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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Faire semblant, jour après jour, d’aller bien, faire comme si de rien n’était et se contenter d’être heureux. Aujourd’hui je craque, je laisse les émotions et mon passé me rattraper. Aujourd’hui j’en ai marre et ne montre que ce que je suis à l’intérieur : une coquille vide. Aujourd’hui je n’en peux plus et j’emmerde le monde. « T’es bizarre ». Bah ouais, j’suis pas comme d’habitude. Tu ne comprends pas donc c’est forcément bizarre. Je suis bizarre. Catégorie. Je ne suis pas comme tu voudrais que je sois surtout. Eh bah tant pis, je ne ferais pas semblant pour faire plaisir.

Aujourd’hui je repense à ce garçon, en école primaire. Je l’aimais bien. Mais les garçons et les filles ne se parlaient pas, c’était sujet aux blagues stupides et blessantes. Petite j’étais timide, je ne savais pas parler. Je ne savais pas comment m’exprimer, on ne m’avait pas appris. Communiquer avec les autres, parler de ce qu’on ressentait, ca ne se faisait pas. Je lui courrais après, à la sortie de l’école. C’était un jeu, pour moi. Un jour je l’ai poussé, sans le vouloir, sans réaliser. Je savais que j’avais fait quelque chose de mal, mais je ne comprenais pas.
Le lendemain ses parents sont venus parler aux miens.
Ils se sont excusés, je crois, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé. Mais on n’en a jamais parlé. Ils ne m’ont posés aucune question. Ce garçon et sa famille ont déménagés quelques temps après.
Je le regrette encore et j’aimerai pouvoir dire à ce garçon à quel point je suis désolée. A quel point j’ai été maladroite. On ne m’a pas appris à parler…

Quelques années plus tard, mon père m’a emmené voir un psy pour enfant. Il pensait que j’avais subi des attouchements d’un copain de mon frère. Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi il a cru ça. Aujourd’hui encore, j’ignore ce qui s’est passé ce jour-là, je ne m’en souviens pas. Mais j’ai dis à la psy qu’il ne s’était rien passé. C’était ce qu’on attendait de moi, non ? Peut-être aurais-je dû parler du reste. De ce qui n’allait pas. De mes peurs. Du fait que je ne sache pas parler. Mais on ne m’a pas appris à parler…

En grandissant j’ai développé une peur. Peur des hommes. De ce qu’ils peuvent me faire, d’être blessée. Physiquement ou moralement. Je n’arrive pas à faire confiance intimement à un homme. J’ai eu des relations, j’en ai et en aurais d’autres. Mais je vis toujours dans la peur. J’ai des désirs, des plaisirs, des rebuts. Cachés, au fond de moi, tout au fond, surtout, que personne ne voie, que personne ne sache… Je n’ai pas appris à parler.

J’ai longtemps détesté mon père, et eu peu d’estime pour ma mère. Ignorés mes frères et surestimé ma sœur. J’aimerai dire à mes frères et sœurs que je les aime et que je souhaite être acceptée comme je suis, toute entière et non seulement la surface. Avec mes sentiments et mes idéaux, mes envies et mes peurs. Pas juste parce que je suis la petite sœur et qu’il faut sauver les apparences. J’aimerai dire à ma mère qu’elle est forte, et que je l’aime. J’aimerai dire à mon père que je suis désolée, que j’ai passé trop de temps à le détester sans savoir, et que je le respecte et l’estime. Et je le remercie.
Nous sommes une famille loin d’être unie, mais qui sait sauver les apparences. Qui n’a pas appris à aimer, qui n’a pas apprit à parler…

Aujourd’hui, ca ne changera pas. Mais aujourd’hui je veux apprendre à parler.
Parler, parler encore, parler toujours. Briser le silence, parce que le silence tue.

Miisa.    20 mai 2015    Strasbourg   

Je m'appelle Alexis. Mon témoignage est tout à fait sérieux. Je tiens à le préciser car ce que je vais dire n'est pas pris au sérieux habituellement. J'y viens donc : j'aime les filles grosses. Il ne s'agit pas d'un fantasme ou d'une folie passagère mais bien d'une réalité. Une préférence qui est en moi, ancré des mes tripes depuis ... depuis fort fort longtemps ! Je sais que ça a explosé en moi à la puberté, j'avais 13 ou 14 ans, j'en ai 20 aujourd'hui. Ce sont sincèrement ces filles là qui me plaisent, les autres, les minces, enfin celle qui ne sont pas assez rondes pour moi, n'ont pas d'effet sur moi. C'est important ! C'est comme si on présentais un homme à un hétéro ou une femme à un homo ! je n'ai d'attirance que pour les filles bien, enfin très bien en chair.

Bon et le silence dans tout ça ? C'est simple, durant toute mon adolescence il m'a été impossible de parler de filles avec mes amis, toute tentative tombant forcément dans la moquerie et l'incompréhension ; les filles qui me plaisent sont considérées comme moche par tous(parents inclus n'est-ce pas, ça fait tellement plaisir quand vous entendez vos parent dire entre eux que vous sortez avec un monstres !) ; quand on sort avec une fille comme ça on entend ces commentaires pesants :"Qu'est-ce-qu'il fait avec ça ?", "Il a perdu un pari ?" qui font autant mal au cœur à la fille qu'au garçon croyez moi. Donc durant mon collège j'ai essayé de me soigner, quand même ! Je suis sorti avec des filles qui ne me plaisaient pas mais bon, ça faisait bien... Mais non ! Rien à faire, le programme est déjà écrit et il est inaliénable.J'étais incapable de toute attirance physique ou sexuelle pour ces filles alors j'ai décidé de faire comme je l'entendais et là ce fut une grande libération ! Avec le temps j'ai fini par l'accepter et par faire ce qui je voulais et choisir les filles qui me plaisent, mais sans jamais le dire. Au moins j'ai arrêté de me mentir et je me sens bien déjà.

Bref je le vis plutôt bien au final, mais là où je voulais surtout briser le silence, c'est sur ce point : Il y aura toujours quelqu'un pour vous trouver attirant(e) tel(le) que vous êtes. Ne cherchez pas à vous transformer pour plaire, la beauté est TRÈS subjective. Comme dirai l'autre : "vous êtes baisable" !

PS : On m'a dit plusieurs fois que j'étais de bon conseil donc bon, au besoin : fougassefr@gmail.com

Alexis    22 juin 2015    Solliès-Pont   

J'ai toujours trouver que le silence me tuait un peu ,ça à toujours été comme ça mais ces temps-ci c'est pire que tout.J'ai toujours été silencieuse sur mes problèmes et mes sentiments comme la tristesse,la colère,etc...Je suis toujours la pour écouter les autres,une vraie oreille attentive,mais je ne me confie jamais..Ou bien quand jessaye de le faire d'une façon ou d'une autre je finis toujours pas consoler ou écouter les problèmes d'un autre alors qu'au départ c'est moi qui voulais de l'aide.Je ne me sens pas écouter.Mais comme je le dis c'est temps si c'est pire..pourquoi?Et bien parce que j'ai l'impression qu'on m'oublie,qu'on me laisse un peu tomber,qu'on prend les bons côtés de moi sans se préoccuper des moins bons.Sa s'exprime par un garçon dont je croyais l'intérêt réciproque(et qui la été un certain temps)et qui maintenant ne me parle presque plus et qui semble maintenant se foutre de moi sa s'exprime aussi par une amie qui préfère parler des ces pensées plutôt que de démontrer un temps sois peu d'intérêt au miennes et aussi par deux amies qui ne se préoccupe pas du tout de se que je pense d'être la seule célibitaire pendant qu'elles ne cessent de bécoter et coller leurs petits amis.Je me sens vraiment comme ignorer comme si ce que je pensais était sans aucune importance alors je menferme dans le silence et de plus en plus ça me déprime ça me rend morose et je ne sais pas à quel point je peux en prendre avant de complètement craquer...J'ai l'impression de me noyer dans ce silence qui m'empêche de me vider le coeur

La muette    17 octobre 2016   

Aujourd'hui, je brise mon silence
Je suis un lycéen, ma première expérience sexuel remonte a l'année dernière avec ma meilleur amie. Les gens m'ont toujours fait remarquer que ce n'etait pas banal, que ce n'était pas normal, pas dans les codes. J'ai poursuivis dans cette ligné et depuis j'ai eu beaucoup de partenaires, mais je n'ai jamais eprouvé de sentiments pour une seul d'entre elle, de forte attirance, certe mais jamais je ne suis tombé amoureux. J'ai rencontré une fille a une soirée il y a un mois, je ne l'ai vu qu'une fois mais pourtant elle me hante, j'avoue que je n'ai jamais ressentie sa, sa me fais peur et je ne sais pas si je doit abandonner ou continuer a lui parlé

Foxfox    18 mai 2015    Châteaugiron   

Vous savez, quand on est gay dans une région où l'esprit des gens est très fermé, on ne s'attend pas à grand chose de la part des autres. On entend des "PD", des "Tafiole", aussi bien de la part d'adolescents que d'adultes. Moi-même, je m'amusais à beugler des insultes de ce style. Et puis... Et puis il arrive un jour où l'on se rend compte de ce que l'on est vraiment, après avoir tenté de le nier. C'est là que l'on regrette d'avoir dit ça. C'est là que ces insultes que l'on gueulait autrefois commencent à nous toucher...
Il arrive un moment où l'on se dit "Bon. Je vais tenter de l'avouer à des amis, quand même.". Ces mêmes amis qui hurlaient toujours ces insultes. Après tout, il n'y avait pas de raison que ça se passe mal, non?
Lorsqu'au premier coming out à un de ses amis les plus proches, on se prend un "Toi? Gay ?! Non c'est impossible ! Pourtant tu restes avec des filles, non? Tu dis pas ça parce qu'on t'a forcé à le dire hein ?! N'écoute pas les conneries de tes potes qui veulent te faire dire ça !", on se décourage. Lorsqu'on veut en discuter avec lui, mais qu'on se rend compte qu'il a pensé que c'était "une blague mdr", on se décourage, mais on ne perd pas espoir à le faire à d'autres personnes. Un jour, on essaie d'avouer notre homosexualité à son meilleur ami, et il ne répond pas. Alors on insiste, on insiste... Pour finalement, se prendre un violent "Je suis tombé des nues, je savais pas trop quoi répondre. C'est ta vie, je juge pas hein, mais ça me gêne un peu quand même.". C'est à partir de ce moment que l'on perd tout espoir de le dire. Et après réflexion, un de ces longues réflexions qui vous triture l'esprit pendant de longues heures, on en vient à une conclusion. On se dit "tant pis, je continuerai à faire ces foutus coming out". Parce que le silence tue.

Jean-Baptiste    27 mai 2015    Ghisonaccia, Corse   

J’avais presque 6 ans quand j'ai eu ma première attirance pour un garçon, j’étais encore petit, et donc je me fichai des répercussions qu'il y aurait pus avoir sur ma vie, je me fichai de ce que je faisais avec un garçon. Cette relation a durée 2 ans. Puis j'ai déménagé. Je suis arrivé dans la ville dans laquelle je suis mais où, je fus victime de harcèlement. Je restai dans mon coin dans la cour de récré a regarder les autres joué au foot, contre un mur tagué. Cela a durée 2 ans, du CM1 au CM2. Mais les choses ce sont corsée durant cette deuxième année. Un groupe de "racaille" me rabaissait durant chaque récré, sens raisons valable, et, n'aillent jamais connue ça au paravent, je me suis sentie directement frappé au cœur. Puis ils sont venus au coup, 4 fois. Je les ressens encore ces coups dans le ventre me coupant la respiration, m'empêchant de respirer, une force si brutal que je me suis demandé si j’allais m'en sortir. Arriver au collège. Pensent être sortit de cette "enfer", je me trompais. Le harcèlement repris, par des "Fils de pute", "Va te pendre", "Tu est une erreur de la nature", "Va niquer ta mère"... J'ai conscience de l’aspect pathétique que peut prendre ce récit mais cela me fait du bien, car le silence tue. Et tout ceci continua jusqu'à la 5eme... Ou, a mon plus grand bonheur, je fus aidé, par des professeurs, élève, amies... Sens eux, je serais mort. Puis arrivé en 4eme, ou les gens avaient changé, ils étaient plus mature. Mais vous souvenez-vous ? Je suis gay. Et cela je n'arrive pas a l'assumé. Je devrai, mais je n'y arrive pas. Car a l'âge de 12ans et demi, je me retrouvais avec mon "meilleur ami" dans mon lit, en train de le pénétré. Comme disait pouhiou, on s'en fout de la pudeur. Alors je le dis, oui je lui ai fait des fellations a 13, oui j'ai fait toutes ces gores de choses, mais... Mais... Je ne l'assume pas... Pourquoi ? Je l'ignore... Je ne l'assume pas mais je le dis, car le silence tue. Car si je n’avais pas parlé, je serais mort. Mais au moins, je serais "forgée" prêt, pour vivre. Une fois, j'ai vue quelqu'un pleuré dans le bus, et j'ai sourie. Je ne sais pas pourquoi. Je me nourrissais de ce malheur. Mais je m'en veux, pas d'être ce que je suis mais d'avoir fait ce que j'ai fait.

Mais j'en parle, car le silence tue.

Sam    17 mai 2015   

C'est Shiirei. Je m'excuse de poster de nouveau un texte si inutile sur ce fabuleux site, mais écrire est quelque chose qui me permet d'ordonner mes pensées et de me soulager, et là, j'en ai besoin car je commence à suffoquer.
Je vous mets dans le contexte, mon frère a une 'petite-amie', oui, je le mets entre guillemets car je ne pense pas qu'avoir une petite-amie consiste à juste coucher avec elle, et en voir d'autres par-derrière. Ensuite, elle a eu des problèmes avec sa famille et passait son temps à venir se réfugier chez nous, c'est ce qui a commencé à causer des problèmes, surtout à ma mère. Puis, elle est restée un mois, deux mois, enfermée dans la chambre de mon frère. Tous les jours ma mère allait la voir pour lui demander de partir, que ce qu'elle fait n'aura que des répercussions néfastes pour tous ceux qui l'entourent, mais elle n'écoutait pas. Ma mère l'a alors mise à la porte, et mon frère s'est énervé, a essayé de la frapper, de casser tout ce qui lui passait sous la main. Et ça a recommencé jusqu'à qu'il ait son bac, et qu'il décide d'arrêter ses études afin de travailler pour elle, malgré tous les avertissements de ma mère qui essayait de le raisonner.
Aujourd'hui, ça va faire une semaine. Une semaine qu'il a ruiné notre famille. Une semaine est passée depuis qu'il est allé au travail de ma mère en criant qu'elle l'avait volé. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il a pu faire ça. Ma mère qui se sacrifiait pour sa putain de personne n'a reçu que ça en récompense. Ça me répugne. Il me répugne. Ma mère a reçu un appel de son travail juste après lui disant que si ça continuait, elle serait virée, et risquerait d'aller en prison. Et si, ça arriverait, ma soeur irait chez son père, et moi chez le mien. Une action stupide qui ruine la vie entière de trois personnes. Celle de ma mère, qui perdra tout. Ma sœur, qui devient aveugle petit à petit et qui fait des crises de tétanie, devra aller chez un père qui n'en a rien à foutre d'elle et perdre toute la vie qu'elle a dans cette ville. Et moi, qui devrai passer le reste de ma vie chez la personne qui m'effraie le plus. Abandonner tout ce que j'ai réussi à construire ici, passer ma vie dans le silence, confinée, se faire battre sans pouvoir riposter, mon père en plein divorce et dépression, ma belle-mère qui me déteste, et mon petit frère qui veut ma mort, joie, non ? Mon pire cauchemar est à deux doigts de se réaliser. J'ai maintenant compris à quel point c'était effrayant de changer. Mais pour l'instant, le pire est de voir ma mère qui ne dors plus, alors qu'elle a enfin des vacances, voir la peur dans ses yeux à chaque fois que le téléphone sonne, l'entendre pleurer avec ma sœur… Tout ça est insupportable. Ça me bouffe.
Even if everything I have is going to be taken far away from me, it's useless to worry about it.

Je pense pas que tu le verras, mais je voulais quand même te remercier d'avoir été là pour moi, ma touffe de gazon.
Si vous voulez parler: Shiirei@outlook.fr

Shiirei    22 novembre 2016    Vincennes   

Alors voilà, c'est mon tour de briser ce putain de silence.

Appelez-moi Victoire.
J'ai 17 ans et je subis depuis un an et demi ce qu'on appelle le désir sexuel.
Je m'appelle Victoire et je hais ce monde qui croit qu'il n'y a que les hommes pour s'intéresser au sexe pendant que les femmes ne s'intéressent qu'à l'amour.
Ce monde qui croit qu'il n'y a que les hommes qui ont envie de faire l'amour.

Monde, laisse-moi te dire un truc : NON.

Non, je ne suis pas un homme et oui je m'intéresse au sexe.
Non, je ne suis pas un homme et oui je me masturbe régulièrement depuis mes 12 ans.
Non, je ne suis pas un homme et oui je suis une fille, une fille qui n'a pas honte de briser le silence pour dire : j'aime l'amour, j'aime le sexe et j'ai très envie de faire l'amour avec quelqu'un que j'aime.

Alors, Monde, s'il te plait, ne me juge pas, ne me traite pas de salope, ne me demande pas de me justifier, ne t'étonne pas.

Car je ne suis pas la seule à être comme ça mais je fais partie des seules personnes à le dire.
Partie de ces personnes qui brisent le silence.

PS : jeanne.candy@outlook.fr
Si vous avez besoin ou envie de parler.

Victoire    24 juin 2015    Paris   

Je suis heureuse, je n'ai pas à me plaindre même si il m'arrive quelques fois d'émettre des doutes quand à cette béatitude.
Un jour, j'ai découvert la masturbation,oui, je me masturbe alors que je suis une femme. Cependant pourquoi est ce considéré normal pour un homme et est ce tabou pour une femme ? Pourquoi le harcelement de rue est banal pour une femme et n'existe pas (ou peu) chez les hommes ? Ce sont ces raisons qui m'ont rendu féministe.
Mais une autre angoisse m'anime. Un jour, alors que j'avais 13 ans, je me suis rendu compte de ce qu'était la mort : le vide. Non pas que je ne le savais pas avant mais je n'en avais pas conscience. Ce jour là, j'ai pleuré.
Et aujourd'hui j'ai parfois le sentiment d'avoir gaché un bout de ma vie car je suis féniante et passe mon temps libre à rien faire. J'ai le sentiment que, alors que j'ai de très bons résultats scolaires, j'en aurai pu avoir de bien meilleurs. Chaque semaine je me dis que je vais bosser et chaque semaine je ne fais rien. Je n'ai pas non plus de réel passion.
Pourquoi, pour s'intégrer doit-on toujours être travailleur ? Ne devrait-on pas remettre la question même de travail en question ?
Alors oui je me masturbe et j'ai peur de la mort et aujourd'hui je le dis.

Chouette    22 mai 2015   

Bon. Alors voilà, je suis gay et je n'ai pas fait encore mon coming-out, mais j'y pense tout les jours, tout le temps tout le temps tout le temps, à n'importe quel moment, à n'importe quelle occasion je fais le rapprochement avec ça. J'en ai marre. J'ai envie de le faire, ça reste coincé dans ma gorge depuis déjà un bon bout de temps. Je sens que je vais finir par lâcher l'information sans le faire exprès. x)
A vrai dire ça fait seulement depuis novembre-décembre 2014/janvier 2015 que je me questionne sur ma sexualité (au collège je ne me posais pas la question de sortir avec une fille ou pas, déjà que j'avais pas de vrais potes %) ), je suis passé par bisexualité à pansexualité pendant les vacances d'été, et depuis fin septembre de première je sais que je suis 100% gay (allez, 99,99%, on peut jamais être sûr de rien). Je suis content d'avoir réussi à déterminer ma sexualité aussi tôt (par rapport à mon envie d'aimer et d'être aimé, que je ne ressens donc que depuis un an), seulement mes envies ne cessent de grandir et j'ai vraiment pas envie de finir seul à 40 ans.
Cependant c'est pas trop le bon moment pour l'annoncer, mon moral est pas au top en ce moment et celui de ma famille encore moins (ça pourrait être pire mais c'est déjà assez pesant par rapport à la normale, dû à certains facteurs).
Au lycée la plupart des gens que je fréquente sont plutôt/assez ouverts d'esprit, je pense ne pas avoir de soucis avec ma classe. Cependant j'ai très peur de la réaction de tout mes amis mecs, un des choses qui me freine le + pour faire mon coming-out c'est de perdre mon meilleur ami...
Heureusement j'ai un ami gay qui en est au même stade que moi (rencontré sur un forum au collège, ça fait quelques années qu'on se connait, depuis on continue à se parler par message, d'ailleurs j'ai fais mon coming-out à 3 autres amis rencontrés sur ce forum, et évidemment avec eux ça n'a posé aucun problème) à qui je parle presque tout les jours, mais il ne tient pas à parler de ça tout le temps comme moi je pourrai faire. J'ai vraiment besoin de parler à d'autres gays de mon âge, besoin d'avoir d'autres interactions sur notre sexualité, des avis + expérimentés, je sais pas.
J'ai envie de briser le silence.

P.S. : Ca fait depuis le mois d'août que je reviens ici pour lire les nouveaux témoignages. Je trouve toutes les personnes qui ont témoignées très courageuses (depuis le début j'ai moi-même réfléchit à écrire de ces romans, mais j'ai "pas eus les couilles" de les rédiger entièrement puis de les poster). Je vous souhaite à tous bon courage pour briser le silence, que se soit ici ou dans votre vie de tout les jours ! o/

Stronger Than You ~♪    19 janvier 2016   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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