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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Bonjour à celles et ceux qui liront cette histoire, ma petite histoire qui, je m'en excuse par avance, ne sera pas si petite que ça car je veux non seulement parler de ce que l'on ne dit jamais, mais aussi des conscéquences que ces évènements ont sur une vie. Ici en l'occurence il s'agit de ma vie.
Donc bonjour à vous, à toi,
Ici, pour toi je m'appelle D.* et j'ai 21ans (ça c'est tout le temps bien sur ^^).
Pour début mon récit, jevais vous ramenez au mois d'Avril 2009, j'ai alors 15ans. Ce sont les vacances et nous acceuillons des cousins (1 garçon, S. 15ans et une fille Z. 18ans) pour l'anniversaire de ma petite soeur M. fêtant ses 10ans. Ma soeur et moi partageons la même chambre et comme S. est son cousin préféré, elle a insisté auprès de mes parents pour qu'il dorme avec nous et personne, pas même moi, n'a eu d'objection puisque j'ai toujours été très proche de lui.
Nous avions pour habitude (ayant été des enfants assez atipique très sensible timide et poétique et étant toujours comme ça à l'adolescence) de partager nos soucis, nos vies et notre vision du monde, surtout à travers nos poèmes, mais je m'égare. S. m'a donc parlé de sa petite amie avec qui il songeait à rendre les choses plus sérieuses et nous en parlions longuement le soir une fois couchés. Nous avons pris l'habitude de parler dans le même lit après que M. est râlé que nous l'empéchions de dormir en parlant. Nous dormions parfois ensemble en souvenir de notre enfance.
Seulement son comportement commençait à changer, il entrait dans la salle de bain pendant ma douche ete disait ensuite ne pas le faire exprès, et tout le monde le croyait, son père (le dernier de ses frère au quel mon père parle encore) le défendait quand j'exprimais mes doutes, alors j'ai fini par me convaincre aussi que c'était accidentel. Tout les adultes de ma vie ne pouvaient pas se tromper tous ensemble sur la même chose n'est-ce pas ?
Pourtant un soir (comme vous vous en doutez sûrement maintenant) S. à commencé à me toucher, à me caresser sous les draps. Je lui ai bien sûr demandé d'arrêté. Il m'a répondu que nous avions toujours tout traversé ensemble et qu'il avait besoin que l'aide sur ce coup là parce qu'il ne voulait pas tout foirer avec sa copine et que personne ne saurait jamais ce qui allait se passer dans cette chambre. Quand j'ai répété mon refus son comportement à complètement changé, il est devenu plus dur, plus violent. Il faut savoir qu'à cette époque j'étais un peu ronde et ne dépassait pas le 1,60m alors que lui faisait 1,75m et était atlétique.
Je n'ai pas eu le temps de réagir quand il a attrapé mes poignets (tenant dans une seule de ses mains) et plaqué la 2ème de ses mains sur ma bouche. Je voulais me débattre, mais il était bien plus fort et plus lourd que moi. Il s'est penché sur mon oreille pour me chuchoter une des pires choses qu'on m'ai jamais dîtes "Bien sûr tu peux crier, ta soeur est dans la chambre, ton père est réveillé dans la salle. Tu peux les appeler, les alerter. Mais on sait tout les deux que tu ne le fera pas."
En effet, du jour où M. s'était fait passé à tabac par une bande de cons, je m'étais juré de toujours tout faire pour la protéger. Et elle avait à peine 10ans, elle rêvait de prince charmant et de grand amour et pour rien au monde je n'aurai voulu briser ces rêves là. Mais surtout, elle commençait tout juste à reprendre confiance après son agression, à ne plus avoir peur d'aller à l'école, de marcher dans la rue et je ne voulais pas être celle qui aillait la replonger là dedans, celle qui allait lui imposer l'image des hommes comme des monstres. Même ceux qu'on aime le plus, même ceux avec qui on a grandi et qui nous promettaient de nous protéger face aux monde comme il l'avait fait quand nous étions enfant.
Quand il m'a libéré la bouche j'ai malgré tout voulu crier, et appeller au secour, mais j'étais tétanisée et ma gorge était comme vérouillée, aucun son n'en est sorti. En voyant ça il a sourit, là quelque chose s'est brisé en moi et j'ai perdu la volonté de lutter, j'ai compris que quoi que je fasse il aurait toujours le dessus. A cet instant je voulais juste être loin d'ici, sortir de mon corps. J'ai même prié pour ne me souvenir de rien, comme c'est parfois le cas dans les séries policiaires que je regardais. Ce n'est pas le cas, c'est minutes sont à jamais gravées dans ma mémoire avec une brillante nettetée.
(Cette partie sera assez riche en détails alors si vous ne voulez pas les avoir, je vous conseille de passer au paragraphe suivant. Cependant, soyez informé que c'est bien la partie qui arrive que je n'ai jamais dite à personne et croyez bien que ce souvenir me ronge.)
Il a retiré son calçon et s'est retrouvé complètement nu contre moi. C'était la première fois que quelqu'un me touchais comme ça, je m'étais déjà masturbé, et je connaissais mon corps, mais personne d'autre n'avait jamais posé la main sur moi, on ne m'avait même jamais embrassé. il a commencé à frotter son pénis en érection contre moi. Il me l'a mis dans la main en murmurant un "oui" pervers. Il l'a appuyé sur mon visage en me demandant de le sucer, il l'a frotter contre la bouche, mais j'étais incapable du moindre mouvement alors quand il a compris que je ne le ferait pas, il m'a gratifié de ma première biffle. Il s'est ensuite assis sur mon visage pour me faire ouvrir la bouche, ça n'a pas fonctionné et pourtant je suffoquais, mais même si j'avais voulu ouvrir la bouche je n'aurait pas pu le faire mon corps était entièrement figé dans une douloureuse immobilité. Déçu que ça ,'ai pas fonctionné, il a décidé de s'entrainer sur moi au cunnilingus en me demandant mon avis sur ce qu'il faisait. Je restais statique à fixer le lit de ma petite soeur endormie. Il s'est énervé de mon absence de réponse et m'a giffler quelque fois en m'ordonant de réagir. Puis il m'a finalement pénétré maladroitement, sans bien sûr utiliser de préservatif (étant tous les deux vierges, le risque d'IST était quasi nul mais j'étais déjà règlée depuis un moment et ne prenais aucune forme de contraceptif). L'acte en lui même dura peu de temps et s'acheva dans un grognement rauque, il s'est affalé sur moi quelques instants avant de retourner dans son lit. Je n'ai pas dormis du reste de la nuit j'ai continué à fixer le lit de ma soeur en pleurant sans bruit, toujours incapable de bougée.
Suite à ce viol, je me suis complètement renfermée sur moi-même, incapable de parler à qui que ce soit pendant quelques jours. Je n'arrêtais pas de me demander pourquoi je n'avais rien fais. Etait-ce de la lâchetée ? Est-ce que comme le prétende certains j'en avait en fait secrètement envie ? Non, je n'en avait pas envie. Par contre peut-être avais-je été lâche. Quand je suis retournée au collège, je n'écoutais plus du tout en cours et (alors que j'étais bonne élève) mes notes se sont mises à chuter énormément. Je n'arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit exepter ce viol.
Lorsque après plusieurs semaines je pris la doouloureuse décision de parler à ma mère, les choses ne se sont pas passé comme prévu. J'étais encore sous le choc qu'il m'ait volé ma virginité et j'était incapable de parler de viol. J'ai donc parlé d'attouchements à ma mère qui n'a pas cherché à comprendre ou me faire parlé plus que ça et m'a consolé à l'aide d'un "ne t'inquiète pas, vous n'avez pas été au bout ce n'est donc pas de l'inseste". Maman, je t'aime mais sache que NOUS ne somme allé nul part, il est venu et s'est servi et c'était de l'inseste.
Après cette "discution" j'ai décidé de ne plus en parler, jamais. Ne voulant pas évoquer le sujet avec mon père, le forcant à couper les pont avec le dernier membre de sa famille avec qui il a toujours un lien puisque je savais que mon oncle n'accepterais jamais ma version des faits et défendrait toujours son fils (se trouvant également être le fieul de mon père et le fils qu'il n'a pas eu). Mais ça continuait de me torturer et me détruire de l'intérieur.
Lorsque je suis passée en 2nd, mon lycée était dans une ville assez riche, et nombre d'enfants gâtés et inactifs se plaisaient à se démonter le cerveau en soirée, c'est là que j'ai goûter pour la première fois à la drogue puisque tout le monde me disait qu'on déconnectait de la réalité et oubliat ses problèmes. Extasie, héroïne, coke j'ai pour ainsi dire tout testé. Et j'ai commencé à développer une addiction à l'héroïne. A la maison les choses étaient compliquées, je refusais l'autorité de ma mère qui n'avait pas su me protéger ni sentir ce qui n'allait pas. Au cours d'une dispute elle m'a dit "Tu feras comme tu veux lorsque tu ne sera plus sous mon toît". Cette nuit là je l'ai pris au mot. J'ai mis quelques affaires dans un sac, j'ai pris ma brosse à dent une couverture et je suis partie à 3h du matin quand tous le monde dormait en laissant un mot disant "D'accord maman. A+"
J'ai donc vécu plusieurs mois dans la rue, j'y ai rencontré Sky un SDF qui m'a sauvé d'une bande voulant me violer un soir. Nous formions une sorte de duo et il est très vite devenu mon meilleur ami, il voulait que je continue d'aller au lycée alors, j'y retournais ponctuellement, lorsque j'arrivais à prendre une douche et que je n'étais pas complètement défoncée. Sky faisait la manche pour nous nourrir tous les deux. Mais il n'était pas rare qu'il n'y ait rien au menu et moi étant héroïnoman et Sky alcoolique, nous nous sommes vite trouvé en manque, alors j'ai commencé à me prostituer pour nous assurer d'avoir nos doses puisque personne ne veut embaucher une SDF sans le bac (même pas un fast food pour récuprer les toillettes). Parfois même j'avais assez pour nous ramener un mcdo (vous n'imaginez pas à quel point manger des frittes chaudes en plein hiver peut être délicieux).
Un jour je me suis retrouvé en manque puisque je n'avais pas eu de clients depuis un moment (quand on paye on veut au moins que la personne qu'on saute ne sente pas le bouc), je me suis retrouvée dans un entrpôt désafecter à sucer mon dileur pour une dose, je n'ai eu que la moitié de ce que je prennais d'habitude "parce que ta pipe vaut pas plus c'était de la merde", Sky est arrivé dans l'entrepôt au moment où mon dileur finissait de me sauter pour que je mérite ma dose complète. Il s'est battu avec lui et m'a promis que plus jamais personne ne me traiterais comme ça, qu'il y veillerait.
Il l'a fait, le lendemain, alors que je ratait le lycée une fois de plus pour aller faire la manche, Sky est aller voir un de mes prof au lycée. Un prof qui m'avait déjà convoqué plusieurs fois, voyant que je partais en morceaux, un prof qui se souciait de moi, vraiment.
La semaine suivante Sky ma forcé à aller en cours, et ce prof m'a gardé après les cours, il avait convoqué mes parents qui placardaient des affiches depuis des mois pour me retrouver.
Ces deux hommes m'ont sauvés la vie. Aujourd'hui ils sont tous les deux morts, Sky le premier 2ans plus tard, il est mort de frois, ou à cause de l'alcool, je ne sais pas, je sais juste que c'est moi qui l'ai trouvé et que j'avais juste un surnom et un âge à donner à la police. Sky 21ans. Mon prof est mort l'an dernier d'une crise cardiaque. Je n'ai pu remercier ni l'un ni l'autre.
Le reste de ma scolarité, j'ai trainé une réputation de pute et j'ai couché avec des tas de personne, hommes, femmes, j'avais besoin de récupérer le contrôle sur mon corps, de sentir qu'il m'appartenait vraiment. Je me suis fais frappé plus souvent qu'à mon tour, mais j'avais appris à me défendre dans la rue, et surtout en tapinant. Une pute doit définitivement savoir frapper si elle veut être payée et ne pas avoir un mac sur le dos.
J'ai dis à quelque personnes que j'avais été violée, une psy, une infirmière scolaire, quelques amis, des gens que je connaissais peu et qui on fuit, mais personne ne sait TOUS ce que j'ai dis ici.
Aujourd'hui je suis en phase avec mon corps, mais lorsque je couche avec un quelqu'un que j'aime vraiment, je suis encore tétanisée à cause de ce que mon cousin m'a fait. Je n'ai pourtant jamais porté plainte, je ne pense pas qu'il recommencera, je pense vraiment qu'il voulait se rassurer sur sa capacité à coucher avec quelqu'un (ce qui n'excuse rien), mais je me suis promis de personnelement lui faire payer.

Voilà, je ne pense pas que quelqu'un lise ça jusqu'au boût, mais si c'est le cas, JE TE REMERCIE du fond u coeur d'avoir écouté ce que j'avais à dire et que personne ne veux entendre, et c'est pour ça qu'on ne le dit jamais.
Toi qui à lu mon histoire je t'offre ce mail si tu veux me connaître, en entendre plus (car oui il y a encore plus à dire ^^), partager aussi quelque chose ou simplement parler du temps qu'il fait dehors. freegertrude@gmail.com

Bien à toi,
D.*

D.*    1 août 2015   Ile de France   

Me revoila, pour la 3ieme fois je ressens le besoin de vider une partie de mon sac, de présenter un autre aspect de ma personnalité. Et cette fois je vais tenter d'aller au fond des choses, de présenter ma folie et ses causes, de montrer au monde que parfois ce n'est pas q'une queszion de volonté...
Je me présente, partiellement, je suis un homme, 21 ans,physiquement pas mauvais, un peu fluet peut-être mais au visage tout a fait normal, etudiant bijoutier dans une bonne école. Je suis entouré d'une bonne équipe, je fais des soirées de temps en temps avec eux, je rigole beaucoup, j'ai une réputation correct de gars bon vivant assez mature et ayant la blague facile, surtout en ce qui concerne l'humour noir, l'humour osé. Dans mes mauvais jours on pourrait dire que je suis un peu cynique que je m'énerve un peu trop vite...
Tout ça c'est pour la façade. Rien de ce qui est ecrit en haut ne me concerne vraiment, ce n'est que le masque que je porte ocnstament en leur présence. Ce n'est que le rôle que je m'oblige a garder pour pouvoir être accepter un minimum.

Je suis bien un apprenti bijoutier, j'ai bien 21 ans et je suis surdoué. je suis également depressif et suicidaire pour decrire mon état mentale actuel.
J'ai déja ecris sur ce site ma solitude constante, j'ai expliqué déja que ma manière de pensée, que je ne peux controller, me coupe du reste du monde. Je suis peutetre entouré d'un groupe qui me voit comme un ami, comme un membre a part entiere mais ce ne sont pas, ce ne sera jamais mes amis. Je suis incapable de conprendre ce sentiment. Tel un ddaltonien, certaines emotions me sont inconnues ou certaines nuances d'émotions. Je ne comprends pas la confiance ni l'amitié, la haine est tenace en moi et je ne sais pas ce qu'est le remord.
Depuis 2 ans pourtant ma vie a beaucoup changer je pensais que la joie de vivre allait enfin venir en rejoignant une bonne école et etre entouré par une bonne équipe. Mais je suis toujours seul, seul dans une foule, seul parmi des personne qui ne connaissent de moi qu'un masque, qu'un sourire de facade. Je voudrais tellement leur dire ce qui ne va pas en moi, leur hurler à la figure des mots simple mais si lourd de conséquence.
Je voudrais vous aimer mais je ne peux pas. J'aimerai être heureux mais je ne sais même plus ce que cela veut dire. Je me hais comme jamais vous vous hairez, je suis suicidaire et chaque soir je calcule mes chance de me suicider d'ici la fin de ma formation (30% de chance de mettre fin à mes jours pour les intéresser) j'aimerai leur dire qu'en moi vit un monstre, que je suis un monstre que par l'absence de certaine émotions je pourrai beaucoup plus facilement faire beaucoup de mal si je ne controlle plus mes pulsions.
Il y a encore quelque mois je pensais pouvoir m'en sortir, pouvoir remonter la pente meme si la vie ne sannoncait pas belle au moins pourrais-je réaliser quelque un de mes rêves...
Hélas le destin a trouvé drole de me faire ressentir pour la premiere fois un vrai amour. J'aie passionnement une fille de ma classe, je l'aime d'un amour sincère depuis maintenant 6 mois, pour la premiere fois ce sentiment est pur et n'est pas mélé à ma haine, ma colere, mon sadisme et mes pulsions.
Cela aurais été mon salut, ma derniere fhance de soigner la folie naissante en mon esprit. Mais cet amour est a sens unique, je suis un ami, juste un ami. Elle connait mes sentiments à son égard, je fus franc. Cela n'a aps changé la situation mais j'en ressentais le besoin.
Aujourd'hui je n'en peux plus, mon amour me brule, me ronge, il ne se passe pas une heure sans que je pense à elle, pas un cour sans que je tourne la tete èpour la voir, pour contempler son visage, ses qualité et ses défault, pour chercher une faille me faisant comprendre que ce n'est pas elle la "bonne" mais plus je la regarde, plus je discute et travaille avec elle, que je ris avec elle, que je discute de nos vie respective et plus mon amour grandit.
Je n'ai jamais eu de rellation avec qui que ce soit, jamais je n'ai interessé une fille, jamais je n'ai embrassé une fille pas même serré dans mes bras de maniere amoureuse qui que ce soit.
Pour ce soir j'en ai marre d'ecrire, je n'ai posé que le dixieme de ce que j'avais a cracher mais c'est déja ça.

A Pouhiou et à ceux qui l'ont aider pour ce site, merci

tharanos    10 mars 2016   Le Brassus   

Je dois me confier sur un sujet que je ne parle a personne je me suis dis qu'ici serais la place parfaite un pseudo cachant mon identité.Mon problème je suposse que plusieurs l'ont déjà eu mais bon je vais en parler en faite j'ai beaucoup de désirs j'ai eu une petite experience sexuelle une fois et j'en veit encore plus je suis une boule d'hormone j'ai plein d'envie qui se cache en moi personne ne sais cela.Je me masturbe souvent et étant une fille j'ai l'impression que je suis la seule je n'est probablement pas vrai mais là n'est pas le problème en faite lorsque je masturbe cela me fait un bien fou mais je ne connais aucune autre fille qui se masturbe alors sa me gène je me dis que je suis une obsédée que je suis perverse et que je devrais me calmer mais c'est impossible je ressent cette envie en moi qui ne se terre pas.Je me sens un monstre car je n'en parle a personne.Je cache cette partie de moi qui crie.Ces envies qui sont les miennes sont peu accepter dans la société même si elles sont parfaitement normal on en parle pas assez ou lorsqu'on en parle cela semble tabou les adultes ne font qu'éfleurer le sujet en disant :ˋUn jour tu auras des envies c'est normal on peut pas te tenir en boîte.´C'est un fait ils ne peuvent pas me garder en boîte mais ils peuvent m'écraser sans le vouloir car ils essaies de me protéger des autres.Mais je trouve insensé de se protéger de sois même.Le silence tue voila pourquoi j'en parle

Désires    20 décembre 2015  

Tant que j'y suis, je suis une incorrigible feignace, je ne sais même pas comment j'arrive à autant perdre mon temps. J'en ai tellement marre, je n'arrive plus à rien ces derniers temps à cause de ça.
Aussi, j'ai perdue deux amies ces derniers temps, l'une d'entre elle était la personne que j'aimais, et une semaine après l'avoir vu IRL elle m'a viré de tout les sites qu'on avait pour discuter vu que l'on s'était connu sur internet. je n'ai pas tout de suite voulu admettre cette possibilité qu'elle m'ai bloquée... j'ai trainé un mois en blâment sa connexion pourri, et surtout en priant que ce sois ça. Je reconnais avoir perdue l'esprit en la voyant, j'étais extrêmement collante malgré le fait qu'elle m'avais déjà dit qu'elle ne voulais pas avoir ce genre de relation avec moi.... On devais se voire qu'une journée, mais le lendemain, j'ai attendu trois heures devant sa porte avec un chocolat (plus très chaud) en attendant qu'elle se réveille.
J'ai pété un profond câblé avec la seule personne que j'ai aimé et qui m'a renvoyer quelque chose en retour, je ne pense pas pourvoir mené une vie amoureuse si je continus ainsi.
Sinon, je suis une free hugeuse, j'adore les calins. Je ne force pas les gens, je n'ouvre pas les bras pour un oui ou un non, mais j'aime le contact de pouvoir partagé une chose avec des personnes que l'on ne connais pas, si ce n'est qu'elles ont au moins une chose qui les a attiré vers vous.

Mey    17 mai 2015   Châlons en Champagne   

Je me suis tue. Depuis toujours, depuis toute petite. Je ne parlais pas. Ce n'est pas une image... Je refusais littéralement de parler, je ne répondais aux autres que lorsque c'était nécessaire, ou que j'y étais forcée. C'est encore le cas aujourd'hui, mais le problème s'est dilué. Petite j'avais peur. Peur de dire une bêtise, peur de dire ce que je pensais parce que cela pouvait choqué, ou faire peur, parce que je ne pensais pas comme les autres enfants de mon âge. Je comprenais et savais analyser "les problèmes d'adultes".
Aujourd'hui, je ne sais plus analyser "les problèmes d'adultes".
On me poussait à parler, alors aujourd'hui j'ai appris à dire ce que je pense lorsque c'est nécessaire.
Et aujourd'hui, je suis rejetée pour ça. Insultée, même.
Aujourd'hui, je suis devenue une coquille vide.
Aujourd'hui, le silence me tue, parler empire les choses.

Emy    17 mai 2015  

J'ai besoin d'argent. Enfin, pas dans l'immédiat, étant encore une étudiante vivant aux crochets de ses parents. Mais je vais en avoir besoin. Comme tout le monde, quelque part. Il y a toujours ces phrases, ces mots que l'on répète, que l'on se répète : "je ne veux pas me prendre la tête", "je ne veux pas penser à ce que je dépense", "je ne veux pas passer ma vie à compter". On a beau dire que l'argent ne fait pas le bonheur, c'est devenu une formule creuse et insipide quand on voit à quel point il y participe.
J'ai besoin d'argent. En quantité importante. Pour avoir un logement assez grand pour accueillir des amis qui en auraient besoin, pour me nourrir correctement, pour me soigner, pour me vêtir, pour m'acheter des livres et de quoi faire de la robotique. Pour permettre à la personne que j'aime de mener ses projets à bien sans se prendre la tête pour ce genre de chose. Pour soutenir les créateurs que j'apprécie, les causes que je défends. Je m'en fous de n'être perçue que comme une "conasse de bourge" à cause de mon futur salaire à 40K/an, de la position sociale que je peux atteindre facilement grâce à ma naissance dans une famille déjà aisée. Ce qui compte, c'est que mes proches ne soient pas dans le besoin, que je puisse être là pour les aider s'il le faut. C'est une manière comme une autre de soutenir, et si ça permet à mes potentiels futurs neveux et nièces de commencer dans la vie active sans dettes, je mettrai la main à la poche sans problèmes.
Si j'écris ça maintenant, c'est pour me souvenir de pourquoi j'ai souffert, de pourquoi j'ai révisé jusqu'à des heures indues pour de stupides QCMs, de pourquoi je fondais beaucoup trop régulièrement en larmes pour que ça soit normal. De pourquoi je vais prendre encore plus cher l'année prochaine dans cette putain d'école d'ingénieurs. Je dois reconnaître que ça va de moins en moins fort depuis la moitié de la terminale, mais à ce moment-là j'étais entourée de gens qui me remontaient quotidiennement le moral. A l'époque, ce qui me minait, c'était la possibilité de finir en prépa. Rien qu'y repenser me rend triste. Et je sais qu'à un moment, j'en avais des frissons d'horreur et les larmes aux yeux, à m'imaginer dans ce cadre compétitif, à être obligée de me battre pour une place dont je ne voulais pas, pour une place qu'un autre aurait de toute façon plus méritée que moi, et tout ça dans un système scolaire qui me faisait de plus en plus vomir.
Du coup j'ai intégré une école en cinq ans et je survis tant bien que mal depuis un an et demi. Être en période d'accalmie me permet de me souvenir à quel point la Sup a été horrible. Les transports au début, les problèmes avec l'administration, les nouvelles matières et façons de travailler. Evidemment il y avait aussi les points positifs : les rencontres, le jeu de rôle, des matières passionnantes, la fin du rabaissement quand on dit qu'on veut bosser. Mais ça n'efface pas le fait que je me suis sentie comme une loque bien plus d'une fois. Que je n'ai jamais eu autant envie de crier et de frapper tout ce qui m'entourait. Que j'ai perdu la moitié de mes vacances d'été à cause des rattrapages, que d'irritable je suis passée à insupportable avec ma famille. Encore que j'exagère peut-être, si ça se trouve mon mutisme naturel m'a permis de sauver la face avec eux. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je rembourserai mes parents rubis sur l'ongle pour ces études. J'en ai ras-le-bol d'être dépendante, je ne veux plus rien devoir à personne.
Puis est venue la Spé. Ça devait aller mieux, après tout les deux tiers de la promo qui avaient survécu à la Sup avaient les capacités de s'en sortir. Et pourtant, c'est passé à un poil de cul. Mes modules, je les ai validé grâce aux compensations, et j'en connais beaucoup qui auront d'autres rattrapages en juillet. J'ai littéralement eu l'impression de me noyer pendant ce semestre. Le sentiment que je n'allais pas m'en sortir me collait à la peau, me faisait broyer du noir, m'empêchait de me réjouir de la moindre note positive. Agrémentez le tout d'une classe dont la moitié des gens passaient leur vie à faire des blagues misogynes et/ou transphobes, et vous avez un joli cocktail bien toxique.
Est arrivé un moment vers la fin du semestre où j'ai craqué. Un soir, j'ai envoyé chier mes révisions, j'ai pris mes feutres, et je me suis dessinée sur les bras et les mains jusqu'à en avoir marre. Puis j'ai colorié des pages entières dans l'un de mes carnets, et j'ai recommencé. Ce qui me fait le plus peur, c'est qu'après je me suis rendue compte de ce que j'avais vraiment envie de faire à ce moment-là. Ce qui m'aurait soulagé encore plus efficacement, ç'aurait été de me griffer l'intérieur des coudes jusqu'à m'en faire saigner, puis de réitérer sur les avant-bras, jusqu'à ce que la douleur ou la fatigue me fasse arrêter. Je ne l'ai jamais fait avant, et pourtant rien qu'y penser m'emplissait d'une joie terrifiante. C'est la première fois que j'en parle.
Ce troisième semestre est fini, l'actuel n'est qu'une vaste blague. Je suis en Irlande pour un échange, et la réputation de vacances n'est pas usurpée. C'est bien, ça me laisse du temps pour enfin reprendre l'écriture et le dessin. Et mieux que tout, pour me préparer à l'année prochaine. Parce que c'est connu, chez nous c'est la troisième année la pire. La quantité immonde de choses à apprendre et à faire dans des laps de temps beaucoup trop courts, les heures indues de rendus, les rushs projets qui nous tiennent éveillés plus de 48h de suite, le clash par les étudiants des années supérieures qui vont nous encadrer. Et toutes ces choses que je ne connais pas encore.
Pourtant, je compte m'acharner. Je refuse de partir, de me rediriger vers la fac ou n'importe quelle autre école. Je mettrai mes feutres à sec s'il le faut, si ça me permet d'avancer encore un peu. Je sais qu'il va falloir que je m'effondre et que je finisse au moins à l'hôpital avant de lâcher l'affaire. Je crois que j'ai déjà des problèmes avec mes oreilles. J'ai dû porter des boules Quiès pendant un an, et même après être allée voir l'ORL pour enlever les bouchons de cire que ça m'avait formé, j'entends encore du bruit lorsque tout est silencieux. Je devrais prendre rendez-vous pour un contrôle de l'ouïe. Mes proches m'ont aussi dit plusieurs fois que j'avais minci. Ça par contre, ça m'inquiète beaucoup plus. Mais peut-être que c'est simplement parce que je mange moins riche depuis que je ne vis plus chez moi. Je suis solide, il faut que j'essaye d'aller jusqu'au bout.
Ouais, j'ai vraiment besoin de ce fric.

730    27 février 2017  

Qu'y a-t-il de plus beau que de se sentir exister, de ressentir de la confiance en soi, d'être déterminé à montrer à tous que oui, qu'au-delà de ces différences morphologiques, la vrai richesse de quelqu'un est dans son vécu?
Pourtant, c'est difficile d'avoir confiance en soi.
Ou de s'aimer.
Parce que oui, on nous rabache des débilités à longueur de journée.

Pilule rouge, ou pilule bleue?
Car une fois la rouge prise, vous ne fermerez plus les yeux...

Nous avons tous eu des expériences différentes, mais nous nous sommes tous confrontés à des personnes qui ne vivent pas dans le même univers que nous, qui nous rappellent constamment qu'une femme doit s'épiler, qu'elle doit être bien à l'écoute de son homme (présence de paquet fonctionnel nécessaire)...
Et aussi qu'un homme doit être viril (ce mot n'a aucun sens d'ailleurs), physiquement capable de défendre sa compagne car oui elle est faible.
Il paraît aussi que se faire sodomiser, pour un mec, c'est être "fragile", homosexuel.
J'ai cru comprendre qu'être trans, c'était le résultat de troubles psychologiques...
Oh, et on m'a soufflé que le viol doux, ça existait. C'est un peu comme le viol, mais c'est pas traumatique!
Et puis on a beau en rigoler, mais les blagues les plus universelles sont racistes ou sur les homosexuels/les (d'ailleurs, je ne ris pas, mes poumons ont des spasmes et mon coeur saigne de les entendre).

A tout ces gens, à tous ces putains d'idées de merde, je vous montre ma raie, car elle est ouverte à qui je le souhaite.
J'ai la chance incroyable d'être un garçon hétéroflexible, de ne pas vivre ce que vous pouvez vivre tous les jours avec autant de force, de pression.
Mais je le ressens, je comprends cette souffrance, car au fond de moi j'en ai une aussi.
Pas de la même nature, cependant je suis aussi oppressé par tout ce qui ne se dit pas, et qui devrait être dit à tous pour qu'enfin nous puissions avoir un retour sur expérience positif, faire s'ouvrir les générations suivantes sur une identité autre de l'individu que cette hétérorigidité maladive, qui se transmet à tous, et nous corromp à vie.
J'ai rencontré une fille incroyable.
Elle a changé ma vie, ma façon de voir les choses.
Son ouverture d'esprit m'est bénéfique, je lui suis redevable encore en encore...
Aujourd'hui je rêve de m'ouvrir encore plus, de vous aider vous à vous sentir mieux. Vos souffrances, quelles qu'elles soient, sont partagées par d'autres, vous n'êtes pas seul/le-s, le moyen de vous faire avancer est de partager, d'écouter, de lire, de parler, de vous exprimer.
Écrivez ici votre cri du coeur, du corps!

Car oui, c'est possible de passer outre ces souffrances, car vous êtes beaux, tous/tes autant que vous êtes!
Passez de la baume sur vos plaies, vous verrez, elles vous rendront plus fort/e-s, beaucoup plus que ces lâches qui vous critiquent (ils refusent de voir la vérité en face, que voulez-vous... Triste abnégation de la réalité, ils font une crise de gamins en quelque sorte).
Je vous en conjure, vivez la vie que vous désirez avec toute l'ardeur dont vous disposez.
Si vous vous taisez, alors toute chance d'un jour arriver sur une acceptation de tous risque d'être difficile.
Je ne vous connais pas, mais je vous aime <3

Alors... Pilule rouge?

KaeyRiS    17 mai 2015   Toulouse   

J'ai un copain depuis près de 8 mois et je ne suis jamais sortie avec une fille. Pourtant je suis bisexuelle. Mais surtout, j'écris pour dire que j'en ai marre, ras le cul des tabous concernant le sexe. Quand j'avais 9 ans a peu près, j'ai découvert les plaisirs de la masturbation, par hasard, dans mon bain. Je n'ai pas vraiment arrêté depuis. Cependant, pendant toute cette période et jusqu'à mes 15 ans a peu près (j'en ai 16 maintenant), je me suis toujours sentie sale, anormale, ma sexualité "atypique" n'aidant pas forcément. Des membres de ma famille m'avaient déjà surpris, et je n'avais reçu que le dégoût de moi-même et la honte de mes actes à travers leurs regards. Aucune paroles, qu'elles soient réprimandes ou simples explications sur ce que je faisais.
Face a ces réactions, j'ai donc plusieurs questions : Pourquoi le sexe est-il tabou? Pourquoi est-ce considéré comme honteux de faire l'amour, et honteux de ne jamais avoir "baisé"? Qu'est ce qui nous pousse a raconter a nos enfants des histoires de graines ou de cigognes, au lieu de parler de plaisir, d'amour.... De mots universels et magnifiques, et surtout pas indécents pour un sou? Et indécent au nom de quoi?
Enfin merde quoi, le sexe est une chose merveilleuse, naturelle, pourquoi la souiller d'une réputation malsaine et perverse?

Pixies    23 juin 2015   Montpellier   

Salut, je ne donnerai pas mon prénom mais je vous donne le second, Pierre.
Comme celle qui tombe tout au fond, qui ne s’exprime pas et attend un conte de fée pour obtenir la parole. Or dans la réalité la seule entrave c'est moi.
j'ai envie de dire que j'ai peur des autres, de leur manières, de leurs propres peurs. Peur des groupes de ces autres là, qui n'obéissent à aucune de mes règles et oublient si facilement l'empathie au profit de leur amusement. J'ai peur du rire des gens dans la rue, j'ai peur. j'angoisse depuis longtemps. Le collège le lycée, et même depuis. J'ai 22 ans.
J'ai toujours détesté les groupes. Comme a dit Coluche, quand on est plus de quatre on est une bande de cons, et ça marche aussi à trois comme à deux. Evidemment ça dépend de qui, mais quand j'ai peur je m'amuse pas à compter.
Je suis quand même assez fier de dire que je ne m'amuse pas ouvertement des autres, même si je ne fait rien lorsque mes potes percent du regard les pauvres solitaires qui ne correspondent pas à la norme ou à qui il arrive une tuile gênante. J'ai pas envie de leur gâcher le plaisir et je compte pas sur leur compréhension pour les en empêcher.
J'en suis venu à me dire que c'est ça les Français, en majorité, des gens qui jugent pour le plaisir ou pour se sentir mieux, un peuple pas solidaire, un
peuple trop dispersé. Pourtant j'ai des amis et des joies parfois. Mais je me sens terriblement seul et j'ai pas de rap ni de colère ouverte, de sport ou de textes pour en parler. Vous en faîtes pas, j'aime pas les généralités et j'y crois pas, j'suis juste un peu désespéré et trop réservé pour être en colère.

J'en sais rien. j'ai juste la haine de ne pas être "comme il faut" et la hargne de n'être que ce que je suis et rien d'autre. Ce que je suis, je n'en ai d'idée que ce que je vois dans le miroir, peut être un peu plus. Je suis frustré, je suis fatigué, et comme j'ai du mal à mettre des mots sur ces sentiments d'angoisse et de solitude qui m'oppressent, j'espère que vous comprenez pourquoi je ne peux en parler que sur une page neutre comme celle ci et on en voit si peu sur le web..

Merci

myosotisland    24 mai 2015   Nantes   

Ce que j'aime aujourd'hui c'est qu'on ne montre jamais aux enfants qu'il existe autre chose que le prince et la princesse. C'est vrai que je préfère mille fois attendre d'être au collège pour me faire insulter de gouinnasse parce que je me bagarre un petit peu. Et c'est tellement plus amusant d'aller sur internet pour savoir ce que veut dire "PD" et "trans". Aaah ya pas à dire ça forme la jeunesse.

Et puis cachons le plus longtemps possible aux enfants que le genre n'est pas lié au sexe ou à l'orientation sexuelle. Parce que sinon ils nepourront plus rentrer dans le moule que la société a formé pour eux, et ça c'est vraiment triste.
Oui, parce que ce qui est bien avec leurs conneries c'est qu'on finit pas croire que oui : tu n'as pas le droit de jouer avec cette petite voiture car tu n'as pas de pénis. Et même pas besoin que tes parents te le disent personnellement. La télé fait si bien le travail !

Alors on se retrouve comme des cons à ne plus rien dire.

Parce que se taire c'est plus facile que d'annoncer à ses proches que l'on va entreprendre une démarche de transition car tu n'en peux plus de vivre dans la prison qu'est ton corps.

Parce que se taire c'est plus facile que de dire "Non" à cette personne qui balade ses mains sur toi. Parce que de toute façon personne ne comprends qu'un attouchement n'a pas besoin d'être sexuel pour te traumatiser.

Parce que se taire c'est plus facile que d'expliquer que tu es asexuel et que tu ne vois pas en quoi "être amoureux et ne pas envisager pas de coucher" est un problème . D'ailleurs tu trouves aussi stupide de se limiter à un modèle binaire. Pourquoi être forcément 2 dans une relation amoureuse ?

Et que de toutes façons, avec ta voix d'adolescent qui n'a jamais mué, avec cette voix trop haute qui passe mal au téléphone, tu n'as plus envy de parler.
Parce que tu n'es pas assez "vrai" pour parler avec les cis comme un cis. Parce que pour eux, un homme sans pénis, ça n'a pas le drot d'être en couple avec un homme gay. Parce qu'au fond, c'est vrai, c'est pas du jeu.

Et moi je trouve ça vraiment bien de voir une communauté, opprimée à cause de son "orientation sexuelle déviante", opprimer une autre communauté pour son "identité déviante". C'est tellement cool autant de solidarité. Je me demande si les déportés juifs crachaient sur les déportés gays tiens.

Heureusement, dans ce monde perdu et sur l'immensité d'internet on trouve parfois une bouée. Et cette bouée ce sont des gens qui osent dire des trucs à travers des projets, montés sur le web en cachette, des gens qui osent parler.
Cette bouée pour moi c'est la communauté bronies, une masse de gens qui regardent My Little Pony, en s'en foutant pas mal de leur genre, de leur sexe et de leur orientation sexuelle. Et voir tant d'ouverture d'esprit, croyez moi, ça fait du bien.

Alors aujourd'hui je tue un peu le silence. Parce que ça fait du bien.
De parler.

SuperPony    17 mai 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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