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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je suis Jules. J'ai pas eu d'emmerde pour ce que je suis: pas de coup, d'insultes etc. Mais pas grand monde est au courant, je suis bien, et je ne suis ni un homme ni une femme. Disons plutôt les 2. J'arrive pas à le dire. Maintenant c'est fait. Merci.

Jules    19 mai 2015  

Bonjour, j'ai quelque chose à dire (écrire...) et j'espère que c'est le bon endroit pour ça. Je n'attends ni réponse, ni réaction, et l'anonymat me convient très bien, j'espère que personne ne s'en offusquera.

Bon, voilà, j'ai 21 ans et je n'ai jamais eu de petite amie. Par extension, je n'ai évidement jamais eu de rapport sexuel non plus...
21 ans, c'est pas encore trop grave (si tant est que ce le soit jamais) et j'ai lu ici les témoignages d'hommes plus âgés encore dans le même cas de figure.

Néanmoins, j'en souffre beaucoup. A les entendre, tous mes potes l'ont déjà fait, et même mon PETIT frère.
Pourtant, je n'ai pas de tare particulière : je ne suis pas vilain, je suis plutôt marrant et je suis même un peu reconnu dans mon domaine professionnel. Mais dans une région où le foot, l'alcool et les engins motorisés monopolisent tous les sujets de conversation, je ne trouve pas trop ma place.

Bien sûr, personne autour de moi n'est au courant. Je le cache, et même je mens. Malgré ça, on voit que je suis seul, et rien ne me blesse plus que lorsqu'on me le reproche. On m'a même souvent dit que "si j'en ai envie, et qu'on me rejette, j'ai qu'à insister".
J'ai été très proche d'une fille de mon âge, dont je suis tombé très amoureux l'année dernière. Alors que nous nous rapprochions, elle a finalement brutalement choisi son vieux patron dégarni. Cette humiliation a suffi à nombre de mes amis pour se moquer de moi et ne plus me fréquenter.

Aujourd'hui, je n'ai plus envie de faire des efforts là dessus. Je ne crois même pas que je serai en mesure d'apprécier.
Je m'isole, et j'ai honte.

blublu    30 juin 2015  

Petite, voir certaines scènes un peu trop "guimauve" me gênaient un peu, et puis c'était toujours un peu la même rengaine, et toujours hétéro. Je m'y habituais, mais ne disais rien, me demandant juste si c'était vraiment nécessaire pour l'histoire. Puis un soir à la télé, dans Buffy contre les vampires, j'ai vu pour la première fois deux femmes s'embrasser, et je n'ai pu détourner mon regard. J'ai trouvé la scène merveilleuse, et elles étaient magnifiques.
J'ai souvent eu des petits béguins pour divers garçons, qui n'ont jamais abouti, trop timide pour vraiment en parler. Et encore plus pour en parler à mes amies, pour qui j'en avais aussi. Je me souviens aussi, dans mon premier collège, une personne dont je ne pouvais identifier le genre. Je ne lui ai jamais parlé, mais elle a toujours retenu mon attention quand je la croisais, je la trouvais superbe. Je n'ai jamais osé lui dire.
Second collège, quelques délires autour d'une sucette ont été partagés avec une amie, mais sans plus. Encore maintenant on en reparle en riant, mais sans approfondir le sujet. J'ai toujours les photos, nos deux langues sur la sucreries mais qui ne se touchent pas. Pendant ce temps toutes mes amies parlaient de "beaux mecs", mes amis de "belles meufs". Et moi j'étais prise entre deux sièges, trouvant tout le monde beaux sans distinction. Alors je préférais me taire, ou suivre le courant avec quelques mots puis retomber dans le mutisme et juste écouter autour de moi. Comme je l'ai toujours fait. Et puis de toute manière, j'ai toujours été mauvaise pour m'exprimer.
Au lycée j'ai vaguement commencé à m'ouvrir un peu plus, avec l'aide de mon premier vrai petit ami (le précédent ayant juste profité de moi en peu de temps, ce qui m'avait de nouveau renfermé sur moi-même). Mais à quiconque que je disais trouver les femmes t les androgynes tout aussi attirants que les hommes, ou que je ne me sentais pas comme une ""vraie fille"", que beaucoup de choses plus ou moins clichées me mettaient extrêmement mal à l'aise (non, je ne veux pas d'enfants, oui l'idée d'avoir un corps vivant dans le mien me rend malade), je recevais majoritairement des rires, des regards de travers, ou des "qu'est-ce que tu racontes ?" puis changement de sujet.
A tous les enfants que l'on avertie des dangers d'internet, on ne les prévient pas non plus des gens qui peuvent nous sauver, ou nous aider. Je ne remercierai jamais assez celles et ceux qui continuent encore aujourd'hui à me sortir petit à petit de ma coquille. Ça et à la fac, après ma rupture, j'ai continué à m'ouvrir. J'ai encore un peu de mal parfois, selon qui est en face de moi, mais aujourd'hui à 23 ans depuis peu je n'ai plus de mal à dire que j'aime le plaisir du corps, même entre ami(e)s, que je trouve tout le monde attirant sans distinction, et que je suis pansexuelle.

Lidwyne    17 mai 2015  

J'ai 14 ans,et je peux affirmé que je suis gay.
Depuis mon entrée au collége, j'ai eu des doutes sur mon orientation sexuel, pour être plus précis en 5éme.
A l'époque,je ne savais même pas ce que voulais dire "pédé" et autre instule, j'étais encore une âme "pure"

J'ai eu de mauvaise expèrience dès ma 6eme, en cette fin d'année je pense que mes sentiments envers les hommes ont commencé à immerger mais dans mon esprit c'était toujours le flou, je me suis fait tapé/harceler et toutes sortes de choses horribles à vivre (Rien ne vas plus loins que des coups de poings dans l'harcélement physique).
Ma 5éme était une sorte de renouveau je me suis retrouvais dans une classe où je n'avais aucun amis,j'étais prêt à repartir de zéro,mais j'étais toujours dans le flou dans mon orientation sexuel,je trouvais des hommes beau,mais aussi des filles.
J'ai eu,quand même des soucis en fin d'année malgrés mes efforts. Ayant passé mes vacances d'été dans un camps de vacances pour adolescent,était égale à des sortis à la plage,mais mon esprit d'enfant commencant à faire ses pas dans uun monde où l'on est attiré du regarde par des filles en bikini, moi regard était plutôt partagé, je pensais d'abord que j'étais curieux, je resté dans mon idée d'être hétérosexuel.
Mon année en quatrième était exeptionnel, je me suis fait de vrai amis que j'ai toujours au moment où je parle,
Vacance d'été de quatrième,je suis retourner dans le camps,mais bizarrement mon regarde était complétement tourné vers les hommes, ne pouvant pas accepté mon homosexualité, je m'inventer des faux sentiments pour une fille,il ne restas que quelque semaine et j'accepta mon homosexualité au grand sourire.
Rentrée en 3ème j'en ai parlé à mes amis,à se jour 9 personnes proche dans mon collège le savent, tout le monde dans le monde virtuel,puisque je ne le cache pas, et personne de ma famille.

J'ai encore peur aujourd'hui de leurs réaction et je décide de ne plus me cacher, je verrais comment se passerons les choses,
Si des collégiens lisent se témoignage, et n'as aucune aide, n'hésitais pas en parlé a votre meilleur(e) ami(e),c'est déjà une personne dans la confidence.

Hugo    17 mai 2015  

Un jour, je suis partie en weekend sans prévenir mes parents. Je suis partie en weekend avec mon tout premier copain. Et quand je suis rentrée, mon père aussi inquiet que furax m'a demandé "Vous avez pas fait de bêtises au moins ?". J'avais seize ans, mon copain vingt. Qu'est-ce qu'il croyait ? Et indirectement, on m'a fait comprendre qu'il fallait que je culpabilise, que je le cache, que, enfin ! ça ne se fait pas !
A l'époque, tout ce que j'ai réussi à sortir, ce fut un "Papa !" indigné, gêné. Heureusement, ma mère a vite détourné la conversation. Et on en a vite fait parlé toutes les deux, juste pour la rassurer, oui, on a utilisé un préservatif maman puis, plus rien.
Aujourd'hui, je brise le silence. Je n'ai jamais fait de bêtises. J'ai fait l'amour, et c'était magnifique.

Lulu    17 mai 2015   Grenoble   

Etant petite, je me demandais ce que j'étais, si j'étais vraiment une fille.
Je courais plus vite que les garçons, je me battais, parlais comme eux, sans doute avec trop de franchise... J'étais plus vive que mes frères. Pour la plupart des gens, plus masculine qu'eux.
Ma mère voulait (et veut encore) me faire porter des robes, du vernis, des jupes, et j'acceptais parce que c'était ma mère... Mais je ressentais inévitablement cette sorte de gêne, comme l'impression d'arriver à une soirée déguisée sans que ce soit vraiment moi. Sauf que ce n'était pas une soirée, juste l'école.
C'était étrange... J'étais fière d'être comptée parmi les garçons lors du sport, mais me sentait mal en même temps. Parce que j'étais une fille après tout, non? Du moins, c’est ce que clamait mon visage de poupée et mes organes génitaux.
Par ailleurs, j'étais l’enfant modèle: très scolaire, serviable, polie et obéissante.
Mais... Un peu trop casse-cou. Qui ouvrait un peu trop sa bouche sur des sujets d' "adulte".
On voulait que je me taise, que je sois plus féminine.
J'ai accepté la première partie, un peu la seconde ; et je me suis tue.
Je me sentais mal parmi les enfants du collège, et ils me le faisaient bien sentir à coups d'insultes ou de pied dans le ventre. Mais je me taisais.
Pareil pour le sport que je pratiquais à l'époque.
Après tout, j'étais tellement casse-cou et imprudente que mes bleus ne pouvaient que venir de là... non?
Les seules conversations qui me faisaient me sentir bien étaient avec les adultes; mais on m'avait retiré le droit d'y participer.
Alors je parlais avec moi-même. Il y avait plusieurs voix dans ma tête et je leur répondais, parfois à voix haute quand j'étais seule. Elles étaient toutes différentes, toutes avec des caractères différents... Je crois qu'elles ont été mes premières amies.
Je suis devenue lunatique
J'étais la fille garçon manquée bizarre; folle.
Et je ne ressentais aucune attirance envers personne, mais ce n'était qu'une phase, ça aussi. Un problème d'immaturité. Et de toute façon, j'étais forcément hétéro.
Le temps a passé, la phase s'est prolongée. Arrivée au lycée, j'étais toujours une gamine. Toujours avec les cheveux coiffés à la va-vite, long parce que ma mère ne voulait pas que je les coupe, sans maquillage, en jean T-shirt trop large... Je détestais voir mes formes apparaître; j'avais peur de devenir une femme alors que je n'étais pas certaine d'en être une.
Toujours avec mes conversations solitaires et l'asociabilité qu'on m'avait appris à cultiver.
Je ne sais toujours pas ce que je suis aujourd'hui. Je me sens plus que mon âge dans ma tête, mais rien ni personne ne m'attire.
Le porno me laisse de marbre, les relations sexuelles (de tout type) me paraissent normales... Pour les autres.
Pour moi, il s'agit simplement d'un monde différent. Inenvisageable.
Ma mère pense que les garçons homosexuels ne sont pas de vrais hommes, qu'il en est de même pour les filles. Elle et mon père ont qualifié le transsexualisme d’ « égocentrique », en disant qu’on ne savait plus quoi inventer.
J'ai ouvert la bouche pour la première fois depuis longtemps, et ai violemment débattu avec eux.
Ma mère a fini par me dire de me taire, puisque de toute façon, je n'aurais jamais les tripes de combattre pour cette cause.
Ah, maman… Si tu savais comme tu as tort. Mais tu ne veux pas savoir. Puisque je dois me taire. Arrêter de jurer. Me maquiller, porter des robes, être féminine, me trouver un copain et baiser avec.
Tu n'as toujours pas compris que tout cela n'arrivera jamais. Parce que la personne que je suis est peut-être une fille, et peut-être pas. Et parce que je suis asexuelle, que je l'ai toujours été, et que je le serai probablement toujours.
Car oui, contrairement à ce que ma famille pense, l'asexualité existe; et ce n'est ni une phase, ni une maladie.
Je ne sais pas vraiment si le silence tue, parce qu’il m’a façonnée d’une certaine manière…
Le silence m’a rendue forte, parce qu’aucune parole n’est plus dure à encaisser que celle à laquelle on nous interdit de répondre.
Le silence m’a rendue forte, parce que si ma bouche est close, mon clavier et le clic de ma souris parlent ; et je me bats pour tous ceux qui pense qu’une fille devrait être comme ça, qu’un homme ne devrait pas faire ceci, qu’une orientation sexuelle est anormale.
C’est dans le silence que je me suis battue contre la violence qui bouillait en moi, en la lâchant la plupart du temps contre moi-même au lieu des autres, en faisant couler mon sang.
Mais pas tout le temps. La seule fois où j’ai lâché prise et où mon corps a agi pour moi, à coups de poings et de rage, m’a sans doute sauvé la vie ; et il m’est impossible de le regretter. Mais y repenser me blesse.
Je crois que le silence est une souffrance, mais que ce qui ne tue pas rend plus fort ; et le silence m’a rendue forte d’une certaine manière.

Hk    17 mai 2015   MyHeadIsBurning   

Voilà ça fais un ans et demi que je regarde de la pornographie et j'en suis même devenu accro presque alors ça fais du bien de parler sur internet car je n'arrive pas a parler a ma famille ou a mes amis... Bref, je voudrais arrêter de regarder de la pornographie car je ne suis que un adolescent j'ai même installé des site anti pornographie, mais chaque fois je n'y arrive pas et je vais sur un autres ordinateur, portable ou tablettes pour regarder des film porno. C'est un enfer car je suis sur que mon frère sait que je visionne du porno mais je n'ose pas lui parler, donc s'y vous connaissez une personne qui en regarde aidez la mon problème est moins importants que d'autres mais pour moi c'est une vrais montagne car je n'est que 13 ans! A chaque fois que je regarde un film pornographiques, après je me dis que je n'aurais pas du, et que j'ai fait une erreur en visionnant!

Hugo    4 juin 2015   Segré   

A moi d'ajouter mon grain de sable sur l'édifice. Je suis une fille bi et polyamoureuse. J'ai tendance à ne pas m'imposer de limites. La vie et trop courte pour ne pas en profiter.
Que ce soit avec des garçons ou des filles, c'est le moment qu'on partage avec la personne, qui est important. Libertine peut-être mais heureuse de ce que je suis. Dans une relation monogame, je me sens asphyxiée, cloisonnée à une seule personne. Je suis encore jeune mais ce n'est pas qu'une " phase ". C'est ce que je suis réellement.
Maintenant je souris. Puisque j'ai parlé. Merci pour ton témoignage poignant Pouhiou. On a besoin de plus de personnes comme toi dans ce monde.

Hazelle    17 mai 2015  

Devant les autres je fais semblant,je me force de sourire de rigoler mais la réalité est tout autre.J'aimerai crier de toutes mes forces pour que l'on puisse enfin m'entendre et voir a quel point je suis triste...Le temps passe et chaque jour est identique,les memes automatismes s'installent chaque matin.J'essai de me forcer mais c'est toujours pareil,j'ecoute les histoires des autres et je ressens rien,je suis comme un mur.

The night    13 mars 2016   Nice   

Je m'étais promis de ne plus rien écrire ici. De me battre, de m'accrocher à cet infime bonheur qui était là. Et pourtant. What I am doing with my life? J'ai compris qu'une vulgaire carpe ne peut pas devenir un bel oiseau. Et à vrai dire, je ne sais même pas ce que je fous là. J'ai rien à dire. Rien. Parce que rien ne va mais tout va bien.
Parce que le silence tue mais j'ai oublier comment le briser.

Jockye    9 novembre 2017   Ending   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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