14 mai 2015

Les Témoignages

Retrouvez ici les témoignages de celles et ceux qui ont voulu parler, dire ce qui ne se dit pas.

All  

J'en ai marre des gens ! J'en ai marre des humains, j'en ai marre de tous, tout, tout le monde ! J'en ai marre d'être humaine ! J'en ai marre d'exister ! putain !

et arrête de me juger ! merde !

Chat    20 juin 2019  
All  

Je suis heureuse que ce site existe toujours.
Pour faire court, j'ai fait une dépression que j'ai longtemps niée jusqu'à ce que ça aille mieux. Ça fait trois ans maintenant que je m'en suis "remise".
Mais en réalité j'angoisse encore, je me sens mal, je culpabilise... Je me suis rendue compte que c'était comme une deuxième peau dont je n'arrive pas à me débarrasser.
Récemment (il y a moins d'un an), je me suis enfin sentie prête à aller voir quelqu'un. Étant étudiante, je n'avais pas le choix que d'aller à un centre de santé universitaire. J'ai donc commencé à voir un psy mais dans le même temps j'ai ressorti la tête de l'eau, en me démenant comme une folle pour ne pas replonger. Au bout de 3 séances, le psy m'a dit que mes demandes n'étaient pas assez "incarnées". Il m'a fait comprendre que je ne souffrais pas assez par rapport à d'autres patients, et les services étant saturés, il m'a dit que nous devions espacer les séances.
Au final il a arrêté de me suivre car il a fini par savoir que la personne avec qui j'avais une relation était un de ses patients. Je ne vois plus de psy en ce moment. Les autres centres sont saturés et je n'ai pas assez d'argent pour m'en payer un.
J'espère que ça va vraiment aller mieux, mais parfois ça sort de nulle part, ces idées noires qui me détruisent, qui me bouffent. Je pense à me faire du mal une semaine sur deux, pour aucune raison.
J'ai peur de moi-même et j'ai honte d'être mal comme ça pour rien.
J'ai besoin d'aide, d'une vraie aide professionnelle, et je ne sais pas vers qui me tourner.

Esin    19 mars 2019  
Des choses qu'on ne dit pas  

La dernière fois que j'ai posté un témoignage, c'était il y un an et demi.
Maintenant que ce site est mort je pense pouvoir en réécrire un.
Voilà. Je me nomme Astyanax et j'aime prendre mes médicaments le matin. Je plaide coupable. J'aime prendre mes petits cachets blancs de paroxetine tous les matins. J'aime prendre mes antidépresseurs. ça y est je l'ai dit. Tout le monde le sait. Tout le monde me regarde avec des grands yeux. "Ah non je ne peux pas boire d'alcool à cause de mon traitement -ah tu prends quoi ? -des antidépresseurs -ah... Désolé..."
Désolé de quoi ?
J'aime prendre ces cachets. Ces cachets qui me maintiennent en un seul morceau. Ceux là même qui m'empêche de prendre ceux que je déteste (je vous déteste putain d'anxyolitiques, Xanax, Tercian, Atarax, allez tous vous faire foutre, vous qui embrouillez encore plus mon cerveau, vous qui me faîtes me sentir si misérables, connards). Alors merci antidépresseurs. Merci de me permettre de ne plus prendre ces putains d'anxyolitiques. Merci de me redonner une vie à peu près normale. Merci de me permettre de retourner en cours. Merci de me faire respirer.
Je vous connais par coeur. Cachet blanc, 20 mg, chlorhydrate de paroxetine. Deroxat pour les intimes de l'HP. On finit par avoir des préférences sur le labo même. Biogaran pas terribles, opercules nulles et cachets allongés (on les sent parfois dans la gorge quand on les avale). Mylan, ronds, plus petits, plus pratiques, plaquettes permettant de séparer les cachets individuellement, opercules plus simples.
La notice, je la connais quasiment par cœur. Eviter les AINS (aspirine et ibuprofen). Risque suicidaire chez les adolescents surtout dans les 2eres semaines. Catastrophique chez la femme enceinte. Effets secondaires sur la libido, la concentration, le sommeil.

Qui fait une déclaration d'amour à ses antidépresseurs ?
Personne.

Je le fais, comme à cette béquille qui permet d'alléger la douleur, le temps que l'os se répare
Un jour je dirais au revoir à ces médicaments, soulagée car ils me pèsent tout de même parfois, et je le ferais la tête haute. Mais en attendant, je les remercie de me permettre de vivre. Et de l'apprécier surtout.

Astyanax    10 mars 2019  
L’impact de le-silence-tue.fr sur la protection des LGBT en ligne  

Bonjour ,
J’ai pu voir que vous mentionniez federation-lgbt.org sur votre page suivante : le-silence-tue.fr/, et je tenais à partager avec vous ma gratitude concernant votre travail dans la promotion des sujets liés aux LGBT.
Je souhaitais juste vous suggérer de partager également un guide important sur la cybersécurité des LGBT, qui a été récemment publié. Saviez-vous que 73% des LGBT ont déjà été harcelés en ligne à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ? Ce guide a pour objectif d’assurer leur sécurité en de leur donnant les outils nécessaires pour se protéger en ligne.
https://fr.vpnmentor.com/blog/la-plupart-des-lgbtq-se-font-harceler-en-ligne-voici-comment-rester-en-securite/
J’ai plutôt apprécié les conseils qu’ils donnent pour chaque situation ainsi que des actions concrètes.
D’avance merci pour votre aide dans la protection des LGBT en ligne
Bien cordialement,
Jackie

Jackie Herriot    7 février 2019   na   
All  

Pourquoi ne pas apporter mon petit caillou à l'édifice ? C'est toujours l'occasion de vider mon sac et peut-être d'aider indirectement d'autre personnes, tandis que mon cocon se brise petit à petit. J'aimerais faire prendre conscience que le harcèlement "subtil", dissimulé, involontaire ou un climat malsain reste du harcèlement moral important.

Voilà maintenant 2 ans que j'ai arrêté de me voiler la face et ai réalisé que je suis une fille, une femme aujourd'hui. Les doutes et les envies que je considérais comme malsaine toute ma vie me sont enfin apparues comme une révélation quand j'ai réalisé que non, je n'étais pas seule. Mais pour situer le contexte, on est fin 2017, mon premier épisode dépressif ne saurait tarder à ce moment-là et j'entre en terminale. C'est à ce moment là que je me décide à parler de ma transidentité à mes parents, sachant que j'avais déjà out une amie à moi, mon ex (avec son autorisation) qu'ils connaissaient (car je m'étais out en tant que bisexuel quand on était en couple) pour prendre la température. C'est non sans un certain malaise que ma mère s'est efforcée à se montrer ouverte d'esprit et respectueuse, mais je n'ai pas tout de suite eu d'avis de mon père. J'ai fini par faire mon coming out par sms, ce à quoi ma mère a simplement répondu froidement qu'il faudra en parler à mon père. Mais attention, pas moi, elle et lui en privé. Bien sûr.

Quelques semaines plus tard, ma mère me parle soudainement de ce sujet de manière complètement abjecte, intrusive et me recommande directement de ne pas faire de transition, sous les yeux de ma petite sœur qui n'est absolument pas au courant et qui ne se gêne pas pour me dire que je suis "influençable", mais toujours en se cachant lâchement derrière mon amie. Quelques mois plus tard ça sera mon père qui orchestrera certainement le pire moment de ma vie, le moment où j'ai perdu toute mon estime pour lui. Le moment où, sous ses airs de personne réfléchies qui prend soin de vérifier ses sources, me sort des statistiques sans aucun lien avec la transidentité, me parle de dépression et de suicide parce que "la transition physique ne soigne pas la MALADIE MENTALE", me parle du regard des autres sur les fameux "transsexuels qui sont pas vraiment des filles ni des hommes et du coup c'est dégueulasse", traite les LGBTs de "fous", tout ça pour me faire peur, et toujours en prenant mon amie en exemple. Le tout en quelques minutes chrono. J'étais déjà au fond et n'aurais jamais trouvé la force de répondre quoi que ce soit, alors ça m'a définitivement achevé. Les mois qui ont suivi ont été un calvaire sans nom pour moi, je n'arrive pas à réaliser que je suis encore en vie aujourd'hui. Il y a eu d'autre fois où il mégenrait volontairement mon amie d'un air condescendant et a refusé que j'aille la voir pendant des mois en la traitant "d'homme homosexuel" et en pensant qu'on aller baiser comme des folles alors que nous avons rompu il y a des années.

Même si j'admets que la transphobie que j'ai subie est peut-être plus soft que celle de beaucoup d'autre trans qui ont du beaucoup plus morfler, ce qui pourrait ressembler à une crise d'ado, une "phase" comme disent certains ou une rébellion contre ses parents n'est rien de tout ça. Ma transidentité, je l'ai ressentie toute ma vie, j'ai connu cette puberté qui va dans le mauvais sens, ce moment où on se rend compte que non, on est pas "fou" et qu'on ne veut pas continuer à être vu comme ce qu'on est pas, ce qu'on a jamais été au fond. Quand on ajoute à ces événements familiaux le climat malsain, raciste, homophobe de ma classe de l'époque et les souvenirs incessant d'insultes ou d'agressions physiques dans le passé, c'est trop. C'est trop de ne pouvoir compter sur personne à portée de main, de se livrer impulsivement sur son compte twitter privé en boucle dans une grande chambre à écho ou tout le monde souffre avec nous de toute façon. C'est à ce moment là où, à 17 ans, je me suis dit "je veux en finir".

(Mais aujourd'hui ça va mieux mdr ça fait deux ans que j'attends ça, je vais bcp mieux globalement, même si j'ai pas encore d'hormones ou quoi que se soit et que la situation n'a pas vraiment bougée à part que je suis à la fac maintenant. Gardez espoir tout le monde, c'est ce que je veux que vous reteniez, tout finit toujours par s'arranger à un moment où un autre et vous valez pour quelqu'un, même si ce n'est qu'une personne, elle vous chérit, croyez moi. Et surtout, vous n'êtes pas seul.e.s <3)

Lili    15 janvier 2019  
All  

Je me suis dis que ça allait passé, comme les autres fois. Mais pas cette fois. Une semaine que je regarde mes bras en m'imaginant recommencer, prendre n'importe quoi et ouvrir ma peau. Je pleure de plus en plus, pour rien et n'importe quand. Je suis contente que tout mes amies soient occupés ou qu'ils m'aient oublier, comme ça j'inquiète personne. J'ai du mal à rester debout, à ne pas pleurer, à imaginer le futur. J'ai rien à dire, juste que le sommeil éternel me semble bien, comme ça je fais du mal à personne. J'ai peur. Au revoir, ou à bientôt

Kyrlie    27 octobre 2018  
?  

Vous savez, j'essaie. J'essaie de faire de mon mieux. De dire ce que je ressens, d'en parler. Mais je n'y parviens pas, la zone de texte reste vide. Je n'arrive pas à m'exprimer, je ne sais même pas sur quoi je dois m'exprimer. J'ai oublié comment parler, j'ai même oublié si je pouvais le faire. C'est inutile de lire ce que j'écris, je ne compte rien raconter, je resterais dans le silence de mes quatre murs. De toute façon à quoi bon partager ce que je pense si c'est pour me sentir ridicule, pitoyable, misérable, pathétique, égoïste, puis regretter et culpabiliser après? J'aimerais effacer tous les témoignages que j'ai pu poster ici, ainsi que celui-ci. J'aimerais m'effacer. Mais pour qui je me prends, haha, je peux pas. Allons juste dormir en espérant que mon souhait soit réalisé puis soyons déçus au réveil.
Ah et désolée à mes amis pour tout ça, mais soyons honnêtes, vous irez bien même si je disparaissais. Vous irez bien après mon départ, ainsi que le jour suivant et tous les autres qui suivent. Vous irez bien. Je suis pas une perte. Inutile de m'excuser auprès de ma famille, je n'en ai pas.
Bye.

Pockye    26 octobre 2018   Vincennes   
Une différence  

Parfois, dans les bras de mon copain, et durant l'acte, j'ai l'horrible impression qu'il veut me faire du mal. Je crois que, dans le fond et que je le veuilles ou non, j'ai comme intégré l'idée que tout les hommes appréciaient avoir le dessus sur leur partenaire. Et à force de lire l'avis de femmes qui aiment se faire dominer sur des forums en tout genres (et quoique je ne puisse ni confirmer ni infirmer leur identité de femme) c'est comme si j'avais adopté l'idée qu'un homme domine et une femme est dominée. Je hais cette idée...
À contrario, moi, ça me dégoûte parfois du sexe car ma libido est assez basse de manière générale. Alors bêtement, je ne dis rien quand mon copain me demande si ça va après ces moments là et ces accidents.... Alors qu'au fond de moi, je me sens triste et dégradée. Je lui prête de la cruauté alors qu'il veille à ce que j'aille bien. J'associe bêtement ce qui s'est passé, le fait qu'il arrive avant moi, à une réelle jouissance de son côté alors qu'il me dit que ce n'est souvent pas le cas. Je me sens horrible de lui prêter de mauvaises intentions mais je me sens toujours tellement différente des autres...
J'en ai assez d'entre les gens parfois se vanter de réussir à "baiser" et de tout ce vocabulaire qui évoque un manque de réciprocité dans l'acte. Je pense pas que ça changera un jour. Après tout, c'est sûrement humain que de rechercher de ces choses là... Ou que de parfois vouloir évacuer ses pulsions par le biais dela sexualité.
Mais j'avoue que je me sens comme d'une autre époque.
J'aimerais réussir à m'imuniser à tout ces rapports de forces. J'aimerais vivre ma sexualité à fond avec mon partenaire actuel car il est génial, mais toutes ces pensées intrusives sur ce que doit être le sexe aux yeux du grand public. Elles me pourrissent la vie... Si quelqu'un connait des ressources pour se sortir de ces pensées binaires, je les accepterais avec joie.

Personne non-identifiée    18 juin 2018  
All  

Il y a quelques jours, une amie rencontrée ici il y a quelques années m’a envoyé un message me disant qu’elle se faisait interner, en hôpital psychiatrique. Et je me suis sentie mal, que malgré toutes les fois où j’allais bien je n’étais pas assez là pour elle, que je n’ai jamais pris le temps de lui dire que depuis qu’on se parle j’ai l’impression qu’elle est ma petite sœur, qu’il me faut veiller sur elle.
Il y a 1 an, j’ai fait une tentative de suicide. Tout à changé, et rien à changé. Je me visualise morte parfois, et je me dis que c’est pas si pire. Que ce serait tellement plus simple. Ce que je veux dire par la c’est que ça serait presque une solution. Enfin, toujours est il que l’idee ne me dérange pas, ou si peu.

Jeune, très jeune, mon frère a abusé de moi à de multiples reprises. Jusqu’a ce que j’en vienne à considérer que lutter ne servait plus à rien. Ainsi, il passait sa vie à profiter de moi sur des aspects pratiques (faire la vaisselle, le ménage, et j’en passe), que je devais faire sous peine de me prendre des coups. Puis plus tard, vers mes 11 ans ça a commencé, il me forçait à regarder du porno. Puis m’a caressé, pénétré avec ses doigts, m’a fait le branler. Ça pendant des mois et des mois, qui se sont transformés en des années.
De cette base, j’étais éveillée à la sexualité vachement tôt en fin de compte, et puis vu que mon frère me faisait sentir que c’etait normal, pour moi, c’etait normal. Alors j’endurais, sans en avoir conscience, mais j’endurais. Et un jour, en troisieme, j’ai voulu avoir du sexe avec un gars. Beau gosse et tout hein. Sauf qu’arrivé un moment, je me suis retrouvée à l’arreter, parce que je voulais pas aller plus loin, j’en avais pas envie, alors je lui ai demandé d’arreter. Il m’a dit « mais j’ai déjà ouvert la capote ». J’ai compris que c’etait une excuse de merde, qu’il s’en foutait de moi, que ce qu’il voulait c’etait tirer son coup et se barrer. Preuve en est qu’apres je ne l’ai jamais plus vu, pas de signe de vie, rien. Mais du coup, formatée comme je l’etais par les abus de mon frère, je me suis dit que ça ne servait à rien de lutter. Que au plus vite il commencerait, au plus vite il finirait. J’ai eu mal, mal parce qu’a chaque fois qu’il rentrait en moi, c’etait comme un poignard qu’il m’enfoncait. Pas physiquement, mais mentalement.
C’est ce jour là que je suis devenue une femme. Mais une femme d’un autre temps. Une femme qui subit. Parce que je ne pouvais pas faire autrement, je ne pouvais pas lutter, je ne savais même pas que lutter c’etait possible parce que mon frère m’a inculqué que c’était normal d’obeir, de sans broncher devenir son objet.

Et j’ai mal. J’ai tellement mal.
Je veux dire, pourquoi ma mère m’a pas élevée comme tout le monde. A un peu trop fermer les yeux parce que « après tout c'est des enfants hein, qu’est ce qu’ils peuvent faire de mal ? ». A ne pas me dire, jamais, que je valais aussi bien que mes frères. A me dire que si rarement je t’aime. Et à me le montrer encore moins. A toujours toujours tout ramener à elle. Les premiers mots qu’elle m’ait dit quand elle m’ait vu aux urgences après ma tentative de suicide c’est « je suis effondrée ». Quand je lui parlais du fait que la plus grande claque que j’ai prise dans ma vie c’est le moment où tu as le psychiatre qui te regarde et te dit que bah ouais maggle, il y a un problème, ouais t’es malade, mais ouais aussi, on va t’en soigner. À 19 ans apprendre que mentalement t’es un peu chtarbé, il y a mieux. Mais ma mère, quand je lui dis cette situation, que je lui raconte et lui explique ce que je ressentais, et qu’elle me dit « bah imagine pour moi d’apprendre que t’es sous traitement ». OH ! On parle du traitement d’un truc que J’AI. On vient de me dire que je suis mentalement dérangée et tu viens de me dire je m’en fous !
Un jour j’ai passé la soirée à m’engueuler avec mon copain. Mais une bonne quoi. La nuit qui a suivi j’ai pas dormi, c’est cliché mais j’y arrivais pas. Et bien au lieu de me laisser un peu tranquille la journée. Elle m’a trimbalée partout.
C’est des trucs de merde, mais au fil du temps c’est tellement lourd.
Je ne doute pas une seconde qu’elle m’aime, honnêtement, mais j’ai l’impression que c’est un amour de circonstance, je suis sa fille donc elle doit m’aimer. J’ai l’impression d’etre le vilain petit canard. Et le vilain petit canard il ne sait pas si il doit, ou même si c’est simplement le cas, il ne sait pas si il doit aimer sa maman.

Je suis tellement fatiguée de supporter tout ça, c’est pas une vie à 19 ans ça ...

johanna160247@gmail.com    18 juin 2018  
Un peu de franchise  

Bientôt 24 ans.
Depressif depuis 10 ans.
Suicidaire depuis 2 ans.
Retenu depuis 2 ans uniquement par ma famille. Si je n'avais pas de famille, si je ne causerais pas de mal en partant, je sauterai avant le coucher du soleil.
mais elle est là, me piégeant par son amour.
Rageant n'est-ce pas ?

sans importance    15 juin 2018  

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