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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Depuis plusieurs années maintenant, je suis témoin. J'assiste à ma vie comme si je regardais un film. Je n'existe jamais vraiment, je vis par les autres pour les autres.
Depuis le début de cette année, enfin les 4/5 mois, j'essaie de faire un petit "coucou, moi c'est Joh', j'existe les gars". J'ai un caractère bien trempé, ça déplaît beaucoup. J'aime bien le sexe, parce que c'est un univers extrêmement vaste, mais surtout j'aime en parler, pouvoir échanger autour du sexe. Que ce soit avec des garçons où des filles, que ce soit au sujet de garçon ou de fille. Aussi j'aime le SM, je ne l'ai dit qu'une fois, on m'a regardé comme si je disais que j'avais pris du plaisir a tuer quelqu'un. Alors je n'en parle pas. Je ne dis pas que j'aime le sexe parce que sinon je suis une pute. Je suis un miroir sans teint, la Joh' sage, un peu branleuse, et puis l'autre pute de Johanna qui fait sa petite soumise et qui se vendrait presque pour ça, cette espèce de salope qui saute sur tout ce qui bouge, fille ou mec, "tu lui donnes un chien en chaleur elle arrivera a te le sauter" disent-ils.

Et dire que je suis libertine. C'est dire que je veux du sexe du sexe et encore du sexe.

Pas besoin des mots des gens, le silence tue. Leurs regards tuent.

(Si jamais vous voulez parler de tout et n'importe quoi : johanna160247@gmail.com)

Johanna    15 juin 2015  

J'ai été ce qu'on peut appeller une petite fille modèle, très bon resulat, sage gentille et bien élevée et pour couronner le tout une année d'avance à l'école. Cette année d'avance c'est une fierté, un symbole quand on est plus jeune.

Et puis arrive le collège où cette différence est nettement plus marquée. En quatrième, 12 ans, une jeune ado heureuse avec des amies, une petite rivalité que je ne croyais ma méchante avec l'autre tête de ma classe, jusqu'au jour où il est venu me voir avec toute sa bande de copain pour me demander : " Alors Manu, dis nous comment tu te masturbes comment ça te fait du bien ?!" J'ai croisé le regard de mes amies j'ai eu le malheur de leur demander ce qu'était se masturber, le résultat des sourires en coin, des moqueries ou des levres pincées et têtes blessées. Si je n'ai eu au un réponse de mes amis il me restait tout mes parents ... Ou pas puisque j'ai eu droit au même reaction.

Alors Internet s'en est chargé, film, site, reportage et autres extravagances du X, y sont passés les jours qui ont suivit. Il m'a peut être ouvert les yeux sur la masturbation mais il a surtout créé un monstre avide de sexe toujours plus déjanté. Pour mes amis actuels je suis certes la plus jeune mais aussi une référence un terme de sexe, des soucis de bite va en parler a Manu elle est a vu tellement, comment c'est avec une fille ou deux, va en parler a Manu, un fantasme tordu, Manu l'aura déjà fait.

Je ne suis plus une femme juste un monstre. Si certains ont l'alcool, la clope, moi j'ai le sexe et je n'arrive pas à m'en défaire. J'ai l'impression de devoir prouver que oui, moi aussi j'ai un sexe je sais m'en servir, je ne suis plus cette enfant asexuée parfaite tout bien comme il faut.

A une époque je m'étais dit que c'était juste une crise d'ado, mais aujourd´hui encore ça continue.

Manu    17 mai 2015   Strasbourg   

Je suis un garçon. C'est une évidence maintenant. Ça m'a fait peur oui, je ne voulais pas me l'avouer. Mais c'est vrai, je suis un garçon trans. Et j'en suis fier. Et je suis heureux.

Raphaël    29 septembre 2016  

J'ai 14 ans. Il y a même pas un an, je me pensais homme hétérosexuel. Maintenant je sais que je suis une femme trans pansexuelle.
Et entre temps, j'ai rencontré des gens qui m'ont permis de me découvrir.

La première fois que j'ai parlé de ma sexualité avec quelqu'un, c'était avec un garçon de mon âge.
Il me parlait de la sienne, donc j'ai commencé à réfléchir à la mienne.
Je ne me pensais pas capable d'aimer un homme, mais j'étais quand même beaucoup attiré sexuellement par les hommes.
Quelques mois après, j'ai eu des sentiments pour un homme, comme quoi je m'étais trompée !
J'ai compris ma pansexualité à ce moment là.

Quand j'étais plus jeune, je me disais quelques fois "ça doit être tellement bien d'avoir un corps de femme, j'aimerais trop en avoir un".
Puis j'ai rencontré des personnes trans via Twitter, qui m'ont expliqué le principe de transidentité, et j'ai remarqué que ça me correspondait totalement.
À ce moment j'ai donc décidé que je suivrai un traitement pour avoir un corps de femme, et une poitrine. Pour le changement de sexe je ne suis pas toujours totalement sûre.

J'ai eu du mal à parler à mes parents de ma sexualité et de ma transidentité.
Ils ont été au courant en premier lieu de ma pansexualité, qu'ils ont totalement acceptée.
Puis après est venu le moment où je leur ai parlé de ma transidentité.
Mes parents ont plus de mal avec ça, mais ils acceptent quand même.
Ils ne veulent pas que je m'habille comme une fille car ils ont peur que je me fasse tabasser, je les comprend, mais être obligée à ressembler à un homme tous les jours ça devient invivable pour moi..

J'avais fait un post sur Facebook où je parlai un peu de mon attirance pour les hommes, très vite TOUT MON COLLÈGE a été au courant.
Tous les gens qui sont en 3e (comme moi) sont venu me demander si c'était vrai, ce jour là je me suis pris aucune insulte, ils ont tous étés très tolérants.
Par la suite des gens plus jeunes (6e-5e) m'ont fait des remarques homophobes, mais bon, sachant qu'ils font un mètre de moins que moi, ils ne m'ont pas fait très peur x)
Mes amis IRL ne sont pas encore au courant pour ma transidentité.

Puis sur Twitter, où comme je l'ai dit je parle ouvertement de ma sexualité et de ma transidentité, j'ai reçu beaucoup de messages transphobes, heureusement qu'il y a la fonction 'bloquer'.

Neylyn    17 mai 2015  

Je vis au Maroc et j'ai 17 ans. Après avoir longtemps renié, pour plusieurs facteurs, ce que je *suis*, c'est depuis moins d'un an que je peux l'affirmer : je suis pansexuel. Mes rapports au genre sont assez particuliers, mais ce n'est pas le sujet. Je ne sais pas, je me sens pas bien ici, entre les crachats de salives et les insultes "Regardez l'autre pd" ou "On devrait t'interner", c'est pas génial. J'essaye de sensibiliser, faire des trucs, ça passe pas vraiment. heureusement, y'a des gens pour me soutenir, c'est ça qui fait tout ! Si vous lisez ça, et que vous êtes dans la même situation, dans un pays où les droits LGBT avoisinent le néant absolu ou que simplement vous avez du mal à vous assumer, que ce soit vis-à-vis de vous ou de votre entourage, trouvez des potes, allez sur internet, et parlez à des gens "pareils" que vous, tout ira bien. Vous enfermez pas pour autant, y'a des gens géniaux dans ce monde <3

Othmane    18 mai 2015   Casablanca   

Une musique contre le slutshaming qui j'espère pourra aider :
https://vimeo.com/209063702

N'hésitez pas à visionner d'autres de ces musiques notamment contre les différences-phobies, le harcelement, le viol et autre choses super joyeuse que lnous pouvon subir ou avons déjà subi <3 <3 <3 <3 <3 <3

TOI    19 mars 2017  

Aujourd'hui, j'ai eu un cours de philo bien sympathique sur le genre et le féminisme mais qui me fait replonger dans de profondes pensées. Moi je suis quoi ? Une simple fille ? Une meuf qui cherche à définir son orientation sexuelle et qui se considère comme bi sans jamais avoir eu de copine ? Agenre peut-être ? Oui, je voudrait bien ne pas me demander si je n'aimerais pas être un mec tout les matins ou si cela était plus facile dans la vie de tout les jours... Jusque là je me considérais comme bi ou même pansexuelle mais au final, je veut pas choisir entre aimer une femme ou un homme. Ce cours de philo m'a fait réfléchir sur la question "Comment cela se passerait-il s'il n'y avait plus de genre, plus d'homme ni de femmes rien que des humains" et maintenant je sais. Agenre est ma solution, plus de discrimation genre "c'est l'homme qui doit demander la femme en mariage, un homme peut être torse nu mais pas une femme, gnagnagna" J'en ai marre de rester dans ce silence, on est tout égaux merde. Si certains ont des phallus et d'autres des vulves, c'est pour pondre des mômes c'est tout! On est pas prédisposées à s'occuper de nos enfants et ils ne sont pas prédisposés à porter des sacs de sables ! Le problème c'est que... ben c'est inscrit dans la société depuis que l'homme existe quoi. C'est pas parce que je clame haut et fort mon envie de ne pas mettre de soutif et d'aller ploutcher mes mains dans la terre en même temps, que je vais faire changer tout ça. Du coup bah je vais continuer ma vie avec cette étiquette de fille aux cheveux courts pas tellement féminine qui a des convictions ultra sérieuses mais qui continuera de ne pas en parler parce qu'elle est trop timide et qu'elle ne trouve pas de personnes qui puissent comprendre. Bah oui au lycée, sur surement de très nombreux homo ou bi, UN SEUL couple de filles s'assume et se roule des pellouzes dans les couloirs. Dites madame la société, un jour vous pourrez faire comprendre au gens que les différences c'est ce qui nous rends unique et que si on était tous les mêmes ce serait pas drôles ? Parce que y'a des jours j'aimerais bien m'exiler au Pérou...
Pour porter des vêtements en laine sans soutifs dessous et mes éternels cheveux courts. Ouais.
A bas les clichés sur le genre et vive le téton libre!!

Elo    21 mai 2015  

Me revoila, pour la 3ieme fois je ressens le besoin de vider une partie de mon sac, de présenter un autre aspect de ma personnalité. Et cette fois je vais tenter d'aller au fond des choses, de présenter ma folie et ses causes, de montrer au monde que parfois ce n'est pas q'une queszion de volonté...
Je me présente, partiellement, je suis un homme, 21 ans,physiquement pas mauvais, un peu fluet peut-être mais au visage tout a fait normal, etudiant bijoutier dans une bonne école. Je suis entouré d'une bonne équipe, je fais des soirées de temps en temps avec eux, je rigole beaucoup, j'ai une réputation correct de gars bon vivant assez mature et ayant la blague facile, surtout en ce qui concerne l'humour noir, l'humour osé. Dans mes mauvais jours on pourrait dire que je suis un peu cynique que je m'énerve un peu trop vite...
Tout ça c'est pour la façade. Rien de ce qui est ecrit en haut ne me concerne vraiment, ce n'est que le masque que je porte ocnstament en leur présence. Ce n'est que le rôle que je m'oblige a garder pour pouvoir être accepter un minimum.

Je suis bien un apprenti bijoutier, j'ai bien 21 ans et je suis surdoué. je suis également depressif et suicidaire pour decrire mon état mentale actuel.
J'ai déja ecris sur ce site ma solitude constante, j'ai expliqué déja que ma manière de pensée, que je ne peux controller, me coupe du reste du monde. Je suis peutetre entouré d'un groupe qui me voit comme un ami, comme un membre a part entiere mais ce ne sont pas, ce ne sera jamais mes amis. Je suis incapable de conprendre ce sentiment. Tel un ddaltonien, certaines emotions me sont inconnues ou certaines nuances d'émotions. Je ne comprends pas la confiance ni l'amitié, la haine est tenace en moi et je ne sais pas ce qu'est le remord.
Depuis 2 ans pourtant ma vie a beaucoup changer je pensais que la joie de vivre allait enfin venir en rejoignant une bonne école et etre entouré par une bonne équipe. Mais je suis toujours seul, seul dans une foule, seul parmi des personne qui ne connaissent de moi qu'un masque, qu'un sourire de facade. Je voudrais tellement leur dire ce qui ne va pas en moi, leur hurler à la figure des mots simple mais si lourd de conséquence.
Je voudrais vous aimer mais je ne peux pas. J'aimerai être heureux mais je ne sais même plus ce que cela veut dire. Je me hais comme jamais vous vous hairez, je suis suicidaire et chaque soir je calcule mes chance de me suicider d'ici la fin de ma formation (30% de chance de mettre fin à mes jours pour les intéresser) j'aimerai leur dire qu'en moi vit un monstre, que je suis un monstre que par l'absence de certaine émotions je pourrai beaucoup plus facilement faire beaucoup de mal si je ne controlle plus mes pulsions.
Il y a encore quelque mois je pensais pouvoir m'en sortir, pouvoir remonter la pente meme si la vie ne sannoncait pas belle au moins pourrais-je réaliser quelque un de mes rêves...
Hélas le destin a trouvé drole de me faire ressentir pour la premiere fois un vrai amour. J'aie passionnement une fille de ma classe, je l'aime d'un amour sincère depuis maintenant 6 mois, pour la premiere fois ce sentiment est pur et n'est pas mélé à ma haine, ma colere, mon sadisme et mes pulsions.
Cela aurais été mon salut, ma derniere fhance de soigner la folie naissante en mon esprit. Mais cet amour est a sens unique, je suis un ami, juste un ami. Elle connait mes sentiments à son égard, je fus franc. Cela n'a aps changé la situation mais j'en ressentais le besoin.
Aujourd'hui je n'en peux plus, mon amour me brule, me ronge, il ne se passe pas une heure sans que je pense à elle, pas un cour sans que je tourne la tete èpour la voir, pour contempler son visage, ses qualité et ses défault, pour chercher une faille me faisant comprendre que ce n'est pas elle la "bonne" mais plus je la regarde, plus je discute et travaille avec elle, que je ris avec elle, que je discute de nos vie respective et plus mon amour grandit.
Je n'ai jamais eu de rellation avec qui que ce soit, jamais je n'ai interessé une fille, jamais je n'ai embrassé une fille pas même serré dans mes bras de maniere amoureuse qui que ce soit.
Pour ce soir j'en ai marre d'ecrire, je n'ai posé que le dixieme de ce que j'avais a cracher mais c'est déja ça.

A Pouhiou et à ceux qui l'ont aider pour ce site, merci

tharanos    10 mars 2016   Le Brassus   

Je n'ai pas réellement d'histoire à raconter, il ne m'est jamais rien arrivé de spécial... sûrement parce que je n'ai jamais parlé de moi aux autres. J'écoute, je conseille, mais je ne parle pas. Quand je parle, c'est sur le ton de la vanne, ou je fais mon possible pour passer à autre chose la seconde d'après. Peut-être que je me trompe, mais ce n'est pas parce que la société veut que je me taise; mais plutôt parce que je n'en vois pas l'utilité. Je n'aime pas parler de moi, ça me donne le sentiment d'être égocentrique. De faire perdre du temps aux autres avec mes histoires inintéressantes.

J'ai 16 ans, je suis hétérosexuelle, mais au plus profond de moi, je me sens homosexuelle. Je ne suis jamais tombée amoureuse d'une fille, ni même sentie attirée par une, au contraire. J'ai toujours été attirée par les garçons. Le seul truc, c'est qu'au fond de moi, j'ai l'impression d'être un garçon enfermé dans un corps de fille.
J'aime le foot. J'aime les gros mots. J'aime les blagues de cul. J'aime les vidéos pornographiques (hétéro, gay ou lesbien). J'aime m'asseoir en ayant les jambes légèrement écartées. J'aime les jeux où on tue plein de gens et où on conduit des belles grosses bagnoles. J'aime mater des postérieurs. J'aime traîner avec des hommes en règle général. Je déteste les personnages féminins dans les films et les jeux vidéos (quitte à me demander si je ne serais pas un peu misogyne sur les bords).
Et pourtant. J'aime m'habiller élégamment. J'aime me maquiller. J'aime me trouver belle après m'être préparée pour sortir. J'aime mettre un léger décolleté. J'aime toutes les grandes femmes féministes qui ont marqué ou non notre Histoire.
Tout ceci semble être une liste de clichés sexistes, mais c'est comme cela que je le ressens. J'ai l'impression d'être un garçon. J'aurais adoré être née avec un service trois pièces, ne pas avoir à me trimbaler avec des nichons, pouvoir porter des costards et des vêtements de ville pour homme, me tailler une jolie barbe ou une jolie moustache, pouvoir offrir un verre à une personne qui me plait, pouvoir me marrer avec des garçons sans passer pour une cagole qui ne cherche qu'à se faire déglinguer.

Parce qu'être une femme, c'est chiant. Une femme, sans maquillage, c'est moche. Une femme, avec un décolleté ou une jupe courte, c'est putassier. Une femme, un peu ivre, c'est vulgaire et pas "digne d'une dame".
C'est bien ça, qui me dérange. Cette volonté de faire des femmes des poupées Barbie. C'est parce qu'on a des boobs et un clitoris qu'on doit forcément se trimbaler avec une robe à fleurs (attention ! une robe ni trop courte parce que ça fait salope, ni trop longue parce que ça fait frigide) et fondre devant Baptiste Giabiconi ou autre Bertrand Chameroy ?!
Je suis une femme et j'aime bien les joggings un peu larges, j'aime bien les soirées romantiques à base de bières et de pizzas, j'aime bien Giroud même si je ne le trouve pas si beau que ça (oui oui, des filles comme ça, ça existe !), j'aime bien les blagues d'Antoine Daniel, j'aime bien les super-héros, j'aime bien les scènes de bastons dans les films ou les livres, je DÉTESTE les scènes de cul dans les fanfictions (alors que j'adore les fanfictions en soi), et j'aime être une fille, bordel.

Alors, non. Je ne suis pas une fille enfermée dans un corps de garçon. Ça, c'est ce qu'on a toujours voulu me faire croire. En réalité, je suis une fille qui ne rentre pas dans les codes, et ça, ça fait chier les gens. Ça énerve les gens, les filles qui vont dans des boutiques geeks au lieu d'entrer dans les Zara juste en face d'elles. Ça énerve les gens, les filles qui rient bruyamment dans la rue. Ça énerve les gens, les filles qui écoutent du Metallica un peu trop fort sur leur iPod. Ça énerve les gens, les filles qui bavent devant l'affiche du Hobbit alors qu'il y a celle de Fifty Shades of Grey juste à côté. Ça énerve les gens, les filles qui disent d'autres "elles sont jolies" sans paraître jalouses. Ça énerve les gens, les filles qui trouvent qu'AdopteUnMec.Com c'est juste le site de rencontre le plus débile de l'histoire. Ça énerve les gens, les filles qui ne trouvent pas normal que les femmes peuvent entrer dans les boîtes de nuit sans payer et pas les hommes. Ça énerve les gens, les filles qui tiennent la porte à des garçons. Ça énerve les gens, les filles qui doivent être prises au sérieux. Ça énerve les gens, les filles qui appellent "connard" ou "enfoiré" des personnes à qui elles tiennent fort.

En fait, ça énerve les gens, les filles qui sont comme elles sont. Et les gens comme ça, bah moi, ça m'énerve.

Chatoune    17 mai 2015   Marseille   

quand j’étais petit (8-9 ans), j'ai eu une expérience sexuelle avec un autre garçon . On a pas fait grand chose (fellation, masturbation) .
Le problème c'est a cette époque la j’avais déjà été attiré par des filles . j'ai eu super peur, on m'avait toujours parlé de l'homosexualité mais jamais de la bisexualité du coup je ne savait pas que ça existait. a ce moment la je pensait être bizarre j’avais peur qu'on découvre ce que j’avais fait. pour moi c’était inconcevable d'aimer des hommes et des femmes . ce n'est qu'au collège que j'ai découvert les mouvements LGBT et que j'ai eu une amie bi . c'est comme ca que j'ai decouvert enfin que j'était pansexuel et que je n'ai plus a culpabiliser quand je fantasme sur des personnes d'autres sexes et d'autres genres.

louis malbequi    17 mai 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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