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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Bonjour à tout le monde. Je sais que mon témoignage sera moins.. poignant que celui de ceux que j'ai pu lire jusqu'à maintenant sur ce site.
Mon histoire est simple. Je suis bisexuelle, je le sais depuis toute jeune, depuis qu'est né en moi le désir d'être avec les uns, venait le désir d'être avec les autres. J'en ai parlé uniquement à mon père, qui m'a tout de suite dit que c'était normal. Mais voilà. A partir de là, j'ai tout enfermé en moi, gardé profondément en enfouissant toute possibilité d'être avec une femme car ce n'était, de toute évidence, pas accepté autour de moi. Au lycée, j'ai carrément refoulé, n'ai rencontré que des mecs et fermé la porte à ce désir honteux. J'ai jalousé le seul couple femme que je connaissais, persuadée que rester focalisée sur une partie de mon désir serait suffisant. Puis j'ai été en couple deux ans et demi et c'est devenu plus dur... puis encore deux ans et demi (homme avec lequel je suis toujours). Et là. J'ai 22 ans. Et toutes les nuits ça me hante. Toutes les nuits je me sens mal. J'aime mon homme, je l'aime profondément, mais j'en veux plus. Une seule de mes soeurs est au courant, mon autre soeur a refusé d'y croire, et mon petit frère est trop petit pour ces choses là. Je n'en ai pas parlé à ma mère, pas une fois, elle qui a une vision restreinte de la bisexualité. Quand j'en parle les gens ont le malheur de dire "tu n'as jamais vraiment expérimenté à part le baiser, comment peux-tu savoir?". Si encore cet argument marchait. Je me sentirais mieux. Mais ça ne marche pas, je SAIS. Alors que faire? Continuer comme ça? Tromper mon homme pour me sentir mieux? Je sais que je ne suis pas à plaindre, que ce n'est pas grand chose en rapport aux mal-êtres qu'éprouvent certains d'entre vous.
Aujourd'hui, je sais que je veux devenir psychologue pour redonner la parole aux autres. Une parole à tous ceux, qui, comme moi, l'ont éteinte, restreinte, étouffée, enfouie, brisée.
J'espère un jour retrouver la parole et vous la redonner.

Je tiens également à dire à certains qu'un psychiatre et un psychologue sont deux fonctions très différentes. Avec les psychologues il n'est pas question de médicaments, seulement de parole. Je ne dis pas que le psychiatre n'est pas important, surtout lorsque l'on souffre de troubles dépressifs, de troubles de l'humeur... mais un psychologue viendra en complément libérer la parole (il a une formation pour alors que le psychiatre sera plus spécialisé sur les médicaments à prendre en fonction du trouble).

Bon courage à vous tous

Adèle    30 mai 2015   

Bonjour,

Depuis des années, je sais que je suis bisexuelle. Devant le refus catégorique d'acceptation de mes amies, j'ai dû le cacher. Le seul à le savoir était mon fiancé qui m'a acceptée sans conditions. Etant lui-même spécial (il aime se travestir), nous vivons sans soucis ma bisexualité. Le problème? Ma famille. Ils se disent "homotolérant" mais j'ai peur de le leur dire. Peur qu'ils me rejettent parce qu'être bi est souvent vu comme "quelqu'un qui baise tout ce qui bouge". Or non, ce n'est pas cela. Donc chère famille, si vous lisez ceci: je suis bisexuelle (hétérosexuelle et homoromantique pour être précise) et j'aimerais pouvoir mieux l'assumer grâce au simple fait que vous le sachiez et que vous l'acceptiez.

Elendra    29 novembre 2015    Hognoul   

J'ai aucun talent pour écrire, alors je vais essayer d'être bref.
Je me suis rendu compte que j'étais bissexuel il y a quelques années. J'ai eu aucun problème au collège, ainsi que cette année au lycée, puisque personne ne le sait "in real life". Mais pourtant j'ai pu voir à quel point l'homophobie est présente dans la société, que ce soit chez les p'tits cons qui ont du swag, ou bien chez les gens plus "intelligents", chez mon père, chez mes meilleurs amis. Quand tu l'annonce à ces personnes, tu vois un regard triste, déçu. Ou bien un regard moqueur, rempli de haine. Et dans ces cas-là, je ris, et je dis que c'était pour plaisanter.
Et pourtant, au fond de moi, je sais parfaitement bien que j'aime les phallus et les torses musclés, tout comme j'aime les seins et les culs bien formés.

Bertrand    17 mai 2015    Toulouse   

j'ai 22 ans et ça va faire 1 ans que je sais que j'ai la maladie de Crohn. pour ceux qui ne savent pas ce que c'est sachez que ce n'est pas ne maladie si rare ni si grave que ça (vous seriez étonné de voir le nombre de personne qui l'ont, a croire que tous le monde connais au moins une personne qui l'ont..) elle est juste un peu contraignante... c'est justement l'une de ses contrainte qui me pourrie la vie. le traitement que j'ai pour la maladie s'appelle humira, ce sont des piqûres que je m'injecte toute les semaines. en somme le fait de m'injecter le produit ne gène pas plus que ça (mis a part le fait que je déteste prendre des piqûres ><) ce qui me dérange c'est sont prix.. le médicament coute près de 900euros la seringues et je dois en prendre 4 par mois soit près de 43 200 euros par ans. je ne paye pas le traitement car je suis pris en charge par l'ald (affection longue durée) qui me rembourse a 100%..
c'est vrai vue comme ça ou est le problèmes ? ma maladie est entierement pris en charge, on peut parfaitement vivre avec. c'est justement ce qui me dérange, je n'aime pas ça. pourquoi est ce que je mériterait qu'on mette plus de 40 000 euros dans ma propre survie, cette somme pourrait servir a tellement plus de monde. je pourrais évidemment ne pas suivre le traitement mais je ferais souffrir mes amis et ma famille qui ne veulent pas me voir agoniser (mon grand père est mort a 40ans de cette maladie, je pense qu il devrait me rester 20ans a vivre si je me soigne pas, ou 20 ans d'agonie) pour ne pas nuire a mes proches je prend le traitements mais ça me gène , je n'apporte rien d'utile a la société, je ne suis pas quelqu'un qui changera le monde : je n'aime pas la politique et je n y comprend rien je ne pourrais donc pas aider notre pays a se sortir de la crise, je ne suis pas suffisamment courageux pour me lancer dans une lutte humanitaire quelconque, tous ce que je pourrait vouloir c'est avoir une vie simple en temps que vendeur en animalerie ou grossiste pour animalerie. rien de très glorieux; alors que des personnes bien meilleur que moi meurt chaque jour et n pourrait largement les sauver si on leur donnait l'argent qui sert a me soigner
ce que ej voudrais c'est mourir, tous simplement mais je ne veux déranger personne dans ma mort, ça ne les regardes pas je ne vois pas pourquoi je viendrais les déranger. je ne peux donc ni me jeter sous un train ou du haut d'un pont, pas non plus dans une riviere (elles sont bien assez pollué). je ne peux pas me jeter sous un véhicule ni me tirer une balle dans la tete. je ne suis as non plus un partisan de la douleur et si mes proches apprennes que j'ai souffert avant de mourir , mon décès risque de les affecter beaucoup plus. je voudrais que l’hôpital , alors qu il est prés a creuser un peu plus le trou économique soi aussi prêt a accompagner les personnes qui comme moi souhaite mourir et qui ne sont pas utile pour l humanité.

c'est triste quand même , je suis pas un dépressif suicidaire comme beaucoup pourrait le penser, j'ai une vie sociale très vivante (bon pas de copine, mais ça c'est par choix, on me fait pas chier avec mes habitudes libertines) j'ai pas a me plaindre du coté de mon activité sexuelle, je passe un bts management des unité commerciales et ça se passe très bien, j ai de bon rapport avec mes profs, on ne me pourchasse pas a longueur de temps a cause de mes hypothétiques différence. je m'entends bien avec ma famille. non en somme j'ai une belle vie et je suis heureux mais ça me gène qu'on cherche me maintenir en vie alors qu elle n'as rien qui m'intéresse vraiment et que je n'ai rien a apporté a ce monde, je préfère laisser ma place a quelqu'un qui pourrait faire quelque chose de sa vie. j'en ai parlé a mon médecin mais il ma demandé d aller voir un psychiatre .. que je ne suis pas allé voir, on me donne assez de médicaments comme ça ! mais voila, on n'est pas libre de vivre sa vie comme bon nous semble et on est pas non plus libre de la finir quand bon nous semble.. sommes nous libres de quelque chose ou somme nous emprisonné dans une cage plus grande que la moyenne ?

si j'en parlait a quelqu'un il penserait tous de suite que j'ai l intention de me suicider alors que non, ils me regarderait comme un dépressif alors que je ne le suis pas, au contraire je suis tous ce qui a de plus lucide, je considère juste que je n'ai rien a faire dans ce monde : il n' as rien que je trouve attrayant, rien a m'apporté et je n ai rien non plus a lui offrir .. pourquoi vivre si ça ne nous intéresse pas ? et pourquoi ne pouvons nous pas mourir en paix, pourquoi faut il que cette décision appartiennent aux autres et pas nous ? n'est ce pas notre vie et donc notre mort ? ne nous appartiennent t'elles pas ?

tous ce que je veux c'est mourir en paix, sans faire de tort a personne et ne plus pomper de l'argent qui pourrait être utilisé tellement plus éfficacement. si pour ma mort on pourrait en sauver 10 cela vaudrait le coup non ?

la majorité passe avant toute minorité, car la survie de notre espèce est une priorité, voila ma vision des choses..

Scaul    2 août 2015    Toulouse   

Il est vrai, que je parle beaucoup, vraiment beaucoup. Mais je ne dis jamais ce que je ressens, au plus profond de moi.
Je me sens mal-aimé, je me suis toujours sentit mal-aimé..
Mes parents se sont séparés quand j'étais un enfant, trop jeune pour me dire que ça ne faisait rien mais assez âgé pour comprendre ce qu'il ce passait.
Et vous voulez savoir, j'ai toujours cru et je le crois encore, que cela est de ma faute... C'est terrible quand on a 7 ans de penser que ses parents ne s'aiment plus par sa faute...
Combien de fois je me suis sentie si mal-aimé que j'ai hurlé à ma mère ou bien à mon père qu'ils n'étaient pas mes parents, que ce n'était pas possible, que j'avais du être échangé à la naissance... Et pourtant, je les aime mes parents...
Depuis, je fais tout pour être aimé. Dans ce but, je m'adapte au gens à qui je m'attache, je modifie la personne que je suis pour être apprécié, pour être semblable. Cependant, ce n'est pas toujours le bon choix, certains me détestent, d'autres me trouve lourd à mourir...
Et ça me fais mal, parce que moi, on pense du mal de moi, mais je veux aimer et être aimé des autres.
Quand je me dispute avec quelqu'un, ou quand je m’aperçois qu'on ne m'apprécie pas, je suis ravagé.. Mais je ne le montre pas, ça nan, je fais comme si de rien n'était, je garde le sourire avec les autres, tout en sachant qu'au fond, quelqu'un ne m'aime pas...
C'est aussi pour cela que je suis trop protecteur, je veux être aimé !
Depuis que je suis enfant également, je me suis toujours punis tout seul, j'allais au coin, je me frappais, je recopiais des pages et des pages de punition, pour aucune raison. Juste parce que je me sentais coupable, et si je sentais que j'avais fais quelque chose de mal, je me sentais coupable. Et dans le but de ne pas être punis et donc de ne pas me sentir mal-aimé, je me punissais.
Et je le fais toujours aussi bizarre que cela puisse paraitre.

Je ne veux qu'une seule chose, je veux qu'on m'aime.

Valentin    17 mai 2015    Poitiers   

Je suis une jeune femme, hétéro pour autant que je sache, et je me fais insulter.
Pas de gouine, lesbienne, papa, je ne le suis pas. Pas de tantouze, gay ou pédale, je ne le suis pas. Pas d'anormale à de sexualité déviée, parce que si je le suis, personne ne le sais. Je me fais traiter d'homophobe. Et ça non plus je ne le suis pas.
Je pense qu'une femme est une femme et un homme et un homme, s'ils en ont envie. Et si une femme a envie d'être un homme et un homme envie d'être une femme, et bien c'est ainsi et moi ça me vas, surtout que ça change rien à ma vie. Si on a envie d'être les deux, de n'être ni l'un ni l'autre, tant mieux, en quoi ça me regarde. Si on a envie d'aimer l'un, l'autre, les deux. Ok. Je n'y peux rien et n'ai aucune envie de pouvoir changer ça, tant qu'ils sont heureux. Si qq'un me drague et que cette personne ne m'attire pas, je vais la rembarrer de la même façon, que ce soit un homme ou une femme. Alors pourquoi je me fais insulter, et cela par les mêmes qui demandent à ne pas être insultés pour leur caractéristiques. Je ne suis pas féministes, et ne vais pas non plus engueuler l'homme qui se montre galant envers moi, oui, je suis tout à fait capable de porter mon sac ou d'ouvrir la porte, et non, l'homme qui le fais pour moi ne me considéré pas comme inférieure. Je ne pense pas qu'il faille enlever de la grammaire que le masculin l'emporte sur le féminin, parce que pour moi, c'est don Quichotte contre les moulins. J'ai peut-être parfois des remarques sexistes, surtout humoristique et même si je crois encore à une différence homme-femme, je n'ai jamais critiqué ceux qui pense autrement ou ceux qui veulent effacer de leur corps cette différence. Je ne pense pas qu'il faille faire jouer les filles à la poupée et les hommes au foot. Je ne pense pas que les hommes soient nuls en couture et les filles en mécaniques. Je ne pense pas être homophobe, alors pourquoi je me fais insulter ?
Je viens d'une famille, d'un monde même, où tous sont allés manifester avec LMPT, mes frères, sœurs et amis ne sont pas pour la PMA et la GPA, mais à vrai dire, ils ne sont pas pour même dans le cas d'un couple hétéro alors l'homophobie là-dedans, je la cherche encore. Je viens d'un milieu où si tu as envie de devenir une femme alors que tu est né homme, il vas nous falloir deux minutes pour le digérer, pas parce qu'on est homophobe, non, mais juste parce que ça fait 25 ans qu'on vit avec toi en tant qu'homme, alors demander deux minutes, ce n'est pas de l'homophobie, c'est juste un temps d'adaptation, et il ne nous en a pas voulu, même si mtn c'est elle et qu'on a encore du mal à le dire directement.
Le silence tue, ça c'est bien vrai, mais il ne tue pas qu'une partie des gens et parfois ce sont les victimes qui se transforment en bourreaux...

So    20 mai 2015    Toulouse   

Le silence tue.
Oh oui, il tue. Il m'a tué, encore et encore depuis les 20 dernières années.
J'ai essayé de lutter contre, mais je suis au final, complètement soumise à lui.
Combien de fois j'ai hurlé, hurlé en silence. En silence, mais si fort, que mes hurlements m'étouffaient, arrêtant ma respiration et mettant ma vie en suspend pendant quelques secondes. Quelques secondes sans vie qui me soulageaient, me reposaient de cette souffrance qui consumait chaque infime molécule de mon corps.
Et à 26 ans, je hurle encore en silence.
Je hurle qu'à 7 ans j'ai vu mon Dieu sur Terre, mon père mettre une claque à ma mère.
Je hurle que les années qui ont suivies, cette claque n'est devenue qu'un détail et qu'il n'y avait que moi pour arrêter mon père et sauver ma mère.
Je hurle la disparition de ma grand-mère, mon seul repère.
Je hurle que la première fois que j'ai cru mourir, j'avais 14 ans et que c'était en voyant le regard de mon père. Je hurle que je ne regretterai jamais d'avoir couper les ponts avec un homme capable de tuer ma mère.
Je hurle contre cette peur, contre ces adultes qui n'ont pas agit, qui ne nous ont pas protéger, qui se sont retourner contre moi à cette époque. Je hurle contre la perte de ma famille, contre cette incompréhension, cette souffrance, cette solitude.
Je hurle ma descente aux enfers, mes trois tentatives de suicides, et mes années de dépression.
Je hurle que oui, des années après leur séparation mon père a kidnappé ma mère et l'a séquestré pour tenter de la tuée. Je hurle, l'abandon de mes parents et leur destruction. Je hurle la perte d'un partie de moi même.
Je hurles tous mes abandons à moi, toutes les fois où je n'avais plus la force, plus d'espoir, plus rien même pas moi-même.
Je hurle la mort tragique de Matilde, 16 ans.
Je hurle un diagnostic. Guess, what? Je suis sûrement bi-polaire!
Je hurle que j'aime les hommes et les femmes et que je suis follement amoureuse d'une personne avec qui je ne peux pas-être car cette une femme et elle serait rejetée par sa famille. Et que ça, ça me déchire toute entière.
Oui, je hurle, je hurle, je hurle, toutes mes souffrances, toutes ces injustices. JE HURLE CONTRE LE SILENCE!!
Je hurle contre la vie, mais aujourd'hui, plus que tout, c'est pour la vie que j'ai envie d'hurler.
Je hurle ma soif de vivre, mon combat quotidien depuis toute ces années pour être encore là, debout et en vie.
Je hurle que toutes les fois où l'on peut croire que l'on y arrivera jamais, où l'on se demande comment est-ce qu'on va faire pour survivre à la prochaine seconde, où rien n'a d'importance, que toutes ces fois valent le coup d'êtres endurées. Car la vivre, est la plus belle chose qui nous soit donnée, alors HURLER votre envie de VIVRE!
Je hurle que je veux vivre d'amour et d'eau fraîche mais aussi d'humanité, de voyages, de musique, de découvertes, de savoir, de partage, d'aventures, de rire, de dance, de combats, de justice et de tellement d'autres choses!!!
Je hurle que je vis de ce sentiment inégalable de liberté, car je suis moi et que rien ni personne ne devrait nous empêché d'être nous-même, d'être là, vivant.
Je hurle, qu'on peut-être complètement cabossé mais heureux.
Je hurle que la chose la plus importante au monde est l'AMOUR.
Je hurle que ce qui compte le plus au monde au monde, ce sont ma mère et mes soeurs, que j'ai toujours tout donner pour elles et que je donnerai toujours tout pour elles.
Oui, je hurle toutes ces choses bonnes et et mauvaises mais ce ce que je hurle le plus fort c'est contre moi. Je hurle contre moi de ne pas avoir le courage de dire tout ça.
Je hurle contre moi car au final, j'en suis toujours au même point, je laisse le silence me tué.
Je hurle contre moi, de

Sarah    15 août 2015    LYON   

Parler ? ! Qui aurait cru que cette question soit aussi compliqué......
ça fait maintenant 14 ans que je me "tue", pourquoi, vous allez me demander ?
Pour l'unique raison que je n'arrive pas à accepter la personne que je suis, comme la si bien dit Cul Pouhiou dans sa vidéo:
"Le Julien du jour, un ado lisse et hétéro, et le Julien de la nuit un boule d'hormone aimant les hommes"
Oui j'aime les mecs, c'est drôle et l'aurait cru ? Julien qui fait tout pour agir "normalement" , je me suis même déjà poser des questions dans le genre "et si j'étais 100% hétéro comment je devrait réagir?" Je trouve ça hallucinant, pourquoi je n'arrive pas à dire un gros FUCK je suis gay et je vous emmerde !
Peut être par peur de décevoir beaucoup de mon entourage ....
Ju' :)

Julien    17 mai 2015   

J'ai 17 ans, presque 18 et je suis terrifiée. Je suis hétéro mais je suis trop timide pour parler aux garçons. Dans l'ensemble, les contacts humains me foutent la trouille. J'ai 17 ans, j'ai plein d'amis mais je n'arrive pas à m'approcher des autres sans l'aide de quelqu'un. Je suis incapable de tenir une conversation avec quelqu'un sans bafouiller et je n'arrive pas à exprimer mes idées. J'ai tellement de choses à dire mais je n'arrive pas à en parler. C'est tellement difficile de ne pas être timide. C'est probablement pour ça que je n'ai jamais eu de vrai copain. C'est probablement pour ça que je n'ai jamais embrasser de garçon.
J'ai l'impression d'être invisible pour les autres. J'ai l'impression qu'aucun garçon ne me trouve jolie, j'ai l'impression de n'intéresser personne, j'ai l'impression qu'on ne peut pas voir en moi autre chose qu'une bonne copine avec qui on peut déconner.
L'année prochaine, je serais seule pour mes études. Ça me terrifie. J'ai peur de ne pas me faire d'ami(e). J'ai peur de ne jamais rencontrer de garçon qui m'aime. J'ai peur de ne jamais tomber amoureuse. J'ai peur de parler de tout ça avec quelqu'un.
J'ai peur de parler. Mais le silence me tue.

Emma    17 mai 2015   

Bonjour, je souffre de vaginisme.
Pas depuis toujours, non. Après quelques mois de rapports sexuels normaux, voilà que depuis plus d'un an rien ne peut plus s'infiltrer en moi. Un doigt, tout au plus. Périodiquement. De toute façon ça m'est égal, je n'ai plus de désir. C'est pour mon copain que cela me pose problème...
Mon premier copain. Malgré le fait que l'on parle d’emménager ensemble, j'ai peur que notre couple ne dure pas. J'ai peur de ne jamais trouver une personne capable de m'accepter comme je suis. J'ai peur de beaucoup de chose finalement. Des piqûres ou même de parler de moi. Tout ce qui touche de prêt ou de loin à la pénétration.
Je pense que je n'arriverai pas à en dire plus... Merci de m'avoir permit de m'exprimer, ne serait-ce qu'un petit peu.

Pheasant    28 mai 2015    Nancy   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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