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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Quand j'étais petite, mon père s'amusait à me faire pleurer. Oui, il me frappait, et ça le faisait rire. Je me souviens encore de son rire sadique lorsqu'il me poursuivait dans la maison avec un couteau. Il ne faisait jamais rien avec, il me faisait juste " peur " . Puis, lorsque j'ai eu un certain âge, la loi m'a permis de ne plus aller le revoir. Il n'a pas compris pourquoi du jour au lendemain , je n'étais plus là. Il m'a envoyé des tonnes de mails, me demandant à chaque fois des explications, ou bien me faisant culpabiliser du fait que je n'allais plus non plus voir mes frères et soeurs. Eux aussi m'ont fait du mal.
Mais je me suis tue, et je me suis refermée sur moi-même.
Au collège, on me traitait méchamment de " lesbienne " . A cette époque là, je ne savais pas mon orientation sexuelle, cela m'est venu un peu plus tard. Je rigolais de ces insultes, même si au fond de moi, cela me faisait énormément de mal. Mais personne ne le voyait.
J'ai lentement sombré dans la dépression.
Un jour, je me suis levée, je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer. Je n'en pouvais plus. Ma mère ne comprenait pas ce qui m'arrivais, et elle me traitait de folle. Cela m'a enfoncée encore plus. J'ai essayé de parler, de dire ce que je ressentais, mais elle ne m'a pas comprise, et je me suis reçu encore plus d'insultes, et d'incompréhension.
J'ai compris cela : avec mes parents, je dois me taire. Je ne peux pas laisser filtrer la moindre émotion, sinon je me fais engueuler. Je dois rester dans la norme, être une fille telle que l'attend la société.
Aujourd'hui, j'ai trouvé des amis avec qui je peux parler de ce que je ressens, sans être jugée. C'est mon échappatoire au silence de la société.
Aujourd'hui, je me suis trouvée : je suis pansexuelle, polyamoureuse , et quelque part sur le spectre aromantique.
Je suis libre, et en même temps, je dois me cacher.

Alyssalisa   17 mai 2015

Au début, je ne pensais vraiment pas écrire un témoignage. Qu'est-ce que j'aurai pu dire ? Puis j'ai vu le témoignage de Pyves, datant du 25 juillet, et je me suis dit que si, en fait, pourquoi pas.

Alors Pyves, je ne sais pas si tu liras ça, mais bon. J'ai 14 ans et, ayant toujours traîné/discuté avec des adultes, je suis assez mature pour mon âge. Plus que la moyenne en tout cas, si j'en crois les gens. Bon, j'ai certes des "potes", mais jamais je ne me sens parfaitement à l'aise avec eux (je ne suis jamais à l'aise avec personne d'ailleurs). J'ai toujours l'impression d'être en décalage, d'avoir des idées qu'ils ne comprennent pas. Enfin, si, j'ai une amie avec qui je me sens très bien. Il a même fallu que je tombe amoureuse d'elle, alors qu'on ne se verra probablement plus jamais. L'humour de la vie, des fois...
Tout ça pour dire que je comprends ce que tu ressens. J'aimais aussi rire, tout le temps, mais depuis quelque temps je reste dans mon coin, sans rien dire. Ma mère a aussi vécu une dépression, j'ai vu les ravages que ça a causé, et je ne veux pas non plus finir comme ça. J'ai aussi peur que toi de ne pas réussir à faire fonctionner une relation, quelle qu'elle soit, de ne pas trouver des gens qui me correspondent, de vivre une vie que je n'aime pas. Ma famille non plus n'a pas l'air de remarquer ce qui se passe. Je n'ose pas en parler. Ni à cette amie, parce que j'ai peur de forcer et de la faire chier avec mes sentiments à la con et tout ce qui va avec. Ni à ma famille, parce que j'ai peur qu'ils ne comprennent pas. Ni à mes "potes", pour la même raison.
Mais j'essaye de relativiser, de me dire que tout ira bien. Ce n'est pas très efficace pour l'instant, mais ça viendra.

Enfin bref. Je te souhaite du courage, et ne t'inquiètes pas, tu te feras des amis. Tu trouveras l'amour. Tu réaliseras tes rêves. Ce n'est qu'une question de temps.

Dounia   27 juillet 2015

J'ai beaucoup écrit, mais s'il vous plaît, vous qui lisez, essayez d'aller jusqu'au bout! au moins le dernier paragraphe...
Je suis une fille de 16 ans et j'ai plein de choses à dire, à dévoiler:

- mon père battait ma sœur quand elle était petite. Elle avait 2 ans, aujourd'hui elle en a 14, elle ne s'en remettra jamais. Je déteste mon père parce qu'il s'en est pris à la plus petite de nous deux. Je me déteste parce que je trouvais ça normal à l'époque.

- Quand j'avais 11 ans, mes parents se sont séparés. J'ai deviné pourquoi il n'y a pas très longtemps: ma mère n'en pouvait plus de la violence de mon père, elle voulait qu'ils se séparent. Il l'a violé. Et ils se sont séparés.

- Toujours 11 ans, tous les soirs dans le car je me faisais maltraiter par un gars. Il me tirait les cheveux, me bousculait, me disait des horreurs sur mon physique. Il m'a convaincu que j'étais moche, débile, que personne ne m'aimait et que tout le monde pensait comme lui.. Je l'ai cru, parce que personne dans le car ne le contredisait. Je détestais ces gens. Mais je faisais comme eux, puisque je n'étais pas la seule victime de ce gars. C aussi se faisait martyriser, un peu de la même manière que moi. Et je ne l'ai pas aidé, jamais. Je me déteste. On aurait pu se rebeller à 2 quand même!

- 12 ans, j'ai rencontré une fille, et là je me suis posé des questions sur mon éventuelle homosexualité... Sauf que j'étais aussi attirée par des gars (efféminés de préférence), je comprenais pas!

- J'avais 13 ans, ma sœur 11, et mon petit frère 6. Ce dernier a subi des agressions sexuelles par un garçon de sa classe. Le gars, disons H, s'enfermait avec des gars dans les toilettes, et les forçait tous à se faire des trucs sexuels entre eux. Mon frère a voulu dénoncer H aux instits, elles l'ont pas cru. On a tout fait pour que H se fasse renvoyer, rien n'y a fait, et mon frère a juste changer d'école. Mon père n'a pas soutenu mon frère parce qu'il le croyait pas... Ou parce que lui-même n'était pas très net? (J'en ai parlé à une amie, qui ne m'avait pas cru: "Quoi? mais ils ont 6 ans! H a pas pu faire ça, ton frère se trompe!" Merci bien...)

- 15 ans, au lycée j'ai rencontré une fille, S, qui a fait clairement remonter mes questions sur l'homosexualité que j'avais enfouies très loin au fond de moi. Je suis devenue son amie, on est assez proche, mais sans plus.

- Encore 15 ans, ma mère a voulu se confier à ses frères la raison de sa séparation avec mon père (le viol). Ils l'ont pas cru, ont appelé mon père, qui évidemment a tout nié en bloc. Elle ne les voit plus depuis. Mon père a détruit le peu de famille qu'il restait à ma mère... Il a eu un fils avec une autre femme, et maintenant il le maltraite (beaucoup moins que ma sœur avant, mais bon..). Alors avec ma sœur et mon frère, on essaye de défendre mon demi-frère. C'est dur.

- 16 ans. Je me suis découvert une véritable passion les couples homosexuels hommes! Et quand je suis avec des filles, je ne suis pas vraiment féminine (voir carrément masculine), avec des gars je fais des efforts de féminité. Je suis autant attirée par des hommes que par des femmes, et par tout ce que vous voulez qui soit humain. Je crois qu'on appelle ça la bisexualité, mais je suis pas sûre... J'aime les filles et les mecs (efféminés!)
J'aime une personne, pas son sexe!

- Je connais quelqu'un qui est persuadé que l'homosexualité est dû à un traumatisme de l'enfance... Je comprends pas. D'autres dises: "j'ai rien contre les homos, mais pour moi un couple c'est un homme et une femme"... Je comprends pas. Il y a ceux qui ne sont plus ami avec une personne après son coming out, alors que la personne est toujours la même! Il y en a qui trouve que la claque et la fessée ne devrait pas être interdites. Incompréhension de ma part. Ceux qui trouvent ça normal que les femmes aient un salaire inférieur à celui des hommes. Ceux qui sont persuadés que les enfants n'ont pas leur avis à donner. Ceux qui tortures des animaux, des êtres vivants tout de même! Ceux qui laissent crever de faim les gens, en France et dans le monde. Ceux qui n'aident pas les pays en guerre. Ceux qui laissent des parents battre leurs enfant. Ceux qui battent leurs enfants! Ceux qui violent. Ceux qui tuent. Ceux qui laissent violer et tuer. Ceux qui ne donnent même pas une pièce aux SDF. Ceux qui humilient les autres, c'est tellement bon de se sentir supérieur?? Ceux qui sont complices par le silence. Je ne comprends aucunes de ces personnes.
Merci beaucoup, si vous êtes aller jusqu'au bout de mon témoignage.

Margaux   17 mai 2015   En France, un pays respectant soi-disant les droits de l'Humain

Il est 2h du mat et je suis pas sur de ce que je fait mais bon... J'ai envie de tout balancer une fois pour toute mais j'aimerais bien connaitre le ressenti des gens qui lisent ça alors je laisse mon email si jamais quelqu'un veut me dire quoi que ce soit par rapport a ce témoignage.

Bon alors commençons... Je suis un mec et j'ai 16 ans. Fin 2012, mes parents on divorcés. Un soir ma mère venais juste de nous appeler a table, on a attendu mon père avec elle et ma sœur et il est entré dans la pièce avec son manteau et un sac et il a dit "il faut que je réfléchisse". Après ça, on a plus eu de nouvelles pendant quelques semaines jusqu’à ce que ma mère nous dise qu'il était parti et qu'il aimais quelqu'un d'autre. Je l'avais deviné depuis un moment et je savais que c'était sa patronne. Lorsqu'ils ont décidés de divorcer, ma mère ma soeur et moi avons déménagé dans la ville ou on s'était le plus plu, et ou j'avais grandi jusqu'à mes huit ans. Suite a ça pas-mal de soucis avec les histoires de gardes, de pension alimentaire, et encore aujourd'hui de biens immobiliers, bref. Mon père a fini par déménager deux ans plus tard dans la même ville que nous, ce qui a réglé les problèmes de trajet. Toute ma vie j'ai eu des problèmes avec lui. Lorsque j'était petit je me souviens avoir dit clairement et sans raison a ma mère: "je ne l'aime pas, papa". Ma mère m'a dit que lorsqu'elle était enceinte de moi, il lui disais qu'il m'imaginais plus grand que lui, fort, sportif (mon père était rugbyman). Je pense que je l'ai toujours déçus: je suis bien plus petit que lui, les sport de balles me cassent les couilles au plus haut point, et je fait de la musique. Bref tout ça pour dire qu'on arrivais toujours a s'embrouiller pour tout et rien. Les devoirs étaient la cause la plus récurrente. J'allais chez lui un weekend sur deux et a chaque fois c'était chiant vus qu'il ne savais pas décorer son apart' autrement qu'un garage, qu'il ne le nettoyais pas, qu'il ne mettait pas le chauffage, et que le ballon d'eau chaude était souvent étain pour "faire des économies" et parce que "il n'y a que les sales qui se lavent"... Tout ça pour en arriver au fait qu'un jour ou il me faisais chier pour les devoirs et que le ton commençais a monter. On finissais par se reprocher des trucs mutuellement jusqu’à ce que je pète un câble et que je tente de m'en aller. évidement il m'a retenu et a fini par s'asseoir sur une chaise devant ma porte pour que je ne sorte pas. J'était énervé et commençais a l'insulter. Il m'a pris par le col et m'a mis des claques sans s’arrêter. Il a des mains énorme et il ne se retenais pas. Au bout de plusieurs claques a déboîter une nuque, j'ai décidé de me défendre et je le frappais de toutes mes forces sans grand résultat puisqu'il fait 1m80 et plus de 100 kilos. J'avais peur pour ma sœur dans la pièce d'à coté, peur pour moi car je sentais qu'il ne retenais pas ses coups. J'essayais de lui mettre des coups de genou l'entre-jambe puis de foncer vers la porte mais il me rattrapais. Je paniquais. J'ai ouvert le velux en espérant pouvoir m'enfuir par les toits mais il m'a rattrapé par la jambe et m'a mis au sol. J'était tombé violament et j'avais mal au dos et a la tête. Je me suis relevé et quand j'ai essayé d'aller vers la porte, il m'a attrapé le bras et l'a retourné. Il a dit "Calme toi sinon je le casse". je sentais mon coude craquer, alors je l'ai laissé faire, et il m'a mis le bras dans le dos. Je me débattais en vain. Il appuyais avec son genou derrière le mien. Je résistais, je voulais rester debout pour avoir encore une chance de m'enfuir. J'entendis un craquement dans ma jambe lorsqu’elle céda. Il me mit au sol. Je voulais me débattre mais j'avais mal dans tous mes membres et surtout dans ma jambe. Il me jeta sur le lit, et il me maîtrisa de manière a ce que je ne puisse plus bouger. Au bout de quelques secondes, il se redressa et me pris dans ses bras et commença a me faire des bisous sur la joue. Il dit "Je suis désolé pardonne moi", puis soudain il se redressa en me regardant et dit "au mon dieux il faut appeler le samu" et commença a composer le numéro, puis il raccrocha et dit "non tu l'a bien mérité" et il me mit une claque. Il reprit en boucle ses action puis sortit de ma chambre en me laissant sur le lit et il dit "J'espère que tu es calmé". Je reprenais mes esprits, j'avais mal a la tête et a ma jambe, j'avais des égratignures aux bras. Je me levais comme je pouvais et je sorti de ma chambre en traînant de la jambe. Je vis mon père dans le salon avec les clefs de la porte dans la main. Il dit "Tu ne pourra pas l'ouvrir maintenant". Je marchais vers le placard ou était rangé les outils. Je pris un tourne-vis et je me dirigeais vers la porte pour essayer de forcer la serrure ou d'essayer quoi que ce soit pour partir. Je me retournais et vis mon père qui criait "tu veux me planter c'est ça?! Vas-y mais je te préviens ça vas saigner!" Il prit le tourne-vis et fit semblant de se planter avec en criant "Bah vas-y fait le!". Ma sœur avait appelé ma mère a ce moment la. Mon père me ramenais de force dans ma chambre. Quelque minutes plus tard j'entendis ma mère entrer et parler avec mon père. Je sortais et elle se précipita vers moi en criant sur mon père. Elle me dit "Fait tes affaires on s'en vas". Je rassemblais mes affaires et j'entendais mon père protester et rabâcher a ma mère ce qu'avais décidé le juge au niveau des gardes. Quelques minutes plus tard nous quittions l'appartement dans la hâte. Après ça j'ai fait un radio de la jambe ou on voyais du cartilage déplacé mais rien de grave, et j'ai porté plainte contre mon père. Je suis sensé ne le voir plus que deux heures par mois dans une association ou je suis traité comme un délinquant ou des gens mal formé tentent de voir une signification cachée a tout ce que je dit. Il a trouvé du travail en Algérie et est partis sans en informer le juge ou l'association. Ma sœur n'a pas eu les mêmes droits que moi est toujours obligée d'aller chez lui lorsqu'il est en frange puisqu'elle n'a pas été jugée en danger car elle n'a pas été frappée (justice française de merde). Maintenant je ressent la plus grande colère possible envers cet homme que je ne considère plus comme mon père. Il m'a trahis moi, ma sœur et ma mère. Je le hais et j'espère de tout mon cœur qu'il disparaisse d'une manière ou d'une autre. Je veux que tout ce qui s'est passé arrête de revenir dans mes pensées, alors je brise le silence.

Maintenant j'ai moins d'embrouilles, je suis le plus optimiste possible en tout point, je heureux, bref. Merci a ceux qui ont lu mon histoire et merci a pouhiou pour m'avoir incité a briser le silence.

Balais-couilles   3 janvier 2016

Je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée. Désolée de pourrir ce site des mes messages. Désolée d'être terriblement inutile. Désolée de n'apporter que du négatif. Désolée de vous inquiéter. Désolée d'être comme je suis. Désolée d'être moi.
J'aurais aimé vous donner un peu de réconfort, vous arracher un sourire. Mais je ne suis pas ce genre de personne, j'en suis tellement désolée. Je suis comme une plaie sur votre jambe. Vous savez celles bien laides qui vous dégoûtent et qui font bien mal.

Je suis là, inutile. Pire je suis un poids. Si je ne l'étais pas, il ne m'aurait pas laisser tomber comme ça. Si j'avais compté il n'aurait pas été aussi lâche. Tout ça c'est de ma faute. Pour me réconforter on me dit que, si, j'ai sûrement comptée pour lui, que c'est impossible de se planter aussi longtemps sur le compte de quelqu'un. Mais moi je ne peux pas y croire. Si on m'avait dit qu'un jour je tomberais amoureuse de quelqu'un sans même le voir, je ne l'aurais pas cru, et pourtant les faits sont là. La définition même de l'amour platonique...
Je reste hantée par ces mots que je n'ai jamais pu lui dire, "je t'aime Alexandre. " Peut être ne voudrait il pas que j'écrive son nom ? Tant pis...
Je n'arrive pas à réfléchir correctement. Il m'a dit qu'on ne se reparlerait plus et pourtant je continue d'espérer. Mon espoir reste et massacre ce qu'il reste de mon coeur. Je ne fais plus que penser à lui, constamment. Je suis cinglée, folle amoureuse de lui. Je me déteste.
Comme je lui ai dit la dernière fois que l'on s'est parlé par message, je ne suis pas un monstre mais je ne suis pas humaine non plus. Je resterais pile entre les deux toute ma vie, sans jamais basculer. Une vie terne, jamais à ma place, jamais intégrée nulle part.
Je suis désolée Alexandre pour tout ça. Tu ne le liras pas c'est certain mais je tiens à le noter quelque part dans l'espoir secret que tu tombes dessus par hasard.

Je suis aussi désolée pour toi Len. Je suis désolée pour mes déprimes quotidienne que je te fais subir. Je suis désolée de t'avoir tant inquiété mardi soir. Désolée de ne pas avoir répondu au premier appel. Désolée de t'avoir laissé imaginer le pire. Je suis désolée d'être si inutile vis à vis de toi. De pouvoir si peu t'aider alors que tu es génial.

Je suis désolée. Je m'excuse aussi au près de mes parents. De rien vous dire quant à mes déprimes. De vous laissez me regarder, impuissants. Je suis désolée, vous méritez tellement mieux. Ne vous inquiétez pas, mon frère et ma soeur sont tellement mieux, ils savent des choses, eux, ils ont une discussion, eux. Je suis aussi désolée de ne pas avoir su commznt prendre vos mots. Eux qui m'ont blessés alors qu'ils n'avaient vocation qu'à m'aider. Je suis désolée...

Je m'excuse d'être moi, d'être quelqu'un de si détestable. Je me dis qu'on devrait rester loin de moi mais je n'arrive pas à contrôler cette envie de sociabilité. Elle dont j'ai tant rêvée étant plus jeune. Je devrais refaire comme avant; observer et me taire.

Je suis désolée pour mon entourage. Je vous jure je ne ferais pas de connerie. Rien. Je n'aurais de toute façon jamais le courage d'approcher cette lame près de mes veines, jamais. Ne vous en faites pas, je ne suis pas dépressive. Je n'ai aucun des symptômes de cette maladie. Je suis juste moi, malheureusement, quelqu'un d'insipide que certaines personnesont tendance à idéaliser comme ils le souhaitent mais que la plupart voient comme avec exactitude.
Je suis persuadée que les humains ont tous quelque chose de merveilleux en eux. Je ne me compte pas comme humain. J'échappe donc à la règle.

Le silence tue. Et bien j'ai décidé de me tuer avec le silence.

Je ne suis pas Kanata, je suis juste :

Nothing in the nothingness.

nothing in the nothingness   28 février 2016

A la lecture de ces témoignages, j'ai remarqué que beaucoup étaient très pessimistes et négatifs.
Je veux moi aussi briser le silence.

Au collège, j'étais moi aussi la petite fille aux cheveux un peu gras qui n'a jamais plu à aucun garçon (à l'époque je ne me souciais que de ça) et de qui le groupe de filles "populaires" se moquait, déformant mon nom et autre désagréableries.
Ca m'attriste de le penser, mais le collège, c'est vraiment une période batarde, pour tous. Même amicalement parlant, c'était vraiment très pauvre de mon côté, je me suis rarement sentie entourée, c'était une lutte quotidienne de passer du temps avec mes amies de l'époque et j'avais la hantise qu'elles m'oublient.
C'est dans l'optique de tout recommencer que je suis partie en internat au lycée. Avoir un nouveau départ, me faire de nouveaux amis, et surtout paraître une nouvelle personne.
Mes espérances ont été rapidement déchirées, égorgées, démembrées, et j'ai vécu là bas la pire année de ma vie. Attendant chaque jour le suivant, m'ennuyant à crever dans ma chambre d'internat, les "amies" que je m'étais faites m'ont clairement demandé d'arrêter de les suivre. Solitude au quotidien. J'appelais ma mère toutes les heures. Quand je passais à côté de la voie rapide, je rêvais du moment où ma cheville se tordrait, et mon corps se ferait enfin emporter sous les roues des voitures. Vers des ailleurs où la tristesse et la douleur disparaissent. Combien de lettres destinées à ceux qui me retrouveraient inanimée j'ai écrites.
Je ne remercierai jamais assez ma famille, qui sans savoir que j'allais si mal était là. Elle était dans mes pensées, et je savais que je détruirai leurs vies en supprimant la mienne. Ils ne doivent pas se douter qu'ils m'ont sauvée, encore aujourd'hui. Littéralement. Car ma cheville se serait vraiment tordue.

L'impact que cette année aura eu sur moi a été violent, aujourd'hui encore, 6 ans plus tard, je pense que je ne pourrai contenir larmes et tremblements en passant à côté de ce lycée. Je sursaute presque quand je vois le nom de la petite ville dans laquelle il était situé.

Mais ça aura valu le coup. Ca m'a blindée. Une expérience comme celle-ci est de celles qu'on imagine même pas tellement elles sont intenses et blessantes.
J'ai changé de lycée pour ma rentrée en première, officiellement pour une histoire de filière, officieusement pour rester en vivre et soulager ma santé mentale. Je me suis retrouvée là où j'avais toujours redouté d'aller, mon lycée de secteur. Coincée jusqu'à mon bac avec les tortionnaires de mes années collège... Qui me paraissaient soudain si fades. Ils s'en sont d'ailleurs tous battu les ovaires que je revienne, pour mon plus grand plaisir.

Après ce que j'avais vécu, mes attentes étaient tellement basses qu'un pigeon comme ami m'aurait rendue heureuse, et j'ai vécu les deux meilleures années de ma vie. Un groupe d'ami s'est formé et j'en faisais partie, on m'attendait avant d'aller manger à la cantine, on organisait des soirées, et on riait, on riait...

Tout ça pour dire que la jeunesse, c'est un moment dégueulasse. Et que ça dure, ça dure, ça dure, mais je vous le promets vous en ressortirez forts.

Baie   21 mai 2015

Même si j'ai les larmes aux yeux, c'est un message positif que je voudrais pouvoir transmettre. J'ai trop souvent fait (je fais encore) l'erreur de me taire. Je n'ai pas toujours le courage de parler car je ne suis pas sûr de moi. Mais aujourd'hui je veux parler. Le silence me tue. Petit à petit, je fais mon coming-out. Le médecin qui à ma naissance a annoncé "c'est une fille !" s'est trompé. Je le sais depuis plusieurs mois désormais et aujourd'hui mon silence me tue. Alors je parle, j'ose. J'aurais voulu avoir ce courage plus tôt dans ma vie. J'ai passé 17 ans à me taire, à souffrir. J'ai mal, encore, mais je parle, je me soigne. Je ne peux plus me taire sinon je vais mourir. J'aurais voulu que ce courage ne vienne pas de la souffrance, mais l'important c'est que maintenant je parle.
S'il vous plait, ne vous faites pas le mal que je me suis fait. Parlez.

Crab'   17 mai 2015

J'ai pas de problème.Je lu de nombreux témoignages sur ce site qui m'ont réaliser a quel point j'avais de la chance et que certaine personne avait la vie tellment dur.J'ai 4 excellente amies que j'adore et 3 on des petits amis.Comme j'aimerais être a leur place je me dit que j'en est pas besoin et de toute façon je suis intéressé par personne.C'est stupuide mais je l'ai voit et elles ont l'air tellement heureuse ave leur petits amis,pas que je ne le suis pas mais c'est dur d'etre confroter à des gens qui s'aiment se collent quand on a personne avec qui se coller personne qui nous aime de cette façon.Je me trouve ridicule car c'est vrai que j'ai pas besoin de sa c'est ridicule c'est même pas un problème juste une pensée stupide mais bon je laisse cette pensée sortir ne pouvant en parler à personne.Alors voilà je n'ai pas de problème mais je brise le silence tout de même.

Rien   17 avril 2016   Nulle part

Eh, salut Pouhiou, salut les gens.
La vie n'a pas été si dure avec moi. Sérieusement. J'ai un toit, une famille, des amis, de quoi faire des études.
Même si maintenant, tout va bien, ça n'a pas toujours été le cas.
J'avais 13 ans, j'étais un peu stupide et je commençais à découvrir ma sexualité. Des hormones, partout. L'envie qu'on me regarde, qu'on me touche. C'était assez affreux parce que mon comportement s'en ressentait et je passais pour une grosse allumeuse. Mais je ne m'en rendais pas compte. Je voulais me sentir bien dans mon corps et Dieu sait qu'à l'époque c'était difficile. Mes seins poussaient, j'étais minuscules, j'avais de l'acné, des cheveux gras. Comme tout le monde, mais ça m'a mené à des trucs qui me font honte.
J'ai rencontré ce type sur internet. Il avait 20 ans. Enfin c'est ce qu'il m'a dit. Je l'aimais comme une folle. Parce que ses mots étaient doux, parce qu'il me trouvait belle. Et il vivait très loin, et il ne fallait surtout pas le raconter à mes parents, tu comprends, ils ne pourraient pas saisir la nature de notre amour...
C'est comme ça que je me suis retrouvée à me masturber devant une caméra, à 3h du matin, avec un profond sentiment de honte. Je voulais lui faire plaisir. Alors quand il m'a demandé de lui envoyer des photos, je n'ai pas hésité.
Deux semaines sans aucun contact, suivies d'un mail, froid, où il exigeait d'autres photos, sinon il enverrait les premières à ma famille et mes amis. J'ai paniqué. Je lui ai dis que j'avais envoyé son mail à la police. Je ne l'ai pas fais, mais je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Les photos n'ont jamais été envoyées, mais ça m'angoisse de savoir qu'elles sont toujours là, quelque part.
J'ai peur parfois. De le croiser, maintenant que j'ai grandis, que je me sens bien et que je suis heureuse. Que tout revienne et que ma vie vole en éclat.
Mais je marche la tête haute.

Edelweiss   17 mai 2015

Moi je suis une fille cisgenre hétéro; mais j'aime bien sodomiser les hommes, des fois. :) ♥

Beaucoup de love sur tous les gens qui mettent des jolis messages ici !

HadH   17 mai 2015   Nantes

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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