La vidéo

Cette vidéo est placée dans le domaine public grâce à la licence CC-0.
Toute diffusion, utilisation, modification ou adaptation est Libre.

Découvrir la Fédération des associations et centres LGBT de France, ses campagnes d'information et ses actualités.

17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

Votre email ne sera pas publié

HTML: a p br i em strong q h1-h6

Verification Captcha

* = Obligatoire

Ajouter une photo?

Vos témoignages

Briser le silence

Aujourd'hui, je brise mon silence
Je suis un lycéen, ma première expérience sexuel remonte a l'année dernière avec ma meilleur amie. Les gens m'ont toujours fait remarquer que ce n'etait pas banal, que ce n'était pas normal, pas dans les codes. J'ai poursuivis dans cette ligné et depuis j'ai eu beaucoup de partenaires, mais je n'ai jamais eprouvé de sentiments pour une seul d'entre elle, de forte attirance, certe mais jamais je ne suis tombé amoureux. J'ai rencontré une fille a une soirée il y a un mois, je ne l'ai vu qu'une fois mais pourtant elle me hante, j'avoue que je n'ai jamais ressentie sa, sa me fais peur et je ne sais pas si je doit abandonner ou continuer a lui parlé

Foxfox    18 mai 2015    Châteaugiron   

Vivre avec un parent malade peut être compliqué pour le développement d'un enfant surtout lorsque c'est une maladie mentale.

Ma mère souffre de troubles dépressifs. Plus précisément, on appelle cela être "maniaco dépressif bipolaire". Elle est donc dépressive, et peut passer d'un état d'euphorie, à un état de profonde tristesse, qui peut aller jusqu'au suicide. C'est d'ailleurs ce qui a failli arriver, puisqu'elle a fait 3 tentatives de suicide, dont 2 quand j'avais 8 ans. Un enfant doit pouvoir vivre après ça, essayer de comprendre, et se construire ; dieu sait à quel point ça peut être extrêmement compliqué. J'ai eu du mal, et j'ai encore des stigmates de cette période. J'ai une profonde angoisse sociale, puisque j'ai constamment peur d'être abandonnée. J'ai conscience d'à quel point ça peut agacer certaine personnes, et cela m'angoisse donc encore plus. C'est un cercle vicieux. Je ne reproche évidemment rien a ma mère, mais je sais que ce trait de caractère (car oui je considère cette angoisse ainsi) me suivra toute ma vie. Je peux évidemment l'aténué en en parlant avec des psychologues (ce que je fais) mais je ne pourrais jamais totalement l'exorcisé. C'est un sentiment horrible quelque fois, parce que je peux me sentir profondément seule, alors que je suis entourée de gens formidables (amis et famille). Je ne supporte pas le fait d'être seule, c'est presque innenvisageable. Étant fille unique, et supportant mal l'ambiance familiale, je passe donc beaucoup de temps avec mes amis, ce qui peut agacer ma mère. Je la comprend totalement mais je n'ose pas lui expliquer le raisons, car elle s'en voudrait, et je ne veux surtout pas. Alors j'essaye tout de même de faire des choses avec elle, et je prend le prétexte de mes 17 ans pour justifier les nombreuses sorties avec mes amis. Et cette angoisse se résorbe quand je suis avec eux, parce que je me sens aimée.

Alors parler en. Si vous avez un parent malade , peu importe la maladie, ne la laissez pas vous bouffer aussi. Aller voir des psychologues, confiez vous au parent concerné, ou a vos amis, mais parlez. Les stigmates peuvent être horribles si vous ne faites rien.

Auriane    17 décembre 2015   

Maman...j'aimerai n'avoir jamais su ce qu'étais une mere. J'aimerais n'avoir su pour ne pas souffrir comme je le fais

Tu sais très bien pourquoi nous sommes là,
A bout de souffle après tout ce temps.
Non moi non plus ça ne m'enchante pas,
Mais de toute façon rien ne m'enchante en ce moment.

Vois nos vêtements en lambeaux,
Et ce sentiment de solitude,
Et toutes ces marques sur notre peau,
Ont des relents de triste certitude.

C'est comme si "tomber amoureux",
Nous avait fait tomber, tous les deux.

Ecoute-écoutons notre instinct de survie,
Sors de ma vie, avant que je ne détruise la tienne,
Bâillo-Bâillonnons nos coeurs, en cage dans nos poitrines,
Oui parfois les gens s'aiment, pour des raisons malsaines.

On s’est charcutés (...)
Coupés de nos racines, de tout ce qu’on est,
Presque morts, dans le temple de Vénus,
Pour vivre à deux, fallait-il donc trépasser ?

Ta fille. malheureusement ?    8 mars 2017   

Je suis Jules. J'ai pas eu d'emmerde pour ce que je suis: pas de coup, d'insultes etc. Mais pas grand monde est au courant, je suis bien, et je ne suis ni un homme ni une femme. Disons plutôt les 2. J'arrive pas à le dire. Maintenant c'est fait. Merci.

Jules    19 mai 2015   

A moi d'ajouter mon grain de sable sur l'édifice. Je suis une fille bi et polyamoureuse. J'ai tendance à ne pas m'imposer de limites. La vie et trop courte pour ne pas en profiter.
Que ce soit avec des garçons ou des filles, c'est le moment qu'on partage avec la personne, qui est important. Libertine peut-être mais heureuse de ce que je suis. Dans une relation monogame, je me sens asphyxiée, cloisonnée à une seule personne. Je suis encore jeune mais ce n'est pas qu'une " phase ". C'est ce que je suis réellement.
Maintenant je souris. Puisque j'ai parlé. Merci pour ton témoignage poignant Pouhiou. On a besoin de plus de personnes comme toi dans ce monde.

Hazelle    17 mai 2015   

Je reviens par ici pour écrire de nouveau. Mais je ne sais pas comment introduire alors je vais commencer par les faits.

Je suis étudiante dans une école d’agronomie. Le Mardi 9 juin nous avons appris le décès d’une personne de la promotion. Elle avait une myopathie, son cœur c’est arrêté et n’a pas redémarré.
C’est la première fois que j’apprends le décès d’une personne que je connaissais. Je n’étais pas vraiment proche d’elle mais je lui avais déjà adressé la parole. C’est tellement étrange de ce dire que son cœur ne bats plus et que jamais nous ne l’a reverrons. Je suis encore affecté par cet évènement. Mais malgré moi un double sentiment est présent. Je culpabilise énormément mais ceci m’a fait remonter mes pensées. J’aurais aimé que ce soit moi plutôt qu’elle. Je me sens horrible de penser ce genre de chose mais mon dieu plus le temps passe et moins je trouve l’intérêt de vivre. Je n’ai pas envie que l’on me prenne en peine ou autre, je veux juste enlever ce sentiment ou tout simplement mourir. Les gens ne comprennent pas réellement, pour beaucoup vivre c’est la meilleure chose qui soit. Mais je n’arrive pas, je n’arrive pas à y voir un intérêt, je n’arrive pas à me dire « putain c’est cool je vis ! ». Et pourtant je ne fais rien parce que je n’ai pas envie d’infliger ça à ma mère, mon oncle, mon frère. J’ai vu à quel point une mort peut être douloureuse pour les personnes autour. Et pourtant cet évènement me fait aussi réaliser que bordel je veux que mon cœur s’arrête, je veux devenir inerte, ne plus penser, ne plus me lever le matin.
En fait je ne sais plus. Je ne vois pas comment faire si je ne change pas. Mon frère est plus jeune que moi j’aurais donc toujours quelqu’un que je ne veux pas blesser et en même temps je ne me vois pas rester comme ça pendant encore 40 ans…
Je n’arrive plus à penser, je n’arrive pas à savoir où tout ça va me mener… Je ne veux plus ressentir ce sentiment d’oppression. Quand mon esprit ce dit qu’un rien arrêterait tout mais qu’une autre partie me dit que je ne peux pas blesser ma famille, que ma tête et mon corps implosent.
Je crois que j’ai besoin d’en parler mais au final je ne sais pas comment expliquer, comment extérioriser cela…

Merci d’avoir lu.

Mathilde    12 juin 2015    Rennes   

Et oui encore moi.
Encore et encore et toujours moi.

Je suis là actuellement pour écrire ce qu'il se passe. Pour briser le silence qui règne comme toujours chez moi. Cette fois ci je reviens de loin. 3 tentatives de suicides en moins de 6 mois. J'avais aussi commencé à me scarifier. J'ai passé une semaine en Hôpital Psychiatrique et je suis depuis déscolarisé (bon ça fait peu de temps mais quand même). Oui, Moi, la fille banale, passe partout, invisible, normale, la miss rien d'spécial. L'hétéro intello bourgeoise timide et délirante.
Même moi, je n'arrive pas à y croire, si l'on me l'avait dit je pense que j'aurais ri d'une force et d'un sarcasme immodéré.
Mais voilà. C'est la vérité. Et en plus je dois essayer d'y faire face et ça même si le monde semble me mettre des bâtons dans les roues.

Demain j'aurais un rdv avec le CMP de ma ville pour initier une vraie thérapie. Et accessoirement trouver une façon pour moi de retourner au lycée. Ma sophro a décidé de prendre rendez vous avec mes parents et de déballer tout ce qui ne va pas.

Bref, ma vie est quasiment à reconstruire. Et là normalement, dans un film, ce serait le moment qu'il choisiraient pour couper, mettre un dernier plan qui laisse présager le meilleur et mettre le générique de fin. Mais là je vais y être confronté.
Wouah. Ca donne vraiment le vertige.

Je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne suis pas pleine d'espoir. Pourtant, comme je le dis à une amie depuis cinq jours environ, la lumière nous attend, on s'est juste gouré mais des jours meilleurs nous attendent.
Pourtant je sais que je vais flancher à nouveau.
Mais l'important c'est d'essayer de se remettre sur pieds après non ?

Qui que vous soyez, accrochez vous à vos moments de bonheur, même aussi peu nombreux soient ils. Ne succombez pas au désespoir et si c'est déjà le cas, ne baissez pas les bras. Le monde serait triste sans vous. Déjà trop de personnes qui ont fréquenté ce site sont mortes des causes du désespoir.

Se Suicider: Le moi sujet qui tue le moi objet

•micio@outlook.fr

Kanata    19 septembre 2017    Nulle part   

J'ai 20 ans et j'aime les filles qui sont plus jeune que moi, qu'importe l'âge du moment qu'elle sont assez mature à mon gout, c'est comme ça et je n'y peux rien. Et quand naïvement en discutant avec des personnes je sortais ça naturellement, un blanc, un silence de mort puis de réflexion sur le fais que je suis un future violeur d'enfant, un pédophile, un pervers, on va te dénoncer à la police. Non... je ne vais pas allez arracher des enfants à leur famille. Non, je ne vais violer personne. Non, cela ce trouve je ne suis pas plus pervers que toi ou peut être que si, qui sais. Si il y a le consentement de la personne et qu'elle y trouve sont bonheur cela ne me gênera pas même si il y à un écart de fou.
Je vais même rajouter ma plus grande honte, une chose dont je m'en voudrai toute ma vie. Vers l'âge de 10 ans j'ai commencé à avoir des pulsion sexuelle inimaginable, et une de mes sœurs qui devais 7 ans à cette époques commençais à s'intéresser à ce genre de chose aussi. Un jour où nous étions en train de jouer tout les deux, la folle envie nous à pris de vouloir nous toucher les partis intimes, nous nous somme touché le sexe l'un l'autre pendant assez longtemps. Je ne sais si ce sont mes envie sexuelle de l'époque qui on corrompu ma sœur pour nous mener à ça ou non mais le fait d'avoir perverti ma sœur me hante depuis mes 10 ans et je ne peux en parler.

Alelch    19 mai 2015   

Tombée presque par hasard sur le site, et après avoir lut tout ces témoignages, il faut absolument que je m'excuse.
J'ai honte.
Tellement honte.

Je n'ai jamais été homophobe, raciste, ou autre intolérante, mais j'ai gardé le silence quand j'aurais du défendre mes opinions.

Quand je disait lire des histoires d'amour entre personnages du même sexe, on m'as regardée de travers et parfois tenté de me dégoutter de ces lectures "honteuses" (même s'il n'y a aucune scènes de sexe). Alors je n'en ai plus parlé. Même si depuis j'ai rencontrée une amie dans le même cas que moi, lorsque nous en discutons, les autres s'éloignent un peu de nous, qui c'est, au cas où cela serait contagieux ?
Quand mes amies ont montrées du doigt en riant un couple d'adolescents gay qui s'embrassaient dans la rue, j'ai détourné les yeux et je me suis tu. Même si en mon fort intérieur, je les trouvait adorables, courageux, et l'air sincèrement amoureux (ce qui est rare dans mon entourage). J'ai tellement regretté de ne rien avoir dit ce jour-là !
Quand une connaissance trans est arrivé un jour au lycée, maquillé et en talons, je n'ai rien dit, bien que je l'admirait de s'affirmer ainsi. Je n'ai rien dit, car mes amis ne disaient rien. Cette personne est devenu gay depuis, et il s'affirme en tant que garçon. C'est le seul à se balader dans le lycée avec un badge LGBT, et je l'admire beaucoup pour cela. Les gens parle dans son dos, mais il reste fier.

Le lycée m'as fait découvrir une autre façon d'aimer et d'être aimé.
J'ai honte de ne pas avoir supporté haut et fort mes idées, et de m'être contentée de le faire anonymement, sur internet, sous des pseudos.
En voyant tout ces témoignages, je me dit que je ne peut pas continuer à me taire.
Le silence est complice.
Même si je ne devient pas militante extrême, et s'en m'afficher à tout bouts de champs, je peux au moins parler franchement à mes ami(e)s, et leur expliquer mon point de vue. Peut être que cela changera le leur ? J'espère.
J'espère aussi qu'un jour, tout le monde pourra montrer avec fierté à la planète entière la personne qu'il aime. Sans jugements.

Shame    20 mai 2015    Le Havre   

Bonjour. Je sais que mon histoire est légère comparée à beaucoup d'entre vous, mais voilà, je crois que je l'avais jamais écrite, et je crois que j'ai besoin d'en parler.
En juillet 2015, j'ai commencée à être très fortement attirée par ma meilleure amie. Sachant qu'elle était probablement hétéro et que de toute façon elle ne verrait en moi qu'une simple amie, ça m'a pas mal fait souffert. Puis avec le temps, l'attirance est devenue plus forte, plus destructrice, plus physique. C'est devenu de l'amour. Ça me faisait tellement mal de me dire que rien n'existerait jamais.
En janvier 2016, cette fille m'a dit qu'elle était amoureuse de moi. Et je l'ai cru, j'ai voulu y croire. Elle n'était pas sure mais au final elle m'a dit qu'elle était sure et on s'est mise en couple. J'étais tellement heureuse. C'était tellement inespérée, tellement improbable, j'étais tellement amoureuse.
Ça s'est pas vraiment passé comme je l'aurai espéré, on était pas très proche physiquement, elle était distante. Ça me rendait folle, je voulais tellement qu'on s'embrasse plus, j'avais tellement peur que tout s'arrête, qu'elle ne m'aime pas autant que je l'aime. Mais on en a vécu des trucs comme un couple qu'on n'aurait jamais pu vivre en simple amies. On s'est embrassées, tenues la main, dormis serrées l'une contre l'autre en se tenant la main , dansé des slow pourris en rigolant. On s'est échangé des "je t'aime" et des pavés niais. Et moi j'y croyais, j'y croyais si fort. Mais mes peurs avaient raisons.
On a rompu. Enfin, elle a rompu. Brulure, brulure, brulure. "Pour moi, rien n'a existé, on a vécu tout ça comme des amies. Je t'ai jamais aimé de cette manière". Brulure, brulure, brulure.
Ça m'a rendu folle. Cette phrase, en boucle dans ma tête. Et le pire c'est qu'on a fait comme si, en effet, rien n'avait existé. C'était tellement plus facile pour elle que pour moi. Ma rupture, la souffrance que ça m'avait fait, c'était avec elle que je l'aurai partagée, si elle n'en était pas la cause. Je sais qu'elle m'aurait aidé. Mais pour elle rien n'avait existé, alors j'aurai du effacer tout ça de ma tête c'est ça ?
Avec le temps, j'ai un peu cicatrisé. J'ai eu des chutes et des rechutes mais j'avais un peu cicatrisé, je crois.
Puis un jour, j'étais chez elle. Y avait son carnet d'écriture. Je sais, j'aurai pas du. Je l'ai ouvert. J'ai presque rien lu. Juste cette page.
"[mon prénom] n'a jamais été ma copine. Je ne l'ai jamais aimé de cette manière. On a toujours été qu'amies." etc. Puis cette phrase à la fin. "Wow. J'ai l'impression qu'on m'enlève un poids énorme sur les épaules" Ça remontait à notre rupture. Je sais, ça a sans doute été écrit sous l'émotion ou quoi. De toute façon, c'était pas destiné à ce que je le lise. C'est de ma faute. Mais putain. Le poids c'est moi ? Notre relation c'était un poids pour toi ? Tous les beaux moments, tu te forçais ? Je sais que cette relation ne t'a pas rendu aussi heureuse que moi. Mais bordel, qu'est ce que ça me rend folle.
Je t'ai tellement détesté. Je me suis tellement détesté. T'avais pas le droit de faire ça, de tout effacer, de me dire tout ça. Tu peux pas savoir comment je t'ai détesté, et comment je me suis détestée.
La page devrait se tourner. Ça va faire 1 an que j'étais amoureuse de toi. La rupture remonte à plus de 3 mois. Alors pourquoi le page ne se tourne pas ?
Merci d'avoir tout lu. Ça.. ça fait du bien.
(Je sais que tu traine sur ce site, je sais que tu te reconnais, je sais que tu m'as reconnu, de toute façon tout ça tu le sais .Désolée d'avoir lu cette page de ton carnet. Peut-être que je voulais juste me faire du mal en le lisant, alors que tout ça je le savais déjà. Ne m'en parle pas. S'il te plait. On oublie tout ça.)

Orchidée    18 juin 2016   

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

Twitter
Facebook
Google+
http://le-silence-tue.fr/">
YouTube
YouTube