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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Merci à toi et à ton témoignage, Dounia. Il m'a beaucoup aidé, ça fait du bien de se sentir moins seul et j'espère que ça t'a fait autant de bien que moi d'en parler. Et tu as raison, je pense pour moi comme pour toi que c'est une question de temps et que c'est normal d'angoisser lorsqu'on est seul. Je garde espoir, pour moi et pour toi. Nous trouverons le bonheur lorsque nous serons plus grands. Je suis désolé pour ta relation avec ton amie, mais cette relation est, pour moi, la preuve que tu peux trouver quelqu'un qui te correspond ! Je te souhaite beaucoup de bonheur. Merci, merci beaucoup.

Pyves    27 juillet 2015   Paris   

Aujourd'hui, je parle.Je parle pour toutes ses personnes qui n'ose pas parler.Je parle pour toutes ses personnes qui on peur de parler, d'exprimer leurs points de vues, leurs envies, leurs désires... leurs souffrances.
Je suis un jeune adolecent de 14 ans. Je suis bi
J'ai mis du temps à accepter qui je suis, à accepter le fait que je ne suis pas plus étrange qu'un autre,que j'aime les gens du même sexe que moi, et que ça n'a rien de mal.Depuis peu je l'accepte et je le revendique. J'explique aux gens que ne pas être hétéro ça n'a rien d'étrange, qu'il faut se laissé aller à ses désires, qu'il ne faut pas les réfoulés par peur du jugement des autres. Malgré le fait que j'essayer de faire une action qui me semble nécessaire, je n'ai droit en retour, qu'à des brimades,des regards désapprobateurs, et de l'ignorance. Personne n'ose parler personne, n'ose se drésser contre l'ignorance des gens, et surtout personne n'ose contredire ce que je dis par des arguments constructifs...Je pense qu'il est nécessaire de parler et de ne pas se taire...car le silence tue.

Goma19    25 mai 2015   Bordeaux   

Ce silence. Cette obligation du silence. A cause d'elle j'ai toujours eu peur d'être juger. Qu'on découvre tout ce que je cache. Qu'on découvre le monstres en moi. Peur d'apprendre qu'au final j'était différent. pas comme les autres. Et quand on s'enferme dans le silence, c'est dur de le briser.
Mais quand finalement on se rend compte qu'on est tous pareil, qu'on se cache tous derrière un silence pesant, alors on parle. Pourquoi se cacher et se taire, quand on peut se montrer, s'aimer tel qu'on ai, et partagé avec les autres.
Se taire et s'enfermer dans le silence, c'est la mort. Parler, partager, et s'ouvrir aux autres, c'est la vie.

La petite bouteille    21 mai 2015   Serris   

Je suis moi, je suis toi et je suis tout ces gens là.Des questions des doutes m'assaillent ils m'empêchent de dormir.Le monde dans lequel on vit est complètement fou, il y a eu cette tuerie a Orlando(respect aux victimes)malheureusement depuis des années des tueries on lieux et quel est l'ultime motif de sa?...c'est la différence.Et sa sa me révolte.La plus belle particularité de notre monde est justement cette différence voir des gens de toute sorte partout c'est sa qui crée la vrai beauté.Car oui ces différences devraient et sont déjà célébrées.Ces différences nous font nous unir on lève le poing dans les airs fières de qui on est.Il ne faut pas se cacher tu es celui que tu es rien et personne ne peut changer sa alors sois fière d'être unique d'avoir cette éteincelle que certains n'ont pas pu avoir.Toutes ces différences elles sont toutes belles elles méritent toutes notre respect.Alors s'il vous plaît soyons qui vous êtes car vous êtes magnifique

Si quelqu'un veut parler peut importe de quoi vous pouvez m'écrire à : eli_456@hotmail.ca

La diversité    22 juin 2016   Montréal   

Tout d'abord, je voudrais te remercier, toi qui lits ces mots. Je voudrais te remercier de me faire exister à la simple force de tes yeux, car une histoire que personne ne lit finit par s'oublier.
Je suis Pan. Pour ceux qui ne savent pas ce que cela signifie, cela veut dire que je me moque éperdument du genre et du sexe de mes partenaires.
Je me définie aussi comme non-binaire, c'est à dire que je ne me sens ni homme, ni femme (même si je suis civilement un garçon)
Ça peut sembler bête, mais en fait, ces deux éléments sont à la source de nombreux problèmes. Pourquoi? Car je suis obligé de toujours me définir, de toujours me justifier, et souvent, les gens s'en foutent.
Si des amies font une soirée entre filles, je sais à l'avance que ma présence ne sera pas la bienvenue. Des que je dis qu'un garçon me plaît, je suis obligé d'expliquer ce qu'est la panséxualité. Et on me répondra souvent d'un magnifique "Ouais, t'es pd quoi". D'ailleurs, j'entends souvent dire que la bisexualité(et la pansexualité par la même occasion) n'existe pas. Que c'est juste que je me cherche.

Mais quand est-ce que les gens comprendront? Quand est-ce qu'on me laissera vivre? La réponse, malheureusement, semble être "jamais"

Merci de m'avoir lu, c'est débile, mais ça fait du bien... Au revoir

Ce mec chelou    22 novembre 2016  

Contrairement a la plupart des témoignages (tous plus beaux et tristes les uns que les autres) je ne parlerai pas ici de sexualité ,je suis un garçon j'ai ma copine (ma premiere) depuis peu et j'espere que ca se passera bien mais je vais briser le silence sur autre chose.
Je fais du théatre depuis 2 ans et j'adore ça , j'ai toujours été passioné par les videos , YouTube en général , écrire moi-même des vidéos et surtout être sur une scène devant plein de gens
J'ai la chance de ne pas avoir trop de trac
J'aimerais même en faire mon métier plus tard , ça ou dans le cinéma , l'art du spectacle . J'irai bientôt dans une école avec cette option
Le problème , c'est que certains ne voient pas ça comme un vrai projet "un rêve" qu'ils disent . Trop difficile de percer dans le milieu , crise économique qui détruit la culture , bref j'ai aucune chance d'y arriver
Bah vous savez quoi ? Je m'en fous , oui , parfaitement je m'en fiche
Je sais que je suis doué là-dedans , très doué (oui c'est prétentieux , mais oui c'est la vérité)
Autant je vois des témoignages de gens dont les parents sont homophobes , autant il existe aussi un niveau ou les parents peuvent être peu tolérants : le choix de la profession , à croire qu'ils veulent tous voir en nous de futurs médecins ou avocats parce que ça "fait bien" c'est comme avec la sexualité , le paraître , toujours le paraître . Mais briser le silence , c'est aussi briser ce masque qu'on veut nous enfiler de force , sortir de ce moule de perfection sociale dans lequel on veut nous enfermer
vous n'etes ni vos parents ni les autres , vous etes vous
alors a vous de choisir , vous aimez un truc , vous etes bons dedans et vous voulez y aller jusqu'au bout ? alors allez-y

Aquarobin    18 mai 2015  

Je suis Nino, Léa d'État civil. J'ai 17 ans, et je suis transgenre, depuis maintenant 1 an. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par les filles. Je viens d'une petite ville peuplée en grande majorité de catholiques (et d'intolérants). Autant dire que rien n'a jamais été facile. Dès la primaire, on me crachait déjà des “ sale lesbienne ” au visage. Je n'avais rien fait pour, je ne suis même pas sûr que les autres enfants aient connu le sens du mot. Moi-même je ne le connaissais pas. Mais il fusait entre tant d'autres insultes qu'il passait inaperçu. Un soir, j'ai demandé à ma mère ce qu'il signifiait, et quand elle m'a expliqué, je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris pourquoi lesbienne était pour ces enfants cruels un mot aussi méchant que pute ou salope. Je ne comprenais pas ce qui était mal dans l'homosexualité. Mais l'école primaire s'est terminée, et je suis entrée au collège. C'était dur, je n'ai jamais été sociable, j'ai longtemps été l'inconnue du fond de la classe, celle dont même les professeurs oubliaient le prénom, voire l'existence. J'ai entendu les gens autour de moi parler de ces “ connards de pédés ” et de ces “ salopes de lesbiennes ”. J'ai grandi dans la hantise que quelqu'un découvre mon secret. Malheureusement, c'est arrivé. On ne m'a jamais frappée, on ne m'a jamais affrontée de face à ce sujet. Mais les rires moqueurs, les bousculades, les regards noirs... ça, j'ai connu. Je suis tombée amoureuse d'une fille, et j'ai fini par le lui avouer. Ça a été le vrai début de la fin, je suis tombée dans une spirale de désespoir, d'idées noires, de mort... Et l'on n'avait que ces regards douloureux à m'offrir. Aucune parole, aucun mot. Et le silence, on ne le dira jamais assez, tue. Quand j'ai avoué à mes parents (notez qu'on dit souvent “ avouer son homosexualité ”, comme si c'était un crime), ils sont restés de marbre. Et leur silence m'a tuée. Jusqu'au début du lycée, ma vie a été un enfer de silence ou les seuls mots qui régnaient étaient des insultes. Puis au lycée, je me suis un peu libérée du carcan de silence qui me tuait. J'ai commencé à parler plus, de tout, de rien... Puis de moi, de mon histoire. On m'a parlé aussi, j'ai pris conscience de ma personne et je me suis développé en temps que Moi. Je n'ai jamais souhaité être une fille. J'ai commencé à parler de ce mal-être, on m'a parlé de solutions, on m'a fait comprendre qu'on m'accepterait pour ce que j'étais au fond, et peu importe le “ packaging ”. J'ai rencontré une fille, j'ai rencontré l'amour, j'ai rencontré des tas de visages souriants, de mains tendues. Parce qu'enfin, j'avais su sortir du silence.
C'est possible de se reconstruire après les épreuves qui nous détruisent, c'est toujours possible. Il faut parler, parler encore, parler toujours, à ses proches, ses amis, aux inconnus sur des forums, peu importe, il faut parler, trouver le courage d'être soi-même, de clamer haut et fort qui l'on est. Ça finit toujours par payer. Et même si ça ne protège pas de tout, même si ça ne rend pas la vie toute rose, ça la rend au moins plus légère, et ça, ce n'est pas négligeable. Ça sauve des vies. Ça a sauvé la mienne.

N°604    18 mai 2015   Vitry en Charollais   

Etant de la vieille garde (flirtant avec une crise de la quarantaine qui a achevé de tuer mes fantasmes de retour à la fac en tant qu'étudiant parmi les autres, jeune parmi les jeunes, mais c'est une autre histoire), j'ai connu les moments de gène des premiers émois érotiques devant la Playmate du Samedi Soir chez Colaro, au moment du repas, sous les yeux de parents ni coincés ni particulièrement à l'aise avec la chose (ayant chacun leur bagage de traumas que l'ouverture du dialogue adulte entre eux et moi m'aura permis de comprendre bien plus tard).
Mais surtout, j'ai connu le porno à une époque où celui-ci n'était pas banalisé, voire tout le contraire, et à un âge qui mettrait à mal même le jeune contemporain.
J'avais autour de six ans, huit tout au plus. Le grand frère de ma voisine, un "grand" de 13 ans, enregistrait en cachette les films du samedi soir.
Un jour où ce dernier avait oublié la cassette dans le magnétoscope, la voisine et moi, en l'absence des parents, avons découvert ce que faisaient les grands.
J'ai ainsi connu mon premier orgasme à sec (les rêves "humides" ne vinrent que plus tard, et sont restés ponctuels avant mon adolescence) en reproduisant ce qui nous était montré à l'image, grâce à une maladroite fellation et un frottage entre les fesses de la voisine, ne comprenant pas la mécanique de la pénétration.
La voisine s'est lassée avant moi, et je suis resté dans le salon à regarder le film jusqu'au bout, une fois nos ébats prépubères arrivés à leur terme et que ma comparse m'ait aidé à fermer le bouton de mon pantalon, étant incapable de le faire moi-même.

Et c'est au générique de fin que tout bascula dans l'horreur. Car au cours du film, aucun orgasme ne vint troubler l'excitation et la possibilité d'identification avec ces situations certes surréalistes mais en même temps infantilisées, les fantasmes de regarder sous la jupe des filles, de se frotter, de jouer à un touche-pipi autrement plus frontal, mais néanmoins pas éloigné des élans de découvertes des enfants entre eux.

Par contre, ce générique final était une compilation de TOUS les orgasmes du film, éjaculations massives de sperme épais et opaque sur diverses parties du corps, toutes mises bout à bout.
Encore aujourd'hui, au risque de paraître ridicule, j'ai un écoeurement des produits laitiers, de ma crème anglaise en particulier, et pendant des années, même après la puberté, le trauma, si bénin soit-il, déclenchait des haut-le-coeur devant la crème anglaise, voire des vomissements si je tentais audacieusement de goûter au plat.

Les "grands" m'ont parlé de "jute", et je trouvais le mot écoeurant, mais ils ont refusé de m'en dire plus, ce qui fait qu'au bout d'une série de jours de malaise, j'ai fini par demander à ma mère ce que c'était que la jute.
J'ai eu droit à La Discussion, au final très honnête et sans trop de pudeur, mais impossible de réconcilier les dessins de spermatozoides flottant dans cette mer interne représentées dans le livre d'éducation sexuelle avec ce liquide opaque, brutal, qui sortait d'un endroit dédié au pipi et au tripotage. Impossible de réconcilier les caresses suggérées de l'acte de reproduction, toute cette mécanique amoureuse et les coups de butoir du film.

Si aujourd'hui, tout ça doit paraître carrément désuet à un Fils du Présent baignant en pleine culture de l'image, de l'accès permanent, encore une fois, je le répète, l'impact des images qui passerait aujourd'hui pour anodines était violent, et a évidemment été très mal vécu car inscrit dans un contexte où le vent de liberté post soixantehuitarde se tarissait doucement, et où apparaissait cette dichotomie entre une image de plus en plus libre, un accès à l'information couplé à un jeu de rediffusions télévisuelles qui préfiguraient, un pas après l'autre, l'apparition de l'immédiateté de l'image, et l'absence totale de contrôle sur celle-ci, d'éducation à celle-ci, dystopie Debordienne par excellence.

Mes parents concernés en firent les frais, n'imaginant pas qu'un gosse de moins de 10 ans puisse tomber par erreur, animé par la simple curiosité propre à son âge, sur des images qui pourraient le traumatiser, si léger ce trauma soit-il.

toma    18 mai 2015   Ars sur Moselle   

Et c'est repartie pour un tour les amis..un autre témoignage,un autre problème qui n'en est pas vraiment un et encore moi qui déprime dans son coin.L'été a commencer depuis un petit moment déjà et je vous jure que c'est l'ennui..Autant pendant un ou deux jours je m'amuse,je vois mes amis autant pendant une semaine ou deux je reste chez moi alternant entre travail et solitude à la maison.Et vraiment tout sa me déprime tout ce que je fais c'est lire et dormir.Pourtant tout semblait bien commencer mais non je m'étais trompée un autre été d'ennui le plus total...et vous savez ce qui accompagne l'ennui le plus profond?Une reflexion beaucoup trop intense sur tout ce qui me fais déprimer encore plus...Et ouais c'est un cercle vicieux qui reviens à chaque moment d'ennui dans ma vie moments qui arrivent trop souvent et pendant de trop longue période de temps.Et je vous jure j'essaye de faire des choses à chaque fois que ma mère veut aller à un endroit je laccompagne,je propose à mes amies de faire quelque chose mais le problème avec ça est qu'elles travaillent tout le temps ou quand elles peuvent c'est moi qui travaille.Et aussi autre problème on dirait que on ne sait plus ce faire du fun..je ne serais comment l'expliquer mais si on fais quelque chose il y a souvent de l'alcool ou quelques substances impliqués et on dirait bien que c'est la seule façon qu'on a du fun.S'en est triste.Bon encore comme toujours je dramatise je n'est pas de dépendance à ce genre de truc alors je n'est pas vraiment de problème mais tout de même je ne me rappelle pas la dernière fois on qu'on a eu vrm bcp de fun sans substances.Mais bon comme je le dit ce n'est pas ça qui me dérange tant que ça.Le problème c'est vraiment l'ennui et ouais je sais je me répete mais ça m'obsède je me sens seul et ça me gave.Faite que le reste de cet été soit plus interessant c'est vraiment tout ce qui me faut.

L'ennui le plus totale    5 juillet 2017  

Bonjour à toi, Inconnue.
Ton message m'a quelques peu troublé, je ne pensais pas que quelqu'un viendrait me demander de l'aide ainsi. Mais bien entendu si tu veux me contacter tu peux le faire en me contactant à cette adresse : vincent.bertauld@laposte.net. J'essairai de t'apporter ce dont tu as besoin.

Helix    12 juin 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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