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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je n'en peux plus de ne pas avoir le droit d'aimer. Je veux dire à mes amis "je vous aime", parce que c'est vrai. Je les aime à en crever, je ris en pensant à eux, j'ai envie de les prendre dans mes bras. Ils m'agacent ils me plaisent. Ils sont tous là avec leur histoire, leur courage et leur vie. Mais on n'a pas le droit de dire "je t'aime" à des gens qui ne sont pas sa famille ou son petit ami. Je n'ai pas le droit. Tout le monde me regarde bizarrement quand je le fais. Alors ça cogne dans mon bide à m'en crever la panse comme un alien nouveau né. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas dire "je vous aime" quand on le pense ?

Leona    29 mai 2015  

Me revoila, pour la 3ieme fois je ressens le besoin de vider une partie de mon sac, de présenter un autre aspect de ma personnalité. Et cette fois je vais tenter d'aller au fond des choses, de présenter ma folie et ses causes, de montrer au monde que parfois ce n'est pas q'une queszion de volonté...
Je me présente, partiellement, je suis un homme, 21 ans,physiquement pas mauvais, un peu fluet peut-être mais au visage tout a fait normal, etudiant bijoutier dans une bonne école. Je suis entouré d'une bonne équipe, je fais des soirées de temps en temps avec eux, je rigole beaucoup, j'ai une réputation correct de gars bon vivant assez mature et ayant la blague facile, surtout en ce qui concerne l'humour noir, l'humour osé. Dans mes mauvais jours on pourrait dire que je suis un peu cynique que je m'énerve un peu trop vite...
Tout ça c'est pour la façade. Rien de ce qui est ecrit en haut ne me concerne vraiment, ce n'est que le masque que je porte ocnstament en leur présence. Ce n'est que le rôle que je m'oblige a garder pour pouvoir être accepter un minimum.

Je suis bien un apprenti bijoutier, j'ai bien 21 ans et je suis surdoué. je suis également depressif et suicidaire pour decrire mon état mentale actuel.
J'ai déja ecris sur ce site ma solitude constante, j'ai expliqué déja que ma manière de pensée, que je ne peux controller, me coupe du reste du monde. Je suis peutetre entouré d'un groupe qui me voit comme un ami, comme un membre a part entiere mais ce ne sont pas, ce ne sera jamais mes amis. Je suis incapable de conprendre ce sentiment. Tel un ddaltonien, certaines emotions me sont inconnues ou certaines nuances d'émotions. Je ne comprends pas la confiance ni l'amitié, la haine est tenace en moi et je ne sais pas ce qu'est le remord.
Depuis 2 ans pourtant ma vie a beaucoup changer je pensais que la joie de vivre allait enfin venir en rejoignant une bonne école et etre entouré par une bonne équipe. Mais je suis toujours seul, seul dans une foule, seul parmi des personne qui ne connaissent de moi qu'un masque, qu'un sourire de facade. Je voudrais tellement leur dire ce qui ne va pas en moi, leur hurler à la figure des mots simple mais si lourd de conséquence.
Je voudrais vous aimer mais je ne peux pas. J'aimerai être heureux mais je ne sais même plus ce que cela veut dire. Je me hais comme jamais vous vous hairez, je suis suicidaire et chaque soir je calcule mes chance de me suicider d'ici la fin de ma formation (30% de chance de mettre fin à mes jours pour les intéresser) j'aimerai leur dire qu'en moi vit un monstre, que je suis un monstre que par l'absence de certaine émotions je pourrai beaucoup plus facilement faire beaucoup de mal si je ne controlle plus mes pulsions.
Il y a encore quelque mois je pensais pouvoir m'en sortir, pouvoir remonter la pente meme si la vie ne sannoncait pas belle au moins pourrais-je réaliser quelque un de mes rêves...
Hélas le destin a trouvé drole de me faire ressentir pour la premiere fois un vrai amour. J'aie passionnement une fille de ma classe, je l'aime d'un amour sincère depuis maintenant 6 mois, pour la premiere fois ce sentiment est pur et n'est pas mélé à ma haine, ma colere, mon sadisme et mes pulsions.
Cela aurais été mon salut, ma derniere fhance de soigner la folie naissante en mon esprit. Mais cet amour est a sens unique, je suis un ami, juste un ami. Elle connait mes sentiments à son égard, je fus franc. Cela n'a aps changé la situation mais j'en ressentais le besoin.
Aujourd'hui je n'en peux plus, mon amour me brule, me ronge, il ne se passe pas une heure sans que je pense à elle, pas un cour sans que je tourne la tete èpour la voir, pour contempler son visage, ses qualité et ses défault, pour chercher une faille me faisant comprendre que ce n'est pas elle la "bonne" mais plus je la regarde, plus je discute et travaille avec elle, que je ris avec elle, que je discute de nos vie respective et plus mon amour grandit.
Je n'ai jamais eu de rellation avec qui que ce soit, jamais je n'ai interessé une fille, jamais je n'ai embrassé une fille pas même serré dans mes bras de maniere amoureuse qui que ce soit.
Pour ce soir j'en ai marre d'ecrire, je n'ai posé que le dixieme de ce que j'avais a cracher mais c'est déja ça.

A Pouhiou et à ceux qui l'ont aider pour ce site, merci

tharanos    10 mars 2016   Le Brassus   

Bonjour. Je sais que mon histoire est légère comparée à beaucoup d'entre vous, mais voilà, je crois que je l'avais jamais écrite, et je crois que j'ai besoin d'en parler.
En juillet 2015, j'ai commencée à être très fortement attirée par ma meilleure amie. Sachant qu'elle était probablement hétéro et que de toute façon elle ne verrait en moi qu'une simple amie, ça m'a pas mal fait souffert. Puis avec le temps, l'attirance est devenue plus forte, plus destructrice, plus physique. C'est devenu de l'amour. Ça me faisait tellement mal de me dire que rien n'existerait jamais.
En janvier 2016, cette fille m'a dit qu'elle était amoureuse de moi. Et je l'ai cru, j'ai voulu y croire. Elle n'était pas sure mais au final elle m'a dit qu'elle était sure et on s'est mise en couple. J'étais tellement heureuse. C'était tellement inespérée, tellement improbable, j'étais tellement amoureuse.
Ça s'est pas vraiment passé comme je l'aurai espéré, on était pas très proche physiquement, elle était distante. Ça me rendait folle, je voulais tellement qu'on s'embrasse plus, j'avais tellement peur que tout s'arrête, qu'elle ne m'aime pas autant que je l'aime. Mais on en a vécu des trucs comme un couple qu'on n'aurait jamais pu vivre en simple amies. On s'est embrassées, tenues la main, dormis serrées l'une contre l'autre en se tenant la main , dansé des slow pourris en rigolant. On s'est échangé des "je t'aime" et des pavés niais. Et moi j'y croyais, j'y croyais si fort. Mais mes peurs avaient raisons.
On a rompu. Enfin, elle a rompu. Brulure, brulure, brulure. "Pour moi, rien n'a existé, on a vécu tout ça comme des amies. Je t'ai jamais aimé de cette manière". Brulure, brulure, brulure.
Ça m'a rendu folle. Cette phrase, en boucle dans ma tête. Et le pire c'est qu'on a fait comme si, en effet, rien n'avait existé. C'était tellement plus facile pour elle que pour moi. Ma rupture, la souffrance que ça m'avait fait, c'était avec elle que je l'aurai partagée, si elle n'en était pas la cause. Je sais qu'elle m'aurait aidé. Mais pour elle rien n'avait existé, alors j'aurai du effacer tout ça de ma tête c'est ça ?
Avec le temps, j'ai un peu cicatrisé. J'ai eu des chutes et des rechutes mais j'avais un peu cicatrisé, je crois.
Puis un jour, j'étais chez elle. Y avait son carnet d'écriture. Je sais, j'aurai pas du. Je l'ai ouvert. J'ai presque rien lu. Juste cette page.
"[mon prénom] n'a jamais été ma copine. Je ne l'ai jamais aimé de cette manière. On a toujours été qu'amies." etc. Puis cette phrase à la fin. "Wow. J'ai l'impression qu'on m'enlève un poids énorme sur les épaules" Ça remontait à notre rupture. Je sais, ça a sans doute été écrit sous l'émotion ou quoi. De toute façon, c'était pas destiné à ce que je le lise. C'est de ma faute. Mais putain. Le poids c'est moi ? Notre relation c'était un poids pour toi ? Tous les beaux moments, tu te forçais ? Je sais que cette relation ne t'a pas rendu aussi heureuse que moi. Mais bordel, qu'est ce que ça me rend folle.
Je t'ai tellement détesté. Je me suis tellement détesté. T'avais pas le droit de faire ça, de tout effacer, de me dire tout ça. Tu peux pas savoir comment je t'ai détesté, et comment je me suis détestée.
La page devrait se tourner. Ça va faire 1 an que j'étais amoureuse de toi. La rupture remonte à plus de 3 mois. Alors pourquoi le page ne se tourne pas ?
Merci d'avoir tout lu. Ça.. ça fait du bien.
(Je sais que tu traine sur ce site, je sais que tu te reconnais, je sais que tu m'as reconnu, de toute façon tout ça tu le sais .Désolée d'avoir lu cette page de ton carnet. Peut-être que je voulais juste me faire du mal en le lisant, alors que tout ça je le savais déjà. Ne m'en parle pas. S'il te plait. On oublie tout ça.)

Orchidée    18 juin 2016  

Bonjour.
J'ai 21 ans et je suis pansexuelle. Je peux être attirées par tous les genre et tous les sexes. Une belle personnalité m'excite. Je me masturbe régulièrement. Je regarde des porno, avec mes préférences, mes fantasmes. Mes désirs. J'ai déjà été confronté à quelques caresses, quelques baisers ici et là. Et j'ai aimé. J'ai une vie sexuelle.

J'ai 21 ans, je suis pansexuelle et j'ai une vie sexuelle. Pourquoi tout cela devrait être en contradiction avec ma virginité ? Qu'est-ce que c'est, pour vous, la virginité ? Une expérience sexuelle qui va des massages à d'autres caresses plus intimes ? Une kik dans le trognon ? Avoir déjà trempé son biscuit ? Ou est-ce que ce n'est pas simplement la conscience de sa propre sexualité ?

Je n'ai jamais caché cela à quiconque. Je n'en ai jamais fait une honte. "Ah bon, tu n'as jamais...?" Non, je n'ai jamais. J'en parle quand je le peux. Dans ce monde où ne jamais s'être fait pété la rondelle est presque une honte, j'en parle. Je n'attends pas l'homme ou la femme de ma vie. Je ne me préserve pas avant le mariage. Je ne suis pas hideuse et je porte mes formes avec fierté. Je ne suis pas plus bête qu'une autre. Alors, pourquoi ?
Pourquoi poser la question ? J'avais juste envie de jouer un peu. J'étais pas dans le moove. Je n'en avais pas envie... Quand on me demande "comment ça se fait ?", j'ai toujours ce regard un peu ahuri de la fille qui n'a aucune à réponse à donner. Parce qu'il n'y en a pas. Arrêtez de me demander des justifications à des choses qui ne devraient pas avoir à se justifier.

Je suis énervée lorsque j'entends parfois mes amis me donner des conseils pour mieux pécho. Je suis énervée lorsque j'entends qu'une fille qui n'a jamais connu de bite ou de doigt dans ses muqueuses est forcément une fille au bord de l'explosion vaginale. J'en ai marre d'entendre que je n'ai pas de vie sexuelle. J'en ai marre de voir des regards se baisser honteusement lorsque j'annonce la couleur quand les discussions en soirée ne tournent qu'autour du cul de la bite. Ou d'entendre des espèces de pseudo-encouragements du style "c'est mieux ça qu'une fille qui baise partout". NON ! Ca ne vaut pas mieux qu'une sexualité libre. Et ce n'est pas moins bien. C'est juste normal. Mais je hoche débilement la tête en souriant et fait semblant de rire aux blagues misogynes qui s'en suivent parce que "c'est pour rigoler, un peu de second degrés, ça va".

Je suis heureuse d'avoir été élevée par une mère ouverte et compréhensive. Je suis heureuse qu'elle m'ait appris à être fière de qui j'étais. Mais tous n'ont pas eu cette chance. Et comme beaucoup de personne dans ma situation, je me suis posé des questions qui n'ont pas lieu d'être. Je suis moche ? Je suis débile ? Je suis pas intéressante ? J'ai joué le jeu de l'hypocrisie. J'ai fait semblant de jouer le jeu de la séduction. J'ai porté un masque. J'ai complexé. Je me suis dis que je n'étais pas normale. Suis-je asexuelle ? Suis-je bizarre ? Suis-je trop prude ? Trop conne ? Je me suis déformée pour pouvoir ressembler à des modèles préconçu de beauté. J'ai tué ma personnalité pour pouvoir entrer dans la norme. Quand je regardais autour de moi, même les filles dans la même situation que moi se mettait à faire semblant d'avoir couché avec untel ou untelle. Ces mêmes filles qui ont sacrifié leur virginité au premier venu, sans désir ni envie, pour pouvoir dire "voilà, je l'ai fais. C'était bien de la merde, je coucherai plus avec personne avant trois ans mais au moins, je suis socialement acceptable".

L'ai des envies, des frustrations. Je me sens terriblement seule face à un monde qui ne conçois pas une relation de couple sans sexe. Parce que oui, ça me fait peur. Oui, quand j'ai juste envie de kiffer le moment et qu'une main sauvage se pose sur mes boobs avec la délicatesse d'un vieux camionneur en manque, je suis terrifiée. Mais je refuse une sexualité aussi froide et aussi banalisée.
Accepter de refuser d'être prise n'importe comment, d'avoir des attentes et d'écouter son corps, ce n'est pas une honte, ce n'est pas une fierté. C'est normal. Qu'une personne couche avec tout ce qui lui tombe sous la main, fille, garçon, trans,... Ou qu'une personne n'ait jamais connu d'expérience sexuelle, ça ne devrait jamais être un sujet de honte.

PnP    1 décembre 2015   Montpellier   

Bonjour à tout le monde,
Voilà.. j'aimerais faire un vrai coup de gueule envers la société qui nous impose les codes de la sexualité. Qui impose à un homme hétérosexuel de ne connaître comme seul jouissance, celle de son pénis lors d'une pénétration avec une femme ou lors d'une masturbation.
JE suis un hétérosexuel, un vrai, et en plus j'adore me prendre un bon gode dans le cul, sentir ma prostate qui bondit,.. J'adore parce que ca m'apporte plus de plaisir qu'une éjaculation. Mais alors ? Pourquoi la société veut me ranger dans la case Homosexuel ? Pourquoi est ce que ma copine ne comprend pas que si je lui demande de me prendre, c'est pas pour évoquer une image d'homme mais juste pour ressentir le vrai plaisir masculin (selon moi) ? Pourquoi est ce que quand je parle à un mec hétéro d'annulingus il me regarde de travers ? Pourquoi est ce que je ne peux pas en parler à tout les hommes et leurs dire que c'est de la folie, que c'est mille fois plus intense qu'une éjaculation ? Pourquoi est-ce qu'on ne permet pas à tout le monde de faire ce qu'il veut sans qu'il y ait de cases ? Pourquoi cette société empêche t'elle les hommes hétéros de decouvrir toutes les zones de leurs corps sans être rangés dans des cases ? Pourquoi est-il plus interdit pour un homme hétéro de se faire sodomisé qu'une femme hétéro ?

J'en ai marre de cette société qui nous suit jusque dans notre lit, jusque dans notre couple,.. Il est vraiment temps que tout le monde se rende compte que l'individualité et la différence fait de notre monde un monde qui est beau.
Merci de ta lecture :)

Fran    6 juin 2015   Quelque part dans la petite Belgique   

Dans mon entourage, on est tous remplis de cette volonté de se donner à fond, et de montrer qu'on est fier de ce qu'on accompli.
Au fond je ne suis pas contre, mais ça vire toujours au teste. Tout le monde veux savoir si l'autre est moins bon (et quand je suis piqué à vif, moi aussi).
Et ça me démotive putain.
Je me sens vraiment bête de ne pas avoir honte de ne pas être heureux. C'est sûrement de ma faute, mais j'assume pas.

Il y a des périodes où j'ai le Mr. Hy(i)de dont Pouhiou a parlé, souvent quand les autres ont (sans le savoir, ils ne sont pas le mal incarné) assez
tué l'estime de moi que j'avais amassé durant quelques heures, jours, semaines, mois...

Parfois je manque de tomber amoureux et je m'en empêche, car je me dis "quand je serait ce que je veux être"..
Parfois des filles me regardent avec les yeux qui brillent, et très souvent c'est réciproque, et j'ignore tout.

J'espère qu'un jour j'arriverai à être celui que je veux être.
Je pourrai crier haut et fort combien le fait de savoir sa valeur testée en permanence est cruelle.

Nolighthere    19 mai 2015   Un dom   

Quand je devais avoir environ 12 ans, que j'étais encore une enfant, je ressentais déjà une attirance envers les filles, ainsi que les garçons, quand j'en parlais, les gens rigolaient, mes "amies" partaient, je pensais que ils avaient juste pas envie de savoir ça, mais non, ils avaient peur, peur de quoi? Je ne sais toujours pas.
Dès que j'en parlais à un adulte, il me regardait froidement. Plus tard, quand je devais avoir environ 15 ans, j'en avais aussi parler avec mes amies de l'époque, eux aussi avaient peur. Là, tout avait empiré. Dès que j'en parlais à un adulte, il se moquait, me reprochais des choses que je ne comprenais pas encore, on me disait "Mais plus tard, tu te reproduira comment si tu es avec une femme?" ils pensaient qu'une femme doit obligatoirement avoir des enfants et que j'étais juste folle, totalement folle. Dans mon établissement, on me harcelait parce que je sortais avec une fille, c'était ma première copine qui est maintenant ma femme, on me frappait, on m'insultait, on m’humiliait, je suis tombée dans une énorme dépression, mes parents avaient découvert que j'étais en couple avec cette fille, ils ont voulu que je coupe tout contact avec elle, ils m'ont cru folle, eux aussi.
Il m'aura fallu 6 ans environ pour sortir de cette dépression, j'ai à présent 22 ans, je suis mariée avec une femme, je suis pansexuelle, et ça ne la dérange pas, j'ai des amies des vrais, et je suis enfin heureuse.

Satchiia    17 mai 2015  

Bon. Alors voilà, je suis gay et je n'ai pas fait encore mon coming-out, mais j'y pense tout les jours, tout le temps tout le temps tout le temps, à n'importe quel moment, à n'importe quelle occasion je fais le rapprochement avec ça. J'en ai marre. J'ai envie de le faire, ça reste coincé dans ma gorge depuis déjà un bon bout de temps. Je sens que je vais finir par lâcher l'information sans le faire exprès. x)
A vrai dire ça fait seulement depuis novembre-décembre 2014/janvier 2015 que je me questionne sur ma sexualité (au collège je ne me posais pas la question de sortir avec une fille ou pas, déjà que j'avais pas de vrais potes %) ), je suis passé par bisexualité à pansexualité pendant les vacances d'été, et depuis fin septembre de première je sais que je suis 100% gay (allez, 99,99%, on peut jamais être sûr de rien). Je suis content d'avoir réussi à déterminer ma sexualité aussi tôt (par rapport à mon envie d'aimer et d'être aimé, que je ne ressens donc que depuis un an), seulement mes envies ne cessent de grandir et j'ai vraiment pas envie de finir seul à 40 ans.
Cependant c'est pas trop le bon moment pour l'annoncer, mon moral est pas au top en ce moment et celui de ma famille encore moins (ça pourrait être pire mais c'est déjà assez pesant par rapport à la normale, dû à certains facteurs).
Au lycée la plupart des gens que je fréquente sont plutôt/assez ouverts d'esprit, je pense ne pas avoir de soucis avec ma classe. Cependant j'ai très peur de la réaction de tout mes amis mecs, un des choses qui me freine le + pour faire mon coming-out c'est de perdre mon meilleur ami...
Heureusement j'ai un ami gay qui en est au même stade que moi (rencontré sur un forum au collège, ça fait quelques années qu'on se connait, depuis on continue à se parler par message, d'ailleurs j'ai fais mon coming-out à 3 autres amis rencontrés sur ce forum, et évidemment avec eux ça n'a posé aucun problème) à qui je parle presque tout les jours, mais il ne tient pas à parler de ça tout le temps comme moi je pourrai faire. J'ai vraiment besoin de parler à d'autres gays de mon âge, besoin d'avoir d'autres interactions sur notre sexualité, des avis + expérimentés, je sais pas.
J'ai envie de briser le silence.

P.S. : Ca fait depuis le mois d'août que je reviens ici pour lire les nouveaux témoignages. Je trouve toutes les personnes qui ont témoignées très courageuses (depuis le début j'ai moi-même réfléchit à écrire de ces romans, mais j'ai "pas eus les couilles" de les rédiger entièrement puis de les poster). Je vous souhaite à tous bon courage pour briser le silence, que se soit ici ou dans votre vie de tout les jours ! o/

Stronger Than You ~♪    19 janvier 2016  

Je viens de ressortir d'un visionnage qui m'a écoeuré.e...
J'aurais eu quelqu'un a côté de moi, la personne que j'aime... j'aurais pu en parler. Et ben non.
Au final je réalisé que je suis devenu.e trop curieux.se de ces sal*peries que j'en ai perdu la personne qui m'était la plus chère au monde... Trop de questions/curiosité pour des choses qui ne me regarde pas du tout... On aurait pu faire du chemin ensemble, ça aurait pu m'aider avec cette curiosité que j'ai, et qui me fait retomber de devenir quelqu'un d'anxieux et de stressé et ben non.
Je suis quelqu'un de droit pourtant. En tout cas je le pensait..... Mon premier amour..... Et j'ai tout gâché....
Il y a peut-être des chances que je le récupère mais je sais même pas si je suis capable de ne plus lui faire peur... Je me sens obsédé.e par ces choses.... Jai même plus de désir j'y vais par automatism, Puis toujours, ça se retourne contre moi je tombe sur des trucs dégueu puis finit par me sentir mal.... Repenser à ce que cette quête d'excitation m'a fait rater.... Ça me degoute.... Me dire que ma moitié allait mal et que moi j'étais sur ça... Ça me dégoûte.......

Requin23    5 octobre 2019  

Briser le silence? Pourquoi pas, après tout c'est ce qui me fait le plus de bien. Pourtant, depuis toute petite je n'éprouve aucune pudeur, je me lâche, je fais confiance à des personnes qui n'en sont pas digne, je dévoilais tout à ma mère ..et celà n'apportait que des problèmes: chantages, humiliations, incompréhensions..J'ai donc gardé le silence pendant les deux ans qui ont suivi mon déménagement. Mais aujourd'hui, plus je me tais, plus je mens, et plus je me mens à moi même. Par exemple, à 18 ans presque 19, je n'ai jamais eu de copain, pas un bisou, je ne me suis même jamais touchée . Je suis tombée amoureuse, deux fois. Et ça n'a jamais été réciproque . Le premier en seconde, parce que , naive que j'étais , ai prit le premier garçon venu qui me défendait et me souriait et partait dans des délires de prince charmant. Le seconde en première, a été "le coup de foudre " : on s'est tout de suite bien entendu, je l'ai aimé comme il était, avec ses qualités et ses défauts,..fin bref je le trouvais parfait et quant à ses défauts, je les acceptait en me disant qu'après tout, on a le même caractère. Faute de cela, je ne lui ai jamais plu et m'a tournée le dos à plusieurs reprises. Pourquoi je raconte cela ? Parce que je n'ai aucun désir sexuel ou autre, j'ai le désir d'être amoureuse, de faire comme tout le monde. Chaque soir dans mon lit je me demande si je suis normale, ou si je n'ai juste pas de chance , et si je plaisais à un homme, je pourrais lui rendre la pareille? Je suis devenue une menteuse: je fais croire autour de moi que je sors avec un garçon pour me sentir "normale" et ça marche, je suis tellement heureuse que j'ai fini par y croire moi-même! Mais à chaque fois qu'on m'approche, que ce soit une fille, un homme(car j'ai quand même des amis ) ou un médecin, je recule, j'ai peur de montrer qu'au contraire je ne suis pas pudique, je suis une grosse boule d'hormone prête à sauter sur tout ce qui bouge! Et j'ai honte. J'ai honte de n'avoir jamais réussi à tenter ne serait-ce qu'une seule experience, honte de ne pas assumer et de dire "bof quelques aventures mais rien de serieux " , honte de ne pas plaire en tant que femme , honte de ne pas savoir séduire, honte de ne pouvoir être perçue par une femme que par mon père(car oui, ayant le complexe d'oedipe depuis plusieurs années, je suis aujourd'hui très proche de mon père et il est le seul avec qui je tiens une relation "homme/femme")
Voilà. J'ai parlé.

Chanay    11 juin 2015   Toulouse   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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