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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Vous pouvez m'appeler Shiirei. J'ai 14 ans et mon histoire est bien risible par rapport aux vôtres, mais je vais quand même vous en faire part.
Je crois qu'elle a commencé aux alentours de mes 6 ans lorsque mon père s'est mis à me battre. Mais avant, je trouvais ça normal, je me disais que s'il le faisait, c'est que je l'avais mérité. Alors je me laissais faire, je me taisais et obéissais. Mes parents vivaient, et même encore maintenant, séparément. Alors quand je rentrais, je ne disais rien à ma mère, de toute façon, elle n'y faisait pas attention. Oui, là aussi, je pensais que son ignorance envers moi était de ma faute. Les années passaient et j'ai toujours eu envie de vouloir changer les choses avec ma famille. Mais je me disais toujours que je n'avais pas le droit de les changer, car, après tout, pour une raison qui m'échappait, c'était de ma faute, je l'avais mérité. Alors, je ne disais rien et je me renfermais de plus en plus sur moi-même. Et puis, je me suis dit qu'il fallait que je répare ma faute. Donc, pour qu'ils s'intéressent à moi, j'ai commencé à tout faire pour devenir une fille dont ils seraient fièrs. Mais peu importe ce que je faisais, rien ne marchait. Je commençais à jalouser mes ami(e)s, qui étaient si heureux, tout comme je commençais à me détester pour ça. Alors j'ai demandé directement à ma mère et la vérité m'a brisée.Tout ce temps où j'ai essayé de me faire aimer était inutile car je n'étais pas voulue, car je n'étais qu'un préservatif qui a craqué. J'ai perdu mon estime et ma confiance en moi, ainsi que l'envie de me battre. J'ai aussi arrêté de me donner à fond pour l'école. J'ai commencé à porter un masque. J'étais devenue l'incarnation de mes mensonges. J'ai commencé à haïr mon père. Si je n'étais pas voulue, m'as-tu reconnue en tant que ta fille juste pour me battre ? Me détestais-tu à ce point ? Et puis un jour, vers la moitié de mon année de CM2, tu es rentré saoul et m'as laissé cette cicatrice qui ne veut pas partir, qui, à chaque fois que je la vois, me rappelle tout ce que j'ai subi. Et puis j'ai essayé de me suicider en avalant divers médicaments que j'avais mélangés à de l'eau, mais ça n'a pas marché, je me suis juste retrouvée à l'hôpital avec un traitement à prendre. Et je l'ai rencontrée. Dans la même chambre que moi, pour la même raison, mais avec une histoire différente. Elle m'avait aidé à remonter la pente. Je me confiais à elle et elle faisait de même. J'allais mieux, même si je n'oubliais pas, j'aillais mieux car je n'étais plus seule. Mais, un jour, elle a été renversée devant mes yeux, sans que je n'aie rien pu faire. Résultat, elle a failli perdre l'usage de ses jambes. Je m'en suis toujours voulu, même maintenant. Malgré le fait que tu m'as pardonné, moi, je n'arrive pas à le faire. J'ai commencé à m’éloigner des gens, à les éviter, de peur qu'il se produise la même chose. Quant à mon père, je ne l'ai pas revu depuis ma tentative de suicide, mais j'ai décidé de le revoir à cause de mon demi-petit frère que j'avais là-bas pour l'aider à ne pas se pourrir la vie comme moi, même si je dois prendre le risque de me faire battre à nouveau. Et Elle a déménagé et ce cercle vicieux à recommencé. Et puis, en 4ème, je t'ai rencontré toi, tu es devenue presque aussi importante qu'Elle et je te remercie, tu m'as beaucoup aidé. Tu m'es devenue précieuse. Mais j'ai peur de me rapprocher de toi, malgré le fait que je le veux. J'ai toujours le pressentiment que si je tentais de me rapprocher davantage, ça m'échapperait à nouveau…
Malgré tout, je veux aller de l'avant. Vais-je pouvoir le faire ? Même si la peur me paralyse, même si je ne sais plus où j'en suis, je veux le faire, sans regret, ni honte.
Si vous voulez me parler: Shiirei@outlook.fr

Shiirei    22 août 2015   Vincennes   

Tout simplement que j'ai peur de l'amour. Cette façon de s'abandonner à une autre personne, lui donnant toute notre confiance, j'ai un blocage... Je suis complexée et parfois qu'on nous dise que nous ne sommes pas seuls ou qu'on nous explique certaines choses sur les relations amoureuses viennent apaiser en surface, mais je reste encore trop sur mes gardes alors que je n'ai même pas eu de relations qui auraient pu me mettre dans cet état puisque je n'ai que 15 ans. Je souhaite trouver la personne qui prendra le temps pour moi… et « débloquer » cette peur d’aimer.

Lili    17 mai 2015  

J'ai 15 ans, 16 en juin. J'ai déménagé en Aveyron il y a 2 ans. Je suis bigenre. Je suis asexuelle. Je suis aromantique. Personne ne me crois, tout le monde me dis que c'est juste une passe. Que je cherche juste de l'attention. Je n'ai que 2-3 personnes qui m'acceptent et qui m'aiment comme je suis. On m'a déjà demandé si je suis amoureuse d'elles, vu comment je parle d'elles. Mais non, c'est juste que je les aime mais pas...de cette manière. Tenez j'ai inventé un mot : "co-crêpounette". Ce sont mes co-crêpounettes. On s'adore, on ne se juge pas. Je ne les vois presque jamais puisqu'on habite à plusieurs heures en train chacunes, et que la sncf a tendance à coûter la peau du cul. Il y en a que je ne vois que via webcam, même. Mais c'est pas grave. Ca m'empêche pas de les aimer. On peut passer des heures juste couchées l'une contre l'autre, on lis ensemble(pas le même livre en même temps, hein), on regarde des films ensemble, on prend le train et le métro ensemble. Je suis même allé en cours avec l'une d'elle. C'est comme ça je les adore et je veux passer toute ma vie avec elles, même si on fini artistes pauvres à la rue. Oui je suis à la fois un homme et une femme. Oui je suis asexuelle. Oui je suis aromantique. Et j'emmerde ceux à qui ça ne plaît pas.

Rec    27 avril 2016   Bozouls   

Salut, je ne donnerai pas mon prénom mais je vous donne le second, Pierre.
Comme celle qui tombe tout au fond, qui ne s’exprime pas et attend un conte de fée pour obtenir la parole. Or dans la réalité la seule entrave c'est moi.
j'ai envie de dire que j'ai peur des autres, de leur manières, de leurs propres peurs. Peur des groupes de ces autres là, qui n'obéissent à aucune de mes règles et oublient si facilement l'empathie au profit de leur amusement. J'ai peur du rire des gens dans la rue, j'ai peur. j'angoisse depuis longtemps. Le collège le lycée, et même depuis. J'ai 22 ans.
J'ai toujours détesté les groupes. Comme a dit Coluche, quand on est plus de quatre on est une bande de cons, et ça marche aussi à trois comme à deux. Evidemment ça dépend de qui, mais quand j'ai peur je m'amuse pas à compter.
Je suis quand même assez fier de dire que je ne m'amuse pas ouvertement des autres, même si je ne fait rien lorsque mes potes percent du regard les pauvres solitaires qui ne correspondent pas à la norme ou à qui il arrive une tuile gênante. J'ai pas envie de leur gâcher le plaisir et je compte pas sur leur compréhension pour les en empêcher.
J'en suis venu à me dire que c'est ça les Français, en majorité, des gens qui jugent pour le plaisir ou pour se sentir mieux, un peuple pas solidaire, un
peuple trop dispersé. Pourtant j'ai des amis et des joies parfois. Mais je me sens terriblement seul et j'ai pas de rap ni de colère ouverte, de sport ou de textes pour en parler. Vous en faîtes pas, j'aime pas les généralités et j'y crois pas, j'suis juste un peu désespéré et trop réservé pour être en colère.

J'en sais rien. j'ai juste la haine de ne pas être "comme il faut" et la hargne de n'être que ce que je suis et rien d'autre. Ce que je suis, je n'en ai d'idée que ce que je vois dans le miroir, peut être un peu plus. Je suis frustré, je suis fatigué, et comme j'ai du mal à mettre des mots sur ces sentiments d'angoisse et de solitude qui m'oppressent, j'espère que vous comprenez pourquoi je ne peux en parler que sur une page neutre comme celle ci et on en voit si peu sur le web..

Merci

myosotisland    24 mai 2015   Nantes   

C'est Shiirei. Je m'excuse de poster de nouveau un texte si inutile sur ce fabuleux site, mais écrire est quelque chose qui me permet d'ordonner mes pensées et de me soulager, et là, j'en ai besoin car je commence à suffoquer.
Je vous mets dans le contexte, mon frère a une 'petite-amie', oui, je le mets entre guillemets car je ne pense pas qu'avoir une petite-amie consiste à juste coucher avec elle, et en voir d'autres par-derrière. Ensuite, elle a eu des problèmes avec sa famille et passait son temps à venir se réfugier chez nous, c'est ce qui a commencé à causer des problèmes, surtout à ma mère. Puis, elle est restée un mois, deux mois, enfermée dans la chambre de mon frère. Tous les jours ma mère allait la voir pour lui demander de partir, que ce qu'elle fait n'aura que des répercussions néfastes pour tous ceux qui l'entourent, mais elle n'écoutait pas. Ma mère l'a alors mise à la porte, et mon frère s'est énervé, a essayé de la frapper, de casser tout ce qui lui passait sous la main. Et ça a recommencé jusqu'à qu'il ait son bac, et qu'il décide d'arrêter ses études afin de travailler pour elle, malgré tous les avertissements de ma mère qui essayait de le raisonner.
Aujourd'hui, ça va faire une semaine. Une semaine qu'il a ruiné notre famille. Une semaine est passée depuis qu'il est allé au travail de ma mère en criant qu'elle l'avait volé. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il a pu faire ça. Ma mère qui se sacrifiait pour sa putain de personne n'a reçu que ça en récompense. Ça me répugne. Il me répugne. Ma mère a reçu un appel de son travail juste après lui disant que si ça continuait, elle serait virée, et risquerait d'aller en prison. Et si, ça arriverait, ma soeur irait chez son père, et moi chez le mien. Une action stupide qui ruine la vie entière de trois personnes. Celle de ma mère, qui perdra tout. Ma sœur, qui devient aveugle petit à petit et qui fait des crises de tétanie, devra aller chez un père qui n'en a rien à foutre d'elle et perdre toute la vie qu'elle a dans cette ville. Et moi, qui devrai passer le reste de ma vie chez la personne qui m'effraie le plus. Abandonner tout ce que j'ai réussi à construire ici, passer ma vie dans le silence, confinée, se faire battre sans pouvoir riposter, mon père en plein divorce et dépression, ma belle-mère qui me déteste, et mon petit frère qui veut ma mort, joie, non ? Mon pire cauchemar est à deux doigts de se réaliser. J'ai maintenant compris à quel point c'était effrayant de changer. Mais pour l'instant, le pire est de voir ma mère qui ne dors plus, alors qu'elle a enfin des vacances, voir la peur dans ses yeux à chaque fois que le téléphone sonne, l'entendre pleurer avec ma sœur… Tout ça est insupportable. Ça me bouffe.
Even if everything I have is going to be taken far away from me, it's useless to worry about it.

Je pense pas que tu le verras, mais je voulais quand même te remercier d'avoir été là pour moi, ma touffe de gazon.
Si vous voulez parler: Shiirei@outlook.fr

Shiirei    22 novembre 2016   Vincennes   

Un jour une amie nous à dit "et bien voilà j'aime les filles" enfin je ne sais plus comment elle nous l'a dit mais bref, et quelqu'un lui a répondu "ah mais je veux pas que tu tombes amoureuse de moi!" et elle l'a rejeté et à ce moment je n'ai pas pu n’empêcher de me dire: mais comment as-tu pus une seule seconde prétendre être son amie et le rejeté pour ça? Comme si c'était quelque chose de grave! Mais c'est aussi à ce moment qu'elle a vu que se taillader avec un compas ne servais à rien parce que moi et tous les autres à qui elle l'avait dit ne l'on absolument pas rejeté pour ça, parce que elle a eu peur quand le disant qu'on l'a rejette et ÇA ce n'ai pas normal, ça c'est quelque chose de grave: croire que être homo ce n'est pas normal. Du coup elle m'a dit mais "ça ne te fait rien ce que j'ai dit" et je lui ai tout simplement que non, que je ne voyais pas ce que ça pouvais changer et que réellement je m'en fiché et je pense qu'elle à arrêté de ce "caché" dès lors. Aujourd'hui elle a eu une copine elle n'a absolument pas peur de le montrer et franchement c'est normal et pourtant je ne peux pas m'empêcher de penser à mon père ou encore ma grand mère qui ne pense pas du tout comme moi. Si j'écoutais ma grand mère je serai sans doute en robe tout l'ai jour toute sage et surtout je ne serai pas moi. Mon père accepterai plus que je soit homo mais ne l'accepterai pas pour mon frère pour ma grand mère c'est pire je lui ai même dit un jour et bien tu voix un jour je te ramènerai une noir, tatoué et qui ne travail pas et je te dirai que vais me marier avec. Je lui ai dit ça pour lui montrer qu'elle pouvais penser se qu'elle voulais, qu'elle pouvais bien ne plus jamais vouloir me voir que ça ne changerai strictement rien. Je voulais lui faire comprendre que même si ça arrivait elle ne pourrais rien y faire, que si j'aime les femmes plutôt que les hommes, que sa peau soit de toute les couleurs qu'elles peuvent être, tu ne pourras jamais rien n'y changer. Et surtout que ça ne change en rien ce que tu voix de moi, que je serai toujours moi.
Je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup mais pour des choses comme ça je n'ai pas peur de parler et je suis aussi contente que mon amie ai parlé parce sinon elle se serai renfermer sur elle même et ce n'ai jamais bon, elle avait déjà commencé à ce faire du mal à faire des marques sur sa peau et bordel mais heureusement qu'elle a finit par nous dire ce qu'elle avait surtout qu'en fin de compte ce n'était même pas quelque chose de grave, heureusement qu'elle a parlé.

Céline    17 mai 2015  

Bonjour,

Je ne vais pas parler principalement d'orientation sexuelle, de première fois etc...

Il m'arrive de penser que ce monde est triste. Et terriblement tragique.
J'ai l'impression que les choses commencent peu à peu à changer. Mais trop lentement. Ou encore, que rien ne change mais au contraire, régresse. Et que la majorité des gens vivent, travaillent, rentrent chez eux et dorment. Tous les jours de toutes les années. Jusqu'à leur dernier souffle. Sans avoir rien changé dans leur société.

Et les médias (actuels) n'aident pas.
Je me dis que c'est aberrant de voir, de connaitre qu'il y a des tonnes de personnes qui se rendent compte de ça, des gens qui se révoltent mais qu'on oublie. Ou qu'on stoppe.

Que notre système nous endort. Ou nous rend complètement désarmés.

Peut-être que je peux ressembler à quelqu'un qui découvre le monde. (en fait, sûrement)

Mais il y a beaucoup trop de choses qu'on doit améliorer. Et j'ai l'impression qu'on s'en fiche. Ou qu'on ne nous donne pas les moyens de les améliorer, plutôt.

Et j'ai peur de continuer à vivre dans ce monde. Je sais que puisque je pense ainsi, c'est d'abord MOI qui doit faire bouger les choses. J'essaye, promis.

Même si peut-être vous n'en aurez cure, j'ai écrit afin de briser le silence.

Encore merci à Pouhiou et à tous ceux qui ont pensé à faire ce site.

Janis    27 juillet 2015  

Bonjour je voudrait parler, parceque ça fais du bien ! j'ai 13 ans et je trouve stupide quend je lis sur facebook dans les comentaires sur des photos dans des pages les gens qui ecrivent du style ; "a 12-13-14 ans on est pas encore mature on est encore petiti dans ça tete...ou il faut etre vierge quand on se marie... " . Certain penserons que "je veus faire ma grande...." mais non enfin je pense comme tout le monde (enfin presque) et puis je parle regulierement avec mes amies de se sujet la et je me rends compte qu'elles on des controles parentales , des parents coincé . Je me rends compte de la chance d'avoirs une mère et un beau père pas du tout coincé et super libre alors MERDE les gosse de 11-12-13-14 ans n'ont pas tous 8ans d'age mentale que se soit bien clair ! je suis fatugué qu'on me dise "tu es trop petite pour comprendre" ou encore "ne regarde pas ça c'est pas de ton age" ou a la télé "les enfant , ado trop vite" les gars sortez vous les doigts du cul putain ! J'aime les scenes de cul et tout c'est bon soyez pas choqués :) le silence tue vraiment de trop le tabou aussi voyez par vous memes quoi :)

Lola    16 août 2015   En belgique ... dans un trou perdu   

J'ai bien fait de ne pas promettre que ce serait mon dernier témoignage.
Je pense trop, maintenant il faut agir. Il faut vivre. Et ça doit se faire le plus vite possible, sinon je regretterai toute ma vie de ne pas avoir eu le courage quand il le fallait.
Mais je n'y arrive pas. Pire encore je ne prends même pas la question au sérieux, je range tout ça dans ma tête, et ce qui est sensé me faire avancer finit par être une pensée parmi tant d'autres, uniquement là pour m'occuper, pour chasser l'ennui. Je me répète intérieurement "Il faut vivre maintenant" mais est ce que je m'écoute ? Non. C'est juste un autre moyen pour faire comme ci j'avais une vie passionnante et intense.
Seulement voilà, comment on s'émancipe, comment on vit ? Je veux dire, concrètement ? Je ne sais pas quoi faire, ni où aller. Peut être que ça m'arrange. C'est surtout que je n'ai pas tellement cherché. Je n'ose pas.
Une partie de moi se sent trop jeune pour foncer. Je ne sais pas si ça me fait envie, mais je sais que ça me ferait du bien. Je sais que c'est nécessaire. Je sais aussi que ça arrivera.

Toujours là...    16 mars 2016   Paris   

Je n'ai jamais vraiment su qui j'étais, comme la plupart des personnes de 20ans, et j'espère le découvrir. Je sais simplement que lorsque je ne m'habille pas "comme une fille", comme ils disent, j'ai le droit à des remarques telles que "t'es pas très féminine quand même, tu pourrais mettre un peu de maquillage, te lâcher les cheveux, et puis les robes ça t'irait bien". J'aimerais bien leur dire de se mêler de leur fesses, mais je préfère ne pas répliquer. De peur que ça dégénère. J'ai aussi droit à LA question: "mais toi, t'es lesbienne ?" Ça me fait rire parce que c'est comme si je demandais à cette personne, en me basant sur l'épaisseur de ses sourcils: "mais toi, t'aimes les kebabs en fait?"
J'ai essayé de répondre cela une fois, et la personne m'à répondu "mais ça n'a pas de sens!"
Précisément chaton. Ça n'a pas plus de sens que ce que tu as dit à propos de mon potentiel amour pour les autres femmes.

Message un peu désordonné, écrit comme ça venait. Un besoin de gueuler un peu! Merci

Arxia    5 juillet 2016   Paris   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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