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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je suis Jules. J'ai pas eu d'emmerde pour ce que je suis: pas de coup, d'insultes etc. Mais pas grand monde est au courant, je suis bien, et je ne suis ni un homme ni une femme. Disons plutôt les 2. J'arrive pas à le dire. Maintenant c'est fait. Merci.

Jules    19 mai 2015   

excuser mois pour les fautes qui pourrais se trouver dans mon témoignage

j'écrie se petit texte tout t'an sachant qu'il ne séviras probablement a rien mais j'en ais envie et besoin

en bref j'ais parle de mes doute sur ma séxualiter il y a 1 ou 2 mois a une amie (elle est bi) et depuis jais l'imprésion que tout s’intensifie (positive comme négative)
disons que c'est compliquer car je ne ressent que des sentiment amoureux pour les garçons (pour le moment) mais que le corps d'une femme me donne "envie" alors que le corps d'un garçons (ou homme) ne me fais pas vraiment beaucoup d’effet même si je peut les trouver beau
tout sa peut aller jusqu’à m'n faire malle a la tête le fait de ne pas pouvoirs et ruisire a comprendre mes envie/sentiment... (je vais même a me demander si tout selas n'est pas juste une de mes invention que je m'éforce de croire)
d'un autre coter je pense que un jours je pourrais peut-être en parler a ma mère car elle ne ma pas laire fermer sur se genre de chose (de se coter j'ais de la chance)
mais j'ais peurs de parler de sa (que se soit pour la réactions des gens de leurres préjuger clicher... ou bien la peurs d’avoirs des problème par la suite du harcèlement ou autre)

lanna 14ans    18 mai 2015    Toulouse   

Amour des drapeaux tu viens à peine de me dire au revoir que tu me manques déjà tellement. J'aimerais avoir juste à tourner la tête pour te voir chaque fois à côté de moi avec un sourire. Pourquoi cette si petite distance de temps et mètres le fait si mal ? Je vais quitter cet endroit qui restera cher à mes yeux pour un autre endroit. Où je ne sais pas et c'est toute la source de ma douleur. À chaque seconde je t'imagines à mes côtés posant ton bras autour de moi et me rassurant. À chaque fois je t'imagines réagir à n'importe quoi. Partout je te vois. Mais là maintenant j'ai tant besoin de ta présence mais je sais que tu ne peux me l'accorder maintenant...J'ai mal et être seule empire les choses j'ai sans arrêt cette voix qui me dit que je suis rien qu'une bonne à rien. Mais j'ai bon espoir de réussir et te retrouver très vite même si tes lèvres me manques et ta voix aussi tout près de moi. Parce que quand tu me prends dans tes bras j'ai l'impression que rien ne peux m'arriver de mal et ça c'est un sacré super pouvoir.

Verte    30 juin 2017   

j'ai 23 ans le mois prochain, et je suis vierge. Au lycée, tous mes potes ont eu leur première fois, et je suis devenu le vilain petit canard qui ne l'avait pas fait; "oh la hooooooonte" me disait-on... Même mon petit frère sans me le dire, lui qui l'avait fait, me regardait de haut. Alors j'ai fait une connerie, et une grosse: mentir...
un mensonge, puis un autre, et encore un... la spirale sans fin.
j'ai déprimé, puis je me suis coupé, brûlé, drogué, jusqu'à essayer de me suicider, 3 fois.
Depuis le 6 décembre je vais mieux, entre autres grâce à VB, et je vis, et surtout; j'assume.
Merci Pouhiou, on s'est vu au Bar ce Week End, je te l'avais dit, tu m'as répondu ce que j'avais besoin d'entendre; et encore, je m'en veux de te l'avoir dit à l'oreille, j'aurais du le dire à haute voix. Merci.

KanekiKl    18 mai 2015    Boissy le cutté   

J'ai été ce qu'on peut appeller une petite fille modèle, très bon resulat, sage gentille et bien élevée et pour couronner le tout une année d'avance à l'école. Cette année d'avance c'est une fierté, un symbole quand on est plus jeune.

Et puis arrive le collège où cette différence est nettement plus marquée. En quatrième, 12 ans, une jeune ado heureuse avec des amies, une petite rivalité que je ne croyais ma méchante avec l'autre tête de ma classe, jusqu'au jour où il est venu me voir avec toute sa bande de copain pour me demander : " Alors Manu, dis nous comment tu te masturbes comment ça te fait du bien ?!" J'ai croisé le regard de mes amies j'ai eu le malheur de leur demander ce qu'était se masturber, le résultat des sourires en coin, des moqueries ou des levres pincées et têtes blessées. Si je n'ai eu au un réponse de mes amis il me restait tout mes parents ... Ou pas puisque j'ai eu droit au même reaction.

Alors Internet s'en est chargé, film, site, reportage et autres extravagances du X, y sont passés les jours qui ont suivit. Il m'a peut être ouvert les yeux sur la masturbation mais il a surtout créé un monstre avide de sexe toujours plus déjanté. Pour mes amis actuels je suis certes la plus jeune mais aussi une référence un terme de sexe, des soucis de bite va en parler a Manu elle est a vu tellement, comment c'est avec une fille ou deux, va en parler a Manu, un fantasme tordu, Manu l'aura déjà fait.

Je ne suis plus une femme juste un monstre. Si certains ont l'alcool, la clope, moi j'ai le sexe et je n'arrive pas à m'en défaire. J'ai l'impression de devoir prouver que oui, moi aussi j'ai un sexe je sais m'en servir, je ne suis plus cette enfant asexuée parfaite tout bien comme il faut.

A une époque je m'étais dit que c'était juste une crise d'ado, mais aujourd´hui encore ça continue.

Manu    17 mai 2015    Strasbourg   

Je témoigne ici en tout anonymat pour toutes les fois où j'aurais voulu le faire debout et le point levé.
Pour toutes les fois où j'ai fermé ma grande gueule et ravalé ma fierté.
Pour toutes les fois où l'on m'a dit de me taire car c'était "la meilleure solution".

Ici je voudrais parler de cette conseillère au collège, qui a trahi son rôle en me blâmant pour une relation homosexuelle et est allée jusqu'à m'ôter des points en toute illégalité sans que je ne puisse intervenir puisque mineur[e].
Je voudrais pointer du doigt également la haie de déshonneur qui chaque matin pendant un an m'accueillait quand je passais les grilles du collège sous les insultes de mes camarades pour la plupart plus jeunes que moi.
Toi également, élève de deux ans de moins que moi qui lors de l'appel en permanence t'es permis de relever mon nom et de me regarder en lâchant " ah c'est la gouine".
Aux garçons qui m'ont retenu dans les escaliers déserts, pour me proposer de me soigner d'une manière fort déplaisante. Je suis tellement navré[e] d'avoir refusé votre remède miracle, j'espère ne pas vous avoir vexé.
A ceux qui ont fait croire au monde que je n'étais qu'une personne dépravée, car j'ai le malheur d'aimer les personnes et non leur sexe.
Aux hommes qui pensent faire de moi une hétéro lorsque je suis avec eux, et aux femmes qui me voient lesbienne. Je ne veux plus nier la moitié de mon être en devant choisir.
Et surtout, surtout je voudrais parler à mes parents bien qu'ils ne verront jamais ce texte. A ma mère qui a préféré fuir la difficulté alors que je ne lui demandais qu'une lettre pour dénoncer le comportement aberrant de ma conseillère d'éducation. A mon père qui m'a gracieusement offert les appellations de pute, de salope, de dépravée. Lui qui, lorsque j'ai enfin appelé à l'aide après des mois de silence, m'a dit de me débrouiller dans ma merde puisque je m'y étais foutu[e] seul[e]. Tu dois avoir raison, aimer est probablement sale. Surtout lorsqu'il s'agit du même sexe que le sien. Merci de m'avoir abandonné, de ne pas avoir ouvert les yeux sur la personne que je suis réellement. Vous vouliez un enfant, mais je ne suis pas celui que vous aviez commencé à imaginer. Est-ce de ma faute ? Je n'en suis pas certain[e], mais soit, continuez de me blâmer.
Merci Maman, merci Papa. Pour tout votre soutient.
Mais qui est là pour me rassurer, maintenant que je doute de mon corps, de mon cœur ? Je suis seul[e] au milieu du monde, et je dois apprendre à vivre avec l'envie de mourir. Maman, Papa, ne dîtes plus que vous êtes là pour moi et qu'il faut savoir pardonner. Non, ne le dîtes plus car il y a des choses que je ne peux oublier malgré les années.

Je suis resté muet[te] par peur et pour ne pas empirer la situation, sur les conseils de ma famille.
Plus jamais. Si l'ironie est devenue mon amie, c'est bien car c'est la seule arme des démunis.
Merci Pouhiou. Merci de m'avoir fait comprendre que c'est mon cul et qu'il n'appartient qu'à moi de le juger et de l'utiliser comme je le souhaite.

Morgan    17 mai 2015   

Je m'étais promis de ne plus rien écrire ici. De me battre, de m'accrocher à cet infime bonheur qui était là. Et pourtant. What I am doing with my life? J'ai compris qu'une vulgaire carpe ne peut pas devenir un bel oiseau. Et à vrai dire, je ne sais même pas ce que je fous là. J'ai rien à dire. Rien. Parce que rien ne va mais tout va bien.
Parce que le silence tue mais j'ai oublier comment le briser.

Jockye    9 novembre 2017    Ending   

J'ai toujours trouver que le silence me tuait un peu ,ça à toujours été comme ça mais ces temps-ci c'est pire que tout.J'ai toujours été silencieuse sur mes problèmes et mes sentiments comme la tristesse,la colère,etc...Je suis toujours la pour écouter les autres,une vraie oreille attentive,mais je ne me confie jamais..Ou bien quand jessaye de le faire d'une façon ou d'une autre je finis toujours pas consoler ou écouter les problèmes d'un autre alors qu'au départ c'est moi qui voulais de l'aide.Je ne me sens pas écouter.Mais comme je le dis c'est temps si c'est pire..pourquoi?Et bien parce que j'ai l'impression qu'on m'oublie,qu'on me laisse un peu tomber,qu'on prend les bons côtés de moi sans se préoccuper des moins bons.Sa s'exprime par un garçon dont je croyais l'intérêt réciproque(et qui la été un certain temps)et qui maintenant ne me parle presque plus et qui semble maintenant se foutre de moi sa s'exprime aussi par une amie qui préfère parler des ces pensées plutôt que de démontrer un temps sois peu d'intérêt au miennes et aussi par deux amies qui ne se préoccupe pas du tout de se que je pense d'être la seule célibitaire pendant qu'elles ne cessent de bécoter et coller leurs petits amis.Je me sens vraiment comme ignorer comme si ce que je pensais était sans aucune importance alors je menferme dans le silence et de plus en plus ça me déprime ça me rend morose et je ne sais pas à quel point je peux en prendre avant de complètement craquer...J'ai l'impression de me noyer dans ce silence qui m'empêche de me vider le coeur

La muette    17 octobre 2016   

J'ai 17 ans, et je suis pédophile. Pas que (j'éprouve des attirances pour des personnes du sexe opposé du même âge), mais c'est très très lourd à porter. Je n'ai sûrement pas choisi cela. On a tendance à catégoriser les pédophiles comme des violeurs, malades dans leur tête. Il y en a c'est sûr et certain. Mais il y a, je pense, une large majorité qui vivent le martyr en refrénant chaque jour leurs pulsions. Je fais partie de cette catégorie de personne et je peux vous assurer que c'est un calvaire. Je sais parfaitement qu'il ne faut en aucun cas toucher un enfant, mais je sais aussi que des fois je sens mon contrôle m'échapper. Jamais en public, mais plutôt quand je livre mes fantasmes à eux mêmes. J'ai continuellement peur de lâcher mon contrôle qui est primordial pour l'innocence et la vie agréable d'un être vivant.
Découvert il y a quelques années, le lolicon (ND : hentai avec des enfants) est littéralement une échappée. Je n'y suis pas drogué mais cela m'aide à calmer les frustrations que je refoule continuellement sans pour autant en ressentir un préjudice moral. (le lolicon est entièrement fictif)
Pourtant, une loi récente française interdit explicitement le lolicon (au même rang que la pédopornographie réelle), et je sais que je risque la prison pour ça alors que celui-ci ne fait de mal à personne je tiens à souligner.
Parlons en de la pédopornographie réelle. Je suis attristé de vous annoncer qu'elle est facilement accessible sur internet. Je le sais car à plusieurs reprises, je suis tombé sur un site pédophile. Une personne "normale" aurait fermé le site immédiatement et l'aurai signalé. La première fois que je suis tombé dessus, j'ai éprouvé du plaisir dessus. Après avoir repris le contrôle je me suis rendu moi même compte de l'atrocité de la chose. J'ai signalé le site au portail PHAROS.
Mais les images restent. Un mélange de plaisir inavoué et de honte absolue.
Les fois suivantes où je suis tombé dessus, j'ai été plus réactif et je suis direct passé à la case signalement. Cela fait presque un an que je n'ai pas été au contact de ce monde horrible et j'en suis très heureux. (j'ai appris à distinguer les liens vers ce type de site, car malheureusement pour trouver du lolicon, il faut aller sur des sites peu recommandables qui parfois proposent de tels liens)
Je ne suis pas pour la récente loi sur le renseignement, mais j'espère qu'elle tiendra au moins ses engagements en dégageant un maximum la pédopornographie du web.

Voilà, c'était dur à écrire. Je ne peux même pas en parler à un psy car mon cas se rapproche des quelques conditions où il a l'autorisation de sortir du secret professionnel. Deux personnes seulement sont au courant de ce que je vis, l'un est mon meilleur ami et l'autre est une personne que j'ai rencontré sur le net. La barrière de l'anonymat aide à supporter le poids de ces fantasmes.

Maintenant la vie est encore devant moi. Je n'ai jamais réellement eu de petit amie, mais si un jour cela arrive je ne sais pas si j'aurai le courage de lui dire ça. Que lui dire si un jour elle me propose d'avoir des enfants ?

Merci au moins d'avoir pris le temps de lire mon témoignage fait à cœur ouvert.

Ombros    21 mai 2015   

Voilà. Je veux juste mourir.

Haine.    11 février 2016   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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