Les Témoignages

14 mai 2015

Retrouvez ici les témoignages de celles et ceux qui ont voulu parler, dire ce qui ne se dit pas.

Une différence  

Parfois, dans les bras de mon copain, et durant l'acte, j'ai l'horrible impression qu'il veut me faire du mal. Je crois que, dans le fond et que je le veuilles ou non, j'ai comme intégré l'idée que tout les hommes appréciaient avoir le dessus sur leur partenaire. Et à force de lire l'avis de femmes qui aiment se faire dominer sur des forums en tout genres (et quoique je ne puisse ni confirmer ni infirmer leur identité de femme) c'est comme si j'avais adopté l'idée qu'un homme domine et une femme est dominée. Je hais cette idée...
À contrario, moi, ça me dégoûte parfois du sexe car ma libido est assez basse de manière générale. Alors bêtement, je ne dis rien quand mon copain me demande si ça va après ces moments là et ces accidents.... Alors qu'au fond de moi, je me sens triste et dégradée. Je lui prête de la cruauté alors qu'il veille à ce que j'aille bien. J'associe bêtement ce qui s'est passé, le fait qu'il arrive avant moi, à une réelle jouissance de son côté alors qu'il me dit que ce n'est souvent pas le cas. Je me sens horrible de lui prêter de mauvaises intentions mais je me sens toujours tellement différente des autres...
J'en ai assez d'entre les gens parfois se vanter de réussir à "baiser" et de tout ce vocabulaire qui évoque un manque de réciprocité dans l'acte. Je pense pas que ça changera un jour. Après tout, c'est sûrement humain que de rechercher de ces choses là... Ou que de parfois vouloir évacuer ses pulsions par le biais dela sexualité.
Mais j'avoue que je me sens comme d'une autre époque.
J'aimerais réussir à m'imuniser à tout ces rapports de forces. J'aimerais vivre ma sexualité à fond avec mon partenaire actuel car il est génial, mais toutes ces pensées intrusives sur ce que doit être le sexe aux yeux du grand public. Elles me pourrissent la vie... Si quelqu'un connait des ressources pour se sortir de ces pensées binaires, je les accepterais avec joie.

Personne non-identifiée    18 juin 2018   
All  

Il y a quelques jours, une amie rencontrée ici il y a quelques années m’a envoyé un message me disant qu’elle se faisait interner, en hôpital psychiatrique. Et je me suis sentie mal, que malgré toutes les fois où j’allais bien je n’étais pas assez là pour elle, que je n’ai jamais pris le temps de lui dire que depuis qu’on se parle j’ai l’impression qu’elle est ma petite sœur, qu’il me faut veiller sur elle.
Il y a 1 an, j’ai fait une tentative de suicide. Tout à changé, et rien à changé. Je me visualise morte parfois, et je me dis que c’est pas si pire. Que ce serait tellement plus simple. Ce que je veux dire par la c’est que ça serait presque une solution. Enfin, toujours est il que l’idee ne me dérange pas, ou si peu.

Jeune, très jeune, mon frère a abusé de moi à de multiples reprises. Jusqu’a ce que j’en vienne à considérer que lutter ne servait plus à rien. Ainsi, il passait sa vie à profiter de moi sur des aspects pratiques (faire la vaisselle, le ménage, et j’en passe), que je devais faire sous peine de me prendre des coups. Puis plus tard, vers mes 11 ans ça a commencé, il me forçait à regarder du porno. Puis m’a caressé, pénétré avec ses doigts, m’a fait le branler. Ça pendant des mois et des mois, qui se sont transformés en des années.
De cette base, j’étais éveillée à la sexualité vachement tôt en fin de compte, et puis vu que mon frère me faisait sentir que c’etait normal, pour moi, c’etait normal. Alors j’endurais, sans en avoir conscience, mais j’endurais. Et un jour, en troisieme, j’ai voulu avoir du sexe avec un gars. Beau gosse et tout hein. Sauf qu’arrivé un moment, je me suis retrouvée à l’arreter, parce que je voulais pas aller plus loin, j’en avais pas envie, alors je lui ai demandé d’arreter. Il m’a dit « mais j’ai déjà ouvert la capote ». J’ai compris que c’etait une excuse de merde, qu’il s’en foutait de moi, que ce qu’il voulait c’etait tirer son coup et se barrer. Preuve en est qu’apres je ne l’ai jamais plus vu, pas de signe de vie, rien. Mais du coup, formatée comme je l’etais par les abus de mon frère, je me suis dit que ça ne servait à rien de lutter. Que au plus vite il commencerait, au plus vite il finirait. J’ai eu mal, mal parce qu’a chaque fois qu’il rentrait en moi, c’etait comme un poignard qu’il m’enfoncait. Pas physiquement, mais mentalement.
C’est ce jour là que je suis devenue une femme. Mais une femme d’un autre temps. Une femme qui subit. Parce que je ne pouvais pas faire autrement, je ne pouvais pas lutter, je ne savais même pas que lutter c’etait possible parce que mon frère m’a inculqué que c’était normal d’obeir, de sans broncher devenir son objet.

Et j’ai mal. J’ai tellement mal.
Je veux dire, pourquoi ma mère m’a pas élevée comme tout le monde. A un peu trop fermer les yeux parce que « après tout c'est des enfants hein, qu’est ce qu’ils peuvent faire de mal ? ». A ne pas me dire, jamais, que je valais aussi bien que mes frères. A me dire que si rarement je t’aime. Et à me le montrer encore moins. A toujours toujours tout ramener à elle. Les premiers mots qu’elle m’ait dit quand elle m’ait vu aux urgences après ma tentative de suicide c’est « je suis effondrée ». Quand je lui parlais du fait que la plus grande claque que j’ai prise dans ma vie c’est le moment où tu as le psychiatre qui te regarde et te dit que bah ouais maggle, il y a un problème, ouais t’es malade, mais ouais aussi, on va t’en soigner. À 19 ans apprendre que mentalement t’es un peu chtarbé, il y a mieux. Mais ma mère, quand je lui dis cette situation, que je lui raconte et lui explique ce que je ressentais, et qu’elle me dit « bah imagine pour moi d’apprendre que t’es sous traitement ». OH ! On parle du traitement d’un truc que J’AI. On vient de me dire que je suis mentalement dérangée et tu viens de me dire je m’en fous !
Un jour j’ai passé la soirée à m’engueuler avec mon copain. Mais une bonne quoi. La nuit qui a suivi j’ai pas dormi, c’est cliché mais j’y arrivais pas. Et bien au lieu de me laisser un peu tranquille la journée. Elle m’a trimbalée partout.
C’est des trucs de merde, mais au fil du temps c’est tellement lourd.
Je ne doute pas une seconde qu’elle m’aime, honnêtement, mais j’ai l’impression que c’est un amour de circonstance, je suis sa fille donc elle doit m’aimer. J’ai l’impression d’etre le vilain petit canard. Et le vilain petit canard il ne sait pas si il doit, ou même si c’est simplement le cas, il ne sait pas si il doit aimer sa maman.

Je suis tellement fatiguée de supporter tout ça, c’est pas une vie à 19 ans ça ...

johanna160247@gmail.com    18 juin 2018   
Un peu de franchise  

Bientôt 24 ans.
Depressif depuis 10 ans.
Suicidaire depuis 2 ans.
Retenu depuis 2 ans uniquement par ma famille. Si je n'avais pas de famille, si je ne causerais pas de mal en partant, je sauterai avant le coucher du soleil.
mais elle est là, me piégeant par son amour.
Rageant n'est-ce pas ?

sans importance    15 juin 2018   
All  

Il y a un petit truc qui me tracasse en ce moment.
Je suis pansexuelle, et je l'assume. Mes amis sont au courant, mes parents aussi, je n'ai pas de soucis avec ça.
Mon petit problème, c'est que beaucoup de mes amis sont gays/bi/pan/lesbiennes et que moi j'ai un copain. Je suis donc en relation "hétéro". Et "à cause" de ça je ne me sens pas toujours à ma place. C'est des petites remarques par ci par là pour rigoler. "Ouais mais t'as un copain". C'est pas méchant. Mais j'ai un copain. Et j'ai l'impression que c'est mal. Que je fais "honte" à ma "communauté". Et pourtant, j'aime mon copain. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne, je l'aime plus que tout au monde, et je ne me vois pas avec quelqu'un d'autre. Mais parfois j'ai l'impression qu'on me reproche d'être trop "hétéro". Et c'est chiant, parce que j'aime pas les cases. Je suis pansexuelle, et j'aime pas cette case non plus.
Je ne suis pas hétéro. Je ne suis pas pan. Je ne suis pas bi.
Je suis amoureuse.

Rousse    8 mai 2018    Grenoble   
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Alannah Fortney    3 mai 2018    Austria, Bruck   
Lettre au gars qui m'a insulté  

Avant que j'oublies, j'aimerais parfois te recontacter, ne serait-ce que pour te dire le mal que tu m'as fait. Mais la vengeance ne mène à rien....
Plus je me relis et plus je sens que tes mots, pour le peu de temps que tu me les as adressés, m'ont vraiment blessée à une époque où j'étais déjà brisée et que je n'avais personne à qui confier mes peines. Je ne te connais pas, je ne sais pas d'où tu viens mais je tenais à te faire savoir que partout où je vais, tes insultes sur mon apparence m'ont détruite. Elles n'ont pas ta voix quand je les perçois dans mon subconscient, mais elles reviennent. S'ajoutent discrètement à la haine qui a tourné en boucle dans ma famille. Alors je te le dis aujourd'hui, j'espère sincèrement qu'aucune de tes connaissances n'aura à faire à de telles insultes car elles font parties des choses qui restent et qui, si tu as le malheur de les entendre dans une phase difficile, resteront gravées toute une vie... Une part de moi aurait vraiment envie que tu souffres de ce que tu m'as infligé mais je me refuse à perpétrer le cycle. J'espère que le temps à fait son œuvre et que tu traites désormais les autres avec dignité et respect. Sincèrement.

Origami    21 avril 2018   
Saturation  

J'aimerais aussi me sentir bien dans ma peau. Ne serait-ce que quelques jours, ne serait-ce que pour réussir à distinguer le second degré des blagues sur la sexualité qui me mettent mal à l'aise... Pourtant j'ai encore peur, c'est comme si j'avais intégré l'idée que je n'étais qu'un être humain de bas étage. Que de toute façon si on se foutait de ma tête sur mon look queer, c'etait pour une raison... J'aimerais tellement pouvoir sentir que j'ai le droit d'exister.
J'espère retrouver l'euphorie qui m'a, pendant quelques mois, donné le droit d'être bien dans ma peau...
Je ne sais même plus contre qui diriger toute cette haine d'être née femme, socialement parlant. Je me sens juste honteuse d'exister... Je ne saurais même pas l'expliquer.

Origami    21 avril 2018   
All  

J'en ai assez de me battre pour exister . J'ai grandi avec le sentiment d'être un monstre parce que je ne me suis jamais pliée de façon définitive aux stéréotypes de genres. Pourtant, aujourd'hui encore, je continues à croire qu'une femme se doit de se sacrifier corps et âme pour les autres. Qu'une femme se doit d'avoir des enfants parce que c'est, le soit-disant, but de tout une vie. Qu'une femme se doit d'étouffer ses désirs pour satisfaire les autres... Dans le fond, j'en ai assez de cette guerre des sexes. J'en ai assez que des choses comme des écarts de salaires ne soient toujours pas résolus. Assez d'entendre les stéréotypes hideux que ma mère a fini par intégrer et avec lesquels elle me bassine si souvent. Assez que ce soit ses craintes de l'autre sexe qui m'ait poussé à l'isolement. Je m'en rends compte aujourd'hui et j'ai juste envie de pleurer et de disparaitre tant je me sens impuissante face à tout ça, j'en ai assez de me sentir être une erreur de la nature parce que je ne porte que rarement des vêtements dit féminins. J'aimerais me sentir en droit d'exister, et d'être autre chose qu'un "garçon manqué" qu'une fille dite "laide" j'aimerais juste me sentir humaine tout simplement...

Origami    21 avril 2018   
Superficiel  

Apres avoir lu tous ces temoignage et vu ce qui vous fait souffrir je me sens bete de racontez mon histoire qui n'est rien du tout comparee a ce que j'ai pu lire mais bon ... J'ai 17 ans et je suis bi je n'en ai parlez que a deux ou trois personne que je ne connaissait meme pas ma mere est parti et je vit avec mon pere a qui je n'ai pas le courage d'en parlez car il est homophobe il ne m'as pas elevee comme ca mais bon ... Fin voila je sais pas quoi dire ca me fait souffrir de devoir me cacher et je savait pas a qui en parlez donc je m'adresse a vous .. Bon corage a vous tous et merci a ceux qui m'ecouteront si il y en as .

Kev    31 mars 2018    Angouleme   
Désolé du dérangement et du post inutile  

J'ai malheureusement mal marqué mon adresse mail dans mon témoignage précédent , et ceci est la bonne: wallflowerpeace@gmail.com
Désolé pour le dérangement, j'espère que vous allez bien, que vous tenez le coup.

Sincèrement votre ami

Charlie    9 mars 2018    Ailleurs