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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je pensais m'être mieux entourée.
Je pensais que les remarques cruelles pourraient s'arrêter.
Je m'étais trompée.

Pas plus tard que cet après-midi, on m'a qualifiée de "chose", de "truc", dont on ne sait ni si "c'est" homme ou si "c'est" femme, qui n'attire et n'attirera jamais personne, car "personne peut aimer un truc pareil", condamné à "être rejetée" partout et par tous...

La différence entre les remarques d'aujourd'hui et celles du passé est que cette fois j'ai eu le cran de répondre que si, il existait des gens moins cons, qui accepterait la "chose" que je suis, car si je m'étais encore une fois tue, j'aurais encore prouvé que le silence tue.
Mais ça fait et fera toujours mal.

Un jour, avec de l'espoir, ça cessera. D'ici là, nous devons agir et faire réagir ceux qui utilisent de la violence, quelle qu'elle soit, pour rejeter sans réel but ou motivation la différence, qui devrait pourtant être cultivée, mais est bien trop souvent étouffée.

Emi    27 mai 2015  

Quand je devais avoir environ 12 ans, que j'étais encore une enfant, je ressentais déjà une attirance envers les filles, ainsi que les garçons, quand j'en parlais, les gens rigolaient, mes "amies" partaient, je pensais que ils avaient juste pas envie de savoir ça, mais non, ils avaient peur, peur de quoi? Je ne sais toujours pas.
Dès que j'en parlais à un adulte, il me regardait froidement. Plus tard, quand je devais avoir environ 15 ans, j'en avais aussi parler avec mes amies de l'époque, eux aussi avaient peur. Là, tout avait empiré. Dès que j'en parlais à un adulte, il se moquait, me reprochais des choses que je ne comprenais pas encore, on me disait "Mais plus tard, tu te reproduira comment si tu es avec une femme?" ils pensaient qu'une femme doit obligatoirement avoir des enfants et que j'étais juste folle, totalement folle. Dans mon établissement, on me harcelait parce que je sortais avec une fille, c'était ma première copine qui est maintenant ma femme, on me frappait, on m'insultait, on m’humiliait, je suis tombée dans une énorme dépression, mes parents avaient découvert que j'étais en couple avec cette fille, ils ont voulu que je coupe tout contact avec elle, ils m'ont cru folle, eux aussi.
Il m'aura fallu 6 ans environ pour sortir de cette dépression, j'ai à présent 22 ans, je suis mariée avec une femme, je suis pansexuelle, et ça ne la dérange pas, j'ai des amies des vrais, et je suis enfin heureuse.

Satchiia    17 mai 2015  

Ceci est mon deuxième témoignage, mais je veux partager cette lettre que j'ai écrite à mes anciens amis du lycée. Je l'ai postée sur notre groupe facebook, et je n'ai reçu que des réponses du type "OH ! Je suis tellement désolée... Si j'avais été là, crois-moi, j'aurais fait quelque chose", par des personnes que j'avais vues, auxquelles j'avais lancé un regard, pendant la scène. Une seule personne est venue me parler, pour s'excuser de ne rien avoir fait. Une seule personne, sur une petite quinzaine que je connaissais.
Je n'en veux à personne, bien sûr.
Mais je poste cette lettre pour que vous agissiez, si vous pouvez la lire, si une situation similaire se passe sous vos yeux.
On peut tous agir.
Je ne cherche pas vangeance, je veux juste que personne n'ait à s'endormir avec ce genre d'images en tête, je ne souhaite à personne de vivre ça.
J'ai écrit ces mots un an après la scène.

"J'ai envie d'écrire. Je sais pas trop sur quoi. J'en ai marre de ressasser tout ça. J'ai tellement envie qu'il se barre de ma tête. Genre vraiment, vraiment.

Et vous tous, là, qui vous dites bien pensants, à plaider la cause de Charlie Hebdo, ya un mois là ! Qui en a quoi que ce soit à foutre parmi vous maintenant ? Plus personne. Ah, ça, pour traiter d'égoïste, ya du monde, pour dire qu'en ces temps graves je suis égoïste à essayer de tourner les événements à la dérision ! Paraît qu'on a le droit de rire de tout, non ? C'était pas pour ça qu'ils se sont fait buter, les mecs ? Merde alors, j'ai pas compris alors. Mais tfaçons, vous êtes beaux vous tous, là, avec vos belles paroles bien pensantes ! Mais en vrai qui agit ? Yen a pas un seul d'entre vous qui bouge son cul quand quelque chose se passe.
Tu t'en souviens ? Mais si, tu t'en souviens, ce moment là, ou il m'a mise à terre à la cafet, devant toi, et devant les autres aussi, ou il m'a bloquée contre le sol , qu'il m'a donné des coups, qu'il a appuyé de ses mains sur ma gorge. Mais si, fais pas l'innocent, tu l'as vu, t'as pas agi, tu nous as regardés les yeux exorbités, mais t'as pas bougé d'un cil, tu regardais la scène, comme tous ces chiens, comme tout le monde, comme la populace. Solidarité française mon cul ouais ! Toi, t'as fait quoi, quand t'as vu que je virais au rouge et que je pouvais plus respirer ? T'as pas bougé ton cul de ta chaise, t'as continué ta ptite vie tranquille pépère, comme si c'était un événement banal. J'aurais pu crever que t'en aurais rien eu à foutre, ptit con. Toi aussi, l'autre là. Et même toi. Vous tous. Vous vous en foutiez à ce moment là hein ? Vous avez assisté à toute la scène. Ouais, c'est ma faute. C'est moi qui suis arrivée vers lui, qui lui ai foutu un gifle. Allez pas me dire qu'il l'avait pas mérité, ce connard. Et moi, à ce moment là, j'aurais bien pu crever, même moi j'en avais plus rien à foutre. Tu sais pas ce que c'est toi, d'avoir vécu tout ça, d'avoir tellement de rage que t'as même pas peur de mourir étouffé sous les mains d'un connard. D'ailleurs, ça les aurait toutes arrangées, les prochaines, que je crève. Il était majeur, il serait allé en taule. Elles auraient pas vécu ce que nous on a vécu. Ça les aurait arrangées, que je crève. Et me faites pas croire que c'était un acte de défense. Je lui ai mis une gifle, il m'a foutue à terre. C'est comme ça. Mais à ce moment là, j'avais envie qu'il ait mal, tu vois, qu'il souffre comme moi, comme ce qu'il m'avait fait subir, alors je me suis débattue, je lui ai donné des coups de pieds, juste pour qu'il ait mal, si je pouvais pas lui faire de douleur morale, il allait en avoir une physique. C'est à cause de ça qu'il a relâché son étreinte, il a eu un coup de pied dans les couilles, ce connard, et putain ce qu'il l'a mérité à les trimbaler dans le cul de toutes ses putes ! C'est pas à cause de toi que j'ai pas crevé ce jour-là, c'est pas à cause de lui, je le voyais dans ses yeux, il voulait de que je disparaisse. Et c'était bon, putain, de voir dans ses yeux cette rage tournée contre moi, alors que j'ai passé 1 an et quart de ma vie à lui obéir et à être son objet. C'était bon de savoir que cette fois, je lui avais fait assez de mal pour qu'il veuille que je disparaisse ! Mais il m'a pas fait disparaître, parce qu'il a reçu ce coup de pied, et c'est pas grâce à toi qu'il l'à reçu. Toi, t'as regardé, t'as rien fait. T'étais complice, et ouais ma gueule, t'étais complice par le silence. Toi, mon ami ? T'en avais rien à foutre, vous en aviez tous rien à foutre, j'étais en train de crever sous vos yeux et vous en aviez tous rien à foutre !!! « Qu'il me tue jm'en fiche. J'en ai rien à foutre ». Vous avez déjà eu cette phrase dans la tête, vous ? Ah, ouais, elle est belle la solidarité. Yen a même pas entre « amis », comment vous voulez me faire croire que yen a pour des gens que vous connaissez pas ? Bande d'hypocrites, tous autant que vous êtes. Vous êtes tous complices. Vous avez tous toujours été complice. Ya quelques jours ya une fille qui s'est faite violer dans le train, bordel ! Me faites pas croire que la rame était vide ! Vous comprenez pas ? Vous comprenez pas ce qui se passe ? Nan, bien sur, vous jouez tous les bien pensants, mais au fond vous pensez tous qu'à votre gueule. Vous faites comme si vous étiez des agneaux tout blancs. La vérité, c'est que vous êtes des loups. Et je suis un loup. On est tous des loups, tout le monde pense qu'à sa gueule. Ya pas de gens tout blancs. Alors arrêtez vos idéaux à la con, arrêtez de faire comme si vous étiez tous tout propres. La vérité c'est que vous ne l'êtes pas. Et moi non plus. Personne ne l'est. Non, vous pouviez pas savoir que ma première fois c'était un putain de viol. Vous pouviez pas savoir que ce mec là il me traînait dans la boue tous les jours, et me manipulait. Enfin, si, vous voyiez que j'avais changé. Mais c'était pas vos oignons, tfaçons le peu de gens qu'ont voulu me « raisonner », je les ai envoyé balader, c'est vrai. Mais personne n'a rien fait, au final. Personne n'a rien fait quand il s'appuyait sur ma gorge pour que je m'étouffe. Personne ne fera jamais rien dans une situation comme ça. Parce que vous êtes tous trop lâches, vous avez tous trop peur. C'est normal d'avoir peur ! Mais me faites pas croire qu'à 20 vous pouvez pas maîtriser un mec qu'est en train d'étrangler sa « copine ». Ou son plan cul, à ce point là, on sait plus.

Bande d'hypocrites.

Ça fait un an ouais. Comment tu crois que ça peut partir comme ça, tout ça ? Hein ? Comment tu peux croire que tout est parti pour de bon ? Bien sur que j'y pense, j'en fais encore des cauchemars parfois, et je suis parano à cause de ça. Je me reconstruis, ouais. Mais c'est pas grâce à toi.

Et toi, l'autre, qu'étais pas là, toi t'aurais réagi ?
Chut, réponds pas.

Bande d'hypocrites."

Mimi    24 mai 2015  

Me revoilà... Mais je pense que je vais changer de pseudo cette fois, je ne me sens pas tout à fait légitime sur ce site. Quand j'entends parler de dépression, de discrimination, d'auto-mutilation ou pire encore je revois vite la gravité de mes problèmes à la baisse.
Mais voilà, je vais encore parler, mais plus simplement. J'ai essayé de tout dire dans les moindres détails, comme pour me rassurer d'avoir réussi à caser tous mes problèmes en un petit paragraphe, de vous avoir tout dit.
Seulement tout vous dire n'est pas la solution, parce qu'il y a pas mal de rêveries dans le lot, des choses que je m'imagine. On se dit toujours que le seul inconvénient à rêver sa vie c'est qu'on passe à côté, mais non, ça peut aussi se retourner contre nous, et on se met à la cauchemarder. Une partie de nous prend un malin plaisir à chercher la pensée dérengeante, qui bloque, qui freine. On se tue l'esprit à coup de "Et s'il se passait ça...", "Et si j'étais celui là...", "Et si j'étais comme ça..."
On a pas vraiment mal, on a pas vraiment peur, parce que ça reste un cauchemar tout droit sorti de notre imagination, et il y a un moyen tout con de s'en sortir c'est d'arrêter de rêver et de vivre.
Du coup voilà j'ai pas vraiment mal, j'ai pas vraiment peur... Après ça tu m'étonnes que je ne me sente pas légitime, c'est quand même un comble de témoigner sur ce site quand on a ni mal ni peur.
Enfin si j'ai peur, évidemment. Mais pas peur de ce que je croyais. J'ai peur d'avancer, peur de vivre, de m'émanciper, de m'accepter. On m'a dit de vivre, mais comment on le fait ? Cette question là je me la pose, peut être parce qu'il le faut ou peut être pour me freiner moi même...
Parfois ça m'étonnerait presque qu'après toutes ces pensées flippantes la réponse soit aussi simple. Vivre. Et pourtant c'est bien ça. La réponse est simple, c'est ça qui me fait peur. Et pourtant ça viendra, je le sens.
Merci à vous. Merci à Pouhiou. Merci à Guillaume. Je ne peux pas vous promettre que ce sera le dernier témoignage. Désolé mais c'est trop beau comme site pour que je m'en prive !

Encore là    28 février 2016   Paris   

La première personne dont je suis tombée amoureuse était une fille ; elle s'appelait Coline, et j'avais à l'époque treize ans. Elle était un peu plus âgée que moi, les cheveux bruns, un sourire frais et sincère, et c'est elle qui m'a embrassée la première, un soir, dans ma chambre. Du haut de mes treize ans, je l'aimais passionnément, et encore aujourd'hui, alors que j'ai grandi, je me demande si j'aimerais à nouveau comme je l'ai aimée. Elle habitait loin de chez moi, dans le Nord, et les rares fois où l'on se retrouvait, c'était un peu comme verser de l'essence sur quelques braises, qui s'adonnent ensuite à un grand feu de joie. Nous sommes restées ensemble un an.
Ma famille et la sienne n'étaient, au demeurant, pas homophobes. Mais l'hypocrisie de notre époque, c'est que c'est mal vu de sembler raciste, homophobe ou que sais-je encore. Devant le mariage gay ou la gay pride, on applaudit et on fait de grands sourires, alors qu'au fond on détourne le regard quand une fille en embrasse une autre. Moi, deux personnes qui s'aiment, au risque de paraître un peu loufoque, j'ai envie de les regarder vivre, et ça me revigore, et ça me fait pleurer de joie. Ma famille ne se prétendait pas homophobe, mais la première chose qu'a fait ma mère lorsqu'elle a appris que j'étais amoureuse de Coline, c'était me lancer : "C'est pas ça la vie !" et annuler mon billet de train, qui devait me servir à aller la voir les vacances prochaines. Cette histoire a fait le tour de nos deux familles et nous sommes devenues, chacune de notre côté et à notre manière, comme deux bêtes de foire dont on parle en messes basses et devant lesquelles on affiche un sourire gêné.
Heureusement, ma famille a beaucoup "grandi" depuis, et quatre ans plus tard, ils reconnaissent et voient d'un très bon œil ma bisexualité. Mais je sais que pour beaucoup en France, et même partout dans le monde, le combat n'est pas gagné d'avance, alors je tenais à joindre mon témoignage aux autres afin que, tous ensemble, nous brisions le silence.

Parapluie    17 mai 2015   Les Marches   

Bonjour !

J'ai déjà témoigné sur ce site le 17 mai 2015 et j'y retourne régulièrement.
Tous vos témoignages me touchent profondément (je pleure presque tout le temps !).
Ils me touchent car je m'identifie à vous. Quand quelqu'un dit avoir été rejeté au collège car il était "intello", "bizarre", "métalleux", je sais ce que cela fait car j'ai été une "intello trop bizarre pour qu'on lui parle". Je me suis fait frappée au collège car je ne voulais pas baisser les yeux devant la connasse de ma classe qui m'humiliait moi et mes amis. Elle m'a suivi jusqu'en terminale.
Et quand quelqu'un dit avoir du mal à accepter sa sexualité, je le comprends également. J'ai avoué il y a deux jours à mes parents que j'étais bisexuelle et, comme j'aime mes parents, ils se sont montrés plus que tolérants, ils ont compris.
Mais je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde, que certains vivent dans des familles dans lesquelles l'homosexualité est mal vue. Pour vous qui ne pouvez en parler, je veux vous dire que mon coeur est avec vous et que mes pensées vous accompagnent. Je ne sais pas si ça changera quelque chose mais j'aimerais au moins vous mettre du baume au coeur.

Parfois, j'aimerais enfiler un masque et un slip par dessus mon collant pour foutre des taquets dans la gueule des gens qui balancent du coin de leur rue un : "sale pédé va sucer !" ou un : "sale arabe retourne dans ton pays !".

Personne n'a le droit de nous juger pour ce que nous sommes. Et n'oublions pas que noir, blanc, homo, hétéro, métis, bi, nous avons tous un coeur qui bat sous nos préjugés.

Bisous, et merci Pouhiou !

Inès    30 juin 2015  

J'ai 20 ans et j'aime les filles qui sont plus jeune que moi, qu'importe l'âge du moment qu'elle sont assez mature à mon gout, c'est comme ça et je n'y peux rien. Et quand naïvement en discutant avec des personnes je sortais ça naturellement, un blanc, un silence de mort puis de réflexion sur le fais que je suis un future violeur d'enfant, un pédophile, un pervers, on va te dénoncer à la police. Non... je ne vais pas allez arracher des enfants à leur famille. Non, je ne vais violer personne. Non, cela ce trouve je ne suis pas plus pervers que toi ou peut être que si, qui sais. Si il y a le consentement de la personne et qu'elle y trouve sont bonheur cela ne me gênera pas même si il y à un écart de fou.
Je vais même rajouter ma plus grande honte, une chose dont je m'en voudrai toute ma vie. Vers l'âge de 10 ans j'ai commencé à avoir des pulsion sexuelle inimaginable, et une de mes sœurs qui devais 7 ans à cette époques commençais à s'intéresser à ce genre de chose aussi. Un jour où nous étions en train de jouer tout les deux, la folle envie nous à pris de vouloir nous toucher les partis intimes, nous nous somme touché le sexe l'un l'autre pendant assez longtemps. Je ne sais si ce sont mes envie sexuelle de l'époque qui on corrompu ma sœur pour nous mener à ça ou non mais le fait d'avoir perverti ma sœur me hante depuis mes 10 ans et je ne peux en parler.

Alelch    19 mai 2015  

Je suis transsexuel... Je l'ai dit à mes parents il y a un mois et maintenant je suis confronté pour la première fois à eux, face à face. J'ai mal au coeur. Ils ont accepté ça quand j'ai fit ma déclaration, mon coming out comme on dit...Mais maintenant ils ignorent ces faits, me nomment par mon sexe de naissance, refusent d'en parler. Je me déteste de plus en plus, j'ai besoin d'aide...
Oui, jai mal au coeur et je dois rester comme ça, mal dans mes baskets et mal dans ma peau, parce que le silence ne se brise pas....

Timothy Milis Watson    19 juin 2015   Toulouse   

Amour des drapeaux tu viens à peine de me dire au revoir que tu me manques déjà tellement. J'aimerais avoir juste à tourner la tête pour te voir chaque fois à côté de moi avec un sourire. Pourquoi cette si petite distance de temps et mètres le fait si mal ? Je vais quitter cet endroit qui restera cher à mes yeux pour un autre endroit. Où je ne sais pas et c'est toute la source de ma douleur. À chaque seconde je t'imagines à mes côtés posant ton bras autour de moi et me rassurant. À chaque fois je t'imagines réagir à n'importe quoi. Partout je te vois. Mais là maintenant j'ai tant besoin de ta présence mais je sais que tu ne peux me l'accorder maintenant...J'ai mal et être seule empire les choses j'ai sans arrêt cette voix qui me dit que je suis rien qu'une bonne à rien. Mais j'ai bon espoir de réussir et te retrouver très vite même si tes lèvres me manques et ta voix aussi tout près de moi. Parce que quand tu me prends dans tes bras j'ai l'impression que rien ne peux m'arriver de mal et ça c'est un sacré super pouvoir.

Verte    30 juin 2017  

Je ne suis pas à plaindre. J'ai toujours eu plutôt de la chance dans la vie. Mais pourquoi je la gâche sans cesse?
C'est moche d'être comme ça, ça ne mérite pas d'exister.
Mais j'existe encore, et je le vis bien. J'ose le vivre bien.
Je suis tout le temps persuadée qu'au fond de moi je ne vaux rien. Je suis fausse, tout sonne faux chez moi.
Je sais comment m'y prendre, je sais comment faire pour changer, je sais qu'il faut vaincre la peur et regarder la vérité droit dans les yeux.
Pourtant je fuis, je ne fais rien, je ne change rien.
Je recommence sans cesse les mêmes choses, les mêmes conneries, en m'attendant à un changement. Comme s'il allait venir de nulle part, quelle conne.
J'ai honte de parler de moi, car en somme tout ce qui est écrit n'apporte rien à personne. C'est comme si je n'avais rien à dire, je devrais me taire. Je déteste employer le pronom personnel 'je', mais comment faire autrement.
Ce paradoxe.
Je suis bien contente d'être là, à écrire mon message de merde, histoire de montrer que j'existe.
Aussi pour exprimer un malaise idiot, qui semble si évident à régler.
Tout ce que je sais c'est que si je ne change pas, je suis destinée à rester une sous merde insipide, qui finira par crever sur place.

C    14 août 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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