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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Amour des drapeaux tu viens à peine de me dire au revoir que tu me manques déjà tellement. J'aimerais avoir juste à tourner la tête pour te voir chaque fois à côté de moi avec un sourire. Pourquoi cette si petite distance de temps et mètres le fait si mal ? Je vais quitter cet endroit qui restera cher à mes yeux pour un autre endroit. Où je ne sais pas et c'est toute la source de ma douleur. À chaque seconde je t'imagines à mes côtés posant ton bras autour de moi et me rassurant. À chaque fois je t'imagines réagir à n'importe quoi. Partout je te vois. Mais là maintenant j'ai tant besoin de ta présence mais je sais que tu ne peux me l'accorder maintenant...J'ai mal et être seule empire les choses j'ai sans arrêt cette voix qui me dit que je suis rien qu'une bonne à rien. Mais j'ai bon espoir de réussir et te retrouver très vite même si tes lèvres me manques et ta voix aussi tout près de moi. Parce que quand tu me prends dans tes bras j'ai l'impression que rien ne peux m'arriver de mal et ça c'est un sacré super pouvoir.

Verte    30 juin 2017  

A moi d'ajouter mon grain de sable sur l'édifice. Je suis une fille bi et polyamoureuse. J'ai tendance à ne pas m'imposer de limites. La vie et trop courte pour ne pas en profiter.
Que ce soit avec des garçons ou des filles, c'est le moment qu'on partage avec la personne, qui est important. Libertine peut-être mais heureuse de ce que je suis. Dans une relation monogame, je me sens asphyxiée, cloisonnée à une seule personne. Je suis encore jeune mais ce n'est pas qu'une " phase ". C'est ce que je suis réellement.
Maintenant je souris. Puisque j'ai parlé. Merci pour ton témoignage poignant Pouhiou. On a besoin de plus de personnes comme toi dans ce monde.

Hazelle    17 mai 2015  

Mon "témoignage" n'a peut être pas sa place ici mais je ne sais pas où en parler. J'ai seize ans et j'habite avec mes parents (ce qui est normal vous allez me dire). Je pars dans quelques temps. Loin de chez moi, ou plutôt loin de chez mes parents, pour mes études. Je risque de partir pour sept longues années, voire plus quand j'y serai. Je ne reviendrais que très rarement dans la maison familiale. J'ai peur de partir dans l'inconnu. Je ne connais pas mon avenir proche, il est assez vague... J'ai peur de ne pas m'en sortir, de devoir abandonner, ou même de vouloir abandonner. Je n'ai pas d'amis ici, et je n'en ai jamais eu. J'ai une famille mais elle n'est fausse. Tout me pousse à partir, je devrais même en être content, mais impossible. Trop de sentiments se bousculent en moi. Et encore, ma peur de partir n'est qu'un infime problème dans ma vie d'ado de seize ans. Tout dois vous paraître farfelus mais j'ai beaucoup de mal à m'exprimer clairement quand je parle de choses qui sont enfouis en moi mais dont je connais l'existence.
contact : lhommecameleon@gmail.com

L'Homme Caméléon    11 mars 2016   Marseille   

Eh, salut Pouhiou, salut les gens.
La vie n'a pas été si dure avec moi. Sérieusement. J'ai un toit, une famille, des amis, de quoi faire des études.
Même si maintenant, tout va bien, ça n'a pas toujours été le cas.
J'avais 13 ans, j'étais un peu stupide et je commençais à découvrir ma sexualité. Des hormones, partout. L'envie qu'on me regarde, qu'on me touche. C'était assez affreux parce que mon comportement s'en ressentait et je passais pour une grosse allumeuse. Mais je ne m'en rendais pas compte. Je voulais me sentir bien dans mon corps et Dieu sait qu'à l'époque c'était difficile. Mes seins poussaient, j'étais minuscules, j'avais de l'acné, des cheveux gras. Comme tout le monde, mais ça m'a mené à des trucs qui me font honte.
J'ai rencontré ce type sur internet. Il avait 20 ans. Enfin c'est ce qu'il m'a dit. Je l'aimais comme une folle. Parce que ses mots étaient doux, parce qu'il me trouvait belle. Et il vivait très loin, et il ne fallait surtout pas le raconter à mes parents, tu comprends, ils ne pourraient pas saisir la nature de notre amour...
C'est comme ça que je me suis retrouvée à me masturber devant une caméra, à 3h du matin, avec un profond sentiment de honte. Je voulais lui faire plaisir. Alors quand il m'a demandé de lui envoyer des photos, je n'ai pas hésité.
Deux semaines sans aucun contact, suivies d'un mail, froid, où il exigeait d'autres photos, sinon il enverrait les premières à ma famille et mes amis. J'ai paniqué. Je lui ai dis que j'avais envoyé son mail à la police. Je ne l'ai pas fais, mais je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Les photos n'ont jamais été envoyées, mais ça m'angoisse de savoir qu'elles sont toujours là, quelque part.
J'ai peur parfois. De le croiser, maintenant que j'ai grandis, que je me sens bien et que je suis heureuse. Que tout revienne et que ma vie vole en éclat.
Mais je marche la tête haute.

Edelweiss    17 mai 2015  

Je pensais m'être mieux entourée.
Je pensais que les remarques cruelles pourraient s'arrêter.
Je m'étais trompée.

Pas plus tard que cet après-midi, on m'a qualifiée de "chose", de "truc", dont on ne sait ni si "c'est" homme ou si "c'est" femme, qui n'attire et n'attirera jamais personne, car "personne peut aimer un truc pareil", condamné à "être rejetée" partout et par tous...

La différence entre les remarques d'aujourd'hui et celles du passé est que cette fois j'ai eu le cran de répondre que si, il existait des gens moins cons, qui accepterait la "chose" que je suis, car si je m'étais encore une fois tue, j'aurais encore prouvé que le silence tue.
Mais ça fait et fera toujours mal.

Un jour, avec de l'espoir, ça cessera. D'ici là, nous devons agir et faire réagir ceux qui utilisent de la violence, quelle qu'elle soit, pour rejeter sans réel but ou motivation la différence, qui devrait pourtant être cultivée, mais est bien trop souvent étouffée.

Emi    27 mai 2015  

Bonjour, j'ai quelque chose à dire (écrire...) et j'espère que c'est le bon endroit pour ça. Je n'attends ni réponse, ni réaction, et l'anonymat me convient très bien, j'espère que personne ne s'en offusquera.

Bon, voilà, j'ai 21 ans et je n'ai jamais eu de petite amie. Par extension, je n'ai évidement jamais eu de rapport sexuel non plus...
21 ans, c'est pas encore trop grave (si tant est que ce le soit jamais) et j'ai lu ici les témoignages d'hommes plus âgés encore dans le même cas de figure.

Néanmoins, j'en souffre beaucoup. A les entendre, tous mes potes l'ont déjà fait, et même mon PETIT frère.
Pourtant, je n'ai pas de tare particulière : je ne suis pas vilain, je suis plutôt marrant et je suis même un peu reconnu dans mon domaine professionnel. Mais dans une région où le foot, l'alcool et les engins motorisés monopolisent tous les sujets de conversation, je ne trouve pas trop ma place.

Bien sûr, personne autour de moi n'est au courant. Je le cache, et même je mens. Malgré ça, on voit que je suis seul, et rien ne me blesse plus que lorsqu'on me le reproche. On m'a même souvent dit que "si j'en ai envie, et qu'on me rejette, j'ai qu'à insister".
J'ai été très proche d'une fille de mon âge, dont je suis tombé très amoureux l'année dernière. Alors que nous nous rapprochions, elle a finalement brutalement choisi son vieux patron dégarni. Cette humiliation a suffi à nombre de mes amis pour se moquer de moi et ne plus me fréquenter.

Aujourd'hui, je n'ai plus envie de faire des efforts là dessus. Je ne crois même pas que je serai en mesure d'apprécier.
Je m'isole, et j'ai honte.

blublu    30 juin 2015  

J'ai eu la chance de grandir dans une famille très ouverte. On n'a jamais eu peur de parler de quelque sujet que ce soit avec mes parents et mes frères et soeurs. En ça je les en remercie. Mais du coup ça me fait toujours un coup de voir la fermeture d'esprit des autres. Heureusement au lycée je suis allée à Saint-Luc qui a tendance à vénérer la différence et où c'est le fait d'être "comme les autres" qui est nul. Bref ça m'a encore plus incitée à être moi, à pas faire comme tout le monde du moment que ça me plait et j'aime ça. Malheureusement maintenant que je suis retourner dans un enseignement "normal" je dois constamment me heurter au jugement des autres, aux préjugés. Tu décides de mettre un foulard dans tes cheveux plutôt qu'une casquette parce que tu trouves ça plus joli, ça y est tu te convertis à l'Islam (j'ai rien contre les musulmans, simplement je n'en suis pas une et j'aimerais pouvoir mettre un foulard sans qu'on me regarde de travers), tu mets des pinceaux dans tes cheveux pour faire tenir ton chignon "oh mon dieu qu'est-ce que c'est que cette fille ?". Tu mets pas de jupe, t'es pas attirante, t'en mets une c'est pour te faire draguer bref. Et dans mes relations j'ai toujours la trouille. Parce que oui, je dis toujours clairement ce que je pense. Je dis les choses comme je les ressens sur le moment. Et j'ai l'impression qu'à chaque fois, ça fait fuir. Peut-être que je tombe que sur des trouillards. Mais je ne comprends pas cette idée qu'il faut jouer à l'inaccessible, que le mec doit te mériter, que si c'est trop facile il se désintéresse... Bref je ne désespère pas pour autant, et je me tairais encore moins parce que jusqu'à présent je suis bien dans ma peau peu importe les autres mais tout de même... Ca commence à me peser d'être seule parce que je m'assume...

Machin Truc    17 mai 2015  

Le silence tue, et l'on se tait sans doute bien plus qu'on ne le croit.... Je suis d'un naturel bavard et pourtant il y a bien des choses que je ne dis pas.... J'ai la vingtaine, plus jeune, j'ai cru que j'étais emprisonnée dans un corps de femme qui n'étais pas le mien. Moi, je me trompais, je ne suis ni homme, ni femme je suis les trois à la fois ! Je suis pansexuelle, et même pas sûre que mon copain, avec qui je suis depuis deux ans, le sache... Comment lui dire que je rêve de femme tous les soirs, et qu'il me manque quelque chose ? Que ce n'est pas le premier à qui je pense dans mes plaisirs solitaires ? Je me tais, comme toujours.... D'autres part, je suis en fauteuil roulant, je peux bouger un peu mais je suis très fragile, dans la vie de tous les jours, je vis très bien le handicap et je n'hésite pas à le dire... Mais sous la couette... Quand on doit s'arrêter parce que je me suis fait mal quelque part, quand je tremble, quand je suis trop fatiguée, quand je n'ose pas de peur de m'abimer quelque chose, quand c'est lui qui n'ose pas, quand j'ai peur qu'il souffre, qu'il ne soit pas épanoui... Je voudrais aimer plus, aimer sans limite. La maladie est lourde est silencieuse : mais comment en parler ?

skullnroses    18 mai 2015  

Je suis une fille (enfin je crois) de 14 ans. Ma plus jeune amie en a 17,j'en ai un peu très beaucoup marre des collégiens
J'en ai marre que tous les jours de l'année dernière on me disait " o mé taim pokémon sai pour lé enfan lol mdr xD" et depuis la sortie de pokémon go "A put1 ge kiff laul pikatshou é tro minion"
J'en ai marre du fameux "ah mais t'es gothique ? :oo" ALORS QUE NON BORDEL ( il est souvent accompagné du "eske tai satanik??")
J'en ai marre du " Eske t lesbienne?? tu sais on juge pas laul ^^" ALORS QUE SI VOUS NE FAITES QUE ÇA ( et si toi,collégien débile tu te reconnais arrête de cacher ton homophobie stp)
J'en ai marre des kikoojap qui essayent de s’intéresser à ce que je regarde ou à ce que je joue pour au final me dire " ah mais t'es bizarre"
J'en ai marre des gens sans humour (Exemple,suite au "ah mais t'es bizarre" j'ai répondu "tu dis ça parce-que je suis noire" il a répondu "mais t'es pas noir --' et en plus ça aurait rien changé")
J'en ai marre de ces pseudos- dépressifs qui se disent """bipolaire""" alors qu'il n'en savent même pas la définition,marre de celle qui se mutile parce-que Jean-Kévin l'a largué mais surtout pour faire leur intéressantes
J'en ai marre de ces pseudos-racailles qui essayent de faire les grands alors qu'ils ne savent même pas faire une phrase correcte
J'en ai marre de ces filles qui s'habillent toutes pareilles
Marre de ces mêmes filles qui mettent des citations en anglais sur leurs photos insta alors qu'elles ont 4 de moyenne
J'en ai aussi marre de ceux qui se croient trop intellectuels alors qu'ils ne savent même pas écrire/parler leur propre langue
J'en ai marre des ces gamins qui ont fou rire dès qu'il y a un mot rigolo comme par exemple "viol" c'est vrai que c'est trop drôle :),sérieusement c'est ça les futurs lycéens ?
J'en ai marre de ceux qui sortent ensemble alors qu'ils sont juste attirés physiquement
J'en ai marre de ceux qui se disent "gameur" alors qu'ils ne jouent que à call of,minecraft et GTA
Marre de ceux qui me disent que je suis "sale" juste parce-que je laisse mes poils respirer où parce-que j'ai les cheveux un peu gras des fois

Il y en a encore beaucoup d'autres mais je vais m'arrêter là,vous pouvez pas savoir à quel point ça fait du bien o.o
Même si il ne vais sûrement pas le voir je remercie Pouhiou NoéNaute pour m'avoir fait découvrir ce site grâce à sa vidéo !
Je sais pas si je dois dire au revoir mais je le dis quand même,au revoir ! 😀
(Et merci si tu as lu ça en entier c:)

~fluttershy    26 septembre 2016   Lyon   

Quand j'avais quatorze ou quinze ans, j'étais une gamine plutôt solitaire. Je n'avais qu'une seule peur -ou du moins était-ce la plus grande- : c'était mourir seule, et en plus de ça, mourir vierge. Je n'étais pas très bien dans ma peau, peu d'amis, et si j'avais tendance à avoir des "crushs" pour tous les hommes qui me témoignaient un minimum d'attention, c'était bien loin d'être réciproque. C'était aussi la glorieuse époque des skyblogs, et de son système de chat.
Etant un individu de sexe féminin à l'époque (et peu importait mon âge), je recevais déjà par message privé des mots peu ragoutants, vulgaires et choquants. Mais j'y ai trouvé là une sorte de réconfort : quelqu'un pouvait s'intéresser à moi. Je me suis mise à fréquenter le chat, et évidemment les demandes de vidéo conférence pleuvaient. J'avais en plus rajouté un ou deux ans à mon CV (ce qui ne faisait jamais que 16-17 ans, mais passons), et j'acceptais presque instantanément toutes les demandes. J'échangeais quelques mots au départ, mais je n'ai que rarement refoulé quelqu'un (surtout les hommes très âgés, ou ceux qui paraissaient encore plus bizarres que les autres. Un exploit !). Et les choses s'emballaient très vite : se déshabiller, se montrer derrière la caméra, se toucher... Utiliser des objets même, obéir à des directives... A chaque fois que j'éteignais le pc, je me sentais mal, je me sentais honteuse, j'avais encore plus envie que d'habitude de trouver un endroit éloigné de tout et mourir. Et pourtant, je recommençais. Ca a duré plusieurs mois, plusieurs années peut-être, mais aujourd'hui ces souvenirs sont flous. J'essaie d'oublier, mais j'ai toujours la crainte qu'un jour, une de ces vidéos fasse surface. Je ne l'ai avoué qu'à une seule personne jusqu'ici, parce que je n'arrive pas à me regarder en face à cause de ce que j'ai fait... J'ai peur que les gens me jugent, me traitent de salope, de trainée.
J'entendais parfois à l'époque des témoignages similaires dans des reportages télévisés. Des jeunes filles dont les vies étaient brisées par des vidéos... Et j'entendais mes parents soupirer, dire que la fille était stupide, dire que c'était sa faute, qu'elle n'avais qu'à pas faire ça... Et je m'enfonçais encore plus dans le silence : qu'est-ce qu'ils diraient de moi ? Est-ce qu'eux aussi, comme tous mes camarades de classe, allaient se mettre à me détester, ou pire, à m'ignorer ?

Aedis    17 mai 2015   Schwenheim   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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