapprocher davantage, ça m'échapperait à nouveau…
Malgré tout, je veux aller de l'avant. Vais-je pouvoir le faire ? Même si la peur me paralyse, même si je ne sais plus où j'en suis, je veux le faire, sans regret, ni honte.
Si vous voulez me parler: Shiirei@outlook.fr

Shiirei    22 août 2015   Vincennes   

Pourquoi c'est si dur ? Si dur de devoir se lever tout les matins ou tout les soirs pour faire toujours la même chose et être fatigué à la fin. Pourquoi on préfère tous dormir ? Mais parce que c'est bien mieux que la vie qu'on nous offre ! J'me suis faites avoir par ce système de merde. Lassée des études j'ai abandonné la fac en cours d'année et 2 mois plus tard ma seule ressources de chiffres pour vivre. Je le regrettes souvent mais même si c'est de ma faute je n'imaginais pas que ma vie serait pire. Aujourd'hui je dois trouver un appartement dans une grande ville alors que je n'ai pas d'argent, je n'ai plus rien j'me suis faites avoir et on m'a mis encore plus dans le négatif. C'est même pas ma faute mais la banque me demande de payer, mon loyer aussi j'ai plus les moyens et du coup on va mettre dehors vendredi. Enfin avant vendredi je dois prendre une décision, nettoyer de fond en comble cet appartement qui aura été mon premier, arrêter de mentir à tout le monde sur tout et n'importe quoi essayer de ne plus me mentir à moi-même. J'suis persuadée que personne lira ça mais au moins ça sort. Là je peux le dire la vie qu'on m'offre aujourd'hui économiquement c'est DE LA MERDE. Des dettes, un emploi inhumain dans une entreprise des plus dans le système. J'EN AI PAS ENVIE ! Moi je veux juste un toit, de la nourriture, des amis, quelques vêtements, vivre simplement sans avoir à me soucier des taxes sur tout et n'importe quoi qu'on ne me dises plus non quand ma mère, mère au foyer veux se porter garant, parce que ça c'est pas une vie. Ne pas manger à sa faim depuis des mois, maigrir, ne pas trouver de taff depuis 5 mois et trouver à la dernière minute et manquer de retourner chez mes parents loin de ma nouvelle vie juste parce qu'on ne me donne pas les moyens de vivre c'est injuste. Je sais tout est de ma faute bien entendue, c'est moi qui ai été trop flemmarde pour m'asseoir sur une chaise des journées entières au lieu de rester au lit. Au lieu de rester dans mon lit j'aurais dû chercher un taff, un appart en avance tout aurait été si simple si j'étais retournée à la fac. Mais je ne serais pas la même, je n'aurais jamais rencontré ceux qui sont mes amis aujourd'hui dans cette grande ville. Alors moi même si c'est beaucoup demandé dans ce pays j'aimerais juste un toit et un emploi normal, sans avoir à marcher des kilomètres pour des milliards de consommateurs. Pourquoi on oublie les dettes de la Grèce et pas les miennes ? J'veux juste être à zéro récupérer mon compte, j'ai peur d'être à la rue car la rue c'est dangereux et j'y aurais pas de lit et la peur à tout instant qu'on me vole mon ordi. Il me faudrait un ange pour me donner un toit et à manger juste le temps de retomber sur mes pieds.

Et puis ça fait des mois que je manges pas à ma faim , que je restes seule dans cette chambre qui fait cuisine et salon. J'ai pas envie de trainer mes parents dans la merde alors je dis rien je fais comme si tout allait bien. La vérité ? C'est que j'me seule à chaque instant c'est peut-être pour ça que mon cœur est aussi chiant. Je l'aime et puis il se barre, il ne voulait que mon cul, oui c'est un connard. Et puis après j'ai voulu tester des trucs j'ai fais ces trucs comme baiser avec un inconnu que je n'aurais jamais cru faire. Ça m'a fait du bien enfin je crois, j'me sentais mieux mais peut-être qu'au fond je cherchais juste de l'affection. Et puis y'en a un qui m'ai tombé dessus y'a quelques temps, tout était beau et doux mais maintenant c'est de nouveau le chaos. J'ai peur d'être aller trop vite de le briser en mille morceaux. J'essaie de retrouver un bel amour mais à chaque on me joue un mauvais tour. Mais le problème ça doit être moi, j'arrive pas à me poser à ne pas me prendre la tête quand le temps qui nous sépare de notre dernière nuit est trop long je doute et c'est pas bon. J'ai des tas de doutes je sais plus quoi faire, j'en avais déjà au tout début mais j'en avais rien à faire. Et puis une nouvelle compagnie rencontrée sous les drapeaux est entrée dans ma vie et puis tout est devenu flou il n'y pas si longtemps. Avant j'avais mon Jules tout juste acquis dans la tête et je pensais que ça allait le faire, que je devais pas me prendre la tête. Mais voilà moi j'suis complexe et je ne me comprends même pas. Pourquoi mon cœur depuis mon grand amour change sans arrêt d'avis ? J'aimerais qu'il se décide même si ça doit prendre du temps. Rien ne s'est produit dans la réalité mais j'en ai rêvé et j'ai peur que si ça se produit je sois encore plus blessée. Blessée je ne sais même pas pourquoi j'ai l'impression de l'être, j'ai mal pourquoi ? Mon cœur n'en fais qu'à sa tête. J'ai juste envie de revivre mes 17 ans, chez un mouton, assise sur une chaise toute la journée, des bon petits plats, pas de dettes, de toit à trouver. J'me sens seule même si je sais que toi rencontré sous les drapeaux tu es là mais que tu ne peux pas vraiment m'aider, j'ai pas envie de te déranger, je déteste déranger les gens c'est plus fort que moi.

Alors voilà j'suis dans la merde et parfois j'aimerais juste ne plus vivre et m'endormir. Mais ma vie est comme une série et j'ai envie de la suivre et de savoir la fin mais je sais qu'au final elle en vaut la peine même si là on est vraiment au chapitre le plus dur de ma vie depuis ma saison 1, la saison 18 a vraiment été pourri c'est le moins qu'on puisse pour l'instant mais jusqu'en novembre pour que cette série devienne plus belle et moins dramatique. Tout ce que je veux c'est ne plus mentir, ne plus avoir peur de parler, ne plus avoir faim et un toit.

- Une petite plante verte perdue dans Orléans qui cherche un nouveau jardin où vivre.

Petite    27 juin 2017   Orléans   

Bonsoir. J'ai quelque chose sur le cœur depuis bientôt deux ans que je n'arrive pas vraiment à confier. Je préviens que ça sera un peu long, et que ce n'est pas joyeux du tout.
Pour commencer, je suis (maintenant) une jeune femme, et j'ai toujours grandi dans l'idée que "il faut faire attention, les garçons peuvent se montrer pervers". Et quand j'étais au collège, ça m'a toujours intimidée, à tel point que je ne voulais jamais tomber amoureuse, ni même être en couple, de peur que le garçon que j'aime veuille coucher avec moi. D'ailleurs, je me suis toujours jurée de ne jamais coucher avant mes 17 ans, parce que j'avais peur d'être vue comme une sal*pe si je couchais avant un certain âge. Et de ce fait, j'ai donné énormément d'importance à ma première fois : jamais avec n'importe qui, jamais avec un qui n'attend que ça, jamais le premier jour, etc ...

Et donc forcément, il fallait que le moment fatidique arrive : j'ai eu un copain pour la première fois. J'avais 16 ans. C'était une relation à assez longue distance (mais en France hein !), et on ne s'était jamais rencontré irl à ce moment-là. Il me parlait souvent de sexe (surement parce qu'il aimait ça). Moi je lui en parlais parce que j'étais angoissée et me posais plein de questions. Je n'en parlais jamais à mes parents, mon seul "repère" était donc mon copain. Et un jour, ce qui m'avait dérangé, c'est qu'on avait programmé deux petites semaines pour passer du temps ensemble irl (et donc se rencontrer pour la première fois), et évidemment, son premier réflexe quand j'avais commandé les billets de TGV a été d'acheter une boîte de préservatifs. Ça m'a mis une pression énorme, pour moi le sexe ça ne m'avait jamais traversé l'esprit, surtout pour une première rencontre. Et plus le temps passait avant le jour de mon départ chez lui, et moins je me sentais à l'aisé.

On a fini par se voir irl. Evidemment, lui, dès le premier soir, il voulait coucher avec moi. J'ai refusé, et j'ai bien vu dans son regard que ça l'avait vexé. Ça me faisait du mal de le voir comme ça, mais je n'étais jamais revenue sur ma décision. Et malheureusement, le lendemain, il m'a dit "Si tu ne veux pas coucher avec moi, ça veut dire que tu ne m'aimes pas, et moi je refuse de sortir avec une fille qui ne m'aime pas". À ce moment-là, je n'avais pas compris que c'était un ultimatum, une menace genre "couche avec moi ou je te quitte". Je pensai juste qu'il confiait un ressenti, ce qui fait que les jours qui suivirent, je me "laissais faire" pour ne pas le blesser. J'étais à la fois consentante (dans la mesure où j'ai dit oui), et à la fois réticente (dans la mesure où, au fond de moi, c'était une envie "forcée").

Forcément, je tenais tellement à ma première fois qu'une fois dépucelée, je me suis sentie souillée. J'ai fondu en larmes et je me demandais "qu'est-ce que j'a fait ?". Une semaine après mon départ, il m'a finalement quittée pour une autre. J'ai confié par la suite cette expérience à un ami, il m'a envoyé un copié/collé d'articles de loi sur le viol en me disant que mon vécu en est un. J'ai jamais voulu y croire, car, comme beaucoup de gens, le viol c'est pour moi la ruelle sombre et une personne se jetant sur une autre, pendant que cette dernière demande désespérément de l'aide. Jamais j'aurais cru que cet ultimatum "gentiment" euphémique transformerait un bête rapport sexuel en viol. Aujourd'hui encore, j'ai du mal à le réaliser, alors que ça fait bientôt deux ans que c'est arrivé.

Désormais, je me rends compte que le viol est quelque chose de très mal compris/cerné. Certaines personnes n'osent même pas se confier de peur qu'on ne les croie pas. Mais, étrangement, si ce que j'ai vécu est vraiment du viol, je me dis que je suis "chanceuse" que mon cas ne soit pas un énorme traumatisme, étant donné que j'ai toujours refusé la réalité.

Merci à ceux qui auront lu mon message, et bon courage à ceux qui auront vécu quelque chose de similaire.
Merci d'ailleurs à Pouhiou de nous donner la possibilité de se confier anonymement, tout en étant lu par une personne aussi réfléchie !

H.C    21 mai 2015  

Bonjour ou Bonsoir.

Aujourd'hui et depuis quelque temps rien ne va plus. Je pensais que j'arriverais à surpasser tout ça sans avoir besoin de me plaindre. Parce que j'ai l'impression de me plaindre en postant ce message ici mais bref. J'arrive plus à vivre, ça fait tellement mal. Je veux que la douleur s'arrête et que je me réveille un jour sans avoir envie de vomir. Ma famille et mes amies sont là mais j'y arrive pas. Ça serait tellement plus simple sans moi ici, sur Terre. Je suis pas une bonne fille, une bonne grande soeur, une bonne amie. Je suis incapable de communiquer mes émotions en face à face, je reste dans mon coin quand ça va pas. J'aurais aimé ne pas être moi, ça aurait été plus simple.

Charlie    6 janvier 2018   Ailleurs   

Me revoila, pour la 3ieme fois je ressens le besoin de vider une partie de mon sac, de présenter un autre aspect de ma personnalité. Et cette fois je vais tenter d'aller au fond des choses, de présenter ma folie et ses causes, de montrer au monde que parfois ce n'est pas q'une queszion de volonté...
Je me présente, partiellement, je suis un homme, 21 ans,physiquement pas mauvais, un peu fluet peut-être mais au visage tout a fait normal, etudiant bijoutier dans une bonne école. Je suis entouré d'une bonne équipe, je fais des soirées de temps en temps avec eux, je rigole beaucoup, j'ai une réputation correct de gars bon vivant assez mature et ayant la blague facile, surtout en ce qui concerne l'humour noir, l'humour osé. Dans mes mauvais jours on pourrait dire que je suis un peu cynique que je m'énerve un peu trop vite...
Tout ça c'est pour la façade. Rien de ce qui est ecrit en haut ne me concerne vraiment, ce n'est que le masque que je porte ocnstament en leur présence. Ce n'est que le rôle que je m'oblige a garder pour pouvoir être accepter un minimum.

Je suis bien un apprenti bijoutier, j'ai bien 21 ans et je suis surdoué. je suis également depressif et suicidaire pour decrire mon état mentale actuel.
J'ai déja ecris sur ce site ma solitude constante, j'ai expliqué déja que ma manière de pensée, que je ne peux controller, me coupe du reste du monde. Je suis peutetre entouré d'un groupe qui me voit comme un ami, comme un membre a part entiere mais ce ne sont pas, ce ne sera jamais mes amis. Je suis incapable de conprendre ce sentiment. Tel un ddaltonien, certaines emotions me sont inconnues ou certaines nuances d'émotions. Je ne comprends pas la confiance ni l'amitié, la haine est tenace en moi et je ne sais pas ce qu'est le remord.
Depuis 2 ans pourtant ma vie a beaucoup changer je pensais que la joie de vivre allait enfin venir en rejoignant une bonne école et etre entouré par une bonne équipe. Mais je suis toujours seul, seul dans une foule, seul parmi des personne qui ne connaissent de moi qu'un masque, qu'un sourire de facade. Je voudrais tellement leur dire ce qui ne va pas en moi, leur hurler à la figure des mots simple mais si lourd de conséquence.
Je voudrais vous aimer mais je ne peux pas. J'aimerai être heureux mais je ne sais même plus ce que cela veut dire. Je me hais comme jamais vous vous hairez, je suis suicidaire et chaque soir je calcule mes chance de me suicider d'ici la fin de ma formation (30% de chance de mettre fin à mes jours pour les intéresser) j'aimerai leur dire qu'en moi vit un monstre, que je suis un monstre que par l'absence de certaine émotions je pourrai beaucoup plus facilement faire beaucoup de mal si je ne controlle plus mes pulsions.
Il y a encore quelque mois je pensais pouvoir m'en sortir, pouvoir remonter la pente meme si la vie ne sannoncait pas belle au moins pourrais-je réaliser quelque un de mes rêves...
Hélas le destin a trouvé drole de me faire ressentir pour la premiere fois un vrai amour. J'aie passionnement une fille de ma classe, je l'aime d'un amour sincère depuis maintenant 6 mois, pour la premiere fois ce sentiment est pur et n'est pas mélé à ma haine, ma colere, mon sadisme et mes pulsions.
Cela aurais été mon salut, ma derniere fhance de soigner la folie naissante en mon esprit. Mais cet amour est a sens unique, je suis un ami, juste un ami. Elle connait mes sentiments à son égard, je fus franc. Cela n'a aps changé la situation mais j'en ressentais le besoin.
Aujourd'hui je n'en peux plus, mon amour me brule, me ronge, il ne se passe pas une heure sans que je pense à elle, pas un cour sans que je tourne la tete èpour la voir, pour contempler son visage, ses qualité et ses défault, pour chercher une faille me faisant comprendre que ce n'est pas elle la "bonne" mais plus je la regarde, plus je discute et travaille avec elle, que je ris avec elle, que je discute de nos vie respective et plus mon amour grandit.
Je n'ai jamais eu de rellation avec qui que ce soit, jamais je n'ai interessé une fille, jamais je n'ai embrassé une fille pas même serré dans mes bras de maniere amoureuse qui que ce soit.
Pour ce soir j'en ai marre d'ecrire, je n'ai posé que le dixieme de ce que j'avais a cracher mais c'est déja ça.

A Pouhiou et à ceux qui l'ont aider pour ce site, merci

tharanos    10 mars 2016   Le Brassus   

Il y a 5 jours j ai fait une connerie. J ai peter une fenêtre d un batiment abandonné... on m'a présenté ça comme un crime horrible! Alors pour me changer les idée je suis allé sur facebook et je suis tombé sur la vidéo d'un gamin qui pleurais et crier que ça famille etais morte a cause des bombardement! J ai pas ressenti de réel émotion ou alors je me forçais presque! le lendemain en cours des aveugles sont venu nous parler j ai préféré rire avec mes amis sur des jeux de mots a la cons plutot que de les ecouter et les respecter. Le soir je me suis rendu compte que le seul moyen de me faire ressentir des emotion triste c etais de m'imaginer a leurs place! Je me suis demander si tous le monde etais comme ça! Et puis je me suis dit que oui et que l egoisme n existait pas... et pour en revenir a ma connerie de depart je me suis rendu compte que l on ma présenté ca comme un crime de guerre et le crime de guerre comme une petite connerie de jeunes dont tous le monde s'en fout!

Hugo    8 mai 2017   Segre   

Tant que j'y suis, je suis une incorrigible feignace, je ne sais même pas comment j'arrive à autant perdre mon temps. J'en ai tellement marre, je n'arrive plus à rien ces derniers temps à cause de ça.
Aussi, j'ai perdue deux amies ces derniers temps, l'une d'entre elle était la personne que j'aimais, et une semaine après l'avoir vu IRL elle m'a viré de tout les sites qu'on avait pour discuter vu que l'on s'était connu sur internet. je n'ai pas tout de suite voulu admettre cette possibilité qu'elle m'ai bloquée... j'ai trainé un mois en blâment sa connexion pourri, et surtout en priant que ce sois ça. Je reconnais avoir perdue l'esprit en la voyant, j'étais extrêmement collante malgré le fait qu'elle m'avais déjà dit qu'elle ne voulais pas avoir ce genre de relation avec moi.... On devais se voire qu'une journée, mais le lendemain, j'ai attendu trois heures devant sa porte avec un chocolat (plus très chaud) en attendant qu'elle se réveille.
J'ai pété un profond câblé avec la seule personne que j'ai aimé et qui m'a renvoyer quelque chose en retour, je ne pense pas pourvoir mené une vie amoureuse si je continus ainsi.
Sinon, je suis une free hugeuse, j'adore les calins. Je ne force pas les gens, je n'ouvre pas les bras pour un oui ou un non, mais j'aime le contact de pouvoir partagé une chose avec des personnes que l'on ne connais pas, si ce n'est qu'elles ont au moins une chose qui les a attiré vers vous.

Mey    17 mai 2015   Châlons en Champagne   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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