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17 mai 2015

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie, la transphobie
Nos silences sont déjà un jugement

Pour ne plus que le silence tue, ce site vous propose de libérer la parole

Témoignez ici de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...

... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce que l'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Briser le silence

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Vos témoignages

Briser le silence

Je veux briser un silence pesant, très pesant qui je pense me bouffe un peu plus de l'intérieur chaque jour.
J'ai 14 ans, oui, juste 14 ans, mais vous prierai ne pas me juger sur mon âge, j'ai un cerveau moi aussi (ne l'oubliez pas s'il vous plaît ;) )
Et aujourd'hui je veux parler d'un sujet tabou; la masturbation chez les filles.
Oui, c'est un sujet tabou, une fille qui se masturbe? Impossible n'est-ce pas? Bah si, je me masturbe et je suis une fille et ça depuis que j'ai 9 ans. Pendant combien de temps me suis-je répété que j'étais immonde, dégueulasse, perverse. Demandez à une fille de 9 ans de ne pas penser ça alors que des gens bien plus âgés le pense toujours! Ridicule.
Mais franchement si ça s'arrêtait là encore je me serais senti mieux dès que j'ai appris que c'était normal, mais voilà, la vie c'est pas forcément ce qu'on voudrait. Je fantasme sur les grosses poitrines, oui comme la plupart des garçons de mon âge, oui parfois je regarde les poitrines des autres fille, oui j'aime bien voir mes seins à travers un tee-shirt un peu décolleté et oui je pense à des personnages de mangas stéréotypés de ecchi quand je me masturbe et non, le corps d'un beau mec musclé ne m'excite pas.
Et ça, depuis que j'ai 9 ans, à l'âge ou je jouais encore au barbie et que secrètement je louchais sur la poitrine de Nami quand je regardais One Piece à la télé.
sérieusement si j'arrive à envoyer ce témoignage je serais fier de moi, parce que franchement ce truc me bouffe à force de garder le silence, parce que même 5 ans après avoir commencé je me trouve toujours aussi ignoble, à un tel point qu'à un moment pendant 6 mois j'ai lutté contre moi même pour ne pas me masturber, oui j'en étais à ce point de me dégoutter moi même. Alors oui même anonymement j'en ai honte, parce que dans notre société une fille qui se masturbe, c'est pas normal, c'est dégueulasse, c'est immonde, ça donne envie de gerber. C'est pas un peu ironique quand on pense qu'au final c'est tout à fait normal, bah ouais mais en même temps y'a plein de trucs ironiques et cyniques dans ce monde et ça ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autre, mais c'est un truc qui m'a bouffé de l'intérieur et qui continue un peu aussi je pense.
Merci d'avoir lu ça, surtout d'avoir pris le temps lire ça d'un gamine du haut de ces 14 ans qui ne connaît au final rien de la vie mais qui se révolte quand même!

kanata    16 juin 2015  

J'ai eu des doutes ou questionnements sur mon orientation depuis mon entrée en classe de Terminale (2003-2004). Je me demandais si le fait d'aimer regarder des camarades de mon lycée était simplement du à de l'admiration (comme si ils étaient des modèles) ou simplement parce que je les trouvais beaux. J'ai eu d'autres indices qui m'ont poussé à me demander si j'étais homo ou non : une mémoire sélective envers les hommes (= plus efficace que celle concernant les femmes), une certaines gêne avec les filles, le fait que j'aimais regarder (discrètement) un homme, un certain attrait pour le film « Star Wars II » à cause de son acteur-vedette (Hayden Christensen)…

J'étais également troublé d'avoir de tel pensées, être différent (mais vraiment pas au sens singulier ou original), que pendant un temps je me suis dis "Tu es peut-être bisexuel, en fait ?", car je voyais la bisexualité comme un moyen de « compenser » la bizarrerie d'être homosexuel (puisque je serais hétéro à la fois).

Mais non, début avril 2006, je me rends à l'évidence, j'arrête de me voiler la face : je suis homosexuel. Des expériences me le confirmeront, c'est bien dans les bras d'un homme que je me sens bien, et les hommes que j'aime regarder. Cela m'a donné un peu de sérénité, même si je devais continuer à le cacher.

...

mathias    18 mai 2015   Mulhouse, Haut-Rhin   

Depuis plusieurs années maintenant, je suis témoin. J'assiste à ma vie comme si je regardais un film. Je n'existe jamais vraiment, je vis par les autres pour les autres.
Depuis le début de cette année, enfin les 4/5 mois, j'essaie de faire un petit "coucou, moi c'est Joh', j'existe les gars". J'ai un caractère bien trempé, ça déplaît beaucoup. J'aime bien le sexe, parce que c'est un univers extrêmement vaste, mais surtout j'aime en parler, pouvoir échanger autour du sexe. Que ce soit avec des garçons où des filles, que ce soit au sujet de garçon ou de fille. Aussi j'aime le SM, je ne l'ai dit qu'une fois, on m'a regardé comme si je disais que j'avais pris du plaisir a tuer quelqu'un. Alors je n'en parle pas. Je ne dis pas que j'aime le sexe parce que sinon je suis une pute. Je suis un miroir sans teint, la Joh' sage, un peu branleuse, et puis l'autre pute de Johanna qui fait sa petite soumise et qui se vendrait presque pour ça, cette espèce de salope qui saute sur tout ce qui bouge, fille ou mec, "tu lui donnes un chien en chaleur elle arrivera a te le sauter" disent-ils.

Et dire que je suis libertine. C'est dire que je veux du sexe du sexe et encore du sexe.

Pas besoin des mots des gens, le silence tue. Leurs regards tuent.

(Si jamais vous voulez parler de tout et n'importe quoi : johanna160247@gmail.com)

Johanna    15 juin 2015  

J’avais presque 6 ans quand j'ai eu ma première attirance pour un garçon, j’étais encore petit, et donc je me fichai des répercussions qu'il y aurait pus avoir sur ma vie, je me fichai de ce que je faisais avec un garçon. Cette relation a durée 2 ans. Puis j'ai déménagé. Je suis arrivé dans la ville dans laquelle je suis mais où, je fus victime de harcèlement. Je restai dans mon coin dans la cour de récré a regarder les autres joué au foot, contre un mur tagué. Cela a durée 2 ans, du CM1 au CM2. Mais les choses ce sont corsée durant cette deuxième année. Un groupe de "racaille" me rabaissait durant chaque récré, sens raisons valable, et, n'aillent jamais connue ça au paravent, je me suis sentie directement frappé au cœur. Puis ils sont venus au coup, 4 fois. Je les ressens encore ces coups dans le ventre me coupant la respiration, m'empêchant de respirer, une force si brutal que je me suis demandé si j’allais m'en sortir. Arriver au collège. Pensent être sortit de cette "enfer", je me trompais. Le harcèlement repris, par des "Fils de pute", "Va te pendre", "Tu est une erreur de la nature", "Va niquer ta mère"... J'ai conscience de l’aspect pathétique que peut prendre ce récit mais cela me fait du bien, car le silence tue. Et tout ceci continua jusqu'à la 5eme... Ou, a mon plus grand bonheur, je fus aidé, par des professeurs, élève, amies... Sens eux, je serais mort. Puis arrivé en 4eme, ou les gens avaient changé, ils étaient plus mature. Mais vous souvenez-vous ? Je suis gay. Et cela je n'arrive pas a l'assumé. Je devrai, mais je n'y arrive pas. Car a l'âge de 12ans et demi, je me retrouvais avec mon "meilleur ami" dans mon lit, en train de le pénétré. Comme disait pouhiou, on s'en fout de la pudeur. Alors je le dis, oui je lui ai fait des fellations a 13, oui j'ai fait toutes ces gores de choses, mais... Mais... Je ne l'assume pas... Pourquoi ? Je l'ignore... Je ne l'assume pas mais je le dis, car le silence tue. Car si je n’avais pas parlé, je serais mort. Mais au moins, je serais "forgée" prêt, pour vivre. Une fois, j'ai vue quelqu'un pleuré dans le bus, et j'ai sourie. Je ne sais pas pourquoi. Je me nourrissais de ce malheur. Mais je m'en veux, pas d'être ce que je suis mais d'avoir fait ce que j'ai fait.

Mais j'en parle, car le silence tue.

Sam    17 mai 2015  

Voilà, je reviens ici, deux mois après.
Quelques mois de doutes puis une certitude : je suis bie.
J'ai peur, mais je suis bie.
Je ne sais pas comment le dire, à qui le dire mais je suis bie.
Je suis bie.
Je le serai toujours.
Ce n'est pas une "passe"
Ça sera toujours là, en moi.
Caché ou affirmé.
Je ne sais pas.
Je suis bie.
Merci pour ce site
Merci pour vos témoignages.

Sweet Jane    24 novembre 2016   Perdue dans Paris   

Maëlle n'existe pas, Maëlle est partit, Maëlle est partout.

Maëlle    9 mai 2016   From hell to freedom   

Contrairement a la plupart des témoignages (tous plus beaux et tristes les uns que les autres) je ne parlerai pas ici de sexualité ,je suis un garçon j'ai ma copine (ma premiere) depuis peu et j'espere que ca se passera bien mais je vais briser le silence sur autre chose.
Je fais du théatre depuis 2 ans et j'adore ça , j'ai toujours été passioné par les videos , YouTube en général , écrire moi-même des vidéos et surtout être sur une scène devant plein de gens
J'ai la chance de ne pas avoir trop de trac
J'aimerais même en faire mon métier plus tard , ça ou dans le cinéma , l'art du spectacle . J'irai bientôt dans une école avec cette option
Le problème , c'est que certains ne voient pas ça comme un vrai projet "un rêve" qu'ils disent . Trop difficile de percer dans le milieu , crise économique qui détruit la culture , bref j'ai aucune chance d'y arriver
Bah vous savez quoi ? Je m'en fous , oui , parfaitement je m'en fiche
Je sais que je suis doué là-dedans , très doué (oui c'est prétentieux , mais oui c'est la vérité)
Autant je vois des témoignages de gens dont les parents sont homophobes , autant il existe aussi un niveau ou les parents peuvent être peu tolérants : le choix de la profession , à croire qu'ils veulent tous voir en nous de futurs médecins ou avocats parce que ça "fait bien" c'est comme avec la sexualité , le paraître , toujours le paraître . Mais briser le silence , c'est aussi briser ce masque qu'on veut nous enfiler de force , sortir de ce moule de perfection sociale dans lequel on veut nous enfermer
vous n'etes ni vos parents ni les autres , vous etes vous
alors a vous de choisir , vous aimez un truc , vous etes bons dedans et vous voulez y aller jusqu'au bout ? alors allez-y

Aquarobin    18 mai 2015  

Il y a 5 jours j ai fait une connerie. J ai peter une fenêtre d un batiment abandonné... on m'a présenté ça comme un crime horrible! Alors pour me changer les idée je suis allé sur facebook et je suis tombé sur la vidéo d'un gamin qui pleurais et crier que ça famille etais morte a cause des bombardement! J ai pas ressenti de réel émotion ou alors je me forçais presque! le lendemain en cours des aveugles sont venu nous parler j ai préféré rire avec mes amis sur des jeux de mots a la cons plutot que de les ecouter et les respecter. Le soir je me suis rendu compte que le seul moyen de me faire ressentir des emotion triste c etais de m'imaginer a leurs place! Je me suis demander si tous le monde etais comme ça! Et puis je me suis dit que oui et que l egoisme n existait pas... et pour en revenir a ma connerie de depart je me suis rendu compte que l on ma présenté ca comme un crime de guerre et le crime de guerre comme une petite connerie de jeunes dont tous le monde s'en fout!

Hugo    8 mai 2017   Segre   

Récemment, lors d'une soirée avec mes amies, nous avons jouées à un jeu: on s'est toutes embrassées. Pendant qu'on s'éclatait à faire ça (sous l'emprise de l'alcool aussi, j'vais pas le cacher) une amie est allée s'asseoir dans un coin du jardin, je pensais qu'elle n'allait pas bien et puis je suis allée la voir. Nous étions toutes les deux et les autres étaient rentrées dans la maison. On a commencé à s'embrasser, à se chauffer et puis voilà. C'était partit, des caresses par ci par là, des mots, elle a commencé à me doigter. Première expérience sexuelle de ma vie, j'ai 17ans et je n'avais jamais rien fait (à part en solo) et en plus avec une fille, qui était un de mes fantasme. J'ai vraiment adoré, ça a duré une bonne heure comme ça, à mon tour je lui faisais des choses et puis elle aussi. Honnêtement, j'ai adoré la toucher. J'avais peur que ça change notre amitié et pas du tout, nous sommes encore plus complices. C'est quand même dur de devoir garder ça pour moi, alors ça m'a fait du bien de briser le silence sur ce site.

Poildecarotte    30 mai 2015  

J'ai toujours écouté. J'écoute encore. J'écoute. La vie, les gens, la ville, le vent. J'écoute. Parce que je dois me taire. Non. Parce qu'on m'a dit de me taire. "Tu parles trop". Oui. Je parle trop. Alors aujourd'hui, après 19 ans de silence, Pouhiou, tu me demande comme a tant d'autres de parler. Et malgré ces voix dans ma tête qui me hurlent de hurler, qui me parlent pour que je parle... je ne sais pas briser le silence. Comme si. Comme si le monde allait me briser en retour. Je suis incapable de parler. Parce que les seules fois où j'ai brisé le silence, mon interlocuteur m'a brisé. Parce que je suis faible ? Parce que je n'ai pas appris. Parce que je ne sais pas. Et quand je parle, si je parle, ça n'apporte que du mauvais. Aujourd'hui Pouhiou, je suis désolée. Je ne sais pas parler. Je suis muette. Mais merci, Pouhiou, de donner de la voix. Pas pour moi, mais j'aime imaginer que si, un peu.
Je suis muette parce que je ne sais pas comment dire. Je ne sais plus comment dire. On m'a fait taire, alors je me suis tu. Et ça me tue.

Anahë    17 mai 2015  

#CulPouhiou : des chroniques vidéo où l'on parle sexe, corps et sexualités sans fard ni jugements.

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