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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Bonjour,

C'est la première fois que je me confie sur Internet, je ne sais pas si je vais bien m'y prendre... Je m'excuse déjà si cela peut être maladroit.

Quand faut y aller, faut y aller...

Depuis un moment, j'ai des émotions et une orientation sexuelle assez versatiles et compliqués.

Je suis tombée amoureuse d'une fille, c'était tout nouveau, je me suis remise en question, j'ai discuté, compris, pleuré, espéré... Finalement, je ne l'aime plus, je me suis rendue compte que c'était une personne sotte et dédaigneuse. En tout cas, j'ai beaucoup appris et compris sur les LGBT et sur l'homophobie et juste pour ça, je ne regretterai jamais cet amour. Pendant quelques mois, je me suis proclamée lesbienne. (Et au jour d'aujourd'hui, je me considère plus en tant que bisexuelle ou de sapiosexuelle.)

Ensuite, ça s'est tassé. Depuis quelques temps, j'ai l'impression (presque oppressante) qu'une personne va débarquer dans ma vie, un adulte. Que cette personne va changer ma manière de penser, qu'elle va m'apprécier et me bouleverser. C'est la première fois que je ressens ça, c'est parfois très pénible, je trouve que j'embellis trop mon futur et que je mens à moi-même.

Aussi, je souhaite embrasser quelqu'un. Juste pour savoir qu'est-ce que ça fait, pourquoi on en dit tant de louanges etc... Je n'ai trouvé personne, je me suis résignée à attendre que j'ai un amour réciproque, mais je ne sais pas si c'est possible car j'ai le sentiment que personne ne m'aimera.

Désormais, je suis davantage gentille et "câline" avec une amie proche. Je ne sais pas si c'est parce que je sais qu'on va s'éloigner (à cause d’événements antérieurs) et que donc je veux profiter pleinement du peu de temps qu'il nous reste (en tant qu'ami) ou parce que je commence tout bonnement à l'aimer...

Voilà, j'ai franchi le pas et j'ai brisé le silence. Je remercie Pouhiou de m'avoir fait découvrir ce site formidable grâce à ta vidéo si touchante. Merci. Vraiment.

Wiki    17 mai 2015   

Je suis asexuelle.

et il y à une chose que je ne comprend pas. pour cela choque tant les autres, pourquoi ils sont si triste pour moi et me rabâche que je manque ou vais manquer de quelque chose, qu'ils peuvent me faire changer d'avis, qu'ils vont me faire prendre mon pieds. quand on me dit ça, pour moi c'est une proposition de viol. Je n'ai pas de désir sexuel et prendre mon pieds avec quelqu'un au pieux ni changera rien. Je n'aurais toujours aucun désir sexuel pour personne. est-ce vraiment choquant de ne pas aimer le sexe ? de ne pas en avoir envie ?
Je me sens très bien comme je suis et c'est cette société qui met le sexe sur un pieds d'estale qui me rend malade et me choque.
Je n'ai rien contre personne et je souhaite à tout le monde de vivre sa sexualité comme il l'entend, peux importe le partenaire et peux importe le nombre de ses partenaires. tout le monde devrais aimé comme il l'entend et qui il veux j'en suis heureuse de ça, et j'aimerais qu'on me laisse vivre ma sexualité comme je l'entend meme si ça veux dire pas de sexe, parce que je n'en est aucune envie, aucun désir.

Peux importe l'orientation sexuel/romantique ou le genre, on devrais tous pouvoir vivre comme on l'entend sans avoir de remarque, d'insulte, de coup, de regards et de rejet. On devrais accepter la différence et éduquer les gens, les enfants leur montrer qu'il n'y à pas de problème à être différent que c'est normal et beau

Jack    18 mai 2015    rennes   

Des gens ont fait comprendre à mon mec qu'il n'était pas envisageable pour eux que je sois son copain. Parce que je suis trans pas sous testo, que j'ai pas de barbe et que je suis tout petit.

Ça sous entend que mon mec est stupide de sortir avec moi, que franchement qu'est-ce qu'il fiche à s'enticher d'un truc comme ça, que vraiment il aurait pu trouver mieux.
Ça sous entend que je suis pas assez bien, que je suis pas désirable, que c'est vraiment incongru que quelqu'un ait voulu de moi.
Ça sous entend qu'un mec trans, c'est pas un mec, c'est pas quelqu'un qui est attirant, c'est pas un amant éventuel.

T'imagines même pas comment ça fait mal, comment ça te fait comprendre que t'es pas à la hauteur.
Alors j'ai eu mal et j'ai même encore mal quand j'y pense.

Ces gens, ils sont gays, elles sont lesbiennes, illes sont bies.
J'ai organisé la Marche des Fiertés de leur ville. Je me bats tous les jours pour leurs droits. Je les écoute quand illes vont mal.
Ça fait pas classe de dire, que ouais, je les conchie ces ingrat·e·s. Ça fait vieil aigri. Ça fait rancunier. Faut encaisser, parce que tu comprends, j'ai pas le droit d'être en colère. Illes sont ignorant·e·s. Alors illes ont le droit d'être blessant·e·s.

Aujourd'hui, j'ai envie de te dire que si, je les déteste un peu. Que ça fait un putain de mal ce qu'illes ont dit. Que je leur en veux.

Illes ne voient pas que je m'efforce à être quelqu'un de bien, que j'ai des yeux à tomber par terre et qu'au pieu, je me débrouille assez bien pour qu'on ait envie d'y revenir. Illes voient pas que je considère pas mon mec comme un trophée que j'aurais volé. Illes voient pas que je fais très bien les quiches aux légumes. Illes voient pas que je suis curieux et effronté.

Illes voient pas que même s'illes me blessent, je vais continuer à me battre pour que personne ne leur fasse de mal à cause de qui illes sont, parce que ça me rend malade rien que de penser que quelqu'un touche à un seul de leurs cheveux.

Non, illes voient pas tout ça. Illes peuvent juste pas imaginer que le soir, c'est dans mes bras que mon mec a envie de s'endormir.

Monsieur Pâtisson    16 mai 2015   

Pouihou tu m'as décidé a parler.

Il y a deux an, j’étais en première. Amoureuse, le vrai amour, pour la première fois d'une amie, on était très proche. Un soir je l'ai ramené a la maison sans aucune arrière pensée, juste des cœurs dans les yeux. Ma mère l'a immédiatement jugée : piercing, écarteurs, fumeuse, dreadlocks, sarouel, obligatoirement lesbienne.. et elle plaisait a sa fille.. La mauvaise surprise. Le lendemain je l'ai ramené, pendant ce temps ma mère a renversé mon armoire de vêtements pour déranger toute ma chambre. Je l'ai trouvé en pleurant ne sachant pas quoi dire, mais elle.. Elle m'a juste dit quelle comprenait pas pourquoi ça finissait ainsi, que j'étais pas quelle espérait, que j’étais MORTE pour elle.
S'ensuivit des crises pendant des mois, je ne disais RIEN. Les mots ne sortent pas de ma bouche, car c'est ma mère, je l'aime, je veux pas qu'elle pleure. Un jour les mots sont restés trop coincés dans ma gorge, il y avait une boule de douleur. Depuis, je n'arrivais physiquement plus a manger ni boire, ni respirer correctement, j'ai pensé a des crises d'angoisses, ce n’était pas de l'anorexie car je voulais manger moi, mais pas mon corps. J'ai passé plusieurs exam car ca s'empirait, je tombais dans les pommes, vomissait la nourriture coincée dans ma bouche les midis au self.
Une naturopathe m'a enfin dit que mon cerveau ne faisait pas la part des choses. Je voulais pas "avaler" la situation avec ma mère, je ne voulais pas l'accepter, alors je n'avalais plus rien. Même de l'eau ou de la nourriture.
Je comprends que je déçois ma mère, mais je ne veux pas, ne peux pas me changer pour elle.

Je respire enfin,
Ça fait du bien..

Ratatouille    18 mai 2015    nantes/perpignan   

Parler, où une des libertés fondamentales dont tout êtres devrait pouvoir jouïr. Parler, et agir.
Aujourd'hui, ça fait quelques années maintenant que je me sens dépérir jour par jour à cause du silence. Ca a commencé au collège, du fait de mon surpoids, j'ai été pris en tête de turc, souffre douleur. Et ça a duré longtemps, jusqu'à mon année de première, mais j'en ai encore les séquelles aujourd'hui. On m'insultait, me crachait dessus, allant jusqu'à me frapper, enfin le quotidien d'un certains nombre d'élèves, trop souvent laissé pour compte et passé sous silence. Malgré mess plaintes à la direction, mon ouvrage de gueule répétitif rien n'a bougé car eux ne disait rien... Et il en est venu un jour où, non content de me détruire où que je sois dans le collège, ils en sont venus à me suivre jusque dans les toilettes, et à me violé dans mon intimité... J'ai perdu foi en tout ce jour ci. Je n'osais rien dire à mes parents, car des choses comme ça sont plus que délicates et difficiles à faire passer. Je n'osais juste plus rien dire.Jusqu'à un jour fatidique où, poussé à bout, j'ai craqué. Le silence ne pouvait plus régir ma vie, les faits étaient là.
Aujourd'hui je continu à me sentir dépérir, hanté par ses fantômes, mais je dois dire également que, de jour en jour, je me sens renaître.( Bien que j'ai toujours honte de mon corps, de mon image, peur de ce que je peux renvoyer. ) J'ai une somptueuse petite amie, je me suis donné corps et âme dans ma passion, la musique, et ais monté un groupe avec ceux qui sont devenus mes meilleurs amis. Je suis entouré d'amis, un petit groupe, avec lequel on peut parler de tout, sexe, problèmes, délires enfin tout. Et avec eux la vie à un goût particulier, tellement délicieux. J'ose donc le dire, ce mot si fâcheux que l'on pourrait croire qu'il a disparu des pensées, j'ai espoir.
Il faut parler des choses qui blessent, mais aussi de celles qui font plaisir, je pense que si l'on peut partager un peu de bonheur, d'espoir alors faisons le car c'est tout aussi important.
Je veux donc remercier tout mes amis, qui me font me sentir mieux chaque jours, ma professeur de techno de 6eme qui a été la seule à avoir voulu m'aider, mes parents qui ont voulu faire tout leur possible pour que je parle et à vous de m'avoir donné le courage de dire ici ce que j'ai sur le coeur.
Merci.

Helix    26 mai 2015   

Depuis que ce site a vu le jour, je ne fais que lire. Je n'ose pas parler. Je n'ose pas dire. Pourtant, je connais les mots, je les utilise bien, souvent. J'écris beaucoup, dans l'absolu. Je remplis des pages blanches sur mon écran, de mots noirs.
J'ai toujours aimé la lecture. Dès que j'ai su lire, j'ai plongé dans les livres pour rêver. À la maison, pas de télé, mais des livres...en pelletées. Alors je lisais. J'oubliais jusqu'à ma propre existence, en plongeant dans ces pages. Je ne voyais plus les mots, je vivais les histoires. C'étaient les moments les plus heureux de mon enfance...mais je digresse.
J'écris, disais-je. J'ai commencé à l'adolescence, avant même que mes parents envisagent de se séparer. J'ai commencé avant de voir la mort en face. J'ai commencé avant de découvrir à quel point la douleur peut être insupportable. J'ai commencé avant même de savoir ce qu'était la sexualité, avant même d'envisager pouvoir en avoir une. Je fuyais, encore et déjà, une réalité dont je savais que je ne saurais pas l'affronter.
Et j'avais raison, quelque part. J'ai choisi de me taire, parce qu'il n'y avait pas de place au dialogue, parce que ce que j'avais à dire ne pouvait pas être entendu.
Le problème avec le silence, c'est qu'on s'enferme à l'intérieur. Ce ne sont plus les autres qui nous imposent de ne pas parler, le silence devient une habitude, on ne dit plus rien. Rien de ce qui est essentiel, rien de ce qui nous touche, rien de ce qu'on ne devrait surtout pas garder pour nous. Le silence devient un mode de vie. On s'efface, on écoute. On devient "gentil". Comme un enfant sage. On ne fait pas de vague, on voit d'autant plus de choses dans ce silence, des choses qui nous blessent. Moi, en tout cas, je vois, je perçois, j'entends des choses qui me blessent. Et je n'ose rien dire. Jamais à voix haute, jamais aux autres. Pour survivre - puisqu'il s'agit de survie - je "vide" ma tête sur mon écran, sur des pages blanches. J'écris, jusqu'à ce que la douleur trouve son apogée, jusqu'à m'arracher des larmes, j'écris.
Parfois, j'écris des histoires et certains prennent plaisir à les lire. Parfois, la douleur est brute dans mes mots, je les garde alors pour moi.
Le problème du dialogue avec soi-même, c'est que l'interlocuteur n'apporte pas un nouveau point de vue, il ne soulage pas, il ne permet pas de sortir du cercle vicieux de ce silence qui nous agresse, qui nous ronge, qui nous tue, lentement mais sûrement. Je pense sincèrement que le silence me tue plus sûrement que l'éventuel cancer que la clope sur laquelle je tire avidement pourrait m'apporter.

Aujourd'hui, j'ai 27 ans et je sens le poids de ces années de silence sur mes épaules. Et il est lourd. Je n'ai pas défini ni mon genre, ni ma sexualité. J'aimerais dire "je m'en fous". J'aurais la conviction de le penser, si je le faisais. Mais je sais que je suis triste. Je sais que j'ai mal. Je sais que j'ai l'impression que personne ne comprends vraiment entièrement ce que je ressens et que la solitude est devenue une vieille ennemie, aussi haïe que familière.
Aujourd'hui, j'ai un copain, depuis 2 ans. J'ai eu des copines aussi, dont une avec qui j'ai dépassé les 5 ans de relation...et d'incompréhension aussi. J'ai fait semblant d'être un garçon. J'ai fait semblant d'être une fille. Et je n'ai jamais su décider. Je n'ai jamais eu l'impression d'être bien, dans un cas ou dans l'autre. Mieux peut-être, mais cela semblait surtout tenir à la tolérance qui m'entourait. J'ai beaucoup déménagé, plus ou moins 10 fois dans ma - pour le moment, courte - vie. J'ai eu envie de mourir, pour échapper aux angoisses, on m'a donné des médicaments. J'ai fini par les arrêter, après avoir fini par ressembler à un zombie : une personne sans âme, sans émotion, une coquille vide dirigée par la peur, ne survivant que dans, par et pour la peur. J'ai eu peur, pour moi. J'ai eu peur que finalement, la dernière chose à laquelle je me raccrochais, c'est à dire ma pensée, la conscience d'être moi et d'être en vie, disparaisse. J'ai eu peur de sombrer dans la folie et dans l'oubli : que moi, j'oublie que j'existe.
Après les livres, ce sont les jeux vidéo qui ont empli mon quotidien. WoW. L'illusion d'une vie sociale, l'illusion d'une réussite, l'illusion d'une famille ? C'est souvent ce qu'on me dit : "Non, mais moi je te parle de vrais gens, je les vois, je les touche !"
C'est vrai, ils ne touchent pas ma peau. Mais ils touchent mon coeur, mon âme. D'accord, je ne vois pas leur visage, mais j'entends leur voix. Je connais toutes leurs intonations. Je sais dire leur humeur juste dans la manière qu'ils ont de me dire bonjour. Avec eux, chaque succès est collectif. Ensemble, on prend soin des autres. Et cette communauté, cette famille qu'on a choisie, est plus bienveillante que tout ce que j'ai pu recevoir de ces gens qui peuvent voir mon corps, le toucher. J'ai l'impression que ce sont eux qui voient le "vrai" moi.
Aujourd'hui, je suis toujours en perdition dans cette réalité où je ne trouve pas ma place, où je ne sais pas qui je suis, ce que j'aime ou ce que je veux. Mais j'arrive à sourire, à rire sincèrement. Je sais qu'on m'aime et j'aime, sincèrement et entièrement. Tout le monde ne fait pas preuve de cet "inconditionnel" amour dont je semble être la seule personne à pouvoir faire preuve, mais j'aime et ça me fait plaisir d'aimer. J'ai la sensation d'être en vie et de pouvoir ressentir autre chose que la douleur.
Aujourd'hui, je suis moi. Qu'importe la définition qu'on s'efforce de me coller sur le dos, j'essaie d'être moi. Même si j'ai l'impression d'être pénible, même si c'est compliqué, même si ça ne plait pas, j'essaie de me rester fidèle, au moins à moi. Toutes ces cases dans lesquelles la société essaie de nous enfermer, j'aimerais les voir disparaître. Comme quand j'étais gosse, je ferme les yeux, prétendant que le monstre n'existe pas. J'essaie de ne pas voir que ces personnes si proches de moi et qui disent m'aimer essaient de me faire rentrer dans ces cases, parce qu'ils veulent comprendre. J'essaie de fermer les yeux, de garder le sourire, de me taire. Et ça me tue.

Voilà, aujourd'hui j'ai parlé. J'ignore si c'était très clair, j'ignore si ça servira à quelque chose. J'ignore si j'aurai le courage de dire non, un jour, de me lever et de laisser derrière moi toute cette intolérance sous couvert d'amour, d'avancer par moi-même, de me battre. Mais au moins, juste une fois, même anonymement, j'ai brisé le silence.

Papa, Maman, je t'aime.

Merci Pouhiou.

Nøbødy    17 août 2015    Internet   

Bonjour à celles et ceux qui liront cette histoire, ma petite histoire qui, je m'en excuse par avance, ne sera pas si petite que ça car je veux non seulement parler de ce que l'on ne dit jamais, mais aussi des conscéquences que ces évènements ont sur une vie. Ici en l'occurence il s'agit de ma vie.
Donc bonjour à vous, à toi,
Ici, pour toi je m'appelle D.* et j'ai 21ans (ça c'est tout le temps bien sur ^^).
Pour début mon récit, jevais vous ramenez au mois d'Avril 2009, j'ai alors 15ans. Ce sont les vacances et nous acceuillons des cousins (1 garçon, S. 15ans et une fille Z. 18ans) pour l'anniversaire de ma petite soeur M. fêtant ses 10ans. Ma soeur et moi partageons la même chambre et comme S. est son cousin préféré, elle a insisté auprès de mes parents pour qu'il dorme avec nous et personne, pas même moi, n'a eu d'objection puisque j'ai toujours été très proche de lui.
Nous avions pour habitude (ayant été des enfants assez atipique très sensible timide et poétique et étant toujours comme ça à l'adolescence) de partager nos soucis, nos vies et notre vision du monde, surtout à travers nos poèmes, mais je m'égare. S. m'a donc parlé de sa petite amie avec qui il songeait à rendre les choses plus sérieuses et nous en parlions longuement le soir une fois couchés. Nous avons pris l'habitude de parler dans le même lit après que M. est râlé que nous l'empéchions de dormir en parlant. Nous dormions parfois ensemble en souvenir de notre enfance.
Seulement son comportement commençait à changer, il entrait dans la salle de bain pendant ma douche ete disait ensuite ne pas le faire exprès, et tout le monde le croyait, son père (le dernier de ses frère au quel mon père parle encore) le défendait quand j'exprimais mes doutes, alors j'ai fini par me convaincre aussi que c'était accidentel. Tout les adultes de ma vie ne pouvaient pas se tromper tous ensemble sur la même chose n'est-ce pas ?
Pourtant un soir (comme vous vous en doutez sûrement maintenant) S. à commencé à me toucher, à me caresser sous les draps. Je lui ai bien sûr demandé d'arrêté. Il m'a répondu que nous avions toujours tout traversé ensemble et qu'il avait besoin que l'aide sur ce coup là parce qu'il ne voulait pas tout foirer avec sa copine et que personne ne saurait jamais ce qui allait se passer dans cette chambre. Quand j'ai répété mon refus son comportement à complètement changé, il est devenu plus dur, plus violent. Il faut savoir qu'à cette époque j'étais un peu ronde et ne dépassait pas le 1,60m alors que lui faisait 1,75m et était atlétique.
Je n'ai pas eu le temps de réagir quand il a attrapé mes poignets (tenant dans une seule de ses mains) et plaqué la 2ème de ses mains sur ma bouche. Je voulais me débattre, mais il était bien plus fort et plus lourd que moi. Il s'est penché sur mon oreille pour me chuchoter une des pires choses qu'on m'ai jamais dîtes "Bien sûr tu peux crier, ta soeur est dans la chambre, ton père est réveillé dans la salle. Tu peux les appeler, les alerter. Mais on sait tout les deux que tu ne le fera pas."
En effet, du jour où M. s'était fait passé à tabac par une bande de cons, je m'étais juré de toujours tout faire pour la protéger. Et elle avait à peine 10ans, elle rêvait de prince charmant et de grand amour et pour rien au monde je n'aurai voulu briser ces rêves là. Mais surtout, elle commençait tout juste à reprendre confiance après son agression, à ne plus avoir peur d'aller à l'école, de marcher dans la rue et je ne voulais pas être celle qui aillait la replonger là dedans, celle qui allait lui imposer l'image des hommes comme des monstres. Même ceux qu'on aime le plus, même ceux avec qui on a grandi et qui nous promettaient de nous protéger face aux monde comme il l'avait fait quand nous étions enfant.
Quand il m'a libéré la bouche j'ai malgré tout voulu crier, et appeller au secour, mais j'étais tétanisée et ma gorge était comme vérouillée, aucun son n'en est sorti. En voyant ça il a sourit, là quelque chose s'est brisé en moi et j'ai perdu la volonté de lutter, j'ai compris que quoi que je fasse il aurait toujours le dessus. A cet instant je voulais juste être loin d'ici, sortir de mon corps. J'ai même prié pour ne me souvenir de rien, comme c'est parfois le cas dans les séries policiaires que je regardais. Ce n'est pas le cas, c'est minutes sont à jamais gravées dans ma mémoire avec une brillante nettetée.
(Cette partie sera assez riche en détails alors si vous ne voulez pas les avoir, je vous conseille de passer au paragraphe suivant. Cependant, soyez informé que c'est bien la partie qui arrive que je n'ai jamais dite à personne et croyez bien que ce souvenir me ronge.)
Il a retiré son calçon et s'est retrouvé complètement nu contre moi. C'était la première fois que quelqu'un me touchais comme ça, je m'étais déjà masturbé, et je connaissais mon corps, mais personne d'autre n'avait jamais posé la main sur moi, on ne m'avait même jamais embrassé. il a commencé à frotter son pénis en érection contre moi. Il me l'a mis dans la main en murmurant un "oui" pervers. Il l'a appuyé sur mon visage en me demandant de le sucer, il l'a frotter contre la bouche, mais j'étais incapable du moindre mouvement alors quand il a compris que je ne le ferait pas, il m'a gratifié de ma première biffle. Il s'est ensuite assis sur mon visage pour me faire ouvrir la bouche, ça n'a pas fonctionné et pourtant je suffoquais, mais même si j'avais voulu ouvrir la bouche je n'aurait pas pu le faire mon corps était entièrement figé dans une douloureuse immobilité. Déçu que ça ,'ai pas fonctionné, il a décidé de s'entrainer sur moi au cunnilingus en me demandant mon avis sur ce qu'il faisait. Je restais statique à fixer le lit de ma petite soeur endormie. Il s'est énervé de mon absence de réponse et m'a giffler quelque fois en m'ordonant de réagir. Puis il m'a finalement pénétré maladroitement, sans bien sûr utiliser de préservatif (étant tous les deux vierges, le risque d'IST était quasi nul mais j'étais déjà règlée depuis un moment et ne prenais aucune forme de contraceptif). L'acte en lui même dura peu de temps et s'acheva dans un grognement rauque, il s'est affalé sur moi quelques instants avant de retourner dans son lit. Je n'ai pas dormis du reste de la nuit j'ai continué à fixer le lit de ma soeur en pleurant sans bruit, toujours incapable de bougée.
Suite à ce viol, je me suis complètement renfermée sur moi-même, incapable de parler à qui que ce soit pendant quelques jours. Je n'arrêtais pas de me demander pourquoi je n'avais rien fais. Etait-ce de la lâchetée ? Est-ce que comme le prétende certains j'en avait en fait secrètement envie ? Non, je n'en avait pas envie. Par contre peut-être avais-je été lâche. Quand je suis retournée au collège, je n'écoutais plus du tout en cours et (alors que j'étais bonne élève) mes notes se sont mises à chuter énormément. Je n'arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit exepter ce viol.
Lorsque après plusieurs semaines je pris la doouloureuse décision de parler à ma mère, les choses ne se sont pas passé comme prévu. J'étais encore sous le choc qu'il m'ait volé ma virginité et j'était incapable de parler de viol. J'ai donc parlé d'attouchements à ma mère qui n'a pas cherché à comprendre ou me faire parlé plus que ça et m'a consolé à l'aide d'un "ne t'inquiète pas, vous n'avez pas été au bout ce n'est donc pas de l'inseste". Maman, je t'aime mais sache que NOUS ne somme allé nul part, il est venu et s'est servi et c'était de l'inseste.
Après cette "discution" j'ai décidé de ne plus en parler, jamais. Ne voulant pas évoquer le sujet avec mon père, le forcant à couper les pont avec le dernier membre de sa famille avec qui il a toujours un lien puisque je savais que mon oncle n'accepterais jamais ma version des faits et défendrait toujours son fils (se trouvant également être le fieul de mon père et le fils qu'il n'a pas eu). Mais ça continuait de me torturer et me détruire de l'intérieur.
Lorsque je suis passée en 2nd, mon lycée était dans une ville assez riche, et nombre d'enfants gâtés et inactifs se plaisaient à se démonter le cerveau en soirée, c'est là que j'ai goûter pour la première fois à la drogue puisque tout le monde me disait qu'on déconnectait de la réalité et oubliat ses problèmes. Extasie, héroïne, coke j'ai pour ainsi dire tout testé. Et j'ai commencé à développer une addiction à l'héroïne. A la maison les choses étaient compliquées, je refusais l'autorité de ma mère qui n'avait pas su me protéger ni sentir ce qui n'allait pas. Au cours d'une dispute elle m'a dit "Tu feras comme tu veux lorsque tu ne sera plus sous mon toît". Cette nuit là je l'ai pris au mot. J'ai mis quelques affaires dans un sac, j'ai pris ma brosse à dent une couverture et je suis partie à 3h du matin quand tous le monde dormait en laissant un mot disant "D'accord maman. A+"
J'ai donc vécu plusieurs mois dans la rue, j'y ai rencontré Sky un SDF qui m'a sauvé d'une bande voulant me violer un soir. Nous formions une sorte de duo et il est très vite devenu mon meilleur ami, il voulait que je continue d'aller au lycée alors, j'y retournais ponctuellement, lorsque j'arrivais à prendre une douche et que je n'étais pas complètement défoncée. Sky faisait la manche pour nous nourrir tous les deux. Mais il n'était pas rare qu'il n'y ait rien au menu et moi étant héroïnoman et Sky alcoolique, nous nous sommes vite trouvé en manque, alors j'ai commencé à me prostituer pour nous assurer d'avoir nos doses puisque personne ne veut embaucher une SDF sans le bac (même pas un fast food pour récuprer les toillettes). Parfois même j'avais assez pour nous ramener un mcdo (vous n'imaginez pas à quel point manger des frittes chaudes en plein hiver peut être délicieux).
Un jour je me suis retrouvé en manque puisque je n'avais pas eu de clients depuis un moment (quand on paye on veut au moins que la personne qu'on saute ne sente pas le bouc), je me suis retrouvée dans un entrpôt désafecter à sucer mon dileur pour une dose, je n'ai eu que la moitié de ce que je prennais d'habitude "parce que ta pipe vaut pas plus c'était de la merde", Sky est arrivé dans l'entrepôt au moment où mon dileur finissait de me sauter pour que je mérite ma dose complète. Il s'est battu avec lui et m'a promis que plus jamais personne ne me traiterais comme ça, qu'il y veillerait.
Il l'a fait, le lendemain, alors que je ratait le lycée une fois de plus pour aller faire la manche, Sky est aller voir un de mes prof au lycée. Un prof qui m'avait déjà convoqué plusieurs fois, voyant que je partais en morceaux, un prof qui se souciait de moi, vraiment.
La semaine suivante Sky ma forcé à aller en cours, et ce prof m'a gardé après les cours, il avait convoqué mes parents qui placardaient des affiches depuis des mois pour me retrouver.
Ces deux hommes m'ont sauvés la vie. Aujourd'hui ils sont tous les deux morts, Sky le premier 2ans plus tard, il est mort de frois, ou à cause de l'alcool, je ne sais pas, je sais juste que c'est moi qui l'ai trouvé et que j'avais juste un surnom et un âge à donner à la police. Sky 21ans. Mon prof est mort l'an dernier d'une crise cardiaque. Je n'ai pu remercier ni l'un ni l'autre.
Le reste de ma scolarité, j'ai trainé une réputation de pute et j'ai couché avec des tas de personne, hommes, femmes, j'avais besoin de récupérer le contrôle sur mon corps, de sentir qu'il m'appartenait vraiment. Je me suis fais frappé plus souvent qu'à mon tour, mais j'avais appris à me défendre dans la rue, et surtout en tapinant. Une pute doit définitivement savoir frapper si elle veut être payée et ne pas avoir un mac sur le dos.
J'ai dis à quelque personnes que j'avais été violée, une psy, une infirmière scolaire, quelques amis, des gens que je connaissais peu et qui on fuit, mais personne ne sait TOUS ce que j'ai dis ici.
Aujourd'hui je suis en phase avec mon corps, mais lorsque je couche avec un quelqu'un que j'aime vraiment, je suis encore tétanisée à cause de ce que mon cousin m'a fait. Je n'ai pourtant jamais porté plainte, je ne pense pas qu'il recommencera, je pense vraiment qu'il voulait se rassurer sur sa capacité à coucher avec quelqu'un (ce qui n'excuse rien), mais je me suis promis de personnelement lui faire payer.

Voilà, je ne pense pas que quelqu'un lise ça jusqu'au boût, mais si c'est le cas, JE TE REMERCIE du fond u coeur d'avoir écouté ce que j'avais à dire et que personne ne veux entendre, et c'est pour ça qu'on ne le dit jamais.
Toi qui à lu mon histoire je t'offre ce mail si tu veux me connaître, en entendre plus (car oui il y a encore plus à dire ^^), partager aussi quelque chose ou simplement parler du temps qu'il fait dehors. freegertrude@gmail.com

Bien à toi,
D.*

D.*    1 août 2015    Ile de France   

Elle s'appelait Emilie, c'était une "grande", qui avait la même professeure de danse que moi. Je crois qu'elle m'a plu parce qu'elle n'était pas la plus jolie selon les critères habituels : elle attachait ses cheveux n'importe comment, elle avait d'assez grosses joues, un appareil dentaire, ... Elle était la fille la plus belle que j'avais vu de ma vie.

J'ai réagi très calmement à cette attraction, toute nouvelle puisque j'avais toujours été 300% portée sur les garçons. Je vivais dans une campagne reculée, majoritairement homophobe, où j'entendais mes amies dire "Mais si elle est lesbienne, elle va vouloir coucher avec moi ! T'imagines ? Moi je la touche plus, je l'invite plus chez moi, on sait jamais ce qu'elle peut imaginer". Je n'ai rien dit. Les harceleurs auraient pu se servir de cela contre moi.

Mes parents ? Je ne les avais jamais entendu se prononcer sur l'homosexualité ou la bisexualité. Ils m'avaient l'air de gens tolérants, et quand j'essayais de les sonder "Tu vois, elle, elle est lesbienne !", je n'avais pas de réponse qui m'assurait une bonne réaction de leur part. Et puis "tolérer" une orientation sexuelle chez un inconnu, ce n'est pas comme apprendre que son enfant, la chair de sa chair, partage cette orientation.

J'ai brisé le silence dans la cuisine, avec ma mère. C'était un moment grave, un moment où ma vie pouvait basculer. J'avais entendu toutes ces histoires d'adolescents virés de chez eux, tabassés pour avoir osé dire "Je suis attirée par des personnes de mon genre". J'étais terrifiée.

"Ah, d'accord. Et alors ?" Ce n'était pas de l'indifférence. Elle était heureuse de me connaître plus, mieux, mais "Et alors ?" : qu'est-ce que ça changeait ?

J'ai brisé le silence depuis, d'abord seulement avec des proches ou des personnes de confiance. Quand c'était des amies, je voulais rassurer : "Mais ne t'en fais pas, je veux pas coucher ou sortir avec toi, hein, ça ne change rien à notre amitié". Et je n'avais même pas à le préciser. Ma bisexualité n'a jamais rien changé.

Je n'ai subi aucune violence, par chance, seulement quelques petits commentaires biphobiques, des "Ce n'est qu'une phase", etc, etc. Je n'ai jamais eu à craindre pour ma vie, ma santé, ni rien. Il n'y avait que mon silence qui me faisait craindre ce qui pouvait advenir.

Pyrène    17 mai 2015    Paris   

Un jour, au collège, j'ai appris qu'un secret que je gardais avec moi et une amie a été dévoilé. J'etais tomber amoureuse de mon amie la plus proche en cinquième, je lui ai dis, révéler les sentiments que je portais à son égard, je ne voulais pas forcément être avec elle par la suite, juste être sincère comme à mon habitude avec elle. Malheureusement, elle a mit au courant une amie à elle peu fiable, et, cette année, cette fameuse amie a dit à d'autres personnes, et enfin, la nouvelle est arriver jusqu'à moi. Évidement pout éviter que les insultes pleuvent, et eviter le jugement de personnes complètement ignorantes, j'ai rien dis. J'ai juste dis que c'était qu'une simple rumeur. Je pensais que ça allait empirer de jour en jour. Environ une semaine plus tard, en plein cours de musique, j'entend "Hé vous savez que Lisa a voulu sortir avec (...) ?" En plus de déformer la réalité, il a dit ça à six personnes de ma classe, ensuite j'entendais encore des messes basses "Nan elle est vraiment lesbienne ?" Ce qui était encore faux, j'avais une forte attirance envers les filles, mais aussi envers les garçons, donc bisexuelle. Après avoir mis les choses au clair avec certaines personnes, étrangement une bonne partie de la classe me soutenais, m'appreciais même encore plus, me posais des questions etc. Mais je suis sûre qu'en réalité les filles ont peur de moi, et les garcons me prenne pour une folle avec les hormones en ébullition, et je laisse couler en plus. Mais j'assume être bi, je m'assume. Et si c'est cette sorte de défaillance génétique comme dises certains scientifiques qui fait ce que je suis, je m'en balance. Je suis ce que je suis, et les personnes qui ne sont pas francs et qui ne disent pas ce qu'ils pensent en face pour paraitre gentils et tout mignons sont juste, pour moi, de parfaits connards, moutons de la société qui ne veulent pas s'attirer de problèmes.

Lisa    17 mai 2015    Brest   

Aujourd'hui, j'ai envie de faire un témoignage différent. Un témoignage positif et d'espoir. Dire ce que l'on ne dit jamais ? Je le fais, d'une façon tout à fait différente.

J'ai 17 ans, je suis de sexe féminin mais je préfère n'avoir aucun genre précis, ayant parfois plus un caractère masculin que féminin, et j'ai une particularité (qui ne changera que peu de chose, et comme ce site est pour autre chose que ce "problème"là). Je suis bisexuelle/pansexuelle (je préfère mettre les deux car je ne suis pas certaine). Je fais partis des cas "chanceux". Bien qu'à la maison, le sujet du sexe n'était pas le premier abordé, si j'avais des questions, on me répondait. J'ai des parents assez ouverts d'esprits (et ils avaient tout intérêt). Enfin, mon père est contre le mariage gay, mais ce ne sera pas une raison pour qu'il s'engueule, commence à insulter ou à juger quelqu'un juste parce qu'il est homosexuelle. En soit, il a du respect. Ma mère est vraiment ouverte d'esprit. Elle n'est pas elle-même bisexuelle ou lesbienne, mais si je reviens avec une petite amie, elle en sera tout aussi contente que si ça avait été un garçon. En réalité, mon enfance a été difficile pour un autre sujet dont je ne parlerais pas, pas ici toutefois. Et je n'ai jamais "découvert" l'homosexualité, la bisexualité etc. C'était un fait tout naturel chez moi. Pour la petite anecdote, je fais du jeu de rôle et j'écris des livres. Et en faisant un check de mes personnages, j'ai découvert que mon premier couple homosexuel (voir le premier couple tout court en réalité) était lesbien. Cela m'a fait sourire car je me souvenais que, lorsque j'avais créé ces deux personnages, les mettre ensemble m'avait paru naturel, voir même évident.

Aujourd'hui, tout va pour le mieux, bien que je sois célibataire. Je suis entourée de bisexuelle ou de personnes hétérosexuelles sans être homophobes. Nous discutons de ça sans problèmes. Et aujourd'hui, si je devais être en couple, je préférerais être avec un(e) transsexuel(le), un(e) transgenre, ou avec une femme et un homme (ou deux hommes, ou deux femmes). Je suis quelqu'un qui assume sa différence, qui cherche la différence et me moque de la normalité quand celle-ci vient m'attaquer. Car ceux qui sont "neuro-typiques" (donc normaux) sont fermés d'esprits et ne voient qu'une beauté qu'on leur a éduqué de voir.

Je ne brise qu'à moitié le silence, mais j'encourage tout le monde à le faire.

Je vous encourage a être comme vous êtes. Oubliez les autres, aimez-vous d'abord comme vous êtes. Avancez en tant que gay, en tant que lesbienne, en tant que bisexuelle, en tant que transsexuelle, en tant que transgenre, en tant que vous-même.

N'ayez pas peur. Regardez autour de vous et dîtes-vous que ce garçon dans le bus est peut-être gay aussi. Vous n'êtes pas seuls. Nous sommes solidaires.

Libérez-vous. Ne vous enfermez pas, répondez aux critiques et aux insultes avec intelligence et un sourire.

Soyez vous-même. Et les autres vous aimeront comme vous êtes.

A vous tous, je vous souhaite une agréable soirée (ou une agréable journée, selon l'heure à laquelle vous me lisez).

Cordialement
Vala Nolwen

Vala Nolwen    21 mai 2015    Chavannes-de-Bogis (Suisse)   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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